3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparez les deux méthodes pour trouver celle qui vous correspond.
Vous êtes là, à hésiter. Peut-être depuis des mois, voire des années. D’un côté, vous sentez ce besoin viscéral de dire « non » plus souvent, de poser vos limites sans culpabiliser, d’exister pleinement dans vos relations. De l’autre, l’inconnu des méthodes vous freine : faut-il s’asseoir sur un divan pendant des heures à ressasser le passé, ou plonger directement dans l’hypnose pour reprogrammer son cerveau en quelques séances ? La question que vous vous posez est légitime : hypnose ou thérapie classique ? Laquelle va vraiment m’aider à m’affirmer ?
Je reçois cette interrogation presque chaque semaine dans mon cabinet à Saintes. Des adultes comme vous, intelligents, sensibles, qui en ont marre de s’effacer, de dire « oui » pour faire plaisir, de se sentir transparents dans leur couple, au travail ou en famille. Et ils veulent une réponse claire, pas un discours marketing. Alors, je vais être honnête avec vous : il n’y a pas de méthode miracle universelle. Mais il y a des chemins qui vous correspondent mieux. Et si vous lisez ces lignes, c’est probablement que l’hypnose vous intrigue, mais que vous avez besoin de comprendre ce qui la différencie vraiment d’une thérapie plus classique, comme la TCC ou la psychanalyse.
Dans cet article, je vais comparer ces deux approches concrètement, avec des exemples de ce que je vois en séance, pour que vous puissiez faire un choix éclairé. Pas de jargon, pas de promesses irréalistes. Juste une boussole pour vous orienter.
Avant de choisir un outil, il faut comprendre ce que vous voulez réparer. S’affirmer, ce n’est pas juste « dire ce qu’on pense ». C’est un muscle émotionnel qui repose sur trois piliers : la conscience de vos besoins, la capacité à les exprimer sans agressivité, et la tolérance à la réaction de l’autre.
Le problème, c’est que ce muscle s’est atrophié. Et il ne s’est pas atrophié par hasard. Prenons un exemple que je vois souvent : celui de Paul, 38 ans, commercial. En apparence, il est performant. Mais il passe ses soirées à ruminer : « J’aurais dû dire non à ce client », « Pourquoi je me suis laissé marcher dessus par mon chef ? », « Ma femme me dit que je ne suis jamais là, mais je n’ose pas lui dire que je suis épuisé ». Paul n’est pas timide. Il est coincé dans un schéma : il a appris très tôt que s’affirmer, c’était risquer le rejet ou le conflit. Alors, il s’est adapté en devenant « celui qui arrange tout le monde ». Le piège, c’est que cette adaptation est devenue une prison.
Ce qui bloque l’affirmation de soi, ce n’est pas un manque de technique. C’est une peur archaïque : la peur d’être abandonné ou jugé. Et cette peur est souvent ancrée dans des expériences anciennes, parfois même préverbales, que la mémoire rationnelle ne peut pas atteindre.
C’est là que la différence entre hypnose et thérapie classique devient cruciale. La thérapie classique (je parle ici des approches cognitivo-comportementales ou de la psychanalyse) va s’intéresser à pourquoi vous avez construit ce schéma. L’hypnose va plutôt s’intéresser à comment le défaire en douceur, en parlant directement à la partie de vous qui a pris le contrôle.
Blockquote : « L’affirmation de soi n’est pas un problème de volonté, c’est un problème de programmation émotionnelle. Tant que vous essayez de convaincre votre mental rationnel de changer, vous luttez contre un système qui a été conçu pour vous protéger. »
La thérapie classique, que ce soit la TCC (thérapie cognitivo-comportementale) ou la psychanalyse, a fait ses preuves. Et j’y ai recours moi-même dans mon approche, notamment via l’Intelligence Relationnelle. Alors, ne la rejetez pas d’emblée.
Ce qu’elle fait : elle vous offre un cadre pour comprendre. Vous allez parler, analyser vos pensées, identifier les distorsions cognitives (« Si je dis non, il va me détester »), et mettre en place des exercices concrets pour modifier vos comportements. Avec un bon thérapeute, vous allez progressivement désamorcer ces croyances limitantes.
Prenons l’exemple de Sophie, 42 ans, infirmière. Elle venait me voir parce qu’elle n’arrivait pas à refuser des gardes supplémentaires. En thérapie classique (elle avait déjà fait 6 mois de TCC avant de me rencontrer), elle avait appris à repérer sa pensée automatique : « Si je refuse, je vais passer pour une égoïste et mes collègues vont m’en vouloir ». Elle avait un carnet où elle notait ses pensées et testait ses prédictions. Le problème, c’est qu’elle comprenait intellectuellement que c’était irrationnel, mais son corps restait en alerte. Chaque fois qu’elle devait dire non, son cœur s’emballait, sa gorge se serrait, et elle finissait par céder.
