3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démêlez le vrai du faux pour aborder l'hypnose en toute sérénité.
Tu as peut-être déjà entendu dire que l’hypnose permet de « reprogrammer » le cerveau en une séance, comme si on appuyait sur un bouton « reset ». Ou à l’inverse, que c’est un état de sommeil où tu perds tout contrôle et où quelqu’un d’autre décide pour toi. Entre les promesses miracles des uns et les peurs des autres, difficile de savoir ce qui est vrai.
Quand on souffre d’une estime de soi vacillante – ce sentiment d’être « pas assez » qui revient sans cesse – on cherche des solutions. On lit, on écoute, on se renseigne. Et l’hypnose apparaît souvent comme une option intrigante, mais aussi un peu floue.
Alors, concrètement, qu’est-ce que l’hypnose peut vraiment faire pour ton estime de toi ? Et surtout, qu’est-ce qu’elle ne fait pas ? Je te propose de démêler ensemble les mythes des réalités, pour que tu puisses aborder cette pratique en toute sérénité.
Commençons par le mythe le plus tenace : sous hypnose, tu serais endormi, inconscient, et quelqu’un d’autre prendrait les commandes de ton esprit. Cette image vient des spectacles où des volontaires obéissent à des ordres farfelus, ou des représentations cinématographiques où le hypnotiseur contrôle sa victime comme une marionnette.
La réalité est tout autre. L’hypnose ericksonienne – celle que je pratique – n’est pas un sommeil. C’est un état de conscience modifié, un peu comme quand tu es tellement absorbé par un film que tu ne remarques plus le temps qui passe, ou quand tu conduis sur une route familière et que tu arrives à destination sans te souvenir du trajet. Tu es éveillé, présent, mais ton attention est focalisée de manière plus profonde.
Pendant une séance, tu restes pleinement conscient de ce qui se passe autour de toi. Tu entends ma voix, tu sais où tu es, et surtout, tu gardes le contrôle. Si je te proposais quelque chose qui ne te convient pas – un geste, une idée, une suggestion – tu pourrais parfaitement dire non, ou même ouvrir les yeux et sortir de l’état hypnotique. Ton cerveau conserve son libre arbitre.
« L’hypnose ne te fait pas faire ce que tu ne veux pas faire. Elle te permet d’accéder à ce que tu sais déjà, mais que tu n’arrives pas à mettre en œuvre. »
Prenons l’exemple de Claire, une professeure de 38 ans qui est venue me voir pour son manque de confiance. Elle avait peur de « perdre le contrôle » pendant la séance. Je lui ai proposé un petit exercice : lever un bras et le maintenir en l’air. Sous hypnose, je lui ai suggéré que son bras devenait léger comme un ballon. Elle pouvait le laisser monter, ou le redescendre si elle le souhaitait. Elle a choisi de le laisser monter, puis, quand elle a eu assez, elle l’a reposé. Elle a réalisé que le choix lui appartenait à chaque instant.
Ce que ça change pour toi : si tu envisages l’hypnose, sache que tu restes aux commandes. Tu n’es pas « sous influence ». Tu es simplement dans un état où ton esprit est plus réceptif à de nouvelles perspectives, mais c’est toujours toi qui décides.
Voilà un autre mythe séduisant : une séance d’hypnose, et hop, ton estime de toi est guérie pour toujours. Je comprends l’attrait de cette idée. Quand on souffre, on veut une solution rapide, un soulagement immédiat. Mais la réalité est plus nuancée.
L’estime de soi n’est pas une pièce cassée qu’on recolle. C’est une construction qui s’est bâtie au fil des années, à travers des expériences, des messages reçus dans l’enfance, des échecs, des réussites, des croyances intériorisées. Ce n’est pas un simple « défaut de programmation » qu’on pourrait effacer d’un clic.
L’hypnose peut apporter des changements significatifs et durables, mais pas nécessairement en une seule fois. Une séance peut déjà faire bouger des choses : débloquer une prise de conscience, apaiser une angoisse, ouvrir une porte. Mais pour des croyances profondément enracinées – « je ne suis pas légitime », « je ne mérite pas d’être aimé », « je suis nul » – il faut généralement plusieurs séances.
