3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Un guide adapté aux personnes qui ressentent tout intensément.
Tu les sens vibrer autour de toi, ces énergies, ces émotions, ces non-dits. Un regard appuyé, une remarque anodine, et c’est tout ton corps qui s’emballe. Tu captes l’atmosphère d’une pièce en entrant, tu sais quand quelqu’un va mal avant même qu’il n’ouvre la bouche, et tu portes parfois la tristesse du monde comme un manteau trop lourd. Être hypersensible, ce n’est pas juste « ressentir plus ». C’est vivre chaque jour avec des antennes grand angle, sans interrupteur pour les éteindre. Et la grande question, celle qui te taraude sans doute : comment faire pour exister, pour dire non, pour poser tes limites, sans avoir l’impression de t’éteindre ou de trahir ta nature profonde ?
C’est exactement là que l’hypnose peut t’aider. Pas pour te « guérir » de ta sensibilité – comme s’il s’agissait d’une maladie – mais pour apprendre à la réguler, à la mettre au service de ton affirmation de toi. Je vois régulièrement des personnes hypersensibles dans mon cabinet à Saintes. Elles arrivent épuisées, souvent après des années à se plier aux besoins des autres, à encaisser sans broncher, à s’effacer par peur de déranger ou de paraître trop « à fleur de peau ». Ce que je leur propose, via l’hypnose ericksonienne et l’IFS (Internal Family Systems), c’est une voie pour s’affirmer sans se renier. Voici comment.
Tu connais sans doute cette sensation : tu es dans une conversation, quelqu’un te fait une remarque un peu limite, ou te demande un service que tu n’as pas envie de rendre. À l’intérieur de toi, ça gronde. Tu sais que tu devrais dire non, protester, poser une limite. Mais au moment de parler, ta gorge se serre, ta voix devient fluette, et tu finis par dire oui avec un sourire forcé. Puis, une fois seul, tu rumines, tu culpabilises, tu te traites de faible.
Ce mécanisme n’est pas un hasard. L’hypersensibilité est souvent associée à une grande empathie – tu ressens la détresse potentielle de l’autre avant même qu’elle ne s’exprime. Ton système nerveux, en hyperalerte, capte le moindre signe de tension ou de rejet. Or, dire non, c’est risquer de créer une tension, un désaccord, une déception chez l’autre. Pour ton cerveau d’hypersensible, ce risque est perçu comme une menace. Alors, pour te protéger, tu te tais. Tu te fonds dans le décor. Tu deviens un caméléon émotionnel.
Mais il y a un prix à payer. En t’effaçant, tu accumules de la frustration, de la colère rentrée, de la tristesse. Tu te trahis toi-même. Et un jour, ça déborde : crise de larmes, explosion de colère, ou épuisement total. L’hypnose ne va pas transformer ta sensibilité en insensibilité. Elle va t’aider à reprogrammer la façon dont ton cerveau réagit à la menace de la confrontation. Elle va créer un espace intérieur où tu peux dire non tout en restant en sécurité.
« L’hypnose ne m’a pas rendue moins sensible. Elle m’a appris à écouter ma sensibilité sans qu’elle prenne le contrôle de mes décisions. » — Témoignage d’une patiente, Saintes, 2022.
Le premier pas, c’est de comprendre que ton hypersensibilité n’est pas un défaut, mais un amplificateur. Le problème, ce n’est pas que tu ressentes fort. C’est que tu n’as pas encore les outils pour doser le volume de cet amplificateur. L’hypnose va t’apprendre à tourner le bouton.
Quand tu es hypersensible, tes émotions arrivent souvent en pleine puissance, comme une vague déferlante. Tu n’as pas le temps de réfléchir. Tu es submergé. L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, est particulièrement adaptée parce qu’elle ne force pas, ne contraint pas. Elle utilise le langage indirect, les métaphores, pour parler à ton inconscient, cette partie de toi qui pilote tes réactions automatiques.
Imaginons que tu sois en situation de stress : un collègue te met la pression, un proche te fait une réflexion qui te blesse. D’habitude, ton corps réagit en mode « combat/fuite/fige ». L’hypnose va t’aider à créer un nouvel itinéraire neuronal. Pendant une séance, je vais t’amener dans un état de relaxation profonde – un état modifié de conscience où ton esprit critique se met en veille et où ton inconscient devient réceptif. C’est un peu comme si on ouvrait une fenêtre dans le programme par défaut de ton cerveau.
