3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Un parcours de libération grâce à l'hypnose à Saintes.
Tu passes devant la glace de l’entrée, et tu ajustes ta veste une troisième fois. Pas parce qu’elle va mal, mais parce que tu anticipes le regard des collègues, celui de ton chef, celui de cette personne que tu croiseras dans le couloir. Tu sais déjà ce qu’ils vont penser : « Il a pris un kilo », « Elle fait son intéressante », « Il n’a pas sa place ici ». Et toi, tu passes ta journée à danser sur cette musique intérieure, à essayer de deviner ce qu’ils attendent de toi, à t’épuiser à être autre que toi-même.
Je reçois des personnes comme toi presque tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des adultes qui viennent me dire, souvent après des années de fatigue : « Thierry, j’en ai marre de vivre pour les autres. Je veux arrêter de me demander ce qu’ils pensent de moi. » Et je les comprends. Parce que ce n’est pas un caprice. C’est une souffrance réelle, qui te ronge de l’intérieur, qui t’empêche de prendre une décision, de parler en réunion, de sortir avec des amis, ou même de te regarder dans une glace sans te juger.
L’histoire que je vais te raconter aujourd’hui, c’est celle d’un homme que j’appellerai Julien. Il a 38 ans, il est cadre commercial à La Rochelle, et il est venu me voir il y a un an, épuisé. Épuisé de plaire. Épuisé d’anticiper. Épuisé de se sentir transparent et surpuissant à la fois. Son parcours n’est pas un miracle, c’est un chemin. Et je vais te montrer comment l’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle l’ont aidé à dire stop au regard des autres. Et surtout, je vais te donner des clés pour que toi aussi, tu puisses commencer à respirer.
Julien est arrivé dans mon cabinet un mardi matin, en retard de dix minutes, stressé, le téléphone collé à la main. Il s’est excusé trois fois avant même de s’asseoir. « Je suis désolé, j’ai eu un appel, je ne voulais pas vous faire attendre, c’est impoli, je suis nul. » Je l’ai regardé, j’ai souri, et je lui ai dit : « Vous êtes déjà en train de vous excuser d’exister. Ça doit être lourd. » Il a marqué une pause, et pour la première fois, il a laissé tomber les épaules.
Il m’a raconté son quotidien. Au travail, il passait des heures à préparer des mails qu’il n’envoyait pas, de peur de mal tourner une phrase. En réunion, il avait des idées brillantes, mais il les gardait pour lui, terrorisé à l’idée qu’on le juge arrogant ou incompétent. Le soir, il ressortait les conversations, les analysait, se reprochait chaque mot. « J’ai l’impression d’avoir un public dans ma tête, en permanence. Un public qui me critique, qui me note, qui m’attend au tournant. »
Ce public, il n’est pas venu de nulle part. Il s’est construit. Peut-être que toi aussi, tu reconnais ça. Un parent exigeant, un professeur qui te comparait à ton frère, une première humiliation en classe, un patron qui te faisait sentir que tu n’étais jamais assez bon. Le cerveau humain est une machine à apprendre : quand tu grandis dans un environnement où le regard de l’autre est une menace, il enregistre que pour survivre, il faut anticiper, plaire, se faire tout petit. Et à l’âge adulte, ce mécanisme devient automatique. Tu ne choisis plus de penser au regard des autres. C’est lui qui te choisit.
Julien n’était pas faible. Il était piégé. Et la première étape, ça a été de comprendre ça. Pas pour se justifier, mais pour arrêter de se juger d’être comme ça. « Je suis comme ça parce que ça m’a sauvé à un moment », je lui ai dit. « Maintenant, on va apprendre à ton cerveau qu’il peut lâcher prise. »
« Le regard des autres n’est pas une fatalité. C’est une habitude que ton cerveau a prise pour te protéger. Et les habitudes, ça se change. »
Quand Julien m’a demandé comment on allait faire, je lui ai parlé de l’hypnose ericksonienne. Je vois souvent des gens qui ont une idée flippante de l’hypnose : « Tu vas me faire dormir ? », « Tu vas me contrôler ? », « Je vais perdre connaissance ? » Non. L’hypnose ericksonienne, c’est l’inverse. C’est un état de conscience modifiée où tu es plus présent à toi-même, plus connecté à tes ressources, moins parasité par le mental qui juge, analyse, anticipe.
Milton Erickson, le père de cette approche, avait compris que le changement ne passe pas par la volonté. Tu peux te répéter cent fois par jour : « Je m’en fiche du regard des autres », ça ne marchera pas. Parce que ton inconscient, lui, a enregistré des programmes de survie. L’hypnose, c’est un langage direct à cet inconscient. Sans combat, sans forcing.
