3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comprenez les fluctuations émotionnelles et comment les stabiliser avec l'hypnose.
Vous vous levez un matin, vous vous sentez bien. Vous croisez votre reflet dans la glace, et vous vous dites : « Ça va, je suis pas mal aujourd’hui. » Vous enfilez votre veste, vous partez travailler, et tout semble fluide. Puis, en milieu de matinée, un collègue vous lance une remarque anodine – ou peut-être juste un regard un peu froid – et soudain, votre humeur bascule. Vous rentrez chez vous le soir, vidé, en vous demandant ce qui n’a pas fonctionné. Le lendemain, vous vous réveillez avec une toute autre énergie. Vous avez l’impression que votre estime de soi est une girouette au gré du vent, imprévisible, instable.
Je reçois régulièrement des personnes qui viennent me voir en me disant : « Thierry, je ne me comprends pas. Je peux passer d’un sentiment de confiance solide à un doute paralysant en quelques heures, sans raison apparente. » Si vous vivez cela, sachez que vous n’êtes pas seul. Ce n’est pas un défaut de caractère, ni un manque de volonté. C’est le signe que quelque chose de plus profond se joue dans votre psychisme. Et c’est là que l’hypnose, l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle apportent un éclairage précieux.
Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi votre estime de soi fluctue, avec un regard hypnotique. Je vais vous montrer que ces variations ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat de mécanismes internes que vous pouvez apprendre à connaître, puis à stabiliser.
Quand on parle d’estime de soi, on imagine souvent une chose unique, homogène, comme un trait de personnalité fixe. « J’ai une bonne estime de moi » ou « j’ai une mauvaise estime de moi ». Mais en réalité, notre psyché est bien plus complexe. Elle est composée de multiples « parties » ou sous-personnalités, chacune avec sa propre perception, ses croyances et ses émotions.
C’est le cœur de l’approche IFS (Internal Family Systems), que j’utilise beaucoup dans mon accompagnement. Imaginez que vous êtes une maison avec plusieurs pièces. Dans une pièce, il y a une partie de vous qui est confiante, qui sait ce qu’elle veut, qui se sent légitime. Dans une autre pièce, il y a une partie plus jeune, peut-être celle qui a été blessée par une critique à l’école, et qui doute de sa valeur. Dans une troisième pièce, il y a une partie protectrice, qui vous pousse à être parfait pour éviter le rejet.
Chacune de ces parties peut prendre le contrôle à différents moments. Quand vous vous réveillez en pleine forme, c’est peut-être votre partie « confiante » qui est aux commandes. Quand vous recevez une remarque déstabilisante, une autre partie – celle qui a peur du jugement – surgit et prend le dessus. Et voilà, votre estime de soi chute.
L’hypnose ericksonienne, que je pratique, permet d’entrer en contact avec ces parties de manière douce et respectueuse. En état de conscience modifié (ce que j’appelle un état de ressourcement), vous pouvez dialoguer avec elles, comprendre leur rôle, et surtout, calmer leurs peurs. Car ces parties ne sont pas « mauvaises » : elles essaient de vous protéger. Le problème, c’est qu’elles utilisent des stratégies qui ne sont plus adaptées à votre vie d’adulte.
Point clé : Votre estime de soi varie parce que vous n’êtes pas une seule personne à l’intérieur. Vous êtes une équipe. Et parfois, certains membres de l’équipe prennent le micro sans prévenir.
Avez-vous déjà remarqué à quel point une seule parole extérieure peut changer tout votre ressenti intérieur ? Un compliment sincère d’un ami, et vous vous sentez invincible. Une critique, même constructive, et vous vous effondrez. Pourquoi une telle sensibilité ?
La réponse se trouve dans la manière dont votre cerveau traite l’information sociale. Nous sommes des mammifères sociaux. Notre survie, pendant des millénaires, a dépendu de notre appartenance à un groupe. Être rejeté du clan, c’était risquer la mort. Aujourd’hui, même si nous ne vivons plus dans des tribus, notre cerveau archaïque réagit encore comme si une critique était une menace vitale.
En hypnose, on travaille beaucoup avec l’inconscient. L’inconscient ne fait pas la différence entre une menace réelle (un tigre qui arrive) et une menace symbolique (un regard désapprobateur). Il active les mêmes circuits de stress. Quand on vous dit quelque chose de négatif, votre système nerveux se met en alerte. Votre partie « protectrice » entre en scène pour vous défendre. Mais cette défense peut prendre la forme d’une autocritique féroce, d’un repli sur soi, ou d’une recherche effrénée de réassurance.
L’estime de soi devient alors une balle de ping-pong : elle monte quand on vous renvoie une image positive, elle descend quand on vous renvoie une image négative. Vous êtes prisonnier du regard des autres.