La force de la thérapie classique, c’est qu’elle construit une conscience solide. Vous comprenez pourquoi vous êtes coincé. Vous avez des outils pour déconstruire vos croyances. Mais sa limite, c’est qu’elle reste dans le cortex préfrontal – la partie rationnelle du cerveau. Or, l’affirmation de soi est une compétence qui se joue aussi dans le système limbique, dans le corps, dans l’inconscient. Et parfois, le mental a besoin d’être court-circuité pour que le changement s’ancre vraiment.
Si vous êtes quelqu’un qui aime comprendre, qui a besoin de sens, et qui est prêt à prendre du temps (souvent plusieurs mois à un an), la thérapie classique est une excellente option. Mais si vous sentez que vous tournez en rond avec vos analyses, que vous savez pourquoi vous êtes comme ça mais que vous n’arrivez pas à changer, alors l’hypnose peut être le chaînon manquant.
L’hypnose que je pratique, l’hypnose ericksonienne, ne ressemble pas à ce que vous voyez à la télévision. Il n’y a pas de pendule, pas de sommeil profond, pas de perte de contrôle. C’est un état de conscience modifié, hypervigilant, où votre esprit critique s’apaise pour laisser place à votre inconscient créatif. En clair, on va parler à la partie de vous qui sait comment s’affirmer, mais qui est bloquée par des peurs anciennes.
Revenons à Sophie, l’infirmière. En hypnose, je ne lui ai pas demandé d’analyser ses pensées. Je l’ai guidée dans un état de détente profonde, puis je lui ai proposé de rencontrer « la partie d’elle qui dit oui tout le temps ». Cette partie, elle l’a décrite comme une petite fille de 8 ans, terrorisée à l’idée de décevoir ses parents. En état d’hypnose, Sophie a pu dialoguer avec cette partie, la rassurer, et lui montrer qu’aujourd’hui, en tant qu’adulte, elle avait les ressources pour dire non sans que le monde s’effondre. La séance a duré 1h30. Une semaine plus tard, elle refusait une garde sans culpabilité. Pas parce qu’elle avait « décidé » de le faire, mais parce que son système émotionnel s’était réorganisé.
L’hypnose ericksonienne est particulièrement efficace pour l’affirmation de soi car elle contourne les résistances. Vous savez, ces voix intérieures qui disent : « Oui mais si je change, je vais perdre mes amis », « C’est égoïste de penser à moi » ? Ce sont des protections. L’hypnose ne les combat pas ; elle les remercie, puis leur montre une nouvelle option. Elle travaille avec les métaphores, les images, les sensations corporelles. C’est un langage que l’inconscient comprend parfaitement.
Sa force : la rapidité. Beaucoup de mes clients constatent des changements notables en 3 à 5 séances, là où la thérapie classique peut prendre un an. Sa limite : elle demande une certaine capacité à lâcher prise. Si vous êtes hyper-rationnel, hyper-contrôlant, il faudra peut-être quelques séances pour apprendre à entrer en transe. Mais c’est un apprentissage, pas une obligation de résultat immédiat.
Blockquote : « L’hypnose ne vous enlève pas votre contrôle. Elle vous offre un accès direct à votre boîte à outils intérieure, celle que vous avez rangée au fond du placard depuis l’enfance. »
Vous vous demandez peut-être : « Thierry, tu pratiques l’hypnose, mais tu parles aussi d’Intelligence Relationnelle. C’est quoi, exactement ? » L’Intelligence Relationnelle (IR), c’est l’approche que j’utilise en complément de l’hypnose pour l’affirmation de soi. Elle est issue des travaux de Thomas d’Ansembourg, et elle combine la psychologie humaniste, la communication non violente et la pleine conscience.
Si l’hypnose travaille sur l’inconscient, l’IR travaille sur la relation à soi et aux autres. Concrètement, elle vous apprend à repérer vos besoins, à les exprimer sans agressivité, et à accueillir les émotions de l’autre sans vous effondrer. C’est un peu comme si vous appreniez une nouvelle langue : celle de l’affirmation douce.
Imaginez Marc, 35 ans, manager. Il est compétent, mais il passe ses réunions à se taire, par peur de froisser ses collaborateurs. En IR, on va lui apprendre à dire : « Je ressens de l’inquiétude par rapport à ce délai. J’ai besoin de clarté pour avancer sereinement. » Au lieu de : « Vous me mettez la pression, c’est inadmissible. » L’IR, c’est un entraînement concret, avec des exercices à faire dans la vie réelle. C’est très efficace, mais cela demande de la pratique et un cadre sécurisé pour expérimenter.
Dans ma pratique, je combine souvent les deux : l’hypnose pour dénouer les blocages profonds, l’IR pour vous donner des outils de communication. C’est ce que j’appelle le « travail en double piste ». Par exemple, une séance d’hypnose peut vous libérer de la peur du rejet, puis la semaine suivante, on travaille en IR sur comment formuler une demande à votre conjoint. Les deux approches se renforcent mutuellement.
Si vous êtes du genre à vouloir des résultats concrets, visibles rapidement, et que vous êtes prêt à vous investir dans des exercices entre les séances, l’IR est un formidable complément à l’hypnose. Mais si vous avez besoin d’abord de comprendre les racines de votre manque d’affirmation, une thérapie classique peut être un préalable utile.
