3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une histoire vraie de passage de la paralysie à l'action.
Je m’appelle Julien, j’ai 42 ans, et pendant plus de vingt ans, j’ai vécu avec une boule au ventre dès que je devais prendre une décision un peu importante. Pas une petite angoisse passagère, non. Une vraie paralysie. Celle qui vous fait dire « je verrai demain » pendant des mois, qui vous empêche de postuler à un poste pour lequel vous êtes pourtant qualifié, qui transforme un simple rendez-vous professionnel en cauchemar éveillé.
J’ai consulté Thierry il y a un peu plus d’un an. Je ne savais pas trop ce qu’était l’hypnose. J’avais des images de spectacle, de montre balancée devant les yeux. Je me trompais lourdement. Aujourd’hui, je veux raconter comment cette peur d’échouer, qui était devenue mon identité, a progressivement lâché prise. Pas par magie, mais par un travail sur moi-même que je n’aurais jamais imaginé possible.
Pendant longtemps, j’ai cru que ma peur d’échouer était un trait de caractère. « Je suis comme ça, je suis anxieux, je stress trop. » Je me disais que c’était ma personnalité, un truc à accepter. Sauf que cette « personnalité » m’empêchait de vivre. Je refusais des promotions, j’évitais les relations où je devais m’investir, je repoussais sans cesse des projets personnels.
Quand Thierry m’a demandé de décrire ma peur, j’ai dit : « C’est comme si j’avais un juge dans ma tête. À chaque fois que je veux faire un pas, il me dit “tu vas te planter, t’es pas capable, les autres vont voir que t’es un imposteur”. » Ce juge, je l’entendais depuis l’adolescence. Mais d’où venait-il ?
En creusant un peu, je me suis souvenu d’un épisode précis. J’avais 14 ans, je préparais un exposé sur lequel j’avais passé des semaines. Le jour J, devant la classe, j’ai bafouillé, j’ai oublié la moitié de mon texte, et quelques élèves ont ri. Le prof m’a dit : « Tu t’es mal préparé, tu aurais dû travailler plus. » Ce jour-là, j’ai pris une décision inconsciente : pour ne plus jamais vivre cette humiliation, je ne devais plus jamais être en situation d’échec. Et donc, je ne devais plus jamais essayer.
C’est bête à dire, mais ce mécanisme, je ne l’avais jamais identifié. Je croyais que ma peur était une fatalité. En réalité, c’était une protection que mon cerveau avait mise en place il y a vingt-huit ans. Et cette protection, devenue automatique, me protégeait tellement bien que je ne faisais plus rien.
« La peur d’échouer n’est pas une faiblesse de caractère. C’est une stratégie de survie que votre cerveau a inventée pour vous éviter une souffrance passée. Le problème, c’est qu’elle continue à vous protéger d’un danger qui n’existe plus. »
Cette phrase, Thierry me l’a dite lors de notre deuxième séance. Elle a résonné en moi comme un coup de tonnerre. Mon cerveau ne cherchait pas à me nuire. Il cherchait à m’aider, avec des outils qui dataient de l’adolescence. Il fallait juste lui apprendre qu’aujourd’hui, j’étais un adulte, et que je pouvais gérer bien plus que je ne le croyais.
Quand on me parlait d’hypnose avant, je pensais à un état de sommeil, de perte de contrôle. La première séance m’a tout de suite rassuré. Thierry m’a expliqué que l’hypnose ericksonienne, c’est un état de conscience modifié, mais pas un état de soumission. C’est comme quand vous êtes tellement absorbé par un film que vous en oubliez le temps, votre corps, les bruits autour. Vous êtes là, mais votre attention est focalisée, et vous êtes hyper réceptif à ce qui se dit.
Pendant les séances, je restais parfaitement conscient. J’entendais tout, je pouvais parler si je voulais. Mais j’étais dans un état de relaxation profonde où mon cerveau critique, celui qui analyse et juge en permanence, se mettait en veille. Et c’est là que le travail commençait.
Concrètement, Thierry m’a guidé pour revisiter ce souvenir de l’exposé. Pas pour le revivre douloureusement, mais pour le regarder autrement. En état d’hypnose, il m’a proposé d’imaginer que je pouvais parler à mon moi de 14 ans. De lui dire que ce qui s’était passé n’était pas une catastrophe, que c’était juste un moment difficile, et que j’avais survécu. Que ce prof avait été injuste, que les rires des autres n’avaient pas défini ma valeur.
Je sais que ça peut paraître étrange dit comme ça. Mais sur le moment, c’était incroyablement puissant. Je me suis senti ému, comme si je consolais un enfant que j’avais laissé seul pendant des années. Cette partie de moi, celle qui avait décidé de ne plus jamais prendre de risque, avait besoin d’être rassurée, pas combattue.
