3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Le processus neurologique expliqué simplement pour rassurer.
Tu arrives à une réunion important — entretien, rendez-vous client, présentation devant une équipe — et là, en une fraction de seconde, ton ventre se serre, ta gorge s’assèche, tes pensées s’emballent. Tu te mets à douter de toi, à imaginer le pire, à te demander ce que tu fais là. Puis, immanquablement, tu repenses à cette fois où ça s’est mal passé, où tu as bafouillé, où on t’a regardé bizarrement. Et ce souvenir, au lieu de te renforcer, te paralyse encore plus. Tu me dis souvent : « Je sais que je devrais avoir confiance, mais mon cerveau ne suit pas. » Tu as raison : ce n’est pas une question de volonté, c’est une question de programmation. Et c’est là que l’hypnose entre en jeu.
Quand je parle d’hypnose pour la confiance, beaucoup imaginent un spectacle ou un état de sommeil mystérieux. La réalité est plus simple et plus puissante : il s’agit d’un processus neurologique qui modifie la façon dont ton cerveau traite les informations liées à l’estime de soi, à la peur du jugement, à l’échec anticipé. Dans cet article, je vais t’expliquer concrètement ce qui se passe dans ta tête quand tu manques de confiance, comment l’hypnose ericksonienne intervient pour « reprogrammer » ces circuits, et ce que tu peux mettre en place dès aujourd’hui pour amorcer ce changement. Pas de promesses magiques, juste une mécanique que tu peux comprendre et utiliser.
Pour comprendre comment l’hypnose peut t’aider, il faut d’abord regarder ce qui se passe dans ton cerveau quand tu te sens en insécurité. Imagine ton cerveau comme un immense réseau routier. Certaines routes sont des autoroutes : elles sont larges, rapides, empruntées en permanence. D’autres sont des chemins de terre, rarement utilisés. Quand tu as vécu une expérience où tu t’es senti jugé, humilié, ou où tu as échoué, ton cerveau a créé une autoroute neuronale qui relie cette situation à une réponse de stress. Par exemple, la première fois que tu as dû parler en public à l’école et que tu as été moqué, ton cerveau a associé « parler devant des gens » à « danger ». Depuis, chaque fois que tu te retrouves dans une situation similaire, cette autoroute s’active automatiquement : le cortex préfrontal (qui gère la réflexion) est court-circuité par l’amygdale (le centre de la peur), et tu passes en mode survie.
Ce n’est pas un défaut de caractère, c’est un mécanisme de protection. Ton cerveau fait exactement ce pour quoi il a été conçu : te garder en vie en évitant les situations perçues comme menaçantes. Le problème, c’est qu’il confond une menace sociale (un regard critique) avec une menace physique (un prédateur). Résultat : tu te retrouves avec des symptômes physiques (mains moites, cœur qui bat, voix qui tremble) et des pensées automatiques (« je vais me planter », « ils vont voir que je suis nul »). Et plus tu empruntes cette autoroute, plus elle devient large et rapide. C’est ce qu’on appelle le renforcement négatif.
Tu as sans doute déjà essayé de lutter contre ces pensées. Tu te dis « arrête de stresser », « sois confiant », « tu as déjà réussi avant ». Mais ces injonctions cognitives sont comme des petites voitures sur une autoroute à six voies : elles ne peuvent pas rivaliser avec la puissance de la programmation émotionnelle. C’est pour ça que la volonté seule ne suffit pas. Il faut modifier la route elle-même, pas juste essayer de conduire différemment.
« La confiance n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à agir malgré elle. L’hypnose ne supprime pas le danger, elle redessine la carte. »
Si tu es comme la plupart des personnes que je reçois à Saintes, tu as probablement une partie rationnelle très développée. Tu analyses, tu anticipes, tu cherches des solutions logiques. Et c’est précisément ce qui bloque le changement. Ton mental critique est un gardien efficace : il filtre tout ce qui pourrait menacer ton système de croyances actuel. Quand je te dis « tu es capable », ton mental répond « oui mais… » et liste toutes les preuves du contraire. C’est normal : il veut te protéger de l’échec.
L’hypnose ericksonienne, du nom de Milton Erickson, ne cherche pas à affronter ce gardien de front. Elle utilise une approche indirecte. Concrètement, en séance, je ne te dis pas « tu vas avoir confiance en toi maintenant ». À la place, je crée un état de conscience modifié — ce qu’on appelle une transe hypnotique — où ton mental critique est moins actif. Dans cet état, ton cerveau est plus réceptif aux nouvelles suggestions, un peu comme quand tu es dans cette zone entre veille et sommeil, où les idées passent plus librement.