Je veux être clair : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer votre histoire, vos blessures, ou vous transformer en super-héros de l’affirmation de soi en une séance. Si vous attendez cela, vous serez déçu.
L’hypnose ne fait pas non plus de diagnostic. Si votre difficulté à vous affirmer cache une dépression, un trouble anxieux généralisé, ou un traumatisme complexe, l’hypnose seule ne suffira pas. Dans ce cas, une thérapie classique avec un psychologue ou un psychiatre est indispensable. L’hypnose peut être un complément puissant, mais pas un substitut à un suivi médical.
Par exemple, j’ai reçu Léa, 28 ans, qui disait « ne pas oser dire non » à son compagnon. Après deux séances d’hypnose, elle s’affirmait mieux, mais un malaise persistait. En creusant, on a découvert qu’elle avait vécu une relation abusive dont elle n’avait jamais parlé. L’hypnose l’a aidée à contacter cette mémoire, mais j’ai dû l’orienter vers une psychologue spécialisée en trauma pour un travail plus long. L’hypnose a ouvert la porte, mais la reconstruction a nécessité un cadre thérapeutique classique.
Alors, quand choisir l’hypnose ? Quand vous avez une bonne santé psychique globale, que vous êtes prêt à vous engager dans un processus de 3 à 10 séances, et que vous sentez que le problème est « bloqué » dans votre corps ou vos émotions, pas dans votre intellect. Quand vous avez déjà fait des thérapies classiques, que vous avez compris les mécanismes, mais que vous n’arrivez pas à les appliquer dans la vie réelle.
Et quand choisir la thérapie classique ? Quand vous avez besoin de poser des mots sur une souffrance diffuse, quand vous traversez un deuil ou une dépression, quand vous voulez un accompagnement long qui explore votre histoire familiale en profondeur.
Blockquote : « Ne choisissez pas une méthode par mode ou par paresse. Choisissez-la parce qu’elle répond à votre besoin du moment. Et n’oubliez pas : le meilleur thérapeute, c’est celui avec qui vous vous sentez en sécurité. »
Je vais vous donner un petit test personnel, que je propose à mes clients lors du premier entretien. Répondez honnêtement à ces trois questions :
Quand vous pensez à vous affirmer, ressentez-vous une émotion forte (peur, colère, tristesse) dans le corps ? Si oui, l’hypnose peut être très efficace pour désamorcer cette réponse somatique.
Avez-vous besoin de comprendre intellectuellement pourquoi vous êtes bloqué pour avancer ? Si oui, commencez par une thérapie classique ou une approche comme l’IR, qui vous donnera des clés de compréhension.
Avez-vous déjà essayé de « vous raisonner » sans succès ? Si oui, l’hypnose peut vous aider à sortir de cette boucle mentale.
Il n’y a pas de bonne réponse absolue. Moi-même, j’utilise les trois approches dans ma pratique, en fonction de la personne et du moment. Parfois, on commence par l’hypnose pour débloquer une situation d’urgence (un entretien important, une relation qui s’envenime), puis on bascule sur de l’IR pour consolider. Parfois, on fait l’inverse.
L’essentiel, c’est de ne pas rester seul avec votre questionnement. L’affirmation de soi est un chemin, pas une destination. Et il n’y a pas de honte à avoir besoin d’un guide.
Vous avez lu jusqu’ici, et peut-être que quelque chose a résonné en vous. Peut-être que vous vous reconnaissez dans Paul, Sophie ou Marc. Peut-être que vous sentez cette fatigue de vous oublier, de dire oui quand vous pensez non, de porter le poids des attentes des autres.
Alors, voici ce que je vous propose : ne restez pas dans l’hésitation. L’indécision est une forme de souffrance silencieuse. Vous n’avez pas besoin de savoir quelle méthode est la meilleure aujourd’hui. Vous avez juste besoin de faire un premier pas.
Prenez un carnet, ou ouvrez une note sur votre téléphone, et écrivez une situation précise où vous aimeriez vous affirmer. Pas un grand projet vague, mais un petit truc concret : dire à votre collègue que vous ne pouvez pas prendre son dossier en plus, demander à votre conjoint de faire la vaisselle, refuser une invitation qui ne vous fait pas envie. Notez ce que vous ressentez dans votre corps en y pensant. C’est votre boussole.
Ensuite, appelez-moi ou envoyez-moi un message. On peut faire un premier échange gratuit de 15 minutes, sans engagement, pour que je vous écoute et qu’on voit ensemble quelle approche pourrait vous correspondre. Je suis à Saintes, mais je reçois aussi en visio pour ceux qui sont plus loin.
Vous n’êtes pas seul à chercher votre voie. Et vous n’avez pas à trouver la réponse tout seul. Parfois, il suffit de tendre la main et de dire : « J’ai besoin d’aide pour exister pleinement. » C’est déjà un acte d’affirmation de soi.
À bientôt, peut-être.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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