3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Deux ennemis combinés, une seule solution naturelle.
Tu les sens arriver. Les épaules qui se crispent, la mâchoire qui se serre, cette chaleur qui monte dans la poitrine. Parfois, c’est un conducteur qui te coupe la route, un collègue qui te fait une remarque de trop, ou simplement l’accumulation des petites choses de la journée. Et là, la colère débarque. Puis, dans la foulée, le stress s’invite, comme un colocataire bruyant qui s’installe sans prévenir. Ensemble, ils forment un duo toxique. L’un nourrit l’autre, et toi, tu te retrouves coincé au milieu, à subir les conséquences physiques et émotionnelles.
Je vois ça tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des adultes, comme toi, qui viennent avec des symptômes qu’ils attribuent au stress — insomnies, tensions musculaires, irritabilité — et qui finissent par réaliser que la colère non exprimée ou mal gérée est au cœur du problème. L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis plus de dix ans, offre une porte de sortie. Pas une baguette magique, mais un outil concret pour dissoudre ce duo toxique à la racine. Dans cet article, je vais te montrer comment ça fonctionne, et surtout, te donner des pistes pour commencer à t’en libérer dès aujourd’hui.
Tu as probablement déjà entendu parler de la réponse « combat ou fuite ». C’est ce mécanisme ancestral qui s’active quand ton cerveau perçoit un danger. Le problème, c’est que dans notre monde moderne, les menaces ne sont plus des prédateurs, mais des emails non lus, des délais serrés, des conflits relationnels. La colère, elle, est une variante du « combat ». Elle te prépare à l’affrontement. Le stress, lui, est une activation générale de ton système nerveux. Ensemble, ils te maintiennent dans un état d’alerte permanent.
Prenons un exemple concret. Je reçois il y a quelques mois un homme d’une quarantaine d’années, cadre dans une entreprise locale. Il me dit : « Thierry, je suis tout le temps tendu. Je m’énerve pour un rien, et après je culpabilise. Le soir, je n’arrive pas à déconnecter. » En discutant, on découvre que son quotidien est une succession de micro-frustrations : un collaborateur qui ne répond pas assez vite, des réunions qui s’éternisent, des imprévus qui s’accumulent. Chaque petite contrariété active une poussée de colère. Et comme il ne peut pas exploser à chaque fois, il la refoule. Résultat ? Son corps reste en état de stress chronique, avec des tensions dans les trapèzes, des maux de tête et une fatigue persistante.
Le duo fonctionne en boucle : le stress abaisse ton seuil de tolérance, ce qui te rend plus irritable. La colère, à son tour, active davantage ton système nerveux sympathique, augmentant le stress. C’est un cercle vicieux. Et plus tu restes dedans, plus ton corps s’habitue à ce niveau d’activation élevé. Tu deviens comme un moteur qui tourne en permanence au régime maximum, même au ralenti. L’hypnose, dans ce contexte, ne va pas faire disparaître les sources extérieures de stress ou de colère. Par contre, elle va t’aider à modifier ta réponse intérieure. Et ça, c’est une différence fondamentale.
« La colère et le stress ne sont pas des ennemis à combattre, mais des signaux à comprendre. L’hypnose t’apprend à les écouter sans te laisser submerger. »
Si tu es comme beaucoup de personnes que je reçois, tu as probablement essayé de « te calmer » par la force de la volonté. Tu te dis : « Je vais compter jusqu’à dix », « Je vais respirer profondément », « Je vais relativiser ». Et ça marche un moment. Mais dès que la pression revient, la colère et le stress reprennent le dessus. Pourquoi ? Parce que ces réactions ne sont pas sous le contrôle de ta conscience rationnelle. Elles sont ancrées dans des circuits automatiques, des habitudes neuronales que tu as construites au fil des années.
Imagine ton cerveau comme un réseau de chemins. Chaque fois que tu réagis avec colère et stress face à une situation, tu empruntes le même sentier. Plus tu l’empruntes, plus il devient large et facile à prendre. C’est ce qu’on appelle la plasticité neuronale. La volonté, elle, essaie de te forcer à prendre un autre chemin, mais elle se heurte à l’inertie du sentier bien tracé. C’est épuisant, et souvent, tu finis par craquer.
