3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparaison simple entre l'hypnose ericksonienne et les approches traditionnelles.
Tu as peut-être déjà vécu cette scène. Tu viens de réussir quelque chose d’important — une promotion, un projet salué par tes collègues, une performance sportive qui dépasse tes attentes — et au lieu de savourer, une voix intérieure s’invite : « C’est un coup de chance. Ils vont découvrir que tu n’y connais rien. Tu n’es pas à ta place. »
Cette voix, c’est celle du syndrome de l’imposteur. Elle ne te lâche pas, même quand les preuves de ta compétence s’accumulent. Tu as essayé de raisonner, de te rassurer, de te dire que « c’est dans ta tête ». Mais ça ne suffit pas. Alors tu te demandes : qu’est-ce qui pourrait vraiment m’aider ? Une thérapie classique ? Ou l’hypnose ericksonienne ?
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes, et depuis 2014 j’accompagne des adultes comme toi, qui vivent ce décalage douloureux entre ce qu’ils accomplissent et ce qu’ils ressentent. Aujourd’hui, je te propose un duel honnête entre deux approches. Pas pour te vendre une méthode, mais pour t’aider à voir clair.
Avant de comparer, il faut comprendre ce qui se joue. Le syndrome de l’imposteur n’est pas un simple manque de confiance. C’est un mécanisme de protection ancien, souvent fabriqué dans l’enfance ou l’adolescence. Imagine : tu as grandi dans un environnement où la réussite était conditionnée à une perfection impossible. Ou bien on t’a répété que « tu n’es pas assez intelligent », ou au contraire que « tout te réussit sans effort », ce qui t’a laissé sans modèle pour intégrer l’échec. Ton cerveau a alors créé une stratégie : « Si je doute de moi en permanence, je reste vigilant, je ne serai pas pris en défaut. »
Le problème, c’est que cette stratégie s’est automatizée. Elle n’est plus sous ton contrôle conscient. Quand tu essaies de te raisonner — « J’ai des diplômes, des résultats, des retours positifs » — tu affrontes un système qui ne répond pas à la logique. C’est comme argumenter avec un robot qui répète « Oui, mais… » en boucle.
Les thérapies classiques (TCC, psychanalyse, etc.) travaillent souvent sur ce niveau conscient. Elles t’aident à identifier les pensées automatiques, à les contester, à comprendre leur origine. C’est utile, mais ça peut être long et frustrant, parce que le mécanisme est ancré dans des parties plus profondes de ton cerveau — le système limbique, l’amygdale, les mémoires implicites. Ces zones ne parlent pas le langage des mots. Elles réagissent aux sensations, aux émotions, aux schémas corporels.
L’hypnose ericksonienne, elle, s’adresse directement à ces zones non-verbales. Elle ne cherche pas à convaincre ta raison, mais à modifier le programme qui tourne en arrière-plan. C’est une différence fondamentale.
Prenons un exemple concret. Je reçois un jour un cadre commercial, appelons-le Marc. Il a 38 ans, il est performant, son patron le félicite, mais il passe ses soirées à ressasser : « J’ai eu de la chance, la prochaine fois ils verront que je ne sais pas faire. » En séance, je ne lui demande pas de décortiquer ses pensées. Je l’invite à fermer les yeux, à porter attention à sa respiration, à la sensation de ses pieds sur le sol.
Sous hypnose légère, son esprit conscient s’apaise. Je lui suggère d’imaginer une pièce où sont stockés de vieux fichiers. Il visualise un classeur étiqueté « imposteur ». Je lui propose de le regarder de loin, de remarquer la poussière, l’écriture un peu tremblée. Puis je l’invite à poser une main sur ce classeur et à lui dire : « Merci de m’avoir protégé. Je n’ai plus besoin de toi maintenant. » Il pleure un peu, sans comprendre pourquoi. Mais il sent un relâchement.
Ce qui se passe ici, c’est que l’hypnose permet d’accéder à des ressources inconscientes — la partie de lui qui sait déjà qu’il est compétent, mais qui était coincée derrière le programme de doute. Le cerveau n’apprend pas par la raison, mais par l’expérience. L’hypnose crée une expérience corrective : tu ressens, dans ton corps, ce que ça fait de lâcher la vigilance. Ce n’est pas une idée, c’est une sensation.
« L’hypnose ne te donne pas de réponse. Elle te fait vivre une autre possibilité, et ton cerveau s’en souvient. »
Marc est reparti avec un sentiment nouveau. Pas une certitude absolue, mais une brèche. Les semaines suivantes, il a remarqué que la voix intérieure était moins forte, moins présente. Il pouvait recevoir un compliment sans le rejeter immédiatement. La transformation n’est pas magique : elle demande parfois plusieurs séances, mais elle agit sur le fond.
