3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparez les deux approches pour trouver celle qui vous correspond.
Tu penses à la confiance en toi depuis un moment. Peut-être que tu remarques que tu doutes avant chaque prise de parole, que tu te dévalorises après une réunion, ou que tu évites certaines situations parce que tu ne te sens pas « assez ». Tu as entendu parler de l’hypnose et du coaching classique. Tu te demandes lequel des deux pourrait vraiment t’aider. C’est une question que je rencontre souvent dans mon cabinet à Saintes. Des adultes comme toi arrivent avec cette interrogation : « Thierry, je ne sais pas par où commencer. Est-ce que l’hypnose va me faire perdre le contrôle ? Est-ce que le coaching, c’est juste des listes d’objectifs ? » La réponse n’est pas binaire. Ce n’est pas l’un contre l’autre. C’est plutôt : quelle approche correspond à ta manière de fonctionner, à ton besoin du moment, et à ce que tu es prêt à vivre ?
Avant de choisir un outil, il faut comprendre ce que tu vis. Le manque de confiance n’est jamais un vide. C’est toujours une présence. Quelque chose est là, qui te freine. Parfois, c’est une voix intérieure qui répète « tu vas te planter », « les autres sont meilleurs », « tu n’as pas le niveau ». Parfois, c’est une sensation physique : le ventre qui se noue, la gorge qui serre, les mains qui tremblent. Parfois, c’est une histoire plus ancienne, un souvenir d’humiliation, une phrase entendue enfant, un échec qui a laissé une trace.
Je vois souvent des personnes qui me disent : « Je sais que je suis compétent, mais je n’y crois pas. » C’est le cœur du problème. La confiance ne se décrète pas. Tu peux avoir toutes les preuves du monde, si une partie de toi ne les accepte pas, tu resteras dans le doute.
Par exemple, il y a quelques semaines, un homme est venu me voir. Appelons-le Marc. Marc est commercial depuis quinze ans. Il a des résultats, des clients fidèles, des reconnaissances. Pourtant, avant chaque appel important, il passe une heure à ruminer, à imaginer le pire. Il se dit qu’il va être pris en défaut, qu’on va découvrir qu’il ne maîtrise pas son sujet. Son corps réagit : il a chaud, son cœur s’emballe. Marc sait que c’est irrationnel. Mais son système nerveux, lui, ne le sait pas. Il réagit comme si un danger réel était présent.
Ce mécanisme est fréquent. Il ne vient pas de nulle part. Il est souvent lié à une expérience passée où tu as été jugé, où tu as échoué devant les autres, où tu t’es senti ridicule. Le cerveau, pour te protéger, a enregistré cette situation comme dangereuse. Depuis, chaque fois qu’un contexte similaire se présente, il active l’alarme. Le problème, c’est que l’alarme reste allumée même quand le danger a disparu. Et toi, tu vis avec cette sensation d’être en apnée.
C’est là que la différence entre hypnose et coaching classique devient cruciale. Le coaching va s’intéresser à ce que tu peux faire maintenant pour gérer cette alarme. L’hypnose va aller chercher d’où vient le câblage de cette alarme et le reprogrammer. Les deux sont utiles. Mais ils n’agissent pas sur le même niveau.
Le coaching classique, c’est une approche qui part du principe que tu as déjà les ressources. Tu n’es pas « cassé ». Tu as juste besoin d’un cadre, d’une méthode, et parfois d’un peu de confrontation bienveillante pour sortir de tes schémas.
Concrètement, avec un coach, tu vas travailler sur des objectifs précis. Par exemple : « Je veux prendre la parole en réunion sans bégayer. » Le coach va t’aider à décomposer cet objectif. Qu’est-ce qui te fait peur ? Qu’est-ce que tu pourrais faire différemment ? Quels sont les petits pas que tu peux poser cette semaine ? Tu vas peut-être faire des jeux de rôle, des exercices de respiration, des visualisations. Tu vas tenir un journal de tes réussites. Le coach va te challenger sur tes croyances limitantes : « Tu dis que tu n’es pas légitime. Qu’est-ce qui te fait dire ça ? As-tu des preuves du contraire ? »
Cette approche est très efficace pour plusieurs raisons. D’abord, elle te remet en mouvement. L’inaction nourrit l’anxiété. Quand tu commences à faire des choses, même petites, tu envoies un message à ton cerveau : « Je peux agir. » Ensuite, elle te donne des outils concrets. Tu repart avec des techniques que tu peux utiliser dans ta vie quotidienne. Enfin, elle te responsabilise. Tu deviens acteur de ton changement.
Prenons l’exemple de Marc. Un coach lui aurait probablement proposé de préparer ses appels de manière structurée : noter trois points clés, anticiper les objections, répéter à voix haute. Il aurait travaillé sur sa posture, sa voix. Il aurait fait des bilans de ses réussites. Marc aurait gagné en maîtrise technique. Sa confiance aurait augmenté, parce qu’il se sentirait mieux préparé.
