3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
L’hypnose peut guérir les blessures anciennes qui vous limitent.
Vous êtes peut-être en train de lire ces lignes parce qu’au fond de vous, quelque chose vous freine. Pas une peur irrationnelle, pas un manque de compétences, mais une petite voix intérieure qui, dans les moments importants, vous dit : « Tu n’y arriveras pas. » Ou pire : « Tu ne le mérites pas. »
Je reçois régulièrement des adultes – des hommes et des femmes brillants, compétents, souvent même reconnus dans leur travail – qui viennent me voir avec ce même constat : « Je sais que je devrais avoir confiance en moi. Logiquement, tout est en place. Mais ça ne colle pas. » Ils ont tout essayé : les livres de développement personnel, les affirmations positives, les coachings. Et pourtant, dans l’instant, face à un supérieur, un client, un partenaire ou un public, le souffle se coupe, le ventre se noue, et la confiance s’évapore.
Et si ce n’était pas un manque de confiance ? Et si c’était le contraire : une confiance absolue, mais dans une croyance ancienne, forgée dans l’enfance, qui vous protège encore d’un danger qui n’existe plus ?
C’est là que l’hypnose ericksonienne et l’IFS (Internal Family Systems) entrent en jeu. Pas pour vous « rebooster » artificiellement, mais pour aller chercher l’origine de cette voix. Parce que souvent, la confiance en soi n’est pas une compétence à acquérir : c’est une blessure à guérir.
Quand je reçois une personne qui me dit « Je n’ai pas confiance en moi », je l’entends. Mais je ne le crois pas. Pas littéralement. Parce qu’au fond, nous avons tous confiance en quelque chose. Le problème, c’est que cette confiance a été placée au mauvais endroit.
Prenons l’exemple de Claire, 38 ans, responsable marketing dans une grande entreprise. En apparence, tout va bien : elle gère une équipe, elle est performante. Mais dès qu’elle doit présenter un projet devant la direction, elle se liquéfie. Elle prépare tout, maîtrise son sujet, mais le matin de la réunion, elle a mal au ventre. Elle se dit : « Je ne suis pas légitime. Ils vont voir que je suis une imposture. »
Ce qu’elle ne voit pas, c’est que cette réaction a une cohérence. Son cerveau, pour la protéger, a construit un système d’alerte : « Si tu te fais trop remarquer, tu risques de te faire rejeter. » Et ce système, elle l’a appris très tôt. Enfant, elle avait un père très exigeant, qui ne valorisait que les notes parfaites. Chaque fois qu’elle ramenait un 16/20, il demandait « Pourquoi pas 18 ? » Alors elle a appris à se faire discrète. À ne pas briller trop fort. Parce que briller, c’était risquer la critique, l’humiliation, ou pire : l’indifférence.
Aujourd’hui, à 38 ans, son cerveau continue de lui envoyer le même message : « Ne te montre pas trop. C’est dangereux. » Et elle obéit. Elle a confiance dans cette stratégie. Elle a confiance dans le fait que l’invisibilité la protège. Le problème, c’est que cette stratégie, vitale à 8 ans, est devenue un boulet à 38 ans.
L’hypnose, dans ce cadre, ne va pas lui « donner » de la confiance. Elle va lui permettre de rencontrer cette partie d’elle qui a pris le contrôle à l’époque, et de lui dire : « Merci de m’avoir protégée. Mais aujourd’hui, je peux gérer autrement. »
Ce que vous appelez « manque de confiance » est souvent une loyauté inconsciente envers un enfant qui a dû se faire tout petit pour survivre.
Je travaille beaucoup avec l’IFS, un modèle qui considère que notre psyché est composée de plusieurs « parties ». Certaines sont blessées (les exilés), d’autres les protègent (les managers et les pompiers). Et au centre, il y a un Self : une essence calme, confiante, curieuse et connectée. Le problème, c’est que quand une partie blessée prend le contrôle, on perd le contact avec ce Self.
Et devinez quelle est la partie la plus souvent aux commandes chez les personnes qui manquent de confiance ? Celle qui répète les phrases des figures d’attachement de l’enfance. Pas forcément des parents maltraitants. Je parle de parents ordinaires, bien intentionnés, qui ont simplement, sans le savoir, installé des croyances limitantes.
Je pense à Marc, 45 ans, chirurgien-dentiste. Un excellent praticien, apprécié de ses patients. Mais chaque fois qu’il doit prendre une décision technique un peu délicate, il doute. Il vérifie trois fois, demande un avis à un confrère, repousse le geste. Il se dit : « Et si je me trompais ? Et si je faisais une erreur irréparable ? »
Sous cette peur, il y a une phrase de son père : « Dans la vie, il faut être irréprochable. » Son père était un artisan exigeant. À 10 ans, quand Marc l’aidait dans son atelier, la moindre éraflure sur une pièce de bois était une catastrophe. « Tu vois, Marc, un travail mal fait, ça se voit toute la vie. » Cette phrase est devenue une partie de lui. Aujourd’hui, elle le pousse à l’excellence, mais elle le paralyse aussi.
