3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Libérez-vous du besoin d'approbation avec des suggestions adaptées à votre histoire.
Tu passes une heure à choisir une tenue. Pas parce que tu hésites entre le bleu et le noir. Mais parce que tu anticipes ce que les autres vont penser. Trop habillé, pas assez. Trop voyant, trop terne. Au bureau, tu observes les visages avant de donner ton avis. Tu ajustes tes phrases, tu pèses tes mots. Tu es comme un funambule qui cherche l'équilibre parfait entre être vu et ne pas déranger.
Je vois ça tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des adultes brillants, compétents, sensibles, qui vivent avec un bruit de fond permanent : « Que vont-ils penser de moi ? » Ce bruit, il est épuisant. Il conditionne vos choix, vos silences, parfois même vos renoncements.
Si tu te reconnais dans ces quelques lignes, cet article est pour toi. On va parler de pourquoi le regard des autres pèse si lourd. Et surtout, on va voir comment l’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle peuvent t’aider à alléger ce poids, sans avoir à devenir insensible ou arrogant.
Avant de chercher une solution, il faut comprendre le problème. Et le problème, c'est que ton cerveau fait exactement son boulot. Depuis des centaines de milliers d'années, être exclu du groupe, c'était un arrêt de mort. Pas de protection contre les prédateurs, pas d'accès à la nourriture, pas de reproduction possible. La peur du rejet est inscrite dans nos circuits neuronaux les plus anciens.
Alors quand tu ressens cette angoisse à l'idée de décevoir quelqu'un, ce n'est pas toi qui es "trop sensible" ou "pas assez fort". C'est ton système d'alarme qui fait son travail. Il te dit : Attention, danger social, risque d'exclusion.
Mais il y a un hic. Ce système a été calibré pour une vie en petit groupe de 50 à 150 personnes, où tout le monde se connaît, où les relations sont stables et où les enjeux sont réels. Aujourd'hui, ce même système s'active quand tu postes une photo sur Instagram, quand tu prends la parole en réunion, ou quand tu croises un voisin dans la rue.
Le problème n'est pas que tu cherches l'approbation. Le problème, c'est que tu la cherches partout, tout le temps, et que tu n'as jamais vraiment appris à lâcher prise.
Une patiente, appelons-la Julie, cadre dans une collectivité, me disait récemment : « Je passe ma vie à vérifier si mon chef est content de moi. Même quand il me fait un compliment, je cherche le sous-entendu négatif. Je suis épuisée. » Julie n'était pas anxieuse de nature. Elle avait juste un système de détection sociale hyperactif. Un peu comme une alarme incendie qui se déclenche à chaque toast grillé.
Comprendre ça, c'est déjà un premier pas. Ce n'est pas ta faiblesse. C'est ton histoire évolutive et personnelle qui a rendu cette alarme sensible. Et la bonne nouvelle, c'est qu'un système nerveux, ça se rééduque.
Quand on creuse un peu, on retrouve souvent trois mécanismes qui s'entretiennent mutuellement. Les reconnaître, c'est commencer à les désamorcer.
1. La fusion avec l'image que tu penses renvoyer
Tu ne fais pas la différence entre ce que tu es vraiment et ce que tu crois que les autres voient de toi. Si quelqu'un te regarde bizarrement, tu te sens bizarre. Si on te fait une remarque sur ton travail, tu te sens nul. C'est comme si ton identité était une vitrine exposée aux regards des passants. Le problème, c'est que tu passes ton temps à nettoyer la vitrine au lieu de t'occuper de l'intérieur du magasin.
2. Le perfectionnisme social
C'est une variante du perfectionnisme classique, mais appliqué aux relations. Tu penses qu'il existe une manière "correcte" de se comporter, de parler, de sourire. Et tu passes ton temps à essayer d'atteindre ce standard invisible. Le souci, c'est que ce standard n'existe pas. Et même s'il existait, il changerait selon la personne en face de toi. Tu cours après une cible mouvante.
3. L'anticipation anxieuse
Avant même d'être en situation sociale, ton cerveau commence à scénariser le pire. Et si je dis une bêtise ? Et s'ils se moquent ? Et si je suis nul ? Cette anticipation active ton système nerveux sympathique (le fameux mode combat-fuite). Tu arrives donc déjà en état d'alerte. Et dans cet état, tu es moins fluide, moins naturel. Tu confirmes alors, en partie, la peur initiale. C'est le cercle vicieux parfait.