Mais il y a un angle mort. Parfois, même avec tous les outils du monde, cette alarme intérieure ne s’éteint pas. Tu continues à douter, parce que la source du problème n’a pas été touchée. C’est comme repeindre un mur qui a une fuite d’eau derrière. La peinture tient un moment, puis elle cloque. Le coaching classique est génial pour la partie consciente, pour les comportements, pour les stratégies. Mais si le problème est enraciné dans une partie plus ancienne de toi, dans un souvenir non digéré, il risque de revenir.
Le coaching t’apprend à conduire la voiture sur une route dangereuse. L’hypnose répare le moteur qui cale dès que tu accélères.
L’hypnose, surtout l’hypnose ericksonienne que je pratique, ne fonctionne pas comme le coaching. Elle ne part pas de la volonté ni de la conscience. Elle part du principe que beaucoup de nos automatismes – y compris le manque de confiance – sont pilotés par des parties de nous qui échappent à notre contrôle conscient.
Quand tu es en hypnose, tu n’es pas endormi. Tu n’es pas inconscient. Tu es dans un état de conscience modifié, un peu comme quand tu es absorbé par un film ou perdu dans tes pensées en conduisant. Dans cet état, ton esprit critique s’apaise. Tu deviens plus réceptif à de nouvelles connexions, à de nouvelles manières de ressentir.
Dans le cadre de la confiance, l’hypnose va permettre plusieurs choses.
D’abord, elle va t’aider à accéder à la mémoire émotionnelle. Le manque de confiance est souvent lié à un événement passé que ton corps n’a pas « rangé » correctement. Sous hypnose, tu peux revisiter cet événement en toute sécurité, avec la présence du thérapeute, et le recontextualiser. Tu peux dire à ce toi du passé : « Ce n’était pas ta faute », « Tu as survécu », « Tu es en sécurité maintenant ». Ce n’est pas un simple exercice mental. C’est une expérience vécue, qui modifie la charge émotionnelle du souvenir.
Ensuite, l’hypnose va travailler avec les métaphores et les symboles. Par exemple, je pourrais proposer à Marc une visualisation où il trouve une salle des machines dans son corps, et il ajuste les réglages de la confiance comme on règle la pression d’une chaudière. Cela semble étrange, mais le cerveau comprend ce langage imagé bien mieux qu’un discours rationnel.
Enfin, l’hypnose va permettre d’installer des ressources. Si une partie de toi doute, une autre partie de toi est compétente. Sous hypnose, on peut renforcer cette partie compétente, lui donner plus de place, l’associer à un geste, un mot, une sensation. Tu repars avec un ancrage : un déclencheur qui te reconnecte à ta confiance en quelques secondes.
J’ai accompagné une femme qui dirigeait une équipe. Elle était très compétente, mais elle paniquait dès qu’elle devait faire un feedback négatif à un employé. Elle anticipait des semaines, perdait le sommeil. En hypnose, on est remonté à une scène de son enfance où elle s’était fait gronder très injustement par un professeur. Elle avait décidé inconsciemment que faire une remarque, c’était faire du mal. On a revisité cette scène. Elle a pu exprimer ce qu’elle n’avait pas pu dire à huit ans. Ensuite, on a créé une nouvelle image : celle d’une transmission claire, respectueuse, qui aide l’autre à grandir. Aujourd’hui, elle fait ses feedbacks sans anxiété. Elle n’a pas eu besoin de techniques de communication. C’est son rapport à la situation qui a changé.
La question du temps est centrale pour choisir. Le coaching classique s’inscrit souvent dans un temps court à moyen. Tu peux voir des résultats en quelques séances, surtout si tu es motivé et que tu passes à l’action. C’est parfait si tu as un objectif précis et que tu veux des résultats visibles rapidement. Par exemple, préparer un entretien, une présentation, un rendez-vous important.
L’hypnose, elle, peut être très rapide pour certains symptômes (une phobie peut se traiter en une séance dans certains cas), mais pour la confiance, elle demande souvent un peu plus de profondeur. Ce n’est pas une question de nombre de séances. C’est une question d’ancrage. On ne va pas juste « enlever » le doute. On va reconstruire une base de sécurité intérieure. Cela peut prendre trois, cinq, huit séances. Parfois moins. Parfois plus. Mais ce qui est intéressant, c’est que le changement, quand il vient, est durable. Il ne dépend plus d’une technique extérieure. Il vient de toi.
Je compare souvent les deux approches à la rénovation d’une maison. Le coaching classique, c’est réaménager les pièces, repeindre les murs, changer les meubles. Tu modifies l’apparence et la fonction. L’hypnose, c’est aller voir les fondations, les canalisations, l’électricité. C’est moins visible, parfois plus long, mais ça évite que la maison ne s’effondre au premier orage.
Tu n’as pas à choisir l’un contre l’autre. Parfois, je propose à mes clients de commencer par l’hypnose pour désactiver les blocages profonds, puis de passer à une phase plus coaching pour construire des compétences concrètes. D’autres fois, on fait l’inverse. L’important, c’est d’écouter ce dont tu as besoin maintenant.