L’hypnose ericksonienne permet un travail très doux : on ne combat pas cette partie, on la remercie. On lui dit : « Tu as raison, l’exigence est une qualité. Mais est-ce qu’on peut la doser un peu mieux ? » On va créer un espace intérieur où Marc peut entendre la voix de son père sans la confondre avec la sienne. Et progressivement, une nouvelle voix émerge : celle de la confiance, non pas dans l’absence d’erreur, mais dans sa capacité à gérer l’erreur si elle arrive.
Car c’est là le vrai secret : la confiance en soi n’est pas la certitude de réussir. C’est la certitude que quoi qu’il arrive, vous saurez faire face.
Je vais être honnête avec vous : si vous avez essayé de vous répéter « Je suis confiant.e, je suis compétent.e, je vaux de l’or » devant un miroir, et que ça n’a pas fonctionné, ce n’est pas de votre faute. Ce n’est pas que vous êtes récalcitrant à la positivité. C’est que votre cerveau ne fonctionne pas comme ça.
Voici comment fonctionne le cerveau : il enregistre des expériences, et en tire des généralités. Si, enfant, vous avez vécu une situation d’humiliation (un prof qui se moque de vous en classe, un parent qui vous compare à votre frère, une camarade qui vous exclut), votre cerveau a créé une mémoire chargée émotionnellement. Cette mémoire est stockée dans votre système limbique, bien plus profond que votre cortex préfrontal – celui qui sert à raisonner.
Quand vous vous dites « Je suis confiant », votre cortex préfrontal entend le message. Mais votre système limbique, lui, se souvient de l’humiliation. Et il dit : « Attention, danger, ces mots ne collent pas avec ce que je connais. » Il crée alors une dissonance, un malaise. Et vous finissez par vous sentir encore plus mal qu’avant.
L’hypnose, elle, ne passe pas par le cortex préfrontal. Elle s’adresse directement au système limbique, à la mémoire émotionnelle. Elle permet de revisiter la scène originelle – celle de l’humiliation, du rejet, de la critique – et de la recontextualiser. Pas pour l’effacer, mais pour lui donner un autre sens.
Je vous donne un exemple concret. Une patiente, Sophie, 29 ans, était terrifiée à l’idée de prendre la parole en réunion. En hypnose, elle a revécu une scène de son adolescence : son professeur de français l’avait fait taire devant toute la classe en lui disant « Tu ferais mieux de te taire, tu dis n’importe quoi. » Cette scène, elle ne l’avait jamais oubliée, mais elle n’avait pas réalisé à quel point elle l’avait structurée.
Pendant la séance, je l’ai accompagnée à revisiter cette scène avec les ressources d’aujourd’hui : sa maturité, sa connaissance du sujet, son assurance nouvelle. Elle a pu, dans son imaginaire, se tourner vers son professeur et dire : « Ce que tu as dit était injuste. Et aujourd’hui, je n’ai plus 15 ans. » Ce n’est pas un miracle. C’est un réapprentissage du système nerveux. À la séance suivante, elle m’a dit : « Je ne sais pas comment expliquer, mais la prochaine réunion, je l’ai abordée différemment. J’avais moins de poids dans le ventre. »
L’hypnose ne fait pas disparaître le passé. Elle vous donne le pouvoir de le regarder en face, en adulte, pour qu’il cesse de vous gouverner en secret.
Un autre profil que je rencontre souvent, ce sont les « performeurs ». Ceux qui ont construit leur confiance sur des résultats. « Tant que je réussis, je vais bien. » Le problème, c’est que cette confiance est fragile, comme un château de cartes. Un échec, une critique, une période de moins bien, et tout s’effondre.
Je pense à Julien, 34 ans, commercial dans l’immobilier. Il est brillant, il vend beaucoup. Mais il vit dans une angoisse permanente : « Et si je ne fais pas mon chiffre ce mois-ci ? » Il travaille 60 heures par semaine, ne lâche rien. Mais il est épuisé. Et il ne se sent jamais « assez ». Assez bon, assez performant, assez reconnu.
En séance, on a découvert que Julien avait grandi avec une mère dépressive. Pour attirer son attention, il devait être parfait. Ramener des bonnes notes, être sage, ne pas déranger. Il a appris très tôt que l’amour était conditionnel : il fallait le mériter. Aujourd’hui, il « mérite » son existence par ses résultats commerciaux. Mais il est prisonnier de ce système.
L’IFS nous a permis de rencontrer cette partie de lui – celle qui le pousse à en faire toujours plus. Une partie épuisée, mais aussi très courageuse, qui s’est dévouée depuis l’enfance pour le protéger du rejet maternel. On ne l’a pas virée. On lui a dit : « Tu as fait un travail incroyable. Mais maintenant, Julien est un adulte. Il peut être aimé même s’il échoue. Tu peux te reposer. »
C’est un travail en profondeur. Il ne suffit pas de le comprendre intellectuellement. Il faut que le corps, le système nerveux, l’intègre. Et c’est ce que l’hypnose permet : une réorganisation intérieure, sans lutte, sans violence.
