3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comprendre l'origine de cette peur avec l'hypnose.
Vous entrez dans une salle de réunion. Cinq paires d’yeux se tournent vers vous. Soudain, votre gorge se serre, vos mains deviennent moites, et cette phrase résonne dans votre tête : « Et s’ils me jugent ? Et si je dis une bêtise ? » Vous n’êtes pas seul·e à vivre cela. Chaque semaine, dans mon cabinet à Saintes, je reçois des adultes intelligents, compétents, qui pourtant se retrouvent paralysés par le regard des autres. Certains évitent les réunions, d’autres refusent des promotions, d’autres encore s’isolent socialement. Cette peur n’est pas une faiblesse. C’est un mécanisme ancien, enfoui dans votre histoire. Et avec l’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle, nous pouvons le dénouer.
Ce n’est pas une fatalité. Vous pouvez respirer. Vous pouvez parler sans trembler. Vous pouvez être vous-même, sans vous cacher. Je vais vous montrer comment.
Imaginez Marc, 38 ans, commercial. Il est brillant devant ses clients, mais dès qu’il doit prendre la parole en interne, il bégaie, rougit, et oublie tout. Il m’a dit un jour : « C’est comme si un mur invisible se dressait devant moi. » Ce mur, ce n’est pas la faute de ses collègues. C’est l’écho d’une histoire plus ancienne.
Notre cerveau est une machine à apprendre. Si, enfant, vous avez été ridiculisé·e pour une réponse en classe, si un parent vous a dit « Tais-toi, tu vas dire une bêtise », ou si vous avez vécu un rejet social, votre système nerveux a enregistré : « Le regard des autres = danger. » Ce n’est pas un choix. C’est un conditionnement. Votre amygdale cérébrale, cette petite amande qui gère la peur, se déclenche alors comme face à un prédateur. Vous n’êtes pas en réunion, vous êtes dans la savane, face à un lion.
Mais il y a plus profond. Cette peur est souvent liée à une partie de vous que j’appelle, en IFS (Internal Family Systems), un « manager ». C’est une voix intérieure qui vous protège en vous disant : « Si tu restes discret·e, tu ne seras pas blessé·e. » Ou un autre « exilé », une partie plus jeune qui porte la honte ou l’humiliation d’un moment passé. Votre paralysie n’est pas un défaut : c’est une stratégie de survie. Le problème, c’est qu’elle a dépassé sa date de péremption. Vous n’êtes plus l’enfant vulnérable. Vous êtes un adulte avec des ressources.
L’hypnose ericksonienne, avec son langage indirect et ses métaphores, permet de contourner les défenses de ce manager. On ne le combat pas. On l’écoute, on le remercie, et on montre à votre système nerveux qu’aujourd’hui, le regard des autres n’est plus une menace.
« Votre paralysie n’est pas un défaut : c’est une stratégie de survie qui a dépassé sa date de péremption. »
Vous avez probablement déjà vécu ça : vous savez rationnellement que vous n’êtes pas en danger. Vous vous dites : « Je suis compétent, je maîtrise mon sujet. » Pourtant, votre cœur s’emballe, vos jambes tremblent, votre voix se casse. Pourquoi ? Parce que votre corps n’écoute pas votre raison. Il écoute votre histoire.
Prenons Sophie, 42 ans, infirmière. Elle est excellente avec ses patients, mais lors des staffs médicaux, elle se tait. Elle m’a raconté : « Mon ventre se noue, je sens une boule dans la gorge, et je suis incapable d’ouvrir la bouche. » Son corps revit une scène d’enfance où elle a été humiliée par une institutrice devant toute la classe. Son système nerveux a associé « être regardée en public » à « humiliation ». À chaque staff, son corps se prépare à l’attaque, même si son esprit sait que ses collègues sont bienveillants.
En hypnose, on travaille avec le corps. On ne cherche pas à « contrôler » les symptômes. On les accueille. On peut, par exemple, utiliser une métaphore : imaginez que votre peur est une vieille alarme qui sonne encore alors que le danger est passé. On va doucement, en état modifié de conscience, réapprendre à votre système nerveux que la salle de réunion est un lieu sûr. On peut aussi, avec l’IFS, dialoguer avec cette partie de vous qui serre la gorge. Lui demander : « Que veux-tu me dire ? Qu’essaies-tu de protéger ? » Souvent, c’est une partie qui a peur que vous soyez rejeté·e, humilié·e, ou que vous perdiez votre place.