Prenons l’exemple de Julien, 45 ans, cadre commercial. Il venait avec une phrase qui lui trottait dans la tête depuis l’adolescence : « Je ne suis pas à la hauteur ». Après une première séance d’hypnose, il s’est senti plus léger, plus confiant pendant quelques jours. Mais la vieille croyance est revenue progressivement. Ce n’est qu’après quatre séances, où nous avons travaillé à la fois l’hypnose et des exercices d’Intelligence Relationnelle, qu’il a commencé à vraiment intégrer une nouvelle perception de lui-même.
Ce que ça change pour toi : ne viens pas avec l’attente d’une solution magique en une séance. Viens avec l’idée que l’hypnose est un outil puissant, mais qui s’inscrit dans un processus. Certaines personnes ressentent un mieux-être immédiat, d’autres ont besoin de plusieurs rendez-vous pour consolider les changements. L’important, c’est d’aborder ça avec patience et bienveillance envers toi-même.
Tu as peut-être entendu que l’hypnose permet d’« effacer » les mauvais souvenirs, comme on supprimerait un fichier sur un ordinateur. C’est une idée qui fait rêver, surtout quand on porte des blessures anciennes : une humiliation à l’école, une relation toxique, un parent qui n’a jamais su dire « je suis fier de toi ».
Mais la mémoire humaine ne fonctionne pas comme un disque dur. On ne peut pas supprimer un souvenir. Ce qu’on peut faire, c’est en changer le sens et l’impact émotionnel.
En hypnose ericksonienne, on ne cherche pas à effacer le passé. On cherche à le revisiter avec un regard nouveau, plus apaisé. On peut par exemple aider ton cerveau à associer un souvenir douloureux à une émotion différente, ou à en extraire une ressource que tu n’avais pas vue sur le moment.
Prenons l’exemple de Samia, 52 ans, qui se rappelait avec une grande tristesse le jour où son père lui avait dit qu’elle « ne ferait jamais rien de bien ». Ce souvenir revenait comme une rengaine chaque fois qu’elle doutait d’elle-même. En hypnose, nous n’avons pas effacé ce moment. Nous avons plutôt aidé Samia à se reconnecter à la petite fille qu’elle était, à lui parler avec la tendresse qu’elle aurait aimé recevoir, et à reconnaître que ce jugement disait plus des peurs de son père que de sa propre valeur. Le souvenir est resté, mais il a perdu son pouvoir de lui faire mal.
« On ne réécrit pas le passé, mais on peut réécrire la manière dont on le porte. Le souvenir reste, la douleur s’en va. »
Ce que ça change pour toi : si tu viens avec des souvenirs qui pèsent, sache qu’on ne va pas les « gommer ». On va plutôt travailler à ce qu’ils cessent de définir qui tu es aujourd’hui. Tu pourras t’en souvenir sans t’effondrer, sans revivre la honte ou la tristesse. C’est ça, la libération.
Un autre mythe répandu est celui de la passivité : tu t’allonges, tu fermes les yeux, le praticien fait tout le travail, et tu repars transformé sans effort. C’est une vision confortable, mais trompeuse.
L’hypnose est un processus actif, même si tu as les yeux fermés et que tu sembles au repos. Ton cerveau travaille, explore, fait des connexions. Et surtout, le changement ne s’arrête pas à la fin de la séance. Ce qui se passe entre les rendez-vous est tout aussi important.
Quand je travaille avec des sportifs – coureurs ou footballeurs – je leur explique que l’hypnose, c’est comme une séance d’entraînement mental. On pose des bases, on ouvre des portes, mais ensuite, c’est à eux de mettre en pratique. On fait des exercices à faire chez soi, des ancrages, des petits rituels. Sans cette participation active, les résultats sont moins durables.
Pour l’estime de soi, c’est pareil. Une séance peut te donner un nouvel élan, te faire ressentir une confiance que tu avais oubliée. Mais si tu retournes dans ton quotidien sans rien changer à tes habitudes de pensée ou à ton dialogue intérieur, les vieux schémas risquent de revenir.
Prenons l’exemple d’Hugo, 29 ans, qui avait du mal à s’affirmer au travail. Après une séance d’hypnose, il se sentait plus fort, plus légitime. Je lui ai proposé un petit défi : chaque jour, pendant une semaine, dire « non » à une petite chose qu’il aurait acceptée par peur du conflit. Ce n’était pas l’hypnose qui faisait le travail à sa place, c’était lui, en utilisant l’élan donné par la séance.
Ce que ça change pour toi : viens avec une attitude de collaboration. L’hypnose n’est pas une baguette magique, c’est un outil que tu apprends à utiliser. Tu auras des choses à faire entre les séances, des pistes à explorer. Plus tu t’investis, plus les résultats sont profonds.
