3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une comparaison concrète pour vous aider à faire le bon choix selon votre situation.
Vous regardez votre reflet dans le miroir, et la petite voix intérieure ne se prive pas : « Tu n’es pas à la hauteur », « Regarde les autres, eux ils y arrivent », « Tu devrais te taire, tu vas encore dire une bêtise ». Cette voix, vous la connaissez depuis des années. Elle vous suit au travail, dans votre couple, dans vos choix quotidiens. Vous avez essayé les livres de développement personnel, les applications de méditation, les listes d’affirmations positives. Parfois ça marche un jour ou deux, puis la voix revient, plus forte.
Alors vous vous demandez : « Faut-il que je consulte un thérapeute ? Et si oui, quelle approche choisir ? »
C’est une bonne question. Parce que non, toutes les thérapies ne se valent pas quand il s’agit d’estime de soi. Et oui, le choix de l’approche peut faire la différence entre un soulagement temporaire et un changement durable.
Je reçois des adultes comme vous depuis 2014 à Saintes. Certains viennent me voir après des années de thérapie classique. D’autres ont tout tenté sauf l’hypnose. D’autres encore ne savent même pas par où commencer. Alors posons les choses à plat : concrètement, qu’est-ce qui différencie l’hypnose d’une thérapie classique pour travailler l’estime de soi ? Et surtout, comment savoir ce qui est le mieux pour vous, là, maintenant ?
Avant de comparer les méthodes, il faut comprendre ce qu’on appelle « estime de soi ». Pas la définition des dictionnaires, mais ce qui se passe vraiment dans votre tête.
L’estime de soi, ce n’est pas « se trouver bien » ou « être content de soi ». C’est la relation que vous entretenez avec vous-même. C’est la manière dont vous vous parlez, dont vous vous traitez, dont vous répondez à vos propres besoins. Et cette relation s’est construite très tôt, souvent avant que vous ayez les mots pour la décrire.
Imaginez un enfant de 4 ans qui dessine un bonhomme. Sa mère lui dit : « C’est moche, tu n’as même pas mis les doigts. » À 6 ans, il ramène un 15/20 en dictée, son père regarde les 5 points perdus : « Tu pouvais mieux faire. » À 8 ans, il pleure parce qu’un copain l’a insulté, on lui répond : « Arrête de pleurer, c’est pas grave. »
Ces petites phrases, répétées des centaines de fois, ne restent pas dans la mémoire consciente. Elles s’impriment dans une partie plus ancienne du cerveau, celle qui ne raisonne pas, qui ne discute pas, qui répond juste par des émotions et des réactions automatiques. C’est là que se forme ce qu’on appelle en hypnose la « partie critique interne », ou en IFS (Internal Family Systems) le « manager ».
Quand vous vous dites « Je suis nul », ce n’est pas une opinion rationnelle que vous pourriez contredire avec des faits. C’est une programmation ancienne, presque un réflexe. Et c’est là que le bât blesse : la plupart des thérapies classiques tentent de raisonner ce réflexe. Mais on ne raisonne pas un réflexe. On l’apaise, on le transforme, ou on le remplace.
« L’estime de soi n’est pas une opinion que l’on corrige, c’est une relation que l’on répare. Et une relation ne se répare pas avec des arguments, elle se répare avec une présence différente. »
Voilà pourquoi beaucoup de personnes intelligentes, cultivées, qui « savent » qu’elles devraient avoir confiance en elles, restent bloquées. Le savoir ne change rien. Le problème n’est pas dans la partie logique de votre cerveau. Il est dans la partie émotionnelle, automatique, ancienne.
Quand on parle de « thérapie classique », on pense généralement aux approches comme les TCC (thérapies cognitivo-comportementales), la psychanalyse, ou les thérapies humanistes. Chacune a ses forces, mais elles partagent un point commun : elles s’appuient sur la parole, la conscience, la compréhension.
En TCC, par exemple, on va vous demander de tenir un journal de vos pensées négatives, de les identifier, de les contredire avec des preuves objectives. « Je suis nul au travail ? Voyons les faits : j’ai réussi ce projet, mon chef m’a félicité la semaine dernière… » C’est logique, c’est structuré, et ça marche pour certaines personnes.
Mais pour d’autres, c’est épuisant. Parce que la voix intérieure ne se tait pas avec des preuves. Elle dit : « Oui, mais c’était de la chance », « Oui, mais il était poli », « Oui, mais demain je vais me planter ». Vous pouvez passer des heures à rassembler des preuves, la voix trouvera toujours une contre-argumentation. C’est son métier, elle le fait depuis des années, elle est très forte.
La psychanalyse, elle, va creuser l’origine : « Pourquoi vous sentez-vous nul ? Qu’est-ce qui, dans votre enfance, a construit ce sentiment ? » Comprendre l’origine peut apporter un soulagement. « Ah, c’est à cause de mon père ! » Mais souvent, ça ne change pas le réflexe. Vous savez pourquoi vous vous sentez nul, mais vous continuez à vous sentir nul. La compréhension est intéressante, mais elle n’est pas toujours thérapeutique.