Dans cet état, on va installer des ressources. Par exemple, je peux te proposer une métaphore : celle d’un régulateur de volume, avec un curseur que tu peux baisser quand l’émotion devient trop forte. Tu vas apprendre, en hypnose, à visualiser ce curseur, à le toucher mentalement, à le descendre tout en douceur. Ce n’est pas du déni – l’émotion reste là, mais son intensité devient gérable. Tu passes de « je suis noyé » à « je ressens, mais je peux agir ».
Un autre outil puissant, c’est la dissociation thérapeutique. Je t’apprends à prendre du recul par rapport à ce que tu ressens. Tu peux par exemple imaginer que tu t’installes dans une cabine de projection, et que tu regardes la situation sur un écran, comme un film. Tu vois la scène, tu entends les paroles, mais tu n’es plus dedans. Cette distance te permet de choisir ta réponse au lieu de réagir instinctivement. Pour un hypersensible, c’est une libération. Tu n’es plus l’esclave de tes émotions. Tu deviens leur observateur bienveillant.
Au fil des séances, ton cerveau intègre ces nouveaux schémas. Tu commences à les utiliser spontanément dans la vie quotidienne. Un collègue te fait une remarque, tu ressens la bouffée d’angoisse, et puis… tu respires, tu visualises ton curseur, et tu réponds calmement : « Je comprends ton point de vue, mais je ne suis pas d’accord. » C’est la première fois que ça t’arrive, et tu te surprends toi-même.
L’hypnose seule est déjà très puissante, mais je l’associe souvent à l’IFS (Internal Family Systems), un modèle de psychothérapie qui considère que notre esprit est composé de multiples « parties » ou sous-personnalités. Pour un hypersensible, cette approche est une révélation. Pourquoi ? Parce qu’elle t’aide à comprendre que ta difficulté à t’affirmer n’est pas un bloc monolithique. C’est une partie de toi qui a pris le pouvoir, souvent pour de bonnes raisons.
Prenons un exemple. Tu as en toi une « partie » que j’appelle le Gardien. Son rôle : te protéger des conflits, du rejet, de l’abandon. C’est elle qui te fait dire oui quand tu veux dire non. C’est elle qui te pousse à t’excuser pour tout. C’est elle qui hurle « Danger ! » dès que tu envisages de poser une limite. Cette partie n’est pas ton ennemie. Elle est simplement une stratégie de survie que tu as développée, souvent dans l’enfance, pour faire face à un environnement où ta sensibilité n’était pas accueillie.
Le problème, c’est qu’avec le temps, cette partie est devenue toute-puissante. Elle a étouffé d’autres parties de toi : celle qui veut s’affirmer, celle qui a des désirs, celle qui a de la colère légitime. En IFS, on va entrer en contact avec ce Gardien. En hypnose, je t’invite à le rencontrer, à le visualiser, à lui parler. Tu vas découvrir qu’au fond, il est fatigué. Il porte une lourde responsabilité depuis des années. Il a besoin que tu le remercies pour son travail, puis que tu lui dises : « Maintenant, je peux prendre le relais. Tu peux te reposer. »
Cette étape est cruciale. Tant que tu combats ta peur de t’affirmer, elle résiste. Mais quand tu l’accueilles, quand tu comprends sa logique, elle se détend. L’hypnose facilite ce dialogue intérieur. Elle crée un espace sécurisé où tu peux rencontrer ces parties sans jugement. Et progressivement, une nouvelle partie émerge : ton Self – ta essence centrale, calme, confiante, compatissante. C’est depuis ce Self que tu peux t’affirmer, non pas en agressant l’autre, mais en restant connecté à ta vérité.
« J’ai découvert que la partie de moi qui avait peur de dire non était en fait une petite fille qui voulait être aimée. En la rassurant, j’ai pu enfin poser des limites sans culpabilité. » — Extrait d’un suivi IFS, cabinet de Saintes.
Tu te demandes peut-être : concrètement, comment ça se traduit dans le quotidien ? Voici quelques principes que je transmets aux personnes hypersensibles que j’accompagne. Ce sont des repères, pas des recettes miracles.
1. Distinguer affirmation et agression. Beaucoup d’hypersensibles confondent les deux. Ils pensent que dire non, c’est être méchant, blessant, égoïste. En réalité, l’affirmation de soi est un acte de respect – envers toi et envers l’autre. Tu peux dire non avec douceur, avec un sourire, tout en restant ferme. Par exemple : « Je comprends que tu aies besoin d’aide, mais je ne peux pas aujourd’hui. Peut-être un autre jour ? » C’est clair, c’est calme, et ça ne détruit rien.