Avec Julien, on a commencé par un exercice simple. Je lui ai demandé de fermer les yeux, de se souvenir d’un moment où il s’était senti complètement libre, sans peur du jugement. Il a eu du mal au début. « Je ne trouve pas », il disait. Je l’ai guidé vers un souvenir d’enfance, un après-midi d’été où il jouait seul dans le jardin, sans personne pour le regarder. Et là, son visage s’est détendu. Il a souri. Il avait retrouvé une sensation, un état.
En hypnose, on ne cherche pas à effacer les peurs. On cherche à reconnecter la personne avec des ressources qu’elle a déjà, mais qu’elle a oubliées. Julien avait en lui la capacité d’être libre. Simplement, il ne savait plus comment y accéder. Au fil des séances, on a installé des ancrages : un geste, une respiration, un mot qui lui rappelait cet état de liberté. Et il a commencé à l’utiliser dans sa vie quotidienne. Avant une réunion, il fermait les yeux trois secondes, il touchait son poignet, et il se rappelait : « Je n’ai pas à être parfait. Je peux juste être moi. »
L’hypnose ne fait pas de miracle. Elle fait mieux : elle remet du choix là où il n’y avait que de l’automatisme. Julien a arrêté d’être le jouet de son mental. Il a commencé à être l’acteur de sa vie.
Mais l’hypnose seule n’aurait pas suffi. Parce que Julien avait en lui un conflit intérieur. Une partie de lui voulait changer, et une autre partie, plus ancienne, avait terriblement peur. C’est là que l’IFS (Internal Family Systems) est entré en jeu.
L’IFS, c’est une approche qui considère que notre psyché est composée de plusieurs « parties », comme une famille intérieure. Il y a la partie qui veut tout contrôler, celle qui critique, celle qui protège, celle qui se cache. Et il y a un « Self » central, calme, confiant, connecté. Le problème, c’est que quand une partie prend le pouvoir, le Self s’efface.
Chez Julien, la partie qui avait peur du regard des autres était une petite fille de six ans. C’est elle qui avait été humiliée en classe, qui s’était fait gronder pour avoir mal récité sa poésie. Cette petite fille était coincée dans le passé, et elle faisait tout pour que Julien reste discret, pour qu’il ne prenne aucun risque. « Si tu te fais tout petit, personne ne te fera de mal », lui disait-elle.
En IFS, on ne combat pas cette partie. On l’accueille. On la remercie. Parce qu’elle a fait son job : elle a protégé Julien pendant des années. Mais aujourd’hui, elle peut lâcher prise. Je lui ai proposé de dialoguer avec elle, en hypnose légère. Il a pleuré, doucement. Il lui a dit : « Je sais que tu as eu peur pour moi. Mais je suis grand, maintenant. Je peux te protéger, toi. » C’était un moment puissant. La petite fille a accepté de se retirer, de laisser la place au Self.
L’IFS, c’est ça : arrêter de se battre contre soi-même. Arrêter de se dire « Je suis nul d’avoir peur ». Et commencer à dire : « Une partie de moi a peur. Je la remercie. Et je choisis autrement. » Julien a arrêté de vouloir tuer son anxiété. Il a appris à l’écouter, à la rassurer. Et du coup, elle s’est calmée.
« Ce que tu combats en toi persiste. Ce que tu accueilles se transforme. »
Julien n’avait pas seulement un problème avec lui-même. Il avait un problème avec les autres. Parce que plus on a peur du regard des autres, plus on est maladroit en relation. On en fait trop, ou pas assez. On s’excuse, on se justifie, on se retire.
L’Intelligence Relationnelle, c’est une compétence qu’on peut apprendre. Ce n’est pas un don. C’est une série de principes et d’outils pour mieux communiquer, mieux poser ses limites, mieux recevoir les critiques, et surtout, arrêter de sur-interpréter les comportements des autres.
Avec Julien, on a travaillé sur une chose simple : la distinction entre les faits et les interprétations. Il passait sa vie à interpréter. Un collègue ne lui disait pas bonjour le matin ? « Il m’en veut. » Son chef ne répondait pas à un mail ? « Il pense que je suis nul. » Sa compagne était fatiguée le soir ? « Elle ne m’aime plus. » Chaque silence, chaque absence, chaque mot devenait une preuve de son inadéquation.
Je lui ai appris à faire un petit exercice : quand une interprétation négative surgit, s’arrêter et se demander : « Quel est le fait, exactement ? » Le fait : mon collègue ne m’a pas dit bonjour. L’interprétation : il m’en veut. Mais il y a cent autres possibilités : il était pressé, il avait la tête ailleurs, il est fatigué, il a des problèmes personnels. Julien a commencé à suspendre son jugement. Il a arrêté de prendre les choses personnellement.