Ces trois mécanismes ne sont pas des fatalités. Ce sont des habitudes de pensée et d'attention. Et comme toutes les habitudes, elles peuvent être modifiées. C'est là que l'hypnose et l'IFS entrent en jeu.
L'hypnose ericksonienne, c'est un outil. Pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer ton histoire, ni te transformer en personne imperturbable du jour au lendemain. Mais elle va faire quelque chose de très concret : elle va créer les conditions pour que ton système nerveux puisse lâcher prise.
Voici comment ça se passe concrètement dans mon cabinet.
Quand tu arrives, tu es souvent dans un état de vigilance élevée. Tu cherches à contrôler ce qui va se passer, à être un "bon patient", à comprendre ce que je vais faire. C'est exactement le même mécanisme qui te fait chercher l'approbation dans ta vie quotidienne.
L'hypnose ericksonienne, elle, ne te demande pas de "bien faire". Elle utilise justement ce que tu vis pour t'accompagner vers un état différent. Par exemple, si tu es tendu, je vais te suggérer de remarquer où se situe cette tension dans ton corps, sans chercher à la faire disparaître. Paradoxalement, c'est en acceptant la tension qu'elle commence à se relâcher.
Ce que l'hypnose fait techniquement :
Ce qu'elle ne fait pas :
L'hypnose ne te donne pas une nouvelle personnalité. Elle retire les obstacles qui empêchent ta personnalité authentique d'émerger.
L'IFS (Internal Family Systems), c'est l'autre pièce du puzzle. Là où l'hypnose agit sur le système nerveux et l'état de conscience, l'IFS travaille sur la structure même de ta psyché.
L'idée de base est simple mais puissante : tu n'es pas un bloc monolithique. Tu es composé de plusieurs "parties" qui ont chacune leur rôle, leur histoire, leur façon de voir le monde.
Quand tu cherches l'approbation des autres, ce n'est pas "toi" qui décides de le faire. C'est une partie de toi. Une partie qui a été formée à un moment précis de ta vie, souvent dans l'enfance ou l'adolescence, et qui a décidé que la meilleure façon d'être en sécurité était de plaire, de se conformer, de disparaître.
Cette partie, elle n'est pas ton ennemie. Elle a fait son boulot. Elle t'a protégé. Mais aujourd'hui, elle est peut-être devenue trop envahissante. Elle te protège d'un danger qui n'existe plus.
Comment ça se passe en séance ?
Prenons l'exemple d'un patient, Antoine, 38 ans, commercial. Antoine est excellent dans son travail, mais il passe ses soirées à ressasser les interactions de la journée : Ai-je bien dit ça ? Est-ce que le client m'a trouvé compétent ? Pourquoi mon chef n'a pas souri quand j'ai fait cette blague ?
Quand on explore avec l'IFS, on rencontre une partie d'Antoine que j'appelle "le petit garçon sage". Cette partie s'est formée quand Antoine avait 7 ans, après le divorce de ses parents. Il avait appris qu'en étant parfait, en ne dérangeant pas, en anticipant les besoins de sa mère, il pouvait éviter les conflits et obtenir un peu d'attention positive.
Aujourd'hui, cette partie fonctionne encore. Elle croit sincèrement que si Antoine n'est pas parfait en réunion, il sera rejeté, humilié, mis de côté. Elle utilise l'angoisse pour le motiver à "bien faire". Mais cette angoisse, au lieu de l'aider, le paralyse.
En séance, on ne cherche pas à virer cette partie. On l'écoute. On la remercie. On lui montre qu'Antoine est adulte maintenant, qu'il a des ressources, qu'il peut survivre à une critique ou à un désaccord. Progressivement, cette partie accepte de se détendre. Elle prend une place moins centrale. Elle devient un conseiller plutôt qu'un dictateur.
L'IFS, couplé à l'hypnose, permet de négocier avec ces parties en toute sécurité. L'hypnose crée un espace de calme où les parties peuvent se montrer sans être jugées. L'IFS donne le langage et la méthode pour comprendre ce qu'elles veulent vraiment.
Le troisième pilier, c'est l'Intelligence Relationnelle. Parce que se libérer du regard des autres, ce n'est pas devenir un ermite ou une personne froide. C'est apprendre à être en relation différemment.
