3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez les pensées qui vous bloquent et leur antidote.
Vous êtes-vous déjà retrouvé à relire trois fois un mail avant de l’envoyer, à vérifier chaque détail d’un projet jusqu’à en perdre le sommeil, ou à repousser le moment de commencer une tâche parce que vous ne vous sentez pas “prêt” ? Si oui, vous connaissez sans doute cette petite voix intérieure qui vous dit que “ce n’est pas assez bien”. Cette voix, c’est celle du perfectionnisme. Mais attention : derrière cette quête d’excellence se cache souvent une souffrance bien réelle. Je reçois régulièrement dans mon cabinet à Saintes des adultes – cadres, entrepreneurs, artistes ou sportifs – qui viennent épuisés par cette exigence intérieure. Ils pensent qu’être parfait est la clé de la réussite, mais ils découvrent que c’est souvent un frein puissant, voire un piège. Dans cet article, je vais vous parler de quatre croyances limitantes typiques du perfectionniste. Je les ai vues chez des dizaines de personnes, et je les ai aussi expérimentées moi-même. Mon objectif n’est pas de vous culpabiliser, mais de vous offrir des clés pratiques pour les défaire, une à une. Parce que oui, on peut changer.
Commençons par la plus courante, celle qui est presque la marque de fabrique du perfectionniste : la pensée que tout doit être irréprochable, sans faille, absolument parfait. Vous avez peut-être déjà ressenti cette pression : un rapport au travail, une présentation, un événement familial, une séance de sport. Si le résultat n’est pas à la hauteur de vos propres standards (souvent très élevés), vous avez l’impression que tout est gâché. Un exemple concret : un de mes clients, footballeur amateur, venait de rater un penalty lors d’un match important. Il m’a dit : “Je n’ai pas marqué, donc ma performance était nulle.” Pourtant, il avait joué un excellent match avant cela, mais cette unique erreur avait effacé tout le reste dans son esprit.
Ce mécanisme s’appelle la pensée tout-ou-rien. C’est un biais cognitif classique : vous voyez les choses en noir ou blanc, sans nuances. Soit c’est parfait, soit c’est un échec. Mais dans la réalité, la vie est pleine de gris. Un projet peut être “suffisamment bon” sans être parfait. Un repas peut être réussi même si la sauce est un peu trop salée. Une relation peut être belle même avec des désaccords. Le problème, c’est que cette croyance vous empêche de profiter du chemin. Vous êtes tellement focalisé sur le résultat ultime que vous ne voyez pas les petites victoires.
Alors, comment défaire cette croyance ? Voici un exercice simple que je propose souvent en séance d’hypnose ou en accompagnement. Prenez une situation récente où vous vous êtes dit que “ce n’était pas assez bien”. Par exemple, un dossier au travail. Notez sur une feuille ce qui s’est passé. Ensuite, listez tout ce qui a bien fonctionné : les points positifs, les efforts fournis, les apprentissages. Puis, à côté, notez ce qui aurait pu être amélioré. Vous allez voir que la liste des points positifs est souvent bien plus longue que celle des points à améliorer. Le perfectionniste a tendance à ne regarder que la seconde colonne. Alors, entraînez-vous à équilibrer la balance. Et si vous voulez aller plus loin, posez-vous cette question : “Si un ami avait fait cela, qu’est-ce que je lui dirais ?” Vous serez probablement plus indulgent avec lui qu’avec vous-même. C’est un premier pas vers la nuance.
“Le perfectionnisme n’est pas une quête d’excellence, mais une peur de l’imperfection.” – Une citation que j’aime partager en séance.
Cette deuxième croyance est un vrai piège. Elle se traduit par un besoin de contrôler chaque détail, chaque étape, chaque personne autour de vous. Vous avez peut-être déjà vécu cette situation : vous travaillez sur un projet en équipe, et vous finissez par tout faire vous-même parce que vous ne faites pas confiance aux autres. Ou alors, vous planifiez vos journées à la minute près, et la moindre imprévu vous stresse. Un exemple que j’ai rencontré souvent : une cliente, cadre dans une entreprise, passait ses soirées à vérifier le travail de ses collègues, même après avoir validé les dossiers. Elle était épuisée, et ses relations professionnelles en souffraient.