Car au fond, la confiance en soi n’est pas une question de performance. C’est une question de permission. Permission d’exister sans avoir à prouver. Permission d’être imparfait. Permission de dire « je ne sais pas » ou « je me suis trompé » sans disparaître.
Je vais vous expliquer concrètement comment se passe une séance quand on travaille sur la confiance en soi. Pas pour vous vendre une méthode miracle, mais pour que vous sachiez à quoi vous attendre si vous franchissez le pas.
D’abord, on parle. Je vous écoute raconter votre histoire, vos blocages, vos émotions. Je ne cherche pas à tout interpréter tout de suite. Je cherche à comprendre quelle partie de vous parle, et quelle partie est blessée derrière.
Ensuite, on entre dans un état d’hypnose. Attention : ce n’est pas un état de sommeil ou d’inconscience. C’est un état de concentration intérieure, comme quand vous êtes plongé dans un film ou une musique. Vous êtes conscient, vous pouvez parler, bouger, interagir. Simplement, votre esprit critique est un peu en retrait, ce qui permet d’accéder à des ressources inconscientes habituellement inaccessibles.
Dans cet état, je vous guide à rencontrer la partie de vous qui manque de confiance. Pas pour la combattre, mais pour l’écouter. Souvent, elle a une forme, une couleur, un âge. Parfois, c’est un enfant qui se cache derrière un mur. Parfois, c’est un adulte raide, en armure. On l’écoute. On lui demande : « Qu’est-ce que tu crains ? Qu’est-ce qui arriverait si tu lâchais prise ? »
Et là, la réponse est souvent la même : « Je crains d’être rejeté. Je crains de ne pas être aimé. Je crains de ne pas être à la hauteur. » Ce sont des peurs archaïques, qui remontent à l’enfance. Mais exprimées, elles perdent de leur pouvoir.
Ensuite, on va chercher la ressource. Parfois, c’est une expérience passée où vous vous êtes senti fort, légitime, calme. Parfois, c’est une image, un lieu, une personne qui incarne la confiance. On ancre cette ressource dans le corps – par un geste, une respiration, une sensation. Et on l’associe à la situation bloquante.
Le cerveau, qui est plastique, commence alors à créer de nouvelles connexions. La prochaine fois que vous serez en réunion ou face à un client, votre corps ne répondra plus automatiquement par la peur. Il aura une autre option : la ressource que vous avez installée.
Ce n’est pas magique. Ça demande parfois plusieurs séances, surtout si la blessure est ancienne. Mais les changements sont durables, parce qu’ils ne sont pas plaqués de l’extérieur. Ils viennent de vous.
Avant de conclure, je veux vous proposer quelque chose de simple, que vous pouvez faire tout de suite, sans rendez-vous, sans matériel. Une petite expérience pour commencer à changer votre relation à la confiance.
Asseyez-vous confortablement. Fermez les yeux, ou fixez un point devant vous. Prenez trois respirations profondes, en laissant l’air descendre jusqu’au ventre. Puis, ramenez votre attention sur une situation où vous manquez de confiance. Ne cherchez pas à la changer. Observez-la simplement.
Où est-ce que ça se passe dans votre corps ? Une boule dans le ventre ? Une tension dans la poitrine ? Une gorge serrée ? Restez avec cette sensation, sans la juger. Puis, posez-vous cette question : « Si cette sensation pouvait parler, que dirait-elle ? » Laissez venir une réponse, même si elle vous paraît étrange ou enfantine.
Souvent, elle dit quelque chose comme : « J’ai peur de me tromper. » Ou : « Je ne veux pas qu’on se moque de moi. » Ou : « Il faut que je sois parfait. »
Maintenant, adressez-vous à cette sensation comme à un petit enfant qui aurait peur. Dites-lui, dans votre tête ou à voix basse : « Je te vois. Je t’entends. Merci de me protéger. Mais aujourd’hui, je suis adulte. Je peux gérer. »
Ressentez ce que ça fait. Peut-être que la tension se relâche un peu. Peut-être que rien ne change. Ce n’est pas grave. Vous venez de poser un premier acte : reconnaître que cette partie de vous n’est pas vous. C’est une partie. Et vous, vous êtes plus grand qu’elle.
Si vous refaites cet exercice régulièrement, vous commencerez à créer un espace entre vous et votre manque de confiance. Et dans cet espace, quelque chose de nouveau peut naître.
Je ne vous promets pas que l’hypnose va « guérir » votre confiance en une séance. Ce serait vous mentir. Ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que les personnes que j’accompagne depuis des années – des adultes comme vous, avec des histoires parfois lourdes – retrouvent progressivement une liberté qu’elles pensaient perdue.
Elles ne deviennent pas des super-héros de la confiance. Elles deviennent simplement plus elles-mêmes. Plus détend
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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