3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Retrouvez l’assurance dans vos relations affectives et intimes.
Tu les vois, ces couples au restaurant. Lui parle fort, elle rit un ton plus haut que d’habitude. Ils donnent l’image de la complicité parfaite. Mais tu sais ce que je vois, moi, derrière le décor ? La petite crispation sur l’épaule de l’homme quand sa compagne pose une question anodine. Le regard fuyant de la femme quand le serveur lui demande si tout va bien. Des micro-signaux qui racontent une histoire que personne n’ose formuler à voix haute : « Je ne suis pas sûr d’être à la hauteur. »
La confiance en amour, ce n’est pas une question de charisme inné ou de technique de séduction. C’est un rapport à soi-même. Et souvent, ce rapport est parasité par des voix intérieures qui datent d’avant. Des voix qui disent « tu n’es pas assez », « tu vas te faire avoir », « si tu montres qui tu es vraiment, l’autre va fuir ». Résultat : tu passes ta vie amoureuse à jouer un rôle, à ajuster ton masque, à calculer chaque mot. Et au bout du chemin, tu te retrouves seul(e) avec la sensation d’avoir été aimé(e) pour un personnage que tu ne peux plus incarner.
Je m’appelle Thierry Sudan, je reçois dans mon cabinet à Saintes depuis 2014. Ce que je constate chaque semaine, c’est que le problème n’est jamais l’amour. Le problème, c’est la peur d’être soi-même dans l’amour. Et cette peur, l’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle peuvent la dénouer. Pas en te transformant en quelqu’un d’autre, mais en te reconnectant à la personne que tu as toujours été, avant que les blessures ne viennent brouiller la réception.
Alors, si tu es fatigué(e) de ces relations où tu te sens en représentation, où tu donnes sans jamais oser demander, où tu anticipes le rejet avant même qu’il n’arrive… reste. On va décortiquer ensemble ce qui se joue vraiment derrière ce manque de confiance amoureuse, et comment tu peux commencer à poser les armes dès aujourd’hui.
La première chose que me disent les personnes qui consultent pour ce motif, c’est : « Je ne sais même pas qui je suis dans une relation. » Pas de bol, cette phrase est un piège. Elle suppose que l’identité est une donnée fixe, un socle qu’il faudrait retrouver avant d’oser aimer. Or, l’identité se construit et se révèle dans la relation. Le problème n’est donc pas que tu ignores qui tu es, mais que tu as appris à te cacher pour ne pas souffrir.
Quand tu étais enfant, tu as probablement intégré des règles implicites : pour être aimé, il faut être sage, efficace, drôle, discret, fort… selon ce que ton entourage valorisait. Ces règles sont devenues des protections. En IFS, on appelle ça des parties protectrices. Ce sont des stratégies que ton psychisme a mises en place pour éviter de revivre une blessure ancienne. Par exemple, si enfant tu as été rejeté après avoir exprimé un besoin, tu as développé une partie qui dit : « Ne montre jamais ce dont tu as besoin, ça fait fuir les gens. »
À l’âge adulte, cette partie continue de gérer tes relations. Elle te pousse à faire des efforts démesurés pour plaire, à ne jamais dire non, à tout anticiper pour éviter les conflits. Mais le hic, c’est qu’elle te coupe de toi-même. Et sans accès à tes émotions, à tes désirs, à tes limites, comment veux-tu te sentir légitime dans l’amour ?
Le manque de confiance en amour n’est donc pas un vide. C’est une surcharge de protections. Trop de gardes du corps autour de ton cœur. Et ces gardes du corps, ils sont fatigués. Et toi aussi.
« Le vrai problème, ce n’est pas que tu manques de confiance. C’est que tu as trop confiance en tes peurs. »
Je reçois un jour un homme d’une trentaine d’années, cadre, sportif, souriant. Il vient pour « un problème de couple récurrent ». Il enchaîne les histoires, mais au bout de six mois, sa partenaire lui dit toujours la même chose : « Je ne sais pas qui tu es vraiment. » Lui, il ne comprend pas. Il fait tout pour être parfait : il organise des week-ends surprises, il écoute religieusement, il ne se plaint jamais. Il se donne à fond. Et pourtant, il se fait larguer.
Ce que cet homme ne voit pas, c’est que sa performance tue la relation. Parce que la performance crée une dette affective. Inconsciemment, il attend un retour sur investissement : « Je me suis tant donné, tu me dois ton amour. » Mais l’amour ne fonctionne pas comme un compte en banque. Plus il en fait, plus il s’éloigne de lui-même, et plus sa partenaire sent qu’elle est en relation avec un personnage, pas avec un être humain.