Un exemple concret : un footballeur que j’accompagne en préparation mentale. Il avait une bonne technique, mais il perdait ses moyens en match. Il se mettait une pression énorme. On a commencé par de l’hypnose pour travailler sur son rapport à l’échec et au regard des autres. Ensuite, on a fait du coaching sur sa routine d’avant-match, sa gestion du temps, sa communication avec l’entraîneur. Les deux approches se sont complétées. Sans l’hypnose, les routines seraient restées fragiles. Sans le coaching, il aurait manqué de structure.
Ce n’est pas une compétition entre deux méthodes. C’est une question de timing et de sensibilité.
Il n’y a pas de test parfait, mais il y a des indices. Pose-toi ces questions.
Est-ce que tu as besoin de comprendre avec ta tête ? Si tu es quelqu’un de très rationnel, qui a besoin de cartésianisme, de plans d’action, de listes, le coaching classique te parlera probablement plus au début. Tu aimes avoir le contrôle, savoir où tu vas, mesurer tes progrès.
Est-ce que tu as l’impression de tourner en rond ? Tu as déjà lu des livres, essayé des méthodes, fait des exercices. Tu sais ce qu’il faudrait faire, mais tu n’y arrives pas. Tu te sens bloqué, comme si quelque chose de plus fort que toi t’empêchait d’avancer. C’est un signe que le problème est enraciné dans une partie non consciente. L’hypnose peut être la clé.
Est-ce que tu es sensible à ton corps ? Le manque de confiance se manifeste physiquement : tensions, sommeil perturbé, digestion, sensations de boule au ventre. Si ton corps parle fort, l’hypnose est très efficace, car elle travaille directement avec le système nerveux.
Est-ce que tu as un objectif très précis et concret ? Par exemple, « je veux obtenir une promotion dans trois mois et je dois convaincre mon directeur ». Le coaching classique est excellent pour ça. Il va te préparer, te coacher sur le fond et la forme.
Est-ce que tu sens que le problème est plus large ? Ce n’est pas juste une situation. C’est un sentiment général de ne pas être à la hauteur, qui touche plusieurs domaines de ta vie. Là, l’hypnose peut t’aider à trouver la racine commune.
Il n’y a pas de mauvaise réponse. L’important, c’est d’être honnête avec toi-même. Et si tu hésites, tu peux toujours commencer par une approche et, si tu sens que ça ne suffit pas, essayer l’autre. Ce n’est pas un engagement à vie.
Je reçois régulièrement des personnes qui ont fait du coaching et qui viennent me voir parce que « ça a aidé, mais pas assez ». Et inversement, des personnes qui ont fait de l’hypnose et qui ont besoin d’un cadre plus structurant pour passer à l’action. Les deux sont valables.
Voici un dernier indice. Je te propose un petit exercice. Ferme les yeux une seconde. Imagine que tu as déjà cette confiance que tu recherches. Comment tu te sens ? Qu’est-ce qui a changé dans ton corps ? Maintenant, demande-toi : est-ce que ce changement est surtout lié à ce que tu fais différemment, ou à ce que tu es différemment ? Si c’est le faire, le coaching est ta piste. Si c’est l’être, l’hypnose est probablement plus adaptée.
Tu n’es pas obligé de prendre rendez-vous tout de suite. Tu n’es pas obligé de choisir. Tu peux déjà poser un geste simple pour sortir de l’hésitation.
Prends un carnet, ou une note sur ton téléphone. Écris une situation précise où tu manques de confiance. Par exemple : « Je dois animer une réunion d’équipe mercredi prochain. » Ensuite, écris deux choses.
D’abord, ce que tu aimerais ressentir à la place. Sois précis : « Je veux me sentir calme, légitime, et capable de répondre aux questions sans paniquer. »
Ensuite, ce que tu pourrais faire concrètement pour t’y préparer. Par exemple : préparer ton plan, répéter devant un collègue, respirer trois fois avant de commencer.
Ce premier pas est déjà un acte de confiance. Tu arrêtes de subir, tu commences à agir.
Si tu sens que malgré cette préparation, quelque chose résiste en toi, si cette petite voix intérieure continue de douter, alors peut-être qu’il est temps d’explorer plus profondément. Et si tu veux, on peut en parler.
Je suis Thierry Sudan, installé à Saintes depuis 2014. Je reçois des adultes qui veulent retrouver une confiance stable, une paix intérieure, une liberté d’action. Que ce soit par l’hypnose ericksonienne, l’IFS, l’Intelligence Relationnelle, ou une combinaison des trois, je m’adapte à ce que tu es, pas à une méthode toute faite.
Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire, si tu as envie d’avancer, je t’invite à me contacter. On peut faire un premier échange, sans engagement, juste pour parler de toi. Parfois, le plus dur, c’est de faire ce premier pas. Une fois que tu l’as fait, le chemin s’éclaire.
Prends soin de toi. Et souviens-toi : la confiance, ce n’est pas l’absence de doute. C’est la certitude que tu peux avancer même quand le doute est là.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.