L’hypnose a permis de créer un espace où je pouvais accueillir cette peur sans la juger, sans vouloir m’en débarrasser à tout prix. Et c’est paradoxalement en l’acceptant qu’elle a commencé à perdre de son emprise.
Après quelques séances d’hypnose, Thierry m’a proposé d’intégrer une approche qui s’appelle l’IFS, ou Internal Family Systems. En français, on parle de « système familial intérieur ». L’idée, c’est que notre psyché est composée de différentes « parties », comme des sous-personnalités qui ont chacune leur rôle, leur histoire, leurs émotions.
J’ai tout de suite accroché parce que ça donnait un visage à ce que je ressentais. J’avais une partie « perfectionniste » qui me poussait à tout faire à la perfection, une partie « critique » qui me jugeait sans cesse, et une partie « protectrice » qui m’empêchait d’agir pour éviter l’échec.
Le problème, c’est que ces parties étaient en conflit. La partie perfectionniste voulait que je réussisse, mais elle mettait la barre tellement haut que la partie protectrice paniquait et disait : « Trop risqué, on ne fait rien. » Résultat : je restais figé, tiraillé entre des forces opposées.
Avec l’IFS, j’ai appris à dialoguer avec ces parties. Pas à les faire taire, mais à les comprendre. Par exemple, j’ai découvert que ma partie critique n’était pas méchante. En réalité, elle avait pris le relais d’un parent exigeant, et elle croyait sincèrement qu’en me critiquant, elle m’empêchait de devenir paresseux ou négligent. Elle voulait mon bien, mais sa méthode était devenue toxique.
Thierry m’a guidé pour entrer en contact avec cette partie, en hypnose légère, et lui demander ce dont elle avait peur. La réponse m’a bouleversé : elle avait peur que si je lâchais prise, je devienne quelqu’un d’irresponsable, que les autres me rejettent, que je finisse seul. C’était une partie très jeune, qui portait des croyances d’enfant.
« Quand on accueille une partie de soi avec compassion, elle cesse de jouer son rôle extrême. Elle peut se détendre, et laisser place à notre vrai Self, cette partie de nous qui est calme, confiante et connectée. »
Petit à petit, j’ai pu remercier cette partie critique pour son travail, et lui montrer que je pouvais gérer ma vie d’adulte sans son contrôle permanent. C’est un travail de fond, pas une baguette magique. Mais chaque séance m’a libéré un peu plus.
La peur d’échouer, ce n’est pas seulement un dialogue intérieur. Ça se joue aussi dans nos relations. Moi, j’étais devenu un champion de l’évitement. Je disais « oui » à des projets que je n’avais pas envie de faire, je ne demandais jamais d’aide de peur de paraître faible, et je cachais mes difficultés derrière un sourire de façade.
En parallèle de l’hypnose et de l’IFS, Thierry m’a fait découvrir l’Intelligence Relationnelle. L’idée est simple mais puissante : nos peurs se nourrissent souvent de notre incapacité à être authentiques avec les autres. On porte des masques, on joue des rôles, et plus on joue, plus on a peur d’être démasqué.
J’ai commencé à appliquer des petits exercices concrets. Par exemple, au lieu de dire « oui, ça va super » quand un collègue me demandait comment j’allais, j’ai appris à dire « ça va, mais j’ai un peu de stress sur un dossier en ce moment ». Rien d’énorme. Mais la première fois que je l’ai fait, j’ai senti une libération. L’autre ne m’a pas jugé, il m’a même dit « moi aussi, je stresse sur ce projet ». Je n’étais pas seul.
L’Intelligence Relationnelle m’a appris que la peur de l’échec est souvent liée à une peur du regard des autres. On imagine qu’ils vont nous juger, nous rejeter, nous mépriser. Mais en réalité, la plupart des gens sont trop occupés par leurs propres peurs pour nous juger aussi sévèrement qu’on le croit.
J’ai aussi travaillé sur ma capacité à recevoir des feedbacks. Avant, la moindre critique me renvoyait à mon sentiment d’imposture. Maintenant, je peux entendre un retour négatif sans m’effondrer, et même en tirer quelque chose de constructif. Ce n’est pas naturel, ça s’apprend. Et ça change tout.
Pendant des années, j’ai attendu d’être prêt pour agir. « Quand j’aurai plus confiance en moi, je me lancerai. » « Quand j’aurai moins peur, je postulerai. » C’était l’inverse qu’il fallait faire. L’action crée la confiance, pas l’inverse.
Thierry m’a proposé un plan très progressif. Pas question de me jeter dans le vide du jour au lendemain. On a commencé par des micro-actions : envoyer un mail que je repoussais depuis trois semaines, proposer une idée en réunion, dire non à une sollicitation qui ne me faisait pas envie.