Je me souviens d’une personne que j’ai accompagnée, appelons-la Claire. Claire était une cadre dynamique, compétente, reconnue. Mais le soir, chez elle, elle passait des heures à ressasser la moindre phrase ambiguë d’un collègue. « Est-ce qu’il m’a trouvé nulle ? » « Pourquoi elle a dit ça ? » Son estime de soi était constamment en dents de scie, dépendante de l’humeur des autres. En séance, nous avons découvert une partie d’elle, très jeune, qui avait été humiliée par un enseignant. Cette partie était restée bloquée dans la peur du jugement. Dès qu’un événement actuel ressemblait à cette situation ancienne, elle prenait les commandes.
L’hypnose nous a permis de revisiter ce souvenir non pas pour le revivre douloureusement, mais pour le « recoder ». En état de ressourcement, Claire a pu apporter à cette partie jeune la sécurité et la force qu’elle n’avait pas eues à l’époque. Aujourd’hui, quand une critique arrive, elle la reçoit, mais elle ne s’effondre plus. Son estime de soi est devenue plus robuste, moins dépendante des stimuli extérieurs.
Vous est-il déjà arrivé de vous surprendre à penser : « Je ne suis pas à la hauteur », « Je n’y arriverai jamais », « Les autres sont meilleurs que moi » ? Ces pensées arrivent souvent comme des éclairs, sans que vous les ayez invitées. Elles sont le fruit de croyances limitantes, installées dans votre inconscient, souvent depuis l’enfance.
Ces croyances fonctionnent comme des programmes automatiques. Imaginez un ordinateur. Vous ouvrez un logiciel, et il exécute des commandes en arrière-plan, sans que vous ayez à cliquer sur chaque bouton. Eh bien, votre esprit fonctionne de la même manière. Si vous avez été exposé à des messages répétés comme « Sois parfait », « Ne fais pas de vagues », « Tu n’es pas assez intelligent », ces messages se sont gravés dans votre inconscient. Ils s’activent automatiquement dans certaines situations.
Et c’est là que l’hypnose est redoutablement efficace. L’hypnose ericksonienne, que j’utilise, ne cherche pas à supprimer ces croyances par la force. Elle va plutôt les « déprogrammer » en douceur. En modifiant l’état de conscience, on accède aux zones du cerveau où ces programmes sont stockés – le système limbique, l’amygdale, l’hippocampe. On peut alors, par des suggestions hypnotiques adaptées, installer de nouvelles croyances plus soutenantes.
Prenons un exemple concret. Vous êtes footballeur ou coureur – je travaille aussi comme préparateur mental sportif. Avant une compétition, vous pouvez être habité par une croyance du type : « Je vais décevoir mon équipe. » Cette croyance active une partie anxieuse qui vous fait perdre vos moyens. En séance, on va identifier cette partie, comprendre d’où elle vient (peut-être un entraîneur trop exigeant dans le passé), et lui offrir une nouvelle expérience de sécurité. Le jour du match, la croyance limitante est toujours là, mais elle a perdu son pouvoir. Elle est devenue comme une vieille radio qui grésille, mais vous pouvez l’ignorer et vous concentrer sur votre performance.
Point clé : Les variations d’estime de soi sont souvent le résultat de programmes anciens qui se rejouent. L’hypnose vous permet de réécrire le code source.
Vous ouvrez Instagram. Vous voyez les vacances de votre ami, le nouveau projet de votre collègue, le corps parfait d’un inconnu. En quelques secondes, votre estime de soi peut chuter. Vous comparez votre vie à une version filtrée et retouchée de la réalité. C’est ce qu’on appelle la comparaison sociale.
Ce mécanisme est tellement puissant qu’il fonctionne comme une auto-hypnose négative. Vous vous induisez vous-même un état de conscience altéré : vous focalisez toute votre attention sur ce que vous n’avez pas, et vous oubliez ce que vous avez. Votre inconscient enregistre cette comparaison comme une vérité : « Je suis moins bien. »
L’ironie, c’est que vous pouvez utiliser les mêmes mécanismes hypnotiques pour inverser la tendance. L’auto-hypnose, que j’enseigne à mes clients, permet de créer un état de ressourcement où vous pouvez volontairement diriger votre attention. Vous apprenez à reconnaître quand vous entrez dans le piège de la comparaison, et vous avez une technique pour en sortir.
Par exemple, une technique simple : quand vous vous surprenez à vous comparer, prenez une respiration profonde, fermez les yeux, et visualisez un écran de cinéma. Sur cet écran, projetez l’image de la comparaison. Puis, imaginez que vous avez une télécommande et que vous réduisez la taille de l’image, jusqu’à ce qu’elle devienne toute petite. Ensuite, projetez une image de vous dans un moment où vous vous êtes senti fier, compétent, aimé. Agrandissez cette image, mettez-la en couleurs, en sons. Ce petit exercice, qui prend 30 secondes, reprogramme votre attention.
Je l’ai vu fonctionner avec des sportifs. Avant une course, ils peuvent être obsédés par le chrono de leur concurrent. En les aidant à se reconnecter à leur propre performance, à leur propre histoire, leur estime de soi se stabilise. Ils ne courent plus contre les autres, ils courent avec eux-mêmes.
