3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Déroulé d’une consultation pour savoir à quoi vous attendre.
Vous êtes peut-être en train de lire ces lignes parce que, depuis des mois ou des années, vous vivez une situation qui vous pèse. Dire non à un collègue, exprimer un désaccord à votre conjoint, prendre la parole en réunion, ou simplement demander un service. Des petites choses du quotidien, mais qui, accumulées, finissent par grignoter votre énergie, votre estime, et parfois même votre santé. Vous avez déjà essayé de vous raisonner, de vous dire « la prochaine fois, je parlerai », mais au moment fatidique, le cœur s’emballe, la gorge se serre, et vous finissez par céder, encaisser, ou vous taire. Si ce scénario vous parle, sachez que vous n’êtes pas seul, et que ce n’est pas une fatalité.
Je reçois régulièrement à Saintes des personnes qui viennent pour cette raison précise : l’affirmation de soi. Et souvent, elles arrivent avec une même appréhension : « Je ne sais pas trop ce qui va se passer. Est-ce que je vais être endormi ? Est-ce que ça va me faire changer du jour au lendemain ? » C’est légitime. Alors, pour vous rassurer et vous donner une idée claire de ce à quoi vous attendre, je vais vous décrire une séance type. Pas une séance théorique, mais ce qui se passe concrètement dans mon cabinet, avec mes mots, mes outils, et surtout, avec vous.
Avant de vous détailler le déroulé, il faut comprendre pourquoi l’hypnose est particulièrement adaptée à ce travail. L’affirmation de soi, ce n’est pas juste une question de volonté ou d’apprentissage de techniques de communication. Si c’était le cas, un simple livre de développement personnel ou un stage de trois jours suffirait. Mais souvent, le problème est plus profond : il est ancré dans votre histoire, dans des croyances que vous avez construites enfant, dans des peurs qui se sont installées à force d’expériences blessantes.
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise, ne cherche pas à vous « reprogrammer » comme un ordinateur. Elle va plutôt contourner votre mental critique, ce petit juge intérieur qui vous dit « c’est dangereux de s’affirmer », « les autres vont mal réagir », « tu n’es pas légitime ». Ce mental est souvent un protecteur maladroit : il essaie de vous éviter des conflits ou des rejets, mais il vous enferme.
En état d’hypnose, vous êtes pleinement conscient, détendu, mais votre esprit est plus réceptif aux nouvelles perspectives. On ne va pas effacer votre personnalité, mais plutôt déverrouiller une partie de vous qui sait déjà s’affirmer mais qui a été mise en sommeil. C’est un travail en douceur, respectueux de votre rythme. Et contrairement à une idée reçue, vous gardez le contrôle : vous pouvez sortir de l’état hypnotique à tout moment, et vous ne ferez jamais rien que vous ne vouliez pas vraiment.
La première consultation, celle qui est souvent la plus impressionnante, commence toujours par un temps d’échange. Pas de blouse blanche, pas de protocole rigide. Vous arrivez, on se serre la main, on s’assoit dans des fauteuils confortables. Mon cabinet, situé à Saintes, est un espace calme, neutre. L’idée est que vous vous sentiez en sécurité pour poser vos mots, même si ce sont des mots difficiles.
Je vais vous poser des questions simples, mais précises : « Qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui ? Pouvez-vous me décrire une situation récente où vous auriez aimé vous affirmer et que vous n’avez pas pu ? Qu’est-ce qui se passe dans votre corps à ce moment-là ? Dans votre tête ? » Je ne cherche pas à vous faire un diagnostic, mais à comprendre votre carte du monde. Parce que l’affirmation de soi ne se vit pas de la même manière pour tout le monde. Pour certains, c’est une boule dans le ventre. Pour d’autres, une voix intérieure qui les critique. Pour d’autres encore, une paralysie totale.
Pendant cette première partie (environ 20 à 30 minutes), je vais aussi recueillir des informations sur votre histoire : pas tout votre roman familial, mais les moments clés où vous avez appris à vous taire. Peut-être un parent autoritaire, une humiliation à l’école, une relation toxique. Ces souvenirs ne sont pas à ressasser douloureusement, mais à reconnaître comme des sources de vos mécanismes actuels.
« Ce qui est intéressant, c’est que souvent, la personne qui n’arrive pas à s’affirmer est aussi celle qui a un grand sens des responsabilités et une grande empathie. Le problème n’est pas l’empathie, mais le fait qu’elle soit mal dirigée : vous écoutez tellement les besoins des autres que vous oubliez les vôtres. »
C’est à ce moment que je vous explique le cadre : l’hypnose ne fait pas de miracles, elle ne vous transformera pas en personne agressive du jour au lendemain. Elle va vous redonner des choix. Aujourd’hui, face à une situation, vous avez une seule réponse : le silence ou la soumission. L’objectif est que vous puissiez choisir, en conscience, de parler ou de vous taire, mais sans que ce soit dicté par la peur.