Chaque petite action était un pas de plus hors de ma zone de confort. Et à chaque fois, je découvrais que l’échec n’arrivait pas. Ou alors, quand il arrivait, ce n’était pas la fin du monde. Une fois, j’ai proposé une idée en réunion qui a été rejetée. Avant, je serais rentré chez moi en ruminant pendant des jours. Là, je me suis dit « OK, ça n’a pas marché, passons à autre chose ». Rien de grave.
Le vrai tournant, c’est quand j’ai postulé à un poste de responsable que je convoitais depuis deux ans. J’avais toutes les compétences, mais la peur me paralysait. J’ai envoyé ma candidature un dimanche soir, sans y penser trop longtemps, en suivant le principe « n’écoute pas ton cerveau, écoute ton élan ». J’ai été pris.
Je ne dis pas que tout est devenu facile. J’ai encore des moments de doute, des réveils anxieux. Mais la différence, c’est que je ne les laisse plus me dicter ma vie. Je peux ressentir la peur et agir quand même. C’est ça, la liberté.
Un an après, je peux faire une liste concrète de ce qui a changé. D’abord, je dors mieux. La boule au ventre du matin a presque disparu. Ensuite, je prends des décisions plus rapidement. Au lieu de peser le pour et le contre pendant des heures, je me fais confiance. Si je me trompe, je m’adapte.
Professionnellement, j’ai pris ce poste à responsabilités. Je gère une équipe de huit personnes, et je découvre que je suis capable de bien plus que je ne le pensais. Mes collègues me disent que j’ai changé, que je suis plus serein, plus accessible. Même ma façon de parler a évolué : je dis plus souvent « je » au lieu de « on », je prends position.
Dans ma vie personnelle, j’ai osé me remettre en couple après des années de solitude choisie. La peur de l’échec amoureux était aussi forte que la peur professionnelle. Aujourd’hui, je sais que je peux être vulnérable sans être faible, que je peux dire « j’ai peur » à ma compagne sans qu’elle me juge. Cette authenticité, je la dois au travail sur moi.
Et puis, il y a quelque chose de plus subtil. Une confiance de base, que je n’avais jamais connue. Avant, j’étais dans la survie. Maintenant, je suis dans la vie. Je me projette, je fais des projets à long terme, je rêve même. À 42 ans, j’ai l’impression de commencer une nouvelle vie.
« La peur d’échouer ne disparaît jamais complètement. Mais elle peut passer du statut de pilote automatique à celui de simple passager. Et c’est vous qui tenez le volant. »
Si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez dans ce que j’ai vécu, je veux vous dire une chose : vous n’êtes pas seul, et vous n’êtes pas condamné à rester prisonnier de cette peur. Pendant des années, j’ai cru que c’était une fatalité. Que j’étais trop anxieux, trop sensible, trop fragile. C’était faux.
Ce qui m’a aidé, c’est de comprendre que cette peur était une partie de moi, pas tout moi. Et que cette partie pouvait être apaisée, écoutée, transformée. L’hypnose, l’IFS, l’Intelligence Relationnelle, ce ne sont pas des méthodes magiques. Ce sont des outils. Des outils qui m’ont permis de rencontrer celui que j’étais vraiment, derrière les masques et les protections.
Je ne vais pas vous promettre que tout sera parfait du jour au lendemain. Ça prend du temps, ça demande de l’engagement, et parfois c’est inconfortable. Mais je peux vous promettre que ça en vaut la peine. Parce que la vie de l’autre côté de la peur est bien plus légère, bien plus riche, bien plus vivante.
Alors si vous sentez que cette peur vous paralyse, que vous repoussez sans cesse vos projets, que vous vivez en dessous de vos possibilités, peut-être que le moment est venu de demander de l’aide. Ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est un acte de courage, le premier pas vers votre propre libération.
Si ce témoignage résonne en vous, si vous vous reconnaissez dans cette mécanique de la peur d’échouer, je vous propose une chose simple : prenez un moment pour vous. Pas une heure, pas un week-end. Juste cinq minutes, ce soir ou demain matin. Asseyez-vous tranquillement, fermez les yeux, et posez-vous cette question : « Quelle est la chose que je ne fais pas à cause de la peur d’échouer ? » Ne cherchez pas à répondre tout de suite. Laissez la réponse monter.
Et si cette réponse vous semble trop lourde, trop ancienne, trop ancrée, sachez qu’il existe des chemins pour s’en libérer. Je suis là pour vous accompagner, avec les mêmes outils qui m’ont aidé, et bien d’autres encore. Parce que chaque histoire est unique, et que la vôtre mérite d’être entendue.
Vous pouvez me contacter pour une première séance découverte,
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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