Ça a changé sa vie relationnelle. Il a osé poser des questions au lieu de supposer. Il a osé dire non sans se justifier pendant dix minutes. Il a osé exprimer un désaccord sans trembler. Et ce qu’il a découvert, c’est que les autres ne le jugeaient pas autant qu’il le croyait. Ils étaient trop occupés à se juger eux-mêmes.
Julien est venu me voir pendant six mois, à raison d’une séance toutes les deux ou trois semaines. Ce n’est pas un processus long, mais il demande de la régularité et un peu de courage. Voici ce qui a changé concrètement dans sa vie.
D’abord, il a arrêté de préparer ses mails pendant une heure. Il les écrit, il les relit une fois, et il envoie. Parfois, il y a une faute d’orthographe. Et alors ? Personne n’est mort. Il s’est rendu compte que les gens ne le lisaient pas avec une loupe. Ils lisaient pour comprendre, pas pour juger.
Ensuite, il a pris la parole en réunion. Pas pour briller, mais pour contribuer. Il a dit une idée, une fois, deux fois. La première fois, il avait le cœur qui battait fort. La troisième fois, c’était plus facile. Et un jour, son chef l’a félicité pour sa pertinence. Julien a pleuré dans sa voiture, mais cette fois, c’était des larmes de joie. Il avait arrêté de se cacher.
Dans sa vie personnelle, il a posé une limite à un ami qui abusait de son temps. Il a dit : « Je ne peux pas t’aider ce week-end, j’ai besoin de repos. » Il s’est excusé une fois, pas trois. Et son ami a dit : « Pas de problème. » Julien a découvert que les autres acceptaient ses limites bien mieux que lui.
Enfin, il a arrêté de se comparer. Il a supprimé les réseaux sociaux de son téléphone pendant un mois. Et il s’est rendu compte qu’il respirait mieux. Il n’avait plus à se mesurer à la vie parfaite des autres. Il avait sa vie, imparfaite, mais sienne.
Six mois après le début de notre travail, il m’a dit : « Thierry, je ne me réveille plus avec cette boule au ventre. Je suis moins fatigué. J’ai de l’énergie pour des choses qui me plaisent. » Il n’a pas changé de personnalité. Il est toujours introverti, réfléchi, sensible. Mais il n’est plus prisonnier. Il a appris à être lui-même, sans demander la permission.
Si tu es en train de lire ce témoignage et que tu te reconnais dans l’histoire de Julien, peut-être que tu te demandes : « Est-ce que je pourrais, moi aussi, arrêter de vivre dans le regard des autres ? » La réponse est oui. Mais il y a une condition : il faut que tu sois prêt à arrêter de te battre contre toi-même.
Beaucoup de personnes viennent me voir en pensant que l’hypnose va les « guérir » de leur sensibilité, ou les rendre « blindés » face aux critiques. Ce n’est pas ça. Je ne vais pas te transformer en robot insensible. Tu resteras sensible. Tu resteras humain. Mais tu apprendras à ne plus être écrasé par cette sensibilité. Tu apprendras à l’accueillir, à la comprendre, et à la mettre au service de ta vie, pas de ta souffrance.
Le chemin est fait pour toi si :
Si tu coches plusieurs de ces points, sache que ce n’est pas une fatalité. C’est un apprentissage. Et comme tout apprentissage, ça prend du temps, de la patience, et un accompagnement adapté.
Avant même de prendre rendez-vous, il y a des choses que tu peux essayer par toi-même. Je vais te donner trois petits exercices, simples, concrets. Ils ne remplacent pas un travail en profondeur, mais ils sont un premier pas.
Exercice 1 : Le fait et l’interprétation. Pendant une journée, chaque fois que tu sens une émotion négative liée à ce que quelqu’un a fait ou dit, arrête-toi. Prends un carnet ou ton téléphone. Note le fait (ex : « Mon collègue n’a pas répondu à mon bonjour »). Puis note ton interprétation (ex : « Il m’en veut »). Ensuite, note trois autres interprétations possibles (ex : « Il était pressé », « Il n’a pas entendu », « Il est fatigué »). Ça te sort de la pensée unique. Tu verras, ça détend.
Exercice 2 : La respiration du témoin. Quand tu te sens jugé ou scruté, prends une inspiration profonde. En expirant, imagine que tu recules d’un pas dans ta tête. Tu n’es plus dans la scène, tu es un témoin qui observe. Regarde la situation comme si tu regardais un film. Qu’est-ce que tu vois ? Qu’est-ce que la personne dans le film ressent ? Ce petit décalage suffit souvent à réduire l’intensité émotionnelle.
**Exercice 3 : Le
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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