Ce qui se passe alors neurologiquement, c’est une baisse d’activité du cortex préfrontal dorsolatéral (la partie qui analyse, juge, compare) et une augmentation de la connectivité entre différentes régions du cerveau. L’hypnose permet de créer de nouvelles associations entre des situations stressantes et des ressources que tu possèdes déjà mais que tu n’utilises pas. Par exemple, tu as peut-être une mémoire d’un moment où tu t’es senti calme et compétent — dans un sport, un hobby, une conversation. En hypnose, je vais t’aider à reconnecter cette ressource à la situation qui te pose problème. Ton cerveau va créer un nouveau chemin : « situation de prise de parole » + « sentiment de calme et de compétence ».
L’important à comprendre, c’est que ce n’est pas moi qui « reprogramme » ton cerveau comme on programme un ordinateur. Je te donne les conditions pour que tu puisses le faire toi-même. Je suis un guide, pas un magicien. Tu restes conscient, tu entends ma voix, tu peux décider d’accepter ou non les suggestions. Mais quand ton mental critique est mis en veille, tu as accès à des ressources internes que tu ignorais.
Parlons un peu de neurosciences, mais de façon simple. Quand tu es en état d’hypnose, plusieurs choses se produisent dans ton cerveau. D’abord, l’imagerie cérébrale montre une diminution de l’activité dans le cortex cingulaire antérieur, une région impliquée dans la détection des conflits et des erreurs. Concrètement, cela signifie que tu arrêtes de te juger en permanence. Tu n’es plus en train de te demander « est-ce que je fais bien ? », « est-ce que ça marche ? ». Cette suspension du jugement est cruciale pour la confiance, car le manque de confiance est souvent une auto-surveillance excessive.
Ensuite, il y a une augmentation de la connectivité entre le cortex préfrontal et l’insula. L’insula est la région qui traite les sensations corporelles et les émotions. Quand cette connexion est renforcée, tu deviens plus capable de ressentir un état de calme intérieur, même en pensant à une situation stressante. En pratique, en séance, je peux te guider pour visualiser une situation difficile tout en maintenant une sensation de relaxation. Progressivement, ton cerveau apprend que cette situation n’est pas nécessairement associée à la peur.
Un autre mécanisme clé est la modulation du réseau du mode par défaut (default mode network). Ce réseau est actif quand tu es au repos, quand tu laisses ton esprit vagabonder. C’est aussi le réseau responsable des ruminations et des pensées négatives automatiques (« je ne suis pas à la hauteur », « ils vont voir que je suis un imposteur »). L’hypnose permet de réduire l’activité de ce réseau, ce qui diminue le bruit mental. Tu te retrouves avec un esprit plus calme, plus présent, moins encombré par des scénarios catastrophes.
Enfin, il y a la neuroplasticité. Ton cerveau n’est pas figé. Chaque fois que tu vis une expérience, des connexions neuronales se renforcent ou s’affaiblissent. L’hypnose accélère ce processus en te permettant de vivre des expériences internes très vivaces — comme si tu les vivais réellement — sans la pression de la réalité. Par exemple, si tu imagines en transe que tu donnes une présentation avec aisance et que tu ressens les émotions associées, ton cerveau enregistre cette expérience comme réelle. Les autoroutes de la confiance commencent à se construire.
Dans mon cabinet à Saintes, j’utilise souvent l’hypnose seule, mais pour les cas où la confiance est entravée par des parts de toi très anciennes — des blessures d’enfance, des humiliations répétées, des croyances comme « je ne mérite pas de réussir » — j’intègre l’IFS (Internal Family Systems). L’IFS, c’est une approche qui considère que ton esprit est composé de plusieurs « parts » ou sous-personnalités. Tu en as une qui veut réussir, une autre qui te protège en te faisant douter, une autre qui critique tout ce que tu fais.
En hypnose, on peut accéder à ces parts directement. Par exemple, je t’aide à entrer en contact avec cette part qui te dit « tu n’es pas assez bon ». Au lieu de la combattre, on l’écoute. Souvent, cette part a une bonne intention : elle veut t’éviter l’humiliation, te protéger de l’échec. Mais elle utilise des méthodes qui datent d’une autre époque — quand tu avais 8 ans et que te faire remarquer en classe était vraiment menaçant. Une fois que tu comprends son rôle, tu peux la remercier et lui demander de prendre un peu de recul.
L’hypnose facilite ce dialogue interne parce qu’elle abaisse les défenses. Tu n’es plus en mode « je dois me débarrasser de cette peur », mais en mode « qu’est-ce que cette peur a à me dire ? ». Ce changement de posture est puissant. Des personnes qui viennent me voir en disant « je n’ai jamais confiance en moi, c’est ancré depuis toujours » découvrent souvent que cette « absence de confiance » est en fait une part très jeune, très fatiguée, qui a besoin d’être rassurée. Une fois rassurée, elle lâche prise.
Je me souviens d’un joueur de football que j’accompagnais en préparation mentale. Il était techniquement excellent, mais avant chaque match, il était rongé par le doute. En séance, on a découvert une part de lui qui avait été humiliée par un entraîneur à 12 ans. Cette part avait décidé que « pour être en sécurité, il ne faut pas se faire remarquer ». En hypnose, on a pu lui montrer que maintenant, à 25 ans, il était entouré d’une équipe bienveillante, et qu’il avait le droit de briller. Sa confiance a changé en quelques semaines, non pas parce qu’on a « forcé » le changement, mais parce qu’on a libéré une part bloquée.
