3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Apprenez à identifier votre trouble pour mieux le traiter.
Je reçois souvent des personnes qui me disent : « Thierry, j’ai fait une crise d’angoisse hier, je pensais que j’allais mourir. » Et parfois, après quelques questions, je réalise que ce n’était pas une crise d’angoisse, mais une attaque de panique. Ou l’inverse. La confusion est fréquente, et elle est compréhensible : les deux phénomènes provoquent une peur intense, des sensations physiques fortes, et une impression de perdre le contrôle. Pourtant, les mécanismes sous-jacents ne sont pas les mêmes, et les solutions non plus.
Si vous avez déjà vécu un de ces moments, vous savez à quel point il est difficile de mettre des mots dessus quand le cœur s’emballe, que la respiration se bloque et que la tête tourne. Vous n’êtes pas seul·e. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’apprendre à faire la différence, puis à agir. L’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’intelligence relationnelle sont des outils que j’utilise au quotidien à Saintes pour aider des adultes à sortir de cette spirale. Dans cet article, je vais vous guider pas à pas pour comprendre ce qui se joue en vous, et comment l’hypnose peut vous aider à reprendre les rênes.
Pour faire la différence entre une attaque de panique et une crise d’angoisse, il faut d’abord comprendre ce qui les déclenche. Je vais prendre un exemple concret. Récemment, un coureur que j’accompagne en préparation mentale m’a raconté qu’avant chaque compétition, il ressentait une montée d’adrénaline, le cœur qui bat vite, les mains moites. Il pensait que c’était une crise d’angoisse. En réalité, c’était une réaction normale de stress anticipatoire. Mais pour lui, c’était insupportable parce qu’il ne savait pas l’interpréter.
Une crise d’angoisse, c’est souvent lié à un stress accumulé. Vous êtes dans une situation qui dure : un travail qui vous épuise, une relation compliquée, des soucis financiers. L’angoisse monte lentement, comme une cocotte-minute. Et un jour, sans raison apparente, la soupape saute. Vous ressentez une oppression thoracique, une boule dans la gorge, une sensation d’étouffement. Mais tout cela est diffus, sans pic brutal. Vous pouvez même fonctionner en apparence, tout en étant rongé·e de l’intérieur.
L’attaque de panique, c’est autre chose. C’est un orage soudain. Un patient m’a décrit ça comme un « coup de poing dans la poitrine ». En une minute, le cœur s’emballe, vous avez l’impression de faire un infarctus, vous transpirez, vous tremblez, vous avez des vertiges. Et surtout, une peur panique de mourir ou de devenir fou. C’est intense, court (5 à 20 minutes en général), et ça laisse un sentiment de vulnérabilité énorme après.
D’un point de vue mécanique, l’attaque de panique est une activation extrême du système nerveux sympathique – la fameuse réponse « combat ou fuite » – qui se déclenche pour une raison qui n’est pas forcément un danger réel. L’amygdale, cette petite zone du cerveau qui détecte les menaces, s’emballe. La crise d’angoisse, elle, est plus liée à une anxiété généralisée, une hypervigilance constante. Le cerveau reste en alerte, et le moindre stimulus peut faire monter la pression.
Point clé : La crise d’angoisse est un feu qui couve longtemps avant d’exploser. L’attaque de panique est un éclair qui tombe sans prévenir. L’une est une accumulation, l’autre une décharge brutale.
Pour vous aider à y voir clair, posez-vous ces questions : est-ce que cela arrive dans des moments calmes (panique) ou plutôt après une période de stress chronique (angoisse) ? Est-ce que ça dure moins de 20 minutes avec un pic violent (panique) ou plusieurs heures avec une sensation d’oppression constante (angoisse) ? La réponse est cruciale pour choisir la bonne approche.
Quand vous vivez une attaque de panique, votre cerveau interprète les signaux corporels normaux comme des signes de danger. Par exemple, une accélération du rythme cardiaque après un café ou une montée d’escalier peut être lue comme « je vais faire un arrêt cardiaque ». C’est ce qu’on appelle un cercle vicieux de la peur de la peur.
Je me souviens d’une patiente, appelons-la Sophie. Elle était commerciale et devait souvent prendre la parole en réunion. Elle a vécu une première attaque de panique lors d’une présentation. Depuis, elle avait peur que ça se reproduise. Résultat : elle évitait les réunions, puis les appels clients, puis son travail. Son cerveau avait associé la prise de parole à un danger mortel. C’est un mécanisme de conditionnement classique.