Vous vous demandez peut-être : « Concrètement, comment l’hypnose peut-elle m’aider à ne plus vivre ces montagnes russes ? » C’est une excellente question. L’hypnose n’est pas une baguette magique. C’est un outil d’apprentissage. Elle ne va pas effacer vos émotions, mais elle va vous donner les clés pour les réguler.
L’état d’hypnose, que j’appelle « état de ressourcement », est un état de conscience naturel que vous expérimentez déjà tous les jours : quand vous êtes absorbé par un film, quand vous conduisez sur une route familière sans vous souvenir du trajet, quand vous rêvassez. Dans cet état, votre cerveau est plus réceptif aux suggestions. Votre critique intérieur se tait un peu. Vous êtes plus connecté à votre corps, à vos ressources.
En séance, je vous guide vers cet état. Puis, nous allons explorer les parties de vous qui sont impliquées dans ces fluctuations d’estime de soi. Nous allons dialoguer avec la partie qui doute, la partie qui a peur d’être rejetée, la partie qui exige la perfection. Nous allons les remercier pour leur protection, et leur montrer qu’aujourd’hui, vous êtes adulte, vous avez des ressources qu’elles n’avaient pas à l’époque.
L’objectif n’est pas de faire taire ces parties, mais de les « désidentifier ». Vous n’êtes pas votre partie qui doute. Vous êtes bien plus que cela. Vous êtes le « Self » – le centre calme, confiant, compatissant qui existe en chacun de nous. Quand vous apprenez à revenir à ce Self, les fluctuations deviennent moins fortes. Vous pouvez ressentir une baisse d’estime, mais vous ne vous y noyez plus. Vous savez que c’est une vague qui va passer.
Un client sportif m’a dit un jour : « Avant, quand je ratais un tir, je passais le reste du match à me détester. Maintenant, je rate un tir, je me dis ‘ok, c’est juste un tir’, et je me reconcentre. » C’est ça, la stabilisation. Ce n’est pas ne jamais douter, c’est ne plus être dévasté par le doute.
Je ne veux pas que vous repartiez de cet article sans rien. Voici trois choses que vous pouvez expérimenter dès aujourd’hui, chez vous, pour commencer à stabiliser votre estime de soi.
1. Identifiez vos parties en jeu. Prenez un carnet. Notez une situation récente où votre estime de soi a chuté. Puis, demandez-vous : « Quelle partie de moi a réagi ? » Donnez-lui un nom : « la partie qui a peur du rejet », « la partie qui veut être parfaite », « la partie qui se compare ». Écoutez-la sans jugement. Que dit-elle ? Que veut-elle ? Souvent, le simple fait de la reconnaître la calme.
2. Pratiquez la respiration « ressource ». Quand vous sentez que votre estime de soi vacille, arrêtez-vous. Inspirez lentement par le nez en comptant jusqu’à 4. Retenez votre souffle 4 secondes. Expirez par la bouche en comptant jusqu’à 6. Faites cela 3 fois. Cette respiration active votre système parasympathique (le frein), et calme l’alarme intérieure. Vous reprenez le contrôle.
3. Faites un inventaire de vos ressources. Le soir, avant de dormir, notez trois choses que vous avez bien faites dans la journée. Pas des exploits, des petites choses : « j’ai écouté un collègue », « j’ai préparé un bon repas », « j’ai souri à un inconnu ». Votre cerveau a tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas. Vous l’entraînez à voir ce qui va.
Ces gestes sont simples, mais ils sont puissants. Ils vous sortent du pilote automatique et vous remettent aux commandes.
Votre estime de soi n’est pas vouée à être une girouette. Elle peut devenir un arbre, avec des racines profondes. Les branches bougent avec le vent – les critiques, les comparaisons, les échecs – mais le tronc reste solide.
L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle ne vous promettent pas une vie sans tempêtes. Elles vous donnent les outils pour danser sous la pluie, pour retrouver votre centre quand tout semble vaciller. Si vous en avez assez de vous sentir balloté par vos émotions, si vous voulez comprendre ces parties de vous qui vous tirent vers le bas, je suis là pour vous accompagner.
Je reçois à Saintes, en cabinet, et je propose aussi des séances à distance pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer. On peut commencer par un premier échange, sans engagement, pour voir si ma façon de travailler résonne avec vous. Il n’y a rien à prouver, rien à forcer. Juste la possibilité d’apprendre à être en paix avec vous-même, jour après jour.
Alors, si vous vous reconnaissez dans cet article, si vous en avez assez de ces variations qui vous épuisent, prenez contact. Envoyez-moi un message, appelez-moi. On trouvera un moment pour parler de vous, de votre histoire, de ce qui vous fait vibrer et de ce qui vous freine. Parce que vous méritez de vivre avec une estime de soi stable, solide, et chaleureuse.
À très bientôt,
Thierry Sudan
Praticien en hypnose, IFS et Intelligence Relationnelle
Saintes (17)
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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