Je me souviens d’une femme, enseignante, qui venait me voir pour des crises d’angoisse liées au stress. Elle me racontait qu’elle passait ses soirées à ressasser les conflits de la journée, incapable de lâcher prise. Elle avait tout essayé : la méditation, les tisanes, le sport. Mais rien ne durait. En hypnose, on a travaillé sur les déclencheurs inconscients. Ce qu’on a découvert, c’est que sa colère était liée à une croyance profonde : « Si je ne maîtrise pas tout, je suis une mauvaise professionnelle. » Cette croyance, héritée de son éducation, activait un stress permanent dès qu’elle perdait le contrôle. La volonté seule ne pouvait pas défaire ce nœud. Il fallait aller à la source.
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise, est particulièrement adaptée pour ça. Elle ne cherche pas à imposer un changement par la force, mais à créer les conditions pour que ton inconscient trouve ses propres solutions. C’est une approche douce, respectueuse de ton rythme, et surtout, efficace parce qu’elle s’adresse directement aux mécanismes automatiques qui entretiennent le duo toxique.
Quand tu entends le mot « hypnose », tu imagines peut-être un spectacle avec un pendule et des gens qui font le poulet. Je te rassure, ce n’est pas ça. L’hypnose ericksonienne, du nom du psychiatre Milton Erickson, est un état modifié de conscience, naturel, que tu expérimentes déjà tous les jours sans le savoir : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur autoroute et que tu ne te souviens plus des derniers kilomètres, ou quand tu lis un livre captivant. Dans cet état, ton conscient critique s’efface un peu, et ton inconscient devient plus réceptif aux suggestions.
Dans le cadre de la colère et du stress, l’hypnose agit sur plusieurs plans. D’abord, elle t’apprend à descendre dans un état de relaxation profonde. Pas une relaxation de surface, mais un véritable lâcher-prise où ton système nerveux parasympathique (celui de la détente) reprend le dessus. Ensuite, on travaille sur les déclencheurs. Par exemple, je peux te guider pour revisiter une situation qui déclenche habituellement ta colère, mais en étant dans un état de calme intérieur. Progressivement, ton cerveau associe la situation à une réponse apaisée plutôt qu’à une explosion.
Il y a aussi un travail sur les émotions refoulées. La colère, quand elle n’est pas exprimée, ne disparaît pas. Elle se stocke dans le corps, dans les fascias, les muscles, les organes. L’hypnose permet de libérer ces tensions accumulées, parfois de manière spectaculaire. J’ai vu des personnes fondre en larmes pendant une séance, non pas de tristesse, mais parce que leur corps relâchait des années de colère contenue. C’est un processus puissant, et il ne se fait pas en un claquement de doigts. Mais les résultats sont durables.
Un autre aspect important, c’est la transformation de la relation à l’émotion. Au lieu de voir la colère comme une ennemie à éliminer, l’hypnose t’aide à la considérer comme un signal. La colère devient une information sur un besoin non respecté, une limite franchie, une injustice perçue. Le stress, lui, devient un indicateur que tu es en déséquilibre. Avec cette perspective, tu n’es plus victime de tes émotions, tu deviens leur observateur bienveillant. Et ça change tout.
Dans mon accompagnement, je ne me limite pas à l’hypnose. J’utilise aussi deux autres approches qui renforcent le travail : l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. L’IFS, c’est un modèle qui considère que nous sommes tous composés de multiples « parties » en nous. Par exemple, il y a une partie en toi qui se met en colère pour te protéger, une autre qui stresse pour te motiver, une autre encore qui juge cette colère. Au lieu de lutter contre ces parties, l’IFS t’apprend à dialoguer avec elles, à comprendre leur rôle, et à apaiser les conflits internes.
Concrètement, si tu ressens une colère explosive, l’IFS va t’aider à identifier quelle partie de toi est activée. Est-ce une partie protectrice qui veut te défendre ? Une partie vulnérable qui se sent menacée ? En reconnaissant cette partie, tu peux la remercier pour son intention positive (même si son comportement est problématique) et lui proposer une nouvelle manière d’agir. L’hypnose facilite ce dialogue intérieur en créant un espace de sécurité et de calme.
L’Intelligence Relationnelle, elle, vient compléter le tableau en travaillant sur la relation aux autres. La colère et le stress ne sont pas seulement des phénomènes internes, ils se jouent aussi dans tes interactions. Une remarque d’un proche, un comportement d’un collègue, une attente non comblée… Tout cela peut déclencher le duo toxique. L’Intelligence Relationnelle t’apprend à communiquer tes besoins sans agressivité, à poser des limites claires, et à désamorcer les conflits avant qu’ils ne s’enveniment.