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis des années, permet justement de « déprogrammer » ces associations. Comment ? En accédant à l’inconscient, cette partie de vous qui gère les automatismes. En état hypnotique, votre esprit critique se met en veille, et vous pouvez suggérer de nouvelles réponses. Par exemple, je peux guider Sophie à associer la sensation de cœur qui bat vite à un signal de performance, pas de danger. On travaille sur les métaphores, les images mentales, pour recâbler les circuits neuronaux.
Pour les crises d’angoisse, l’hypnose agit différemment. L’angoisse chronique est souvent alimentée par des croyances limitantes du type « je ne suis pas capable », « le monde est dangereux », « je dois tout contrôler ». Ces croyances sont comme des programmes qui tournent en boucle. En hypnose, on peut les identifier et les transformer. Un patient m’a dit un jour : « Je me sens comme un hamster dans une roue. » On a travaillé sur l’image de la roue qui ralentit, puis qui s’arrête. Son angoisse a diminué de 70 % en trois séances.
L’IFS (Internal Family Systems) est un autre outil puissant que j’associe souvent à l’hypnose. Dans cette approche, on considère que votre esprit est composé de différentes « parties » qui ont des rôles et des croyances. Par exemple, une partie panique peut être un pompier qui essaie de vous protéger d’une menace imaginaire, mais qui le fait de manière excessive. En dialogue avec cette partie, on comprend sa peur, on la rassure, et on libère votre « Soi » – cette essence calme et confiante qui est en vous. L’hypnose facilite ce dialogue en créant un espace sécurisé.
Moment fort : L’hypnose ne supprime pas la peur, elle vous apprend à la regarder en face et à lui dire : « Je t’entends, mais je choisis autre chose. »
Quand on vit une attaque de panique ou une crise d’angoisse, on a tendance à réagir par instinct. Mais ces réactions instinctives sont souvent contre-productives. Voici les trois erreurs les plus fréquentes que j’observe chez les personnes que j’accompagne.
Erreur n°1 : Lutter contre la sensation. Vous sentez le cœur s’emballer, et vous vous dites : « Il faut que ça s’arrête, vite ! » Vous serrez les poings, vous bloquez la respiration, vous essayez de contrôler. Résultat : vous augmentez la tension. Le système nerveux sympathique s’active encore plus. C’est comme essayer d’éteindre un feu en soufflant dessus. En hypnose, on apprend l’inverse : accueillir la sensation sans la juger. Je guide souvent les patients à visualiser la panique comme une vague qui monte, puis qui redescend. On ne lutte pas contre la vague, on la surfe.
Erreur n°2 : Fuir la situation. Après une première attaque, vous évitez les endroits ou les contextes qui pourraient la déclencher. C’est compréhensible, mais ça renforce la peur. Votre cerveau enregistre : « J’ai évité le danger, donc j’ai bien fait. » Et le cercle vicieux s’installe. Je vois des patients qui ne prennent plus le métro, qui ne vont plus au cinéma, qui sortent moins. L’hypnose, combinée à des exercices d’exposition progressive, permet de réapprendre à votre cerveau que ces situations ne sont pas dangereuses. On commence par des images mentales en hypnose, puis on passe à des pas concrets dans la vie réelle.
Erreur n°3 : Se diagnostiquer tout·e seul·e. Vous tapez « palpitations + peur de mourir » sur Internet, et vous lisez que c’est une attaque de panique. Ou pire, vous pensez à une maladie cardiaque. Le problème, c’est que le stress de l’autodiagnostic aggrave les symptômes. J’ai eu un patient qui était persuadé d’avoir un trouble du rythme cardiaque. Après un bilan médical rassurant, il a compris que c’était de la panique, et l’hypnose a pu travailler sur la peur de la mort. Mon conseil : consultez d’abord un médecin pour écarter toute cause organique. Ensuite, cherchez un praticien spécialisé dans les troubles anxieux.
Ces trois erreurs sont naturelles, mais elles vous enferment. L’hypnose vous offre une porte de sortie en changeant votre relation à ces sensations. Vous n’êtes plus en réaction, mais en action choisie.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, malgré votre volonté, vous réagissez toujours de la même manière face à une montée d’angoisse ? Parce que ces réactions sont inscrites dans votre système nerveux, comme un programme informatique qui s’exécute sans que vous le contrôliez. L’hypnose, c’est un peu comme un « reset » de ce programme.
Prenons l’exemple de la respiration. Lors d’une attaque de panique, vous avez tendance à hyperventiler : vous inspirez trop vite, vous expirez trop fort. Cela modifie l’équilibre chimique du sang (baisse du CO2), ce qui provoque des fourmillements, des vertiges, et renforce la peur. En hypnose, je peux vous apprendre à ralentir la respiration en utilisant des suggestions indirectes. Par exemple, je vais vous guider à imaginer que vous soufflez doucement sur une bougie imaginaire, sans l’éteindre. Ce simple geste active le système parasympathique, celui du calme et de la récupération.
