3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démystifiez les idées reçues qui vous bloquent dans votre démarche.
Tu as probablement déjà entendu des phrases comme « l’hypnose, c’est pour les faibles d’esprit » ou « on perd le contrôle, c’est dangereux ». Peut-être même que ces idées t’ont traversé l’esprit quand tu as envisagé de consulter. Je comprends. En tant que praticien installé à Saintes depuis 2014, je rencontre chaque semaine des adultes brillants, compétents, qui réussissent dans leur vie professionnelle ou personnelle, mais qui portent en eux un sentiment tenace d’imposture. Ils craignent qu’on découvre leur « vraie » nature, qu’ils ne sont pas à la hauteur. Et souvent, ce qui les empêche de franchir le pas, ce ne sont pas leurs difficultés, mais les mythes qui entourent l’hypnose. Alors, décortiquons ensemble cinq de ces croyances qui te bloquent, pour que tu puisses, si tu le souhaites, envisager un vrai chemin de guérison.
Point clé à retenir : Le syndrome de l’imposteur n’est pas un défaut de personnalité, c’est une réponse apprise. L’hypnose ne te transforme pas en quelqu’un d’autre, elle t’aide à te reconnecter à la personne que tu es déjà.
C’est le mythe le plus répandu, et je le comprends. On a tous en tête les images de télévision : un hypnotiseur qui fait danser quelqu’un comme une poule ou qui lui fait croire qu’il est une star de rock. Ça fait rire, mais ça installe une peur profonde. « Et si je faisais quelque chose d’humiliant sans m’en souvenir ? » me confie souvent Émilie, une directrice marketing de 42 ans, venue pour des crises d’angoisse liées à la performance. « J’ai peur de dire des choses que je regrette, de perdre ma dignité. »
Dans la réalité d’un cabinet comme le mien, l’hypnose ericksonienne est un processus collaboratif. Tu n’es jamais « sous le contrôle » du thérapeute. Au contraire, tu restes aux commandes. L’état hypnotique est un état naturel, que tu expérimentes tous les jours sans le savoir : quand tu es absorbé par un bon film, quand tu conduis sur une route familière et que tu « décroches », ou quand tu es tellement concentré sur une tâche que tu ne remarques plus le temps qui passe. C’est une focalisation de l’attention, pas une perte de conscience.
Pendant une séance, je vais te guider par la parole, mais tout ce que tu fais, tu le fais parce que tu es d’accord. Si à un moment tu ne te sens pas à l’aise, tu peux ouvrir les yeux, bouger, parler, ou même arrêter la séance. Ton inconscient, cette partie de toi qui gère ta respiration, ta digestion, tes émotions, est extrêmement protecteur. Il ne va jamais laisser passer une suggestion qui va à l’encontre de tes valeurs profondes. Le vrai contrôle, tu ne le perds pas : tu le déplaces. Tu passes d’un contrôle conscient, rigide, souvent anxiogène, à un contrôle inconscient, fluide et naturel. C’est comme apprendre à faire du vélo. Au début, tu contrôles chaque mouvement, tu es crispé. Puis, tu lâches prise, et le corps sait. L’hypnose, c’est ça : apprendre à faire confiance à ton système.
Ce que l’hypnose fait vraiment : Elle te permet de contourner les filtres du mental critique (celui qui te dit « tu n’y arriveras pas », « tu es un imposteur ») pour accéder à des ressources qui sont déjà en toi. Tu ne perds pas la main, tu changes simplement de conducteur. Un conducteur plus sage, plus calme, qui connaît la route.
Celle-ci, je l’entends presque tous les jours. « Je suis ingénieur, je suis cartésien, mon cerveau ne se laisse pas avoir » ; « Je suis tellement dans le contrôle que ça ne marchera pas sur moi ». C’est typiquement le discours des personnes qui souffrent du syndrome de l’imposteur. Leur valeur, ils la construisent sur leur capacité à analyser, à anticiper, à maîtriser. L’idée de « lâcher prise » leur semble antinomique avec leur identité.