En Intelligence Relationnelle, on apprend que la connexion authentique repose sur trois piliers : la présence, la réciprocité et la différenciation. La performance ne coche qu’une case sur trois. Elle te rend présent… à l’autre, pas à toi. Elle cherche la réciprocité… en accumulant des points. Mais elle écrase la différenciation, c’est-à-dire ta capacité à être différent, à dire non, à avoir des goûts qui ne plaisent pas.
Si tu te reconnais là-dedans, pose-toi cette question : Qu’est-ce que je fais dans mes relations qui est davantage pour être apprécié que pour être vrai ? La réponse peut être inconfortable. Mais c’est la première marche vers une confiance amoureuse qui ne dépend plus de ce que tu donnes, mais de ce que tu es.
L’hypnose ericksonienne, dans ce contexte, n’est pas une baguette magique. C’est un outil pour accéder à la partie de toi qui sait déjà ce dont tu as besoin, mais qui est masquée par les protections. Je ne vais pas te faire « oublier » tes blessures. Je vais t’aider à modifier la relation que tu entretiens avec elles.
Prenons un exemple fréquent : tu sors d’une relation où tu as été trompé(e). Depuis, chaque fois que tu t’engages, une vigilance s’installe. Tu surveilles les signes, tu analyses les messages, tu interprètes les silences. Tu deviens un détective de l’amour. C’est épuisant. Et surtout, ça sabote la relation naissante parce que tu projettes le passé sur le présent.
En hypnose, on va travailler sur le recadrage temporel. Le cerveau ne fait pas bien la différence entre un souvenir vécu et un souvenir imaginé. On peut donc, en état modifié de conscience, revisiter la scène de la trahison non pas pour la revivre, mais pour y ajouter une ressource. Par exemple, la présence d’un adulte protecteur que tu n’avais pas à l’époque. Ou la capacité à dire « ceci est fini, je suis en sécurité maintenant ».
Ce n’est pas du déni. C’est une reprogrammation de la réponse émotionnelle. Le souvenir reste, mais il perd son pouvoir de contamination sur le présent. Les personnes avec qui je travaille rapportent souvent la même sensation après quelques séances : « Je peux entendre une remarque de mon partenaire sans immédiatement penser qu’il va me quitter. » Ce petit espace entre le stimulus et la réaction, c’est la liberté.
L’hypnose ne va pas non plus te rendre « confiant » du jour au lendemain. Elle va désactiver les circuits de l’alerte excessive. Et quand l’alerte baisse, ce qui était là depuis toujours peut enfin émerger : ta capacité à être simplement toi, sans artifice.
L’IFS (Internal Family Systems) est un modèle que j’utilise en complément de l’hypnose, surtout quand les blocages sont tenaces. L’idée de base est simple : ton psychisme est composé de plusieurs « parties », comme une famille intérieure. Certaines sont blessées (les exilés), d’autres les protègent (les protecteurs). Le problème, c’est que ces protecteurs utilisent souvent des stratégies qui nuisent à ta vie amoureuse.
Imaginons que tu aies une partie qui critique tout ce que tu fais en couple. Elle te dit : « Tu parles trop », « Tu n’es pas assez séduisant », « Tu vas dire une bêtise ». Tu crois que c’est ta voix intérieure, mais c’est une partie. Une partie qui a probablement été formée pour t’éviter l’humiliation. Elle est persuadée qu’en te critiquant en premier, elle te protège du rejet des autres. Sauf qu’à force, tu n’oses plus ouvrir la bouche.
En IFS, on ne combat pas cette partie. On l’écoute. On lui demande : « Qu’est-ce que tu crains qu’il arrive si tu arrêtais de me critiquer ? » Souvent, la réponse est : « Que tu te fasses rejeter et que tu souffres comme à 8 ans. » Et là, on peut aller voir l’exilé : le petit garçon ou la petite fille qui a été humilié(e) et qui porte encore cette blessure.
Ce travail est puissant parce qu’il change ton rapport à toi-même. Tu passes de « je suis nul en amour » à « une partie de moi est terrorisée à l’idée de souffrir, et elle utilise la critique pour me protéger ». Cette nuance change tout. Elle te permet de prendre soin de cette partie au lieu de la subir. Et progressivement, la confiance revient, non pas parce que tu es devenu parfait, mais parce que tu as appris à être un bon parent pour toi-même.
« Tu n’es pas tes peurs. Tu es celui ou celle qui peut les écouter sans leur obéir. »
L’hypnose et l’IFS travaillent sur la structure interne. Mais il faut aussi des outils pour le quotidien. C’est là que l’Intelligence Relationnelle entre en jeu. Elle m’a été transmise par un formateur américain, et je l’adapte systématiquement aux personnes que je reçois.
Un des principes clés, c’est que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse, mais une compétence relationnelle. La difficulté, c’est qu’on confond souvent être vulnérable et se plaindre ou se livrer sans filtre. En réalité, la vulnérabilité saine, c’est partager une information authentique sur ton état intérieur, sans attente ni demande implicite.