On aimerait croire que l’hypnose est une solution universelle, efficace pour tous, quelle que soit l’intensité de la souffrance. C’est en partie vrai : beaucoup de personnes peuvent bénéficier de l’hypnose pour améliorer leur estime d’elles-mêmes. Mais il y a des limites à connaître.
L’hypnose est particulièrement efficace pour :
En revanche, si tu traverses une dépression sévère, des troubles psychotiques, ou des traumatismes complexes non traités, l’hypnose seule peut ne pas suffire, voire être contre-indiquée dans certains cas. Ce n’est pas une question d’efficacité, mais de cadre. Parfois, un suivi psychothérapeutique classique ou une approche médicale est nécessaire en premier lieu.
Je me souviens de Karim, 41 ans, qui venait pour une « simple estime de soi » mais qui, en creusant, révélait des antécédents de violences familiales graves. L’hypnose n’était pas le bon outil pour commencer. Je l’ai orienté vers un psychologue spécialisé dans les traumatismes. Quelques mois plus tard, après avoir posé des bases solides, il est revenu pour un travail d’hypnose sur la confiance, et ça a très bien fonctionné.
Ce que ça change pour toi : l’hypnose est un outil puissant, mais pas une panacée. Si tu as des antécédents psychiatriques lourds ou des traumatismes profonds, il est important d’en parler honnêtement lors du premier rendez-vous. Un bon praticien saura te dire si l’hypnose est adaptée, ou s’il faut d’abord passer par d’autres étapes.
Dernier mythe, mais pas des moindres : tous les hypnotiseurs se valent. Avec la popularité croissante de l’hypnose, beaucoup de personnes se forment en quelques week-ends et proposent des séances. Comment faire le tri ?
Un bon praticien en hypnose ericksonienne pour l’estime de soi devrait :
Méfie-toi des discours du type : « Je vais résoudre ton problème en une séance », « Je peux te guérir à distance », ou « Je contrôle ton esprit ». Ce sont des signaux d’alarme.
« Un bon praticien ne promet pas des résultats, il propose un chemin. Il ne te vend pas du rêve, il t’accompagne dans la réalité. »
Quand j’ai commencé à Saintes en 2014, j’ai mis du temps à me faire connaître, mais j’ai toujours refusé de promettre l’impossible. Je préfère dire à quelqu’un : « Je ne sais pas si l’hypnose fonctionnera pour toi, mais je sais qu’on peut essayer ensemble et voir ce qui se passe. » Cette honnêteté construit la confiance.
Ce que ça change pour toi : prends le temps de choisir ton praticien. Regarde son parcours, pose des questions lors d’un premier échange gratuit si possible. Un bon professionnel sera transparent sur sa méthode et sur ce que tu peux attendre. Et surtout, fais confiance à ton ressenti : si quelque chose te semble étrange ou trop beau pour être vrai, écoute-toi.
Après avoir démêlé ces mythes et réalités, tu te demandes peut-être : « D’accord, mais moi, dans ma situation, je fais quoi ? »
Voici une proposition simple, que tu peux mettre en œuvre dès maintenant, sans rendez-vous, sans engagement.
Prends cinq minutes pour toi, dans un endroit calme. Ferme les yeux. Pose une main sur ton cœur. Et demande-toi :
« Si j’avais un tout petit peu plus d’estime pour moi, qu’est-ce qui changerait dans ma journée ? Pas dans ma vie entière, juste dans les prochaines heures. »
Écoute ce qui monte. Peut-être une image, une sensation, une phrase. Ne cherche pas à changer quoi que ce soit. Juste, observe. Ce petit geste, c’est déjà un pas vers toi-même.
Ensuite, si tu sens que tu as besoin d’être accompagné, sache que je reçois à Saintes, en face-à-face ou en visio pour ceux qui sont plus loin. On peut commencer par un échange gratuit de 20 minutes, sans pression, juste pour voir si le courant passe et répondre à tes questions.
L’estime de soi ne se construit pas en un jour, mais chaque pas compte. Et parfois, le premier pas, c’est simplement d’oser regarder la réalité en face, sans les mythes qui nous font peur ou nous font trop espérer.
Si cet article t’a parlé, si tu te reconnais dans une des situations que j’ai évoquées, n’hésite pas à me contacter. Je serai heureux de t’écouter et de voir avec toi comment avancer, à ton rythme.
Prends soin de toi.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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