Prenons l’exemple de Marc, 38 ans, chef de projet dans l’informatique. Il était venu pour un burn-out rampant. « Je ne crois pas à ces trucs de relaxation, je suis un homme de chiffres. » Je lui ai souri et je lui ai demandé : « D’accord. Est-ce que tu peux, juste pour une minute, imaginer que tu as une enveloppe dans ta poche ? Dans cette enveloppe, il y a le résultat d’un test que tu as passé. Ce test, il te dit pourquoi tu ressens cette pression constante. Tu veux l’ouvrir ? » Marc a hoché la tête. « Bien. Alors, tu glisses ton doigt sous le rabat… tu sens le papier se déchirer… tu sors la feuille… et tu lis le premier mot. Quel est ce mot ? » Marc a fermé les yeux, a inspiré, et a dit : « Indigne. »
Il ne s’est pas endormi. Il n’a pas été « contrôlé ». Il a simplement utilisé son imagination, sa capacité à se projeter, qui est l’une des facultés les plus puissantes de notre cerveau. L’hypnose n’est pas une question de croyance, c’est une question de fonctionnement neurologique. Tout le monde peut entrer en état hypnotique, à des degrés divers. Être rationnel n’est pas un obstacle, c’est même un atout. Parce que tu es capable de suivre précisément des instructions, d’analyser les ressentis. Le piège, c’est de vouloir « analyser pendant l’expérience ». L’hypnose, c’est comme la natation : tu ne peux pas apprendre à nager en restant au bord du bassin à analyser les mouvements. Il faut sauter. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est une question d’expérience.
À retenir : Les personnes les plus rationnelles font souvent les meilleurs sujets hypnotiques. Leur esprit analytique, une fois qu’il accepte de se poser, devient un allié puissant pour explorer les coulisses de leur propre fonctionnement.
Ce mythe est directement issu des spectacles et des films. L’idée qu’un thérapeute pourrait « planter » une suggestion malveillante dans ton esprit, ou te faire oublier des pans entiers de ta vie, est une fiction. Dans la pratique clinique, l’éthique est primordiale. L’hypnose ericksonienne est au service de la personne, pas du thérapeute.
Alors, comment ça se passe vraiment ? Ton inconscient est comme un jardinier. Il va accepter les graines (les suggestions) qui sont bonnes pour la croissance de la plante (toi), et rejeter les graines toxiques. Si je te suggérais de voler une banque, ton inconscient, connecté à ton système de valeurs, dirait immédiatement « non, ça ne colle pas ». La suggestion serait inefficace. C’est pour ça que l’hypnose ne peut pas être utilisée pour faire du mal à quelqu’un contre son gré.
Quant aux souvenirs, l’hypnose ne les efface pas. Elle peut t’aider à changer le rapport que tu entretiens avec eux. Prenons le cas de Sophie, 35 ans, enseignante. Elle était hantée par un souvenir d’humiliation en classe, lorsqu’elle était élève. Ce souvenir lui revenait en boucle, lui coupait la parole en réunion, la faisait rougir. L’objectif n’a jamais été de « supprimer » ce souvenir. C’est impossible et ce ne serait pas souhaitable. Avec l’hypnose, nous avons travaillé à « recontextualiser » ce souvenir. Nous avons imaginé que la scène se passait derrière une vitre de cinéma, en noir et blanc, avec une bande-son comique. Nous avons invité la version actuelle de Sophie (adulte, compétente) à entrer dans la scène et à dire à la petite fille ce dont elle avait besoin d’entendre. Le souvenir n’a pas disparu, mais sa charge émotionnelle, elle, a fondu. Aujourd’hui, Sophie peut y penser sans que son corps ne se serre. Elle n’est plus victime de son histoire, elle en est l’autrice.
Ce que l’hypnose ne fait pas : Elle ne te manipule pas, elle ne te vole pas ta mémoire, elle ne te force pas à révéler des secrets. Elle t’offre un espace sécurisé pour revisiter ton vécu avec de nouvelles ressources.
C’est le revers de la médaille. Certains croient que l’hypnose est une baguette magique. « Je viens une fois, tu me dis trois mots, et mon imposteur disparaît. » J’aimerais que ce soit vrai, mais ce serait mentir. L’hypnose est un outil puissant, mais ce n’est pas une pilule miracle. Si tu as construit des schémas de pensée et de comportement pendant 20, 30 ou 40 ans, ils ne vont pas s’évaporer en 60 minutes.
Le syndrome de l’imposteur, par exemple, est souvent le fruit d’une histoire familiale, d’une éducation exigeante, d’un traumatisme ou d’une série d’expériences qui ont ancré la croyance « je ne suis pas assez bien ». Détricoter cela demande du temps, de la régularité et un engagement de ta part. L’hypnose est un accélérateur, pas un téléporteur. Elle va permettre de débloquer des situations rapidement, oui. Parfois, une seule séance suffit pour un problème simple (une phobie spécifique, un blocage ponctuel). Mais pour des problématiques d’identité, de confiance, de sentiment d’imposture, il faut compter plusieurs séances (souvent entre 3 et 6, parfois plus).