L’Intelligence Relationnelle vient ici compléter le travail. Elle vous apprend à lire les signaux non-verbaux des autres. Parce que souvent, on projette sur le regard des autres une intention qu’ils n’ont pas. On imagine un jugement qui n’existe pas. En apprenant à décoder les expressions faciales et les postures, vous réalisez que la plupart des gens sont dans leur propre bulle, préoccupés par eux-mêmes, pas par vous.
L’hypnose ericksonienne, c’est un peu comme un langage secret avec votre inconscient. Vous savez, cette partie de vous qui fait battre votre cœur, qui digère votre repas, qui a enregistré tous vos souvenirs. Elle ne répond pas aux ordres directs. Si je vous dis « Ne pensez pas à un ours blanc », que faites-vous ? Vous y pensez. L’hypnose, elle, utilise des métaphores, des suggestions indirectes, des histoires.
Prenons l’exemple de Jérôme, 47 ans, cadre. Il venait me voir parce qu’il paniquait avant chaque présentation. On a travaillé avec une métaphore : celle d’un jardinier qui arrose des plantes. Pendant l’hypnose, je lui ai raconté l’histoire d’un jardinier qui, chaque fois qu’il arrosait, se rappelait que la pluie était naturelle, que les plantes poussaient seules, et qu’il n’avait pas à forcer. Son inconscient a fait le lien avec ses présentations : il n’avait pas à « forcer » sa performance. Il pouvait laisser ses compétences naturelles s’exprimer.
En hypnose, on ne supprime pas la peur. On la transforme. On peut, par exemple, lui donner une couleur, une forme, une texture. Et puis, progressivement, on l’adoucit, on la dilue, on la déplace. On peut aussi ancrer une ressource : un souvenir où vous vous êtes senti·e confiant·e, puissant·e, calme. On associe cette ressource à un geste (presser le pouce et l’index) et on l’active avant une situation stressante.
L’IFS, ou « thérapie des parties », complète magnifiquement l’hypnose. On identifie la partie de vous qui a peur du regard des autres. On lui parle. On découvre souvent qu’elle est jeune, qu’elle a été blessée, et qu’elle porte une lourde responsabilité. En la remerciant, en lui montrant que vous êtes là, adulte, capable, elle peut lâcher prise. C’est un travail doux, profond, qui ne force rien.
« L’hypnose ne supprime pas la peur. Elle la transforme, comme l’eau qui contourne un rocher pour trouver son chemin. »
C’est un des pièges les plus fréquents. Vous pensez que la solution est d’être « parfait·e », de maîtriser chaque mot, chaque geste, pour éviter le jugement. Mais plus vous essayez d’être parfait·e, plus vous vous tendez, et plus le regard des autres vous paralyse. C’est un cercle vicieux.
Sandra, 34 ans, enseignante, était épuisée. Elle préparait ses cours des heures, anticipait chaque question, chaque regard. Et pourtant, elle avait l’impression que ses élèves la jugeaient. En séance, on a exploré une partie d’elle qui était une « parfaite ». Cette partie croyait dur comme fer que si elle était irréprochable, personne ne pourrait la critiquer. Mais c’était un mythe. On ne peut pas contrôler le regard des autres. On peut juste être soi-même.
L’Intelligence Relationnelle m’a appris un concept puissant : la « pyramide des besoins relationnels ». En bas de la pyramide, il y a le besoin de sécurité. Si vous avez vécu un rejet ou une humiliation, votre besoin de sécurité est hyper-activé. Vous cherchez à tout prix à être accepté·e, approuvé·e. Mais plus vous cherchez l’approbation, plus vous vous éloignez de votre authenticité. Et paradoxalement, c’est votre authenticité qui attire les gens.
En hypnose, on peut travailler avec cette partie « parfaite ». On lui montre qu’elle peut se reposer. Qu’elle n’a plus à porter ce fardeau. On peut aussi explorer, avec l’IFS, un « exilé » qui porte la honte de ne pas être assez bien. En le libérant, vous libérez votre énergie. Vous n’êtes plus dans le contrôle, mais dans l’expression.