Je ne veux pas jeter les thérapies classiques aux orties. Elles ont leur place. La psychanalyse, par exemple, peut t’aider à comprendre pourquoi ce syndrome est apparu — un père exigeant, un système scolaire compétitif, une culture familiale où l’erreur était interdite. Les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) te donnent des outils concrets : tenir un journal des pensées, exposer à des situations d’échec contrôlé, restructurer les croyances.
Le problème, c’est que ces approches restent souvent dans le bureau du psy. Tu passes une heure à parler, puis tu retournes dans ta vie, et le programme se réactive. Le syndrome de l’imposteur est sournois : il se nourrit de l’écart entre ce que tu sais et ce que tu ressens. Savoir que ton doute est irrationnel ne l’empêche pas de te serrer la gorge quand tu dois prendre la parole en réunion.
Un patient m’a dit un jour : « Je comprends pourquoi je doute, mais ça ne change rien. C’est comme lire la notice d’un médicament sans le prendre. » C’est exactement ça. Les thérapies classiques sont excellentes pour la prise de conscience, mais elles peinent à modifier les automatismes émotionnels. L’hypnose, elle, agit directement sur le système nerveux. Elle ne remplace pas la compréhension, mais elle la complète en rendant le changement possible sans lutte.
Dans ma pratique, je ne me limite pas à l’hypnose ericksonienne. J’intègre aussi l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. Pourquoi ? Parce que le syndrome de l’imposteur n’est jamais seul. Il est souvent lié à des parties de toi qui se sont développées pour te protéger : le perfectionniste, le sauveur, l’évitant. L’IFS permet de dialoguer avec ces parties sans les combattre.
Imagine un footballeur que j’accompagne. Il s’appelle Lucas, il joue en National. Avant chaque match, il est paralysé par la peur d’être démasqué comme un « faux talent ». En hypnose, on a travaillé sur la sensation de vide dans son ventre. Mais avec l’IFS, on a découvert une partie de lui, un enfant de 10 ans, qui avait peur de décevoir son père. Cette partie ne demandait qu’à être rassurée, pas raisonnée.
L’Intelligence Relationnelle, elle, vient outiller le quotidien. Apprendre à dire non, à poser des limites, à recevoir un compliment sans le détruire. C’est le versant concret, celui qui te permet de tester les changements dans le monde réel. L’hypnose pose les fondations, l’IFS dénoue les nœuds, et l’intelligence relationnelle construit la maison.
Alors, hypnose ou thérapie classique ? La réponse n’est pas binaire. Voici comment je vois les choses.
Si tu es quelqu’un qui a besoin de comprendre, d’analyser, de mettre des mots sur ton histoire, une thérapie classique (psychanalyse, TCC) peut te convenir. Tu vas passer plusieurs mois, voire années, à explorer. C’est un chemin valable, surtout si tu as aussi d’autres questions existentielles.
Mais si tu es fatigué de tourner en rond, si tu as déjà compris le mécanisme mais qu’il continue de te pourrir la vie, l’hypnose est probablement plus adaptée. Elle est plus courte (souvent 3 à 6 séances pour un syndrome d’imposteur bien installé), plus directe, et elle agit sur le corps. Tu n’as pas besoin de raconter toute ta vie. Tu viens avec un symptôme, et on travaille sur le programme qui le maintient.
Je ne fais pas de concurrence aux psys classiques. Je les respecte. Mais je vois trop de personnes passer des années à parler de leur imposteur sans jamais le toucher. L’hypnose, c’est un peu comme un coupe-circuit : elle désactive la boucle qui tourne en fond.
« Ce n’est pas la conscience qui change l’habitude, c’est l’expérience. L’hypnose te donne cette expérience. »
Je ne veux pas que tu sortes d’ici en te sentant obligé de réserver une séance. Je veux que tu reprennes le pouvoir sur cette voix intérieure, même un tout petit peu, dès aujourd’hui.
Voici un exercice simple, inspiré de l’IFS et de l’hypnose, que tu peux faire seul.
Ce n’est pas magique. Mais c’est un premier pas pour sortir du combat intérieur. Tu passes de la lutte à l’écoute. Et cette écoute, c’est le début d’un changement durable.
Si tu sens que le syndrome de l’imposteur te coûte trop — en énergie, en opportunités, en joie —, tu peux aussi envisager un accompagnement. Je reçois à Saintes, en cabinet, ou en visio pour ceux qui sont loin. On peut échanger 15 minutes gratuitement, sans engagement, pour voir si l’hypnose ou l’IFS est adapté à ta situation.
Je ne te promets pas que la voix disparaîtra complètement. Je te promets que tu peux apprendre à la mettre en sourdine, à lui donner moins de pouvoir, à vivre en paix avec elle. Parce que tu n’es pas un imposteur. Tu es juste quelqu’un qui a appris à douter de lui pour survivre. Et tu peux apprendre autre chose.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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