Je compare souvent cela à un chantier de rénovation. Le symptôme (l’anxiété, le doute) est le papier peint qui se décolle. L’hypnose va t’aider à regarder derrière ce papier peint, à voir l’état du mur, l’humidité, les fissures. Ensuite, on va travailler sur le mur (les croyances), le consolider, l’assainir. Puis enfin, on choisira un nouveau papier peint (de nouveaux comportements). Ça prend du temps, mais le résultat est solide. Si on se contente de recoller le papier peint (avec une « séance miracle »), il se redécollera à la première pluie.
Ce que l’hypnose fait vraiment : Elle crée un état de réceptivité maximale où ton inconscient est prêt à entendre de nouvelles options. C’est un levier. Mais le travail de changement, c’est toi qui le fais, entre les séances, dans ta vie quotidienne, en expérimentant de nouvelles façons d’être.
C’est la peur la plus intime, la plus silencieuse. Celle qu’on n’ose pas toujours formuler. « Au fond, j’ai peur qu’on découvre que je ne vaux rien. Si je vais voir un hypnotiseur, je vais peut-être tomber sur cette vérité cachée, et tout s’effondrera. » C’est le cœur même du syndrome de l’imposteur : la conviction secrète que tu es une fraude, et que la réalité, c’est que tu es nul. L’hypnose, en te rendant plus vulnérable, ne va-t-elle pas exacerber cette peur ?
C’est un contresens fascinant. L’hypnose ne va pas révéler un « imposteur » caché, car tu n’es pas un imposteur. Le syndrome de l’imposteur n’est pas une identité, c’est un filtre de perception. C’est une voix intérieure, un programme. L’hypnose, en te permettant d’accéder à ton inconscient, ne va pas te montrer que tu es nul. Elle va te montrer d’où vient cette voix. Elle va te permettre de rencontrer la partie de toi qui a appris à douter pour te protéger. Parfois, cette partie s’est formée dans l’enfance, pour éviter de prendre des risques, pour rester dans l’ombre. Elle a été utile à un moment, mais aujourd’hui, elle te sabote.
Prenons l’exemple de Julien, 45 ans, médecin. « Je suis une arnaque, tout le monde va le découvrir », me disait-il. Pendant une séance, en hypnose, nous avons invité cette partie « imposteur » à se manifester. Ce n’était pas un monstre. C’était une petite figure anxieuse, assise dans un coin, qui lui disait : « Si tu réussis trop, on va te demander encore plus. Tu vas t’épuiser. Reste petit, c’est plus sûr. » L’hypnose a révélé non pas une vérité négative, mais une protection qui s’était déguisée en imposture. Une fois que Julien a compris cela, il a pu remercier cette partie pour son service, et lui proposer un nouveau rôle : celui de veiller à son équilibre, pas à son effacement.
Ce que l’hypnose fait vraiment : Elle ne te confronte pas à un vide intérieur, elle te connecte à tes ressources. Elle ne creuse pas un trou, elle t’aide à construire un pont. Au lieu de te faire peur avec l’idée d’être un imposteur, elle te montre que tu es une personne complexe, avec des parties qui ont parfois besoin d’être rassurées, pas éliminées.
Si tu te reconnais dans ces mythes, c’est que tu es probablement dans une démarche de réflexion. C’est déjà un immense pas. Le syndrome de l’imposteur n’est pas une fatalité. Il ne se soigne pas par la volonté, en se répétant « je vaux quelque chose ». Il se soigne en allant à la racine, en donnant une voix à cette peur, en la comprenant, en la transformant.
L’hypnose ericksonienne, associée à d’autres outils comme l’IFS (Internal Family Systems) ou l’Intelligence Relationnelle, est une voie royale pour cela. Elle ne te demande pas de croire, elle te demande d’expérimenter. La première séance est souvent une découverte, un apprentissage. On ne résout pas tout, on pose les bases. On vérifie si la connexion se fait, si la méthode te parle.
Ce que tu peux faire dès maintenant :
Tu n’es pas un imposteur. Tu es quelqu’un qui a appris à douter de lui pour survivre dans un environnement qui exigeait la perfection. Aujourd’hui, tu peux choisir de fonctionner autrement. L’hypnose n’est pas une fuite, c’est un retour à soi.
Si cet article t’a éclairé ou si tu sens que le moment est venu d’explorer ces pistes plus en profondeur, je te reçois à Saintes. On peut aussi commencer par un appel téléphonique gratuit de 20 minutes, sans engagement, juste pour qu’on échange sur ta situation. Parfois, il suffit d’un premier pas pour que le chemin s’éclaire.
Prends soin de toi.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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