L’intelligence relationnelle, que j’intègre dans mes accompagnements, ajoute une dimension sociale. Parfois, les crises sont alimentées par des relations toxiques ou des conflits non résolus. Une patiente que j’ai suivie faisait des attaques de panique chaque fois que son conjoint élevait la voix. On a travaillé en hypnose sur la visualisation d’un bouclier protecteur, puis en intelligence relationnelle sur la manière de poser une limite claire. Résultat : les attaques ont cessé.
L’IFS, de son côté, permet de dialoguer avec la partie panique. Imaginez que vous ayez en vous un « pompier » qui déclenche l’alarme à la moindre étincelle. En hypnose, vous pouvez entrer en contact avec ce pompier, comprendre qu’il essaie de vous protéger, et lui dire : « Merci, mais je suis en sécurité maintenant. » Cela peut sembler étrange, mais c’est incroyablement efficace. Une fois que cette partie se sent entendue, elle peut se détendre.
Point clé : L’hypnose ne vous rend pas passif·ve. Elle vous donne les clés pour reprogrammer vos automatismes, mais c’est vous qui tournez la clé.
Une des plus grandes découvertes que font les personnes que j’accompagne, c’est que l’angoisse n’est pas une ennemie à abattre. C’est un signal. Un indicateur que quelque chose ne va pas dans votre vie. Peut-être que vous ignorez vos besoins, que vous sacrifiez votre bien-être pour les autres, ou que vous portez un poids qui n’est pas le vôtre.
Je me souviens d’un footballeur que j’ai préparé mentalement. Il faisait des crises d’angoisse avant chaque match important. Il pensait que c’était un signe de faiblesse. En travaillant avec lui, on a découvert que son angoisse était liée à une peur de décevoir son père, qui avait été un joueur célèbre. L’angoisse était en réalité un message : « Tu joues pour lui, pas pour toi. » Une fois qu’il a compris ça, l’angoisse a diminué. Il a appris à la remercier, puis à la laisser partir.
L’hypnose ericksonienne est particulièrement adaptée pour ce travail, parce qu’elle utilise le langage métaphorique pour accéder à ces messages cachés. Par exemple, je peux vous guider à imaginer votre angoisse comme une personne. Que dit-elle ? Que veut-elle ? Parfois, c’est une enfant qui a besoin d’être rassurée. Parfois, c’est un guide qui vous montre un chemin que vous refusez de voir.
Cette perspective change tout. Au lieu de vouloir supprimer l’angoisse à tout prix, vous l’écoutez. Et en l’écoutant, elle s’apaise. C’est contre-intuitif, mais c’est la clé. L’IFS appelle ça « l’auto-compassion » : accueillir toutes vos parties, même les plus bruyantes, avec bienveillance.
Je ne veux pas que vous repartiez de cet article sans un outil concret. Voici un exercice simple que vous pouvez faire chez vous, en toute sécurité. Il s’inspire de l’hypnose et de l’intelligence relationnelle.
Exercice : La pause des 3 questions
Quand vous sentez une montée d’angoisse ou une possible attaque de panique, arrêtez-vous (si vous pouvez). Ne cherchez pas à la faire disparaître. Posez-vous ces trois questions, à voix basse ou dans votre tête :
Cet exercice dure 30 secondes à 1 minute. Il vous sort de la réaction automatique et vous ramène dans le moment présent. Vous activez votre cortex préfrontal, la partie rationnelle du cerveau, ce qui calme l’amygdale.
Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez le coupler avec une auto-hypnose simple. Avant de commencer, fermez les yeux et imaginez un lieu sécurisé – une plage, une forêt, un endroit où vous vous sentez bien. Respirez lentement en visualisant ce lieu. Puis, posez-vous les trois questions. Cela renforce l’effet.
Cet exercice ne remplace pas un accompagnement professionnel, mais il vous donne une première boussole. Faites-le plusieurs fois par jour, même quand vous n’êtes pas en crise. Vous entraînez votre cerveau à répondre différemment.
Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que vous cherchez des réponses. Peut-être que vous vivez ces moments de panique ou d’angoisse depuis des semaines, des mois, ou des années. Je veux que vous sachiez une chose : ce n’est pas une fatalité. Votre cerveau a appris à réagir ainsi, et il peut désapprendre. L’hypnose, l’IFS et l’intelligence relationnelle sont des chemins concrets pour y parvenir.
Je ne vous promets pas que tout disparaîtra du jour au lendemain. Personne ne peut le faire. Mais je peux vous promettre que vous pouvez retrouver une vie où
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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