Une fois que j’ai une bonne compréhension de votre problématique, je vous propose de passer à la partie hypnotique. Vous êtes toujours dans votre fauteuil, confortablement installé. Je ne vous demande pas de vous allonger sur un divan, ni de fermer les yeux si vous ne le souhaitez pas. Je commence par une induction, c’est-à-dire une manière de guider votre attention vers l’intérieur.
Je vais utiliser ma voix, un rythme, des métaphores. Par exemple, je pourrais vous inviter à imaginer que vous êtes au bord d’un escalier, et que chaque marche vous emmène un peu plus profondément dans la détente. Ou bien je peux vous parler de votre respiration, du contact de vos pieds sur le sol, de la lumière dans la pièce. L’objectif n’est pas de vous endormir, mais de calmer le mental bavard pour accéder à des ressources plus intuitives.
Vous allez probablement ressentir une sensation de lourdeur ou de légèreté, une modification de votre perception du temps. C’est tout à fait normal. Certaines personnes ont les paupières qui clignotent, d’autres une sensation de flottement. D’autres encore ne ressentent rien de particulier, et c’est aussi efficace. Il n’y a pas de « bonne » manière d’être en hypnose.
Une fois que vous êtes dans cet état de conscience modifié, je vais guider le travail sur l’affirmation de soi. Je ne vais pas vous donner d’ordres directs (« vous allez vous affirmer maintenant »). Je vais plutôt utiliser des suggestions indirectes, des métaphores, des histoires. Par exemple, je pourrais vous raconter l’histoire d’un arbre dont les racines sont profondes et solides, et qui peut plier sous le vent sans se casser. Ou je pourrais vous inviter à imaginer une scène où vous êtes dans une situation difficile, mais cette fois, vous avez une bulle de protection autour de vous, et vous pouvez parler calmement.
L’un des outils que j’utilise souvent, issu de l’IFS (Internal Family Systems ou Système Familial Intérieur), est de dialoguer avec la partie de vous qui a peur de s’affirmer. Oui, vous avez bien lu : on va parler à cette voix intérieure qui vous retient. En hypnose, je peux vous demander : « Si cette peur avait une forme, une couleur, un âge, à quoi ressemblerait-elle ? Qu’est-ce qu’elle voudrait vous dire ? » Et souvent, étonnamment, cette peur n’est pas une ennemie. C’est une partie de vous qui a été blessée, qui a peur d’être rejetée, et qui essaie de vous protéger à sa manière (maladroite). En la reconnaissant, en la remerciant, on peut lui redonner confiance et lui montrer qu’aujourd’hui, vous êtes adulte, capable de gérer les conséquences.
C’est un moment puissant. Certaines personnes ont des larmes qui coulent, d’autres sourient. Il n’y a pas de jugement. Vous êtes dans un espace où tout ce qui vient est accueilli.
Après environ 20 à 30 minutes de travail hypnotique, je vais vous ramener en douceur. Je vais compter de 1 à 5, ou utiliser une autre métaphore de retour. Vous allez progressivement retrouver vos sensations habituelles, peut-être avec une impression de calme ou de clarté. On ne sort pas brutalement de cet état.
C’est là que je vous propose un petit temps d’échange pour recueillir ce que vous avez vécu. « Qu’est-ce qui s’est passé pour vous ? Qu’avez-vous ressenti ? Avez-vous eu des images, des sensations, des pensées ? » Parfois, les gens me disent : « Je n’ai rien vu, mais je me suis senti très détendu. » Parfois, ils racontent des histoires intérieures surprenantes. Tout est juste.
Ensuite, vient une étape cruciale : l’ancrage. On ne veut pas que les bénéfices de la séance restent dans le cabinet. Je vais donc vous proposer un petit geste, un mot, une image que vous pourrez utiliser dans la vie réelle. Par exemple, si pendant l’hypnose vous avez ressenti une chaleur dans la poitrine en imaginant une situation où vous vous affirmez, je peux vous suggérer de poser votre main sur votre cœur et de dire un mot-clé (comme « calme », « force », « présence ») pour retrouver cette sensation. C’est ce qu’on appelle un point d’ancrage. Vous pourrez l’utiliser discrètement avant une réunion ou une conversation difficile.
Pour finir la séance, je vous donne parfois un petit exercice à faire chez vous. Rien de contraignant : peut-être observer une situation sans agir, ou noter dans un carnet les moments où vous avez réussi à dire non (même tout petit). L’important est de créer une dynamique, de prouver à votre cerveau que l’affirmation de soi est possible et sécurisante.