Je pense à ce sportif que j’accompagne en préparation mentale, un footballeur amateur qui avait du mal à gérer sa frustration pendant les matchs. Il s’énervait contre ses coéquipiers, contre l’arbitre, et ça le déconcentrait. On a combiné hypnose pour abaisser son seuil de réactivité, IFS pour comprendre la partie de lui qui voulait tout contrôler, et Intelligence Relationnelle pour améliorer sa communication sur le terrain. En quelques semaines, il m’a dit : « Je me sens plus léger. Même quand on perd, je ne m’effondre plus. »
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une solution miracle. Elle ne va pas effacer les sources externes de stress ou de colère. Si tu es dans un environnement toxique, que ce soit au travail ou dans ta vie personnelle, l’hypnose ne changera pas les autres. Elle ne fera pas disparaître un patron injuste ou un conjoint difficile. Par contre, elle change ta manière de réagir à ces situations. Tu deviens plus résilient, plus capable de prendre du recul, et surtout, plus apte à faire des choix alignés avec tes besoins.
Autre limite : l’hypnose ne fonctionne pas si tu n’es pas prêt à t’engager. Elle demande une certaine ouverture d’esprit et une volonté de lâcher prise. Certaines personnes, très rationnelles, ont du mal à entrer dans l’état hypnotique au début. Ce n’est pas grave. Avec de la pratique, ça vient. Et ce n’est pas non plus une thérapie de long terme. Pour certains, quelques séances suffisent à dénouer les blocages principaux. Pour d’autres, un suivi plus régulier est nécessaire, surtout si la colère et le stress sont liés à des traumatismes anciens.
Enfin, l’hypnose ne remplace pas un suivi médical. Si tu souffres de troubles anxieux sévères, de dépression, ou de problèmes de santé physique, il est essentiel de consulter un médecin. L’hypnose est un complément, pas un substitut. Mais dans mon expérience, elle est incroyablement efficace pour les problématiques de gestion émotionnelle, précisément parce qu’elle s’attaque aux racines inconscientes.
Alors, comment savoir si tu es concerné ? Voici quelques signes qui reviennent souvent chez les personnes que je reçois :
Si tu te reconnais dans plusieurs de ces points, il est probable que le duo colère-stress soit en train de grignoter ta qualité de vie. L’hypnose peut t’aider à briser ce cycle. Comment ? En te donnant des outils pour :
Ce n’est pas un chemin linéaire. Il y aura des hauts et des bas. Mais chaque séance est une brique posée pour construire une fondation plus solide. Et ce qui est beau, c’est que tu emportes ces compétences partout avec toi, dans ta vie professionnelle, familiale, sociale.
Tu te demandes peut-être par où commencer. Voici une première chose que tu peux faire maintenant, sans rendez-vous, sans matériel. Installe-toi confortablement, ferme les yeux, et prends trois respirations profondes. Ensuite, pose-toi cette question : « Quelle est la dernière situation qui a déclenché ma colère ou mon stress ? » Ne cherche pas à analyser, juste à la visualiser. Maintenant, imagine que tu es derrière une vitre, observant la scène de l’extérieur. Tu vois la personne que tu étais, en train de réagir. Sans jugement, juste en observant. Reste là quelques instants, puis ramène doucement ton attention à ta respiration. Ouvre les yeux.
Cet exercice simple est le début de la dissociation, une technique que l’hypnose utilise pour t’aider à prendre du recul. Tu n’as pas besoin de faire plus pour l’instant. Mais si tu sens que ce duo toxique te pèse vraiment, que tu es fatigué de lutter, alors je t’invite à franchir une étape supplémentaire.
Je reçois à Saintes, dans un cadre confidentiel et bienveillant. On commence toujours par un échange pour comprendre ta situation, sans engagement. L’hypnose, ce n’est pas une baguette magique, mais c’est un levier puissant quand on est prêt à l’actionner. Si tu veux en parler, tu peux me contacter via mon site thierrysudan.com ou directement par téléphone. On trouvera un moment pour toi.
Tu n’es pas obligé de vivre avec cette boule au ventre, cette tension permanente, cette colère qui monte et que tu retiens. Le duo toxique peut être dissous. Et la solution est plus naturelle que tu ne le penses. Elle est déjà en toi. L’hypnose t’aide juste à la réveiller.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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