Je ne dis pas que ces approches sont inefficaces. Pour certaines personnes, dans certains contextes, elles sont parfaites. Mais pour l’estime de soi, j’observe un écueil fréquent : on passe des mois, parfois des années, à « comprendre » son problème, sans jamais le transformer vraiment.
Le problème, c’est que votre estime de soi n’est pas un problème à comprendre. C’est un programme à mettre à jour. Et pour mettre à jour un programme, il faut avoir accès au code source, pas juste lire le manuel d’utilisation.
C’est là que l’hypnose ericksonienne change la donne. Elle ne cherche pas à convaincre votre cerveau logique. Elle parle directement à cette partie ancienne, automatique, qui a enregistré les blessures et les croyances limitantes.
En séance, je ne vais pas vous demander « Pourquoi vous pensez ça ? » ou « Quelles preuves avez-vous que vous êtes capable ? » Je vais plutôt créer un état de conscience modifiée, un état où votre critique interne est moins actif, où votre cerveau logique se met en veille, et où les parties plus anciennes et plus souples deviennent accessibles.
Dans cet état, on peut :
Ce n’est pas magique. C’est neurobiologique. Quand vous êtes en état d’hypnose, votre cerveau fonctionne différemment. Les connexions entre les zones de raisonnement et les zones émotionnelles se modifient. Des apprentissages qui prendraient des semaines en état conscient peuvent se faire en une ou deux séances.
Prenons un exemple concret. J’ai reçu un jour un homme d’une cinquantaine d’années, cadre commercial. Brillant professionnellement, mais incapable de prendre la parole en réunion sans trembler et bafouiller. Il avait fait deux ans de TCC. Il savait que ses pensées étaient irrationnelles. Il avait toutes les preuves de sa compétence. Mais son corps ne suivait pas.
En hypnose, on n’a pas travaillé sur ses pensées. On a travaillé sur son corps. On a retrouvé le moment, vers 7 ans, où il avait été humilié par un instituteur devant toute la classe pour une réponse qu’il avait donnée. On n’a pas « parlé » de ce souvenir, on l’a revisité en modifiant l’expérience. On a installé une nouvelle réponse corporelle face à l’attention du groupe. Deux séances plus tard, il prenait la parole en réunion sans trembler. Pas parce qu’il « comprenait » mieux son problème, mais parce que son système nerveux avait appris une nouvelle réponse.
« Ce n’est pas parce que vous comprenez votre blessure qu’elle guérit. Parfois, il faut juste arrêter de la rouvrir pour l’examiner et lui offrir un environnement différent pour cicatriser. »
Je ne vais pas vous vendre l’hypnose comme une solution miracle. Ce serait malhonnête. Et ce serait aussi vous rendre un mauvais service, parce que si vous attendez un résultat irréaliste, vous serez déçu et vous abandonnerez.
L’hypnose a des limites. D’abord, elle demande une certaine capacité à se laisser guider. Certaines personnes très cérébrales, très en contrôle, ont du mal à entrer en état d’hypnose. Ce n’est pas impossible, mais ça demande plus de temps et parfois des approches complémentaires.
Ensuite, l’hypnose ne fait pas disparaître les causes structurelles. Si votre estime de soi est liée à un environnement toxique actuel (conjoint dévalorisant, patron maltraitant), l’hypnose peut vous aider à mieux y faire face, mais elle ne changera pas votre environnement. À un moment, il faudra peut-être aussi agir sur le contexte.
Enfin, l’hypnose ne remplace pas un travail psychothérapeutique profond quand il y a des traumatismes complexes. Si vous avez vécu des abus répétés, une négligence grave dans l’enfance, ou des troubles de la personnalité, l’hypnose seule ne suffira pas. Elle peut être un outil précieux dans un parcours plus large, mais elle ne fait pas tout.
La thérapie classique, de son côté, a l’avantage d’être plus prévisible, plus cadrée, et souvent mieux remboursée. Elle permet un travail d’élaboration sur le long terme qui peut être très précieux pour des personnes qui ont besoin de mettre des mots sur leur vécu. Elle est aussi plus adaptée si vous avez besoin de soutien sur une longue période, pour des problématiques qui ne sont pas circonscrites à un symptôme précis.
Ce que je constate dans ma pratique, c’est que ces approches ne sont pas concurrentes. Elles sont complémentaires. L’hypnose est rapide et efficace pour des changements ciblés, des blocages précis, des automatismes à modifier. La thérapie classique est précieuse pour un travail de fond, une reconstruction identitaire sur le long terme, ou quand il y a besoin d’un cadre contenant sur plusieurs mois.
Si vous vous reconnaissez dans l’une des situations suivantes, l’hypnose est probablement une excellente option pour vous :
Vous savez que vous devriez avoir confiance en vous, mais vous n’y arrivez pas. Vous avez toutes les preuves objectives de votre valeur, mais votre ressenti émotionnel ne suit pas. C’est le cas typique où le problème est dans le pilote automatique, pas dans la réflexion.