Cette croyance vient d’une peur profonde de l’échec. Vous pensez que si vous lâchez prise, tout va s’effondrer. Mais en réalité, ce besoin de contrôle est une illusion. Vous ne pouvez pas tout maîtriser : les imprévus arrivent, les autres ont leurs propres façons de faire, et parfois, les meilleures idées naissent justement du chaos. Le perfectionniste, lui, veut tout anticiper, tout prévoir. Mais cela consomme une énergie folle et vous empêche de vous adapter.
Pour défaire cette croyance, je vous propose un petit test. Choisissez une tâche de votre quotidien que vous avez tendance à micro-gérer. Par exemple, la préparation d’un dîner entre amis ou l’organisation d’une réunion. Décidez consciemment de lâcher prise sur un aspect : laissez un collègue gérer une partie, ou acceptez que le plat ne soit pas aussi présenté que vous l’auriez voulu. Observez ce qui se passe. Vous allez probablement survivre, et même découvrir que les autres peuvent être compétents. En hypnose ericksonienne, je travaille souvent avec des métaphores pour aider à lâcher prise : imaginez que vous êtes un chef d’orchestre, et que parfois, laisser un musicien improviser peut créer une musique plus riche. Le contrôle n’est pas la seule voie vers la réussite.
Celle-ci est particulièrement tenace. Le perfectionniste vit l’échec comme une catastrophe personnelle. Une erreur, un raté, une critique, et c’est tout votre identité qui vacille. Je me souviens d’un coureur que j’accompagnais en préparation mentale. Il avait échoué à terminer un marathon dans le temps qu’il s’était fixé. Il m’a dit : “Je suis un loser, je n’ai même pas réussi à tenir mon objectif.” Pourtant, il avait couru 42 kilomètres, ce qui est déjà un exploit. Mais pour lui, ne pas atteindre son objectif était une preuve de son incompétence.
Cette croyance vous pousse souvent à éviter les défis. Pourquoi prendre le risque d’échouer si vous pouvez rester dans votre zone de confort ? Ou alors, vous vous lancez dans des projets, mais avec une telle pression que vous finissez par saboter vos propres efforts. Le problème, c’est que l’échec fait partie intégrante de l’apprentissage. Tous les grands sportifs, artistes, entrepreneurs ont échoué. Ce qui les différencie, ce n’est pas l’absence d’échec, mais leur capacité à rebondir.
Alors, comment changer ce rapport à l’échec ? D’abord, redéfinissez-le. L’échec n’est pas un jugement sur votre valeur, mais un feedback. C’est une information sur ce qui n’a pas fonctionné, et vous pouvez l’utiliser pour vous améliorer. Un exercice pratique : la prochaine fois que vous faites une erreur, au lieu de vous dire “je suis nul”, dites-vous “cette situation m’apprend quelque chose”. Notez ce que vous avez appris. Par exemple, si vous avez raté une présentation, peut-être que vous avez besoin de mieux préparer vos slides ou de gérer votre stress. Ensuite, fixez-vous un petit défi où l’échec est possible, mais sans enjeu majeur. Par exemple, essayez une nouvelle recette de cuisine sans suivre la recette à la lettre. Si elle rate, ce n’est pas grave. Vous aurez appris quelque chose. Petit à petit, vous désamorcerez la peur.
Cette dernière croyance est souvent la plus douloureuse. Le perfectionniste croit que pour être accepté, apprécié, aimé, il doit être parfait. Cela vient souvent de l’enfance : si on vous a aimé pour vos résultats, vos notes, votre comportement exemplaire, vous avez peut-être appris que votre valeur dépendait de votre performance. À l’âge adulte, cela se traduit par une quête épuisante de reconnaissance. Vous passez des heures à peaufiner un travail pour qu’il soit irréprochable, vous dites toujours oui pour ne pas décevoir, vous cachez vos faiblesses.