Beaucoup de personnes dépendantes du regard des autres fonctionnent en mode binaire :
L'Intelligence Relationnelle, c'est l'art de naviguer dans l'espace entre les deux. C'est apprendre à tolérer le fait que certaines personnes ne t'aimeront pas, et que ce n'est pas une menace existentielle.
Quelques principes concrets :
L'Intelligence Relationnelle, c'est un entraînement. Pas une théorie qu'on lit et qu'on applique. C'est un muscle qu'on renforce en situation réelle, avec des petits pas.
Tu ne vas pas te libérer du regard des autres en une semaine. Mais tu peux poser les bases dès aujourd'hui. Voici un protocole simple que je donne souvent à mes patients entre les séances.
Étape 1 : Observer sans juger (pendant 7 jours)
Pendant une semaine, tu ne cherches pas à changer quoi que ce soit. Tu observes juste. Chaque fois que tu sens que tu adaptes ton comportement pour plaire ou pour éviter un jugement, tu le notes mentalement. Sans te critiquer. Sans te dire "c'est nul". Juste : Tiens, je viens de le refaire.
L'observation crée un espace entre le stimulus et la réponse. C'est le début de la liberté.
Étape 2 : Identifier la partie qui protège
Quand tu te surprends à chercher l'approbation, pose-toi cette question : À quel âge cette partie de moi a-t-elle appris à faire ça ? Les réponses sont souvent surprenantes. Tu vas peut-être retrouver la petite fille qui se taisait pour ne pas déranger son père fatigué. Ou l'adolescent qui se faisait humilier en sport et qui a décidé de se faire tout petit.
Cette identification n'est pas une analyse intellectuelle. C'est une reconnaissance émotionnelle. Tu ne juges pas cette partie. Tu la remercies. Elle a fait ce qu'elle pouvait avec les moyens du bord.
Étape 3 : Expérimenter un petit écart
Choisis une situation à faible risque. Par exemple, donner ton avis sur un film que tu n'as pas aimé, alors que tout le monde autour dit qu'il est génial. Ou porter une couleur qui te plaît, même si elle n'est pas "tendance". Ou tout simplement, ne pas sourire à quelqu'un dans la rue.
L'idée n'est pas d'être impoli. L'idée est d'expérimenter le fait que le monde ne s'effondre pas quand tu n'es pas parfaitement aligné avec les attentes des autres.
Tu vas ressentir de l'inconfort. C'est normal. C'est le signe que tu sors de ta zone de confort. Et c'est dans cette zone d'inconfort que se fait l'apprentissage.
Ce n'est pas en étant parfait que tu seras aimé. C'est en étant réel. Et la réalité, ça inclut les imperfections.
Si tu as lu jusqu'ici, c'est que quelque chose résonne en toi. Peut-être une lassitude. Peut-être une envie de changer. Peut-être simplement la reconnaissance que tu n'es pas seul(e) à vivre ça.
Je vais être honnête avec toi : ces mécanismes ne se défont pas tout seuls. On ne se "décide" pas un matin à ne plus chercher l'approbation. C'est un travail qui demande un cadre, un accompagnement, et du temps.
Mais c'est un travail qui vaut la peine. Parce que derrière la dépendance au regard des autres, il y a souvent une personne créative, sensible, compétente, qui a juste appris à se cacher. Et qui mérite de retrouver sa place, sans avoir à porter un masque.
Si tu veux explorer ça, je te propose deux choses :
Un petit exercice pour ce soir : Avant de dormir, pose-toi la question : De quoi aurais-je besoin pour me sentir suffisamment en sécurité, même si personne ne m'approuvait ? Note la réponse qui vient, sans la juger. Parfois, les solutions les plus simples sont les plus profondes.
Un contact direct : Si tu sens que le moment est venu d'être accompagné(e), je suis là. Mon cabinet est à Saintes, je reçois en présentiel et en visio. On peut commencer par un entretien où on parle de ce qui te pèse, sans aucun engagement. Juste pour voir si on peut travailler ensemble.
Tu n'as pas à traverser ça seul(e). Et tu n'as pas à rester prisonnier(ère) de ce regard qui pèse. La porte est ouverte. Il suffit de pousser.
À très bientôt, peut-être.
Thierry Sudan
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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