Vous avez un blocage spécifique. Parler en public, vous affirmer face à votre chef, oser demander une augmentation, rencontrer de nouvelles personnes. Un contexte précis qui déclenche une réaction disproportionnée.
Vous avez déjà fait un travail thérapeutique et vous stagnez. Si vous avez passé des mois à comprendre vos mécanismes sans voir de changement concret dans votre quotidien, l’hypnose peut débloquer la situation.
Vous voulez des résultats visibles en peu de séances. L’hypnose n’est pas une thérapie au long cours. Sur une problématique d’estime de soi ciblée, on peut voir des changements significatifs en 3 à 6 séances.
En revanche, si vous êtes dans ces situations, l’hypnose seule risque de ne pas suffire :
Vous êtes en pleine crise existentielle. Vous ne savez plus qui vous êtes, ce que vous voulez, quel sens donner à votre vie. L’hypnose peut aider à apaiser l’anxiété, mais un travail psychothérapeutique plus large sera nécessaire.
Vous traversez un deuil ou une séparation récente. L’hypnose n’est pas faite pour accompagner les processus de deuil. Elle peut intervenir plus tard, quand le choc est passé, mais pas en première intention.
Vous avez des antécédents de psychose ou de troubles dissociatifs sévères. L’hypnose est contre-indiquée dans ces cas. Si vous avez un suivi psychiatrique, parlez-en à votre médecin avant d’envisager l’hypnose.
Vous cherchez une relation thérapeutique au long cours. L’hypnose est une approche courte, je ne vois pas mes patients pendant des années. Si vous avez besoin d’un soutien régulier sur la durée, une thérapie classique est plus adaptée.
Je reçois souvent des personnes qui me disent : « J’ai tellement peur de l’hypnose, et en même temps je sens qu’il faut que je fasse quelque chose. » Cette ambivalence est normale. Changer, c’est inconfortable. Même quand on change pour aller mieux.
Voici les signes que vous êtes prêt, même si vous tremblez un peu :
Vous avez arrêté de chercher la solution à l’extérieur. Vous ne pensez plus que « le bon livre », « la bonne formation », « la bonne personne » va régler votre problème. Vous sentez que le changement doit venir de l’intérieur.
Vous êtes fatigué de vous battre contre vous-même. Vous avez passé des années à essayer de vous contrôler, de vous forcer, de vous raisonner. Et vous commencez à comprendre que cette lutte est épuisante et inefficace.
Vous acceptez que ça ne se passera pas exactement comme vous l’imaginez. Lâcher le contrôle, c’est accepter de ne pas savoir à l’avance comment le changement va se produire. C’est faire confiance au processus.
Vous êtes prêt à ressentir, pas seulement à comprendre. L’hypnose, c’est une expérience sensorielle, corporelle, émotionnelle. Ce n’est pas une conversation intellectuelle. Si vous êtes prêt à laisser vos sensations parler, vous êtes prêt pour l’hypnose.
Si cet article vous parle, si quelque chose résonne en vous, ne laissez pas cette énergie retomber. Voici ce que vous pouvez faire concrètement, tout de suite, sans attendre d’avoir pris une décision :
1. Identifiez une situation précise où votre estime de vous vous joue des tours. Pas « en général je manque de confiance », mais « quand mon chef me demande de présenter un projet, je sens mon estomac se nouer et ma voix trembler ». Plus c’est précis, plus le travail sera efficace.
2. Notez ce que vous avez déjà essayé et ce qui a marché ou pas. Si les TCC ne vous ont pas aidé, ce n’est pas un échec. C’est une information. Vous savez maintenant que votre problème ne se résout pas par la logique. Ça oriente vers une approche plus expérientielle.
3. Observez votre dialogue intérieur pendant 24 heures. Sans jugement, sans vouloir le changer. Notez juste les phrases automatiques qui vous traversent l’esprit. « Je suis nul », « Je n’y arriverai jamais », « Les autres sont meilleurs que moi ». Ces phrases, ce sont les programmes que vous allez pouvoir modifier.
4. Posez-vous cette question : « Si je pouvais changer une seule chose dans ma relation avec moi-même, qu’est-ce que ce serait ? » Pas dans ma vie, pas dans mon travail, pas dans mon couple. Dans ma relation avec moi-même. La réponse à cette question est le vrai objectif de votre travail.
5. Et si vous sentez que le moment est venu, prenez contact. Pas pour vous engager, pas pour signer un contrat. Juste pour parler, pour poser vos questions, pour voir si ce que je propose peut vous correspondre.
Je ne suis pas le thérapeute pour tout le monde. Et l’hypnose n’est pas la solution pour tout. Mais si vous lisez ces lignes et que quelque chose s’est allégé, si vous sentez qu’il existe une autre manière d’aborder votre estime de vous, alors peut-être qu’il est temps de faire ce premier pas.
Vous pouvez m’appeler ou m’écrire pour un premier échange, sans engagement. Juste pour parler de vous, de ce qui vous amène, et de ce qui vous retient
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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