Exemple : tu es en couple. Ton/ta partenaire annonce qu’il/elle sort avec des amis un soir où tu pensais passer du temps à deux. Ta première réaction, si tu manques de confiance, c’est soit de ravaler ta déception et faire comme si tout allait bien (protection), soit d’attaquer : « Tu penses toujours à tes amis avant moi » (protection aussi, mais agressive).
Une réponse vulnérable et saine pourrait être : « Je ressens de la déception, parce que j’avais imaginé qu’on passe la soirée ensemble. En même temps, je comprends que tu aies envie de voir tes amis. On peut en reparler demain si tu veux. » Tu vois la différence ? Tu exprimes ton émotion (déception), tu ne fais pas porter la responsabilité à l’autre, et tu laisses un espace pour la suite.
Ce type de communication demande un entraînement. Parce que notre réflexe, c’est la protection. Mais plus tu pratiques, plus tu découvres que l’autre ne s’enfuit pas quand tu es vrai. Au contraire, il se rapproche. La confiance amoureuse, c’est ça : un cercle vertueux où oser être vulnérable appelle une réponse sécurisante, qui à son tour renforce ta sécurité intérieure.
Tu n’as pas besoin d’attendre une séance pour poser un premier geste. Voici trois choses que tu peux expérimenter cette semaine, directement dans ta vie.
1. Repère une protection et nomme-la. La prochaine fois que tu es en interaction avec ton/ta partenaire ou quelqu’un qui t’attire, observe-toi. Sens-tu une tension ? Une envie de plaire ? Un besoin de contrôler la conversation ? Au lieu de réagir, dis-toi simplement : « Ah, voilà ma partie qui veut être parfaite pour ne pas être rejetée. » Rien de plus. Le simple fait de nommer la partie crée une distance. Tu n’es plus identifié à elle.
2. Exprime un besoin minuscule. Si tu as l’habitude de tout donner sans jamais demander, commence petit. Pas « j’ai besoin que tu changes ta vie », mais : « Est-ce que tu peux me passer le sel ? » ou « J’aimerais qu’on regarde ce film ensemble ce soir. » L’idée est de réhabituer ton système nerveux à l’idée que demander est sûr. La plupart du temps, l’autre répond positivement. Et si ce n’est pas le cas, tu survivras, et tu apprendras que le non de l’autre n’est pas un rejet de ta personne.
3. Accueille une émotion sans la juger. La confiance en amour est souvent entravée par l’interdiction de ressentir certaines émotions : la jalousie, la tristesse, la peur. On se dit : « Je ne devrais pas être jaloux, c’est immature. » Et on refoule. Sauf que l’émotion refoulée revient plus fort, ou se transforme en attitude passive-agressive. Essaie plutôt : quand une émotion désagréable monte, pose ta main sur ton cœur et dis-toi : « C’est juste de la peur. C’est une partie de moi. Elle a le droit d’être là. » Tu verras, l’émotion s’apaise souvent d’elle-même quand elle est reconnue.
Ces trois gestes sont des actes de courage. Pas ceux qui font les gros titres, mais ceux qui construisent une vie amoureuse où tu n’as plus à choisir entre être aimé et être toi-même.
Si je devais résumer en une phrase ce que j’ai vu chez les centaines de personnes que j’ai accompagnées, ce serait celle-ci : tu mérites d’être aimé pour qui tu es, pas pour ce que tu fais. Et la seule personne qui peut vraiment croire ça, c’est toi. Les autres ne feront que refléter le niveau de confiance que tu as en toi. Si tu te traites comme quelqu’un d’aimable sans condition, tu attireras des relations qui confirmeront cette vérité. Si tu te traites comme quelqu’un qui doit mériter l’amour, tu trouveras toujours des partenaires qui te feront payer un ticket d’entrée.
Le chemin vers la confiance en amour n’est pas un chemin de transformation radicale. C’est un chemin de retour. Retour vers cette version de toi qui, avant les blessures, savait aimer sans se cacher, rire sans retenue, et s’engager sans calculer.
Alors, si tu sens que cet article résonne avec quelque chose d’inachevé en toi, si tu es fatigué(e) de tourner en rond dans les mêmes schémas, je t’invite à pousser la porte.
Mon cabinet à Saintes est un lieu où l’on ne te jugera pas sur ton histoire, mais où l’on t’aidera à écrire la suite. On peut commencer par un échange téléphonique gratuit pour que tu voies si ce que je propose te correspond. Parfois, il suffit d’une conversation pour que le chemin s’éclaire un peu.
Prends soin de toi. Et souviens-toi : l’amour que tu cherches à l’extérieur, c’est d’abord celui que tu t’accordes à l’intérieur.
Thierry Sudan
Cabinet de Saintes – Hypnose, IFS et Intelligence Relationnelle
Pour les adultes qui veulent aimer sans s’oublier
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.