Je veux être clair : l’hypnose n’efface pas les souvenirs difficiles. Elle ne transforme pas quelqu’un d’introverti en extraverti flamboyant du jour au lendemain. Elle ne supprime pas les émotions. Et surtout, elle ne fait pas le travail à ta place. Si tu viens en séance en attendant que je « répare » quelque chose sans que tu t’engages dans le processus, les résultats seront limités.
Ce que l’hypnose fait, c’est créer une fenêtre de changement. Elle te donne accès à des ressources que tu as déjà mais que tu n’arrives pas à mobiliser à cause de tes schémas automatiques. Elle te permet de vivre une expérience corrective : ressentir la confiance dans un contexte où tu ne l’avais jamais ressentie. Mais cette expérience, c’est toi qui la vis. C’est toi qui construis les nouvelles autoroutes neuronales. Je suis là pour te guider, pour t’aider à contourner les blocages, mais la transformation est tienne.
Beaucoup de personnes me demandent : « Est-ce que ça va marcher pour moi ? » Je réponds toujours : ça dépend de plusieurs facteurs. Ta capacité à te laisser guider, ta motivation à changer, et parfois la nature de ce qui bloque. Certaines peurs sont liées à des traumatismes complexes qui nécessitent un accompagnement plus long. L’hypnose est un outil puissant, mais ce n’est pas une baguette magique. Ce que je peux te promettre, c’est que si tu viens avec une intention claire et une ouverture, tu ressentiras des changements. Peut-être pas immédiats, mais progressifs.
« L’hypnose ne te donne pas une nouvelle personnalité, elle te rend la tienne, débarrassée des protections inutiles. »
Tu n’as pas besoin d’attendre une séance d’hypnose pour commencer à reprogrammer ton cerveau. Il y a des petites choses que tu peux faire dès aujourd’hui pour affaiblir les anciennes autoroutes et en créer de nouvelles.
D’abord, identifie une situation précise où tu manques de confiance. Pas « en général », mais un moment spécifique : « quand je dois prendre la parole en réunion le lundi matin », ou « quand je croise mon voisin dans la rue ». Plus c’est précis, mieux c’est. Ensuite, au lieu de te concentrer sur ce qui pourrait mal se passer, porte ton attention sur une sensation physique agréable que tu peux générer. Par exemple, pose ta main sur ton cœur, sens la chaleur, prends trois respirations lentes. Fais-le chaque fois que tu penses à cette situation. Ce n’est pas magique, mais ça crée une nouvelle association neuronale : situation stressante + sensation de calme.
Ensuite, pratique la visualisation. Pas besoin d’être en transe profonde. Ferme les yeux, imagine la situation qui te stresse, mais cette fois, imagine-toi la gérer avec aisance. Non pas parfaitement, mais simplement bien. Ressens les émotions de cette version de toi : la fierté, le calme, la satisfaction. Ton cerveau ne fait pas bien la différence entre une expérience réelle et une expérience imaginée très vivement. Plus tu fais cet exercice, plus tu sèmes des graines de confiance.
Enfin, arrête de lutter contre tes pensées négatives. Plus tu te dis « je ne dois pas penser ça », plus tu y penses. Accepte que ces pensées soient là, comme des nuages dans le ciel. Tu n’as pas à les chasser, juste à ne pas t’y accrocher. Dis-toi : « Ah, voilà encore cette pensée qui dit que je ne suis pas capable. Bonjour, je te vois, mais je ne te suis pas. » Ce simple changement de relation à tes pensées réduit leur pouvoir.
Si tu es arrivé jusqu’ici, c’est probablement que cette question de confiance te touche de près. Peut-être que tu en as assez de te sentir freiné, de laisser passer des opportunités, de vivre dans l’ombre de ton potentiel. Je ne te promets pas que l’hypnose va tout résoudre en une séance. Mais je peux te dire que les personnes que j’accompagne à Saintes depuis 2014 — adultes en souffrance, sportifs de haut niveau — vivent des transformations réelles quand elles s’engagent dans ce travail.
Tu n’as rien à prouver, rien à démontrer. Juste à être curieux de ce qui se passe en toi. Si tu veux explorer comment l’hypnose, l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle peuvent t’aider à retrouver une confiance qui est déjà là, quelque part, cachée sous des couches de protections, je suis là. On peut en parler sans engagement, juste pour voir si le chemin te parle. Parfois, le premier pas, c’est juste d’oser dire : « je veux comprendre comment ça fonctionne, et peut-être essayer. »
Prends soin de toi, et souviens-toi : la confiance n’est pas un état à atteindre, c’est une capacité à cultiver. Et tu as déjà tout ce qu’il faut en toi pour commencer.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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