Un exemple : une de mes clientes, une jeune femme, était incapable de dire non à son boss. Elle acceptait toutes les missions supplémentaires, même si elle était déjà débordée. Elle avait peur qu’en refusant, on la juge incompétente ou paresseuse. Résultat : elle était épuisée, stressée, et finissait par faire des erreurs par fatigue. Le paradoxe, c’est que son besoin de perfection la rendait moins efficace.
Pour défaire cette croyance, il faut un travail sur l’estime de soi. Vous devez apprendre à vous aimer non pas malgré vos imperfections, mais avec elles. Les personnes qui vous apprécient vraiment ne le font pas parce que vous êtes parfait, mais parce que vous êtes authentique. Un exercice que je propose souvent : faites une liste de trois choses que vous aimez chez vous qui n’ont rien à voir avec la performance. Par exemple, votre sens de l’humour, votre capacité à écouter, votre gentillesse. Relisez cette liste chaque matin. Ensuite, entraînez-vous à montrer une petite vulnérabilité. Dites à un collègue que vous ne savez pas faire quelque chose, ou partagez une difficulté avec un ami. Vous verrez que la plupart du temps, l’autre personne se sentira plus proche de vous, pas moins. En hypnose, je travaille sur l’ancrage de cette sécurité intérieure : vous pouvez être imparfait et toujours digne d’amour.
Vous l’aurez compris, ces quatre croyances sont liées. Elles forment un système qui vous maintient dans une tension constante. Mais il existe un antidote puissant : l’auto-compassion. C’est la capacité à vous traiter avec bienveillance, comme vous le feriez avec un ami cher. Cela ne signifie pas baisser les bras ou ne plus rien exiger de vous. Au contraire, c’est une force qui vous permet d’avancer sans vous détruire.
Concrètement, comment faire ? Quand vous sentez la critique intérieure monter, posez-vous trois questions :
En complément, l’hypnose ericksonienne est un outil remarquable pour défaire ces croyances en profondeur. En état de conscience modifié, vous pouvez accéder à des ressources intérieures que votre mental critique ne laisse pas passer. Par exemple, je guide souvent mes clients vers une visualisation où ils rencontrent leur “perfectionniste intérieur” comme une partie d’eux-mêmes – pas un ennemi, mais une part qui cherche à les protéger. Ensuite, nous négocions avec cette partie pour qu’elle prenne un rôle plus apaisé. C’est ce qu’on appelle l’IFS (Internal Family Systems), une approche que j’utilise régulièrement. Cela permet de ne pas lutter contre vous-même, mais de dialoguer avec vos différentes parties.
Je ne vais pas vous promettre que du jour au lendemain, vous arrêterez d’être perfectionniste. Ce serait mentir. Le changement prend du temps, et il se fait par petites touches. Mais vous pouvez commencer dès aujourd’hui. Voici une action concrète : choisissez une des quatre croyances que nous avons vues – celle qui résonne le plus avec vous en ce moment. Notez-la sur un post-it. Puis, pendant les trois prochains jours, chaque fois que vous vous surprenez à penser selon cette croyance, dites-vous doucement : “Je vois cette pensée, mais ce n’est pas toute la vérité.” Ensuite, remplacez-la par une pensée plus nuancée. Par exemple, si vous avez choisi “Si ce n’est pas parfait, ça ne vaut rien”, dites-vous : “Ce que j’ai fait est suffisant, et je peux l’améliorer plus tard si je le souhaite.”
Si vous sentez que ces croyances sont trop ancrées, que vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé, n’hésitez pas à me contacter. Je reçois à mon cabinet à Saintes, près de la place Saint-Pierre, ou en visio pour ceux qui sont plus loin. Nous pouvons travailler ensemble, en hypnose, en IFS ou en préparation mentale, pour alléger ce poids. Vous n’êtes pas seul à porter cette charge. Et parfois, il suffit d’un petit pas pour que le chemin s’éclaire.
Prenez soin de vous, et souvenez-vous : la perfection n’est pas une destination, c’est une illusion. Ce qui compte, c’est le chemin que vous parcourez, avec vos forces et vos fragilités.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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