Vous avez peur du regard des autres parce que vous leur prêtez des intentions négatives. Vous interprétez un froncement de sourcils comme de la désapprobation, un silence comme un jugement. Mais si vous appreniez à lire vraiment les expressions faciales et les micro-expressions, vous verriez que souvent, ce n’est pas ça du tout.
L’Intelligence Relationnelle, c’est la capacité à comprendre les émotions des autres et à ajuster votre communication. Elle repose sur des bases scientifiques : les travaux de Paul Ekman sur les micro-expressions, la théorie de l’attachement, la communication non-violente. Quand vous savez qu’un froncement de sourcils peut être de la concentration, pas du jugement, vous arrêtez de projeter. Quand vous voyez que quelqu’un croise les bras parce qu’il a froid, pas parce qu’il vous rejette, vous respirez.
Prenons Thomas, 52 ans, chef d’entreprise. Il était terrorisé à l’idée de parler en public. En travaillant sur la lecture des visages, il a réalisé que la plupart des gens dans son audience étaient simplement fatigués, préoccupés, ou concentrés. Pas en train de le juger. Il a aussi appris à repérer les signes d’ouverture : une tête penchée, un sourire sincère, un regard qui soutient. Cela a changé sa perception. Il ne voyait plus une meute de juges, mais des humains comme lui.
En hypnose, on peut intégrer ces apprentissages. On peut, par exemple, faire une séance où vous vous visualisez en train de lire les visages, de les décoder, et de vous sentir calme. On ancre cette compétence. Vous devenez un détective des émotions, pas une victime du regard.
Je ne vais pas vous promettre que tout va disparaître en un claquement de doigts. Ça ne marche pas comme ça. Mais je vais vous donner trois choses que vous pouvez essayer dès maintenant, chez vous, avant même de prendre rendez-vous.
1. Asseyez-vous avec votre peur. Prenez cinq minutes. Fermez les yeux. Respirez. Et posez-vous cette question : « Si ma peur du regard des autres était une partie de moi, quel âge aurait-elle ? Que voudrait-elle me dire ? » Ne cherchez pas à la chasser. Écoutez-la. Vous serez surpris·e de découvrir qu’elle veut juste vous protéger. Remerciez-la.
2. Décodez un visage aujourd’hui. Dans le métro, au bureau, au supermarché, choisissez une personne et essayez de lire son émotion. Est-ce de la joie, de la tristesse, de la surprise, de la colère, de la peur ? Faites-le sans jugement, juste par curiosité. Vous verrez que la plupart des visages ne vous jugent pas. Ils vivent leur vie.
3. Respirez en 4-7-8. C’est une technique de respiration qui active le système parasympathique (le frein de votre système nerveux). Inspirez par le nez en comptant jusqu’à 4. Bloquez en comptant jusqu’à 7. Expirez par la bouche en comptant jusqu’à 8. Faites ça trois fois avant une situation stressante. Vous sentirez votre corps se détendre.
Et si vous sentez que le chemin est trop long seul·e, sachez que vous n’êtes pas obligé·e de le faire seul·e. Des centaines de personnes sont passées dans mon cabinet, à Saintes, avec cette même peur. Elles en sont sorties plus libres. Pas parfaites, mais libres.
Je ne vais pas vous dire qu’il faut absolument consulter. Je vais juste vous dire ceci : vous méritez de vivre sans ce boulet. Vous méritez de parler sans trembler, de rire sans vous cacher, d’être vous-même sans vous excuser. Le regard des autres, c’est juste un regard. Il ne vous définit pas.
Si ces lignes résonnent en vous, si vous sentez que quelque chose veut bouger, je suis là. Dans mon cabinet, à Saintes, ou en visio pour ceux qui sont loin. On peut commencer par un premier échange, sans engagement. Juste pour parler, pour voir si le courant passe. Parce que le plus important, c’est que vous vous sentiez en sécurité, écouté·e, respecté·e.
Prenez soin de vous. Et souvenez-vous : vous êtes déjà assez. Juste comme vous êtes.
Thierry Sudan
Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle
Saintes (17)
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À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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