2. Utiliser le délai. Ton hypersensibilité te pousse à répondre immédiatement, sous l’emprise de l’émotion. Apprends à gagner du temps. Dis : « Laisse-moi réfléchir, je te réponds dans cinq minutes. » Ce simple délai te permet de respirer, de consulter ton curseur intérieur, et de répondre depuis ton Self, pas depuis ta panique.
3. Accueillir la culpabilité sans la suivre. Après avoir dit non, tu vas probablement ressentir une vague de culpabilité. C’est normal. C’est ton Gardien qui proteste. Ne lutte pas contre cette culpabilité. Observe-la. Dis-lui : « Je te vois, je sais que tu veux me protéger, mais je fais ce choix maintenant. » Et laisse-la passer, comme un nuage. Elle finit toujours par se dissiper.
4. Pratiquer des micro-affirmations. Commence petit. Affirme-toi dans des situations à faible enjeu : commander un café sans sucre si on t’en a mis, dire que tu préfères un autre plat au restaurant, refuser une proposition anodine. Chaque micro-victoire renforce ton circuit neuronal de l’affirmation. Tu entraînes ton cerveau comme un muscle.
L’hypnose va t’aider à ancrer ces nouveaux comportements. En séance, on va répéter mentalement ces scénarios. Tu vas vivre en imagination une situation où tu t’affirmes avec succès, en ressentant la fierté et le calme dans ton corps. Ton inconscient enregistre cette expérience comme réelle. La prochaine fois que la situation se présente dans la vie réelle, tu auras un chemin tout tracé.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer ta sensibilité. Heureusement, d’ailleurs, parce que c’est aussi ta force : ta capacité à ressentir profondément te permet d’être créatif, intuitif, connecté aux autres. Sans elle, tu serais peut-être plus « efficace » en apparence, mais vide à l’intérieur.
L’hypnose ne va pas non plus te transformer en personne extravertie et assertive du jour au lendemain. Ce n’est pas son but. Elle va t’aider à trouver ta propre version de l’affirmation, celle qui te ressemble. Pour certains, ce sera un « non » franc et direct. Pour d’autres, ce sera un « non » enveloppé de douceur, ou un compromis créatif. L’important, c’est que tu ne te trahisses plus.
Parfois, les personnes hypersensibles viennent avec l’idée qu’elles doivent « guérir » de leur sensibilité pour être acceptées. Je les rassure : ce n’est pas le chemin. Le chemin, c’est d’apprendre à vivre avec, à la réguler, à l’apprivoiser. L’hypnose est un outil pour ça, pas une gomme.
Un autre point : l’hypnose ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique si tu traverses une dépression ou des troubles anxieux sévères. Elle peut être un complément puissant, mais il faut d’abord stabiliser le terrain. Je suis formé pour reconnaître ces situations et t’orienter si nécessaire.
Tu es peut-être en train de lire ces lignes et de reconnaître des schémas qui te parlent. Peut-être que tu sens une petite vibration intérieure, un appel à changer. C’est déjà le premier pas. La prise de conscience est le début de tout.
Voici une chose que tu peux faire dès maintenant, seul, sans attendre une séance. Installe-toi confortablement, ferme les yeux, et prends trois respirations profondes. Puis, pose-toi cette question : « Quelle est la prochaine petite chose que je peux faire pour m’affirmer un peu plus, sans violence, en restant moi-même ? » Laisse la réponse monter, sans forcer. Peut-être que ce sera envoyer un message pour dire que tu ne peux pas venir à un rendez-vous. Peut-être que ce sera exprimer une préférence au dîner. Peut-être que ce sera simplement dire à un proche : « J’ai besoin d’un moment pour moi. »
Note cette idée quelque part. Et demain, fais-la. Juste une micro-action. Tu verras, ça change tout.
Si tu sens que tu as besoin d’un accompagnement plus profond, que les outils seuls ne suffisent pas, je suis là. Dans mon cabinet à Saintes ou en visio, je reçois des adultes hypersensibles qui veulent s’affirmer sans se trahir. On utilise l’hypnose ericksonienne et l’IFS, à ton rythme, dans le respect de ta nature. Tu n’as pas à changer qui tu es. Tu as juste à apprendre à être toi, pleinement, sans t’excuser d’exister.
Prends soin de toi. Ta sensibilité est un cadeau. Il est temps d’apprendre à l’emballer avec tes propres règles.
Thierry Sudan
Praticien en hypnose, IFS et Intelligence Relationnelle
Saintes, Charente-Maritime
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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