C’est la question que l’on me pose le plus souvent. Et je vais être honnête : il n’y a pas de nombre magique. Certaines personnes ressentent un changement significatif après une seule séance, parce qu’elles avaient déjà beaucoup travaillé sur elles-mêmes ou que la clé était très précise. Pour d’autres, il faut un accompagnement plus long, surtout si la difficulté à s’affirmer est liée à des schémas très anciens, comme une éducation rigide ou un traumatisme.
En général, je propose un cycle de 3 à 5 séances, espacées de 2 à 4 semaines. Pourquoi ? Parce que le changement a besoin de temps pour s’intégrer. Entre deux séances, vous allez tester de nouvelles réponses dans votre vie quotidienne. Vous allez peut-être réussir à dire non à un vendeur insistant, ou à exprimer votre opinion dans une conversation anodine. Et parfois, vous allez échouer. Ce n’est pas grave. L’échec fait partie de l’apprentissage. On en reparle à la séance suivante, on ajuste, on explore ce qui s’est passé.
L’hypnose, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle que j’utilise ne sont pas des baguettes magiques. Ce sont des outils de développement personnel profonds, qui vous aident à comprendre pourquoi vous fonctionnez comme vous fonctionnez, et à dénouer les nœuds. Mais le vrai travail, c’est vous qui le faites, dans votre vie.
« L’affirmation de soi n’est pas une compétence à acquérir, c’est une permission à se donner. La permission d’exister pleinement, sans avoir à justifier sa présence. »
Parfois, en travaillant sur l’affirmation de soi, on découvre d’autres couches. Par exemple, une personne qui n’arrive pas à dire non peut aussi avoir une peur de l’abandon sous-jacente. Ou une difficulté à gérer la culpabilité. L’hypnose permet d’aller explorer ces zones avec douceur.
Je me souviens d’un patient, appelons-le Julien. Il venait pour son incapacité à refuser des tâches supplémentaires au travail. Il se sentait exploité, mais à chaque fois qu’il voulait dire non, il avait une boule dans le ventre et finissait par accepter en souriant. En séance, on a découvert que cette boule était liée à un souvenir d’enfance : son père, très exigeant, se fâchait quand Julien n’obéissait pas immédiatement. La peur de la colère de son père s’était transformée en peur de toute contrariété chez les adultes. En hypnose, on a pu « revisiter » ce souvenir, non pas pour le changer, mais pour que Julien, adulte, puisse dire à l’enfant qu’il était : « Aujourd’hui, je suis capable de gérer une contrariété. Je n’ai plus besoin d’obéir pour être aimé. » C’est un travail émotionnel puissant.
C’est pour cela que l’Intelligence Relationnelle est si importante dans mon approche. Elle ne s’arrête pas à la technique de communication (le « je » ou le « non » assertif). Elle travaille sur la qualité de la relation à soi-même. Si vous êtes en paix avec vous-même, si vous reconnaissez vos besoins comme légitimes, alors l’affirmation de l’autre devient plus fluide. Vous n’êtes plus dans le combat ou la soumission, mais dans la coopération et le respect mutuel.
Si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez, voici une petite chose concrète que vous pouvez mettre en place dès aujourd’hui. Cela ne remplace pas un accompagnement, mais c’est un premier pas.
Prenez un carnet, ou une note sur votre téléphone. Pendant les prochaines 24 heures, observez vos « oui ». Chaque fois que vous dites oui à quelque chose, demandez-vous : est-ce que je dis oui par plaisir, par envie, ou est-ce que je dis oui par peur, par obligation, par habitude ? Notez-le. Ne vous jugez pas, observez simplement. Vous allez probablement découvrir que vous dites oui à beaucoup de choses que vous ne voulez pas vraiment. C’est la première prise de conscience.
Ensuite, si vous sentez que le sujet vous touche de près, sachez que mon cabinet à Saintes est ouvert. Vous pouvez venir pour un premier échange, sans engagement. On parlera de vous, de votre situation, et je vous expliquerai comment je pourrais vous accompagner. Il n’y a pas de pression, pas d’obligation de résultat. Juste un temps pour vous, dans un espace sécurisé.
Parce qu’au fond, l’affirmation de soi, c’est une forme de liberté intérieure. Et cette liberté, vous avez le droit de la retrouver, à votre rythme, avec les outils qui vous correspondent. Si cet article vous a parlé, si une phrase a résonné en vous, c’est peut-être le signe que vous êtes prêt à faire ce pas.
Je vous reçois à Saintes, du lundi au vendredi. Pour prendre rendez-vous, il vous suffit de me contacter par téléphone ou via le formulaire sur mon site. Et si vous n’êtes pas encore sûr, vous pouvez simplement lire d’autres articles, vous informer, prendre le temps. Le chemin commence par une simple curiosité. La vôtre.
Prenez soin de vous, et de cette voix qui mérite d’être entendue.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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