3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démêlez le vrai du faux pour avancer plus sereinement.
Vous avez déjà ressenti cette boule au ventre avant un rendez-vous important, cette voix intérieure qui vous chuchote « et si ça ne marchait pas ? », ou cette paralysie soudaine au moment de prendre une décision qui pourrait tout changer ?
Je reçois souvent des personnes qui viennent me voir avec une plainte qui revient comme un leitmotiv : « J’ai peur d’échouer. » Et derrière cette peur, il y a des croyances bien ancrées. Des idées reçues sur l’échec lui-même, mais aussi sur ce que l’hypnose pourrait y changer.
Alors, avant de vous parler des outils concrets que l’hypnose ericksonienne, l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle peuvent vous apporter, arrêtons-nous sur quatre de ces idées reçues. Quatre freins invisibles qui vous empêchent d’avancer. Et ensemble, nous allons les démonter.
Idée reçue n°1 : « La peur de l’échec est une faiblesse. Il faut la supprimer. »
Je rencontre souvent des sportifs de haut niveau, des cadres dirigeants ou des entrepreneurs qui me disent : « Thierry, je dois me débarrasser de cette peur. Elle me paralyse. » Et je comprends cette urgence. Quand on a une échéance importante – une compétition, une présentation client, un examen – cette peur paraît être un boulet.
Pourtant, la première idée reçue est de croire que cette peur est votre ennemie. Qu’elle est le signe que vous n’êtes pas à la hauteur. Que les autres, ceux qui réussissent, ne la ressentent pas.
C’est faux.
La peur de l’échec n’est pas une faiblesse. C’est un signal. Un mécanisme de survie ancestral qui, à l’origine, vous protégeait d’un danger réel (un prédateur, une chute). Aujourd’hui, ce même mécanisme s’active devant une situation perçue comme menaçante pour votre identité, votre statut ou votre sécurité.
Je me souviens d’un client, appelons-le Julien. C’était un commercial brillant, mais avant chaque appel important, il était tétanisé. Il passait des heures à ruminer, à se préparer à l’échec. Il voulait « tuer » cette peur. En séance, nous avons exploré ce que cette peur essayait de lui dire. Et nous avons découvert qu’elle était là pour le protéger d’une humiliation qu’il avait vécue adolescent, lorsque son père avait minimisé ses efforts scolaires.
La peur n’était pas le problème. Elle était la gardienne d’une vieille blessure. Une fois que nous avons accueilli cette partie de lui (c’est là que l’IFS entre en jeu), la peur a changé de tonalité. Elle est devenue une vigilance utile, une alerte qui l’aidait à se préparer, sans le paralyser.
Alors, non, vous n’avez pas à supprimer votre peur de l’échec. Vous avez à l’écouter, à comprendre ce qu’elle protège, et à négocier avec elle. L’hypnose ericksonienne est particulièrement efficace pour cela : elle permet de communiquer avec ces parties inconscientes sans les combattre. On ne supprime pas un signal d’alarme, on en change le sens.
Ce que vous pouvez faire maintenant : La prochaine fois que cette peur monte, au lieu de la repousser, dites-lui intérieurement : « Je te vois. Qu’est-ce que tu veux me dire ? » Notez la première pensée qui vient. Vous serez surpris de ce que votre inconscient vous révèle.
Idée reçue n°2 : « L’échec est une fin en soi. Il définit qui je suis. »
Celle-ci est peut-être la plus destructrice. Elle transforme une expérience en identité. « J’ai échoué » devient « Je suis un échec ». Un mot, un verbe qui devient un nom, et tout bascule.
Je travaille beaucoup avec des coureurs à pied, des marathoniens amateurs ou des trailers. Il leur arrive de ne pas terminer une course, d’abandonner au ravitaillement ou de se blesser avant l’épreuve. Pour certains, c’est une catastrophe. Ils se disent : « Je ne suis pas un vrai coureur », « Je n’ai pas le mental », « Je suis nul ».
Pourtant, dans le sport comme dans la vie, l’abandon ou l’échec n’est jamais un point final. C’est une donnée. Une information. Un feedback. Comme le disait Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »
L’idée reçue, c’est de croire que l’échec vous définit définitivement. Que parce que vous avez raté une fois, vous raterez toujours. C’est une généralisation que votre cerveau fait pour vous protéger de la répétition de la douleur, mais qui vous enferme.
En hypnose, on travaille beaucoup sur la dissociation : apprendre à observer son expérience comme si on regardait un film, sans être le personnage principal du drame. On peut alors se dire : « Tiens, là, j’ai échoué à atteindre cet objectif. Qu’est-ce que ça m’apprend sur ma préparation, ma stratégie, mon état d’esprit ? »
Je me souviens d’une footballeuse que j’accompagnais. Elle avait raté un penalty décisif en finale régionale. Pendant des semaines, elle ne se voyait plus que comme « celle qui a raté ». En séance, nous avons utilisé une technique d’hypnose pour revisiter ce moment. Nous avons changé le scénario : elle n’était plus la joueuse qui tirait mal, mais l’entraîneure qui analysait le geste, la respiration, la pression. Elle a vu que son échec venait d’un manque de routine de concentration, pas d’un manque de talent. Elle a retravaillé sa routine, et la saison suivante, elle a transformé tous ses penaltys.
Votre échec n’est pas votre identité. C’est un chapitre, pas le livre entier.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Prenez une feuille. Écrivez un échec récent. Puis, en dessous, écrivez : « Cela ne fait pas de moi un(e)… » et complétez la phrase. Ensuite, écrivez : « Cela m’a appris que… » et listez trois leçons concrètes. Vous verrez, le regard change.
Idée reçue n°3 : « Pour ne pas échouer, il faut tout contrôler. »
C’est une croyance très répandue chez les personnes que je reçois, surtout celles qui ont des profils dits « performants » ou « anxieux ». Le raisonnement est simple : si je contrôle chaque paramètre, si je prévois tous les scénarios, je ne peux pas échouer. Je mets toutes les chances de mon côté.
Le problème, c’est que cette quête de contrôle est épuisante. Et qu’elle est illusoire. Vous ne contrôlerez jamais l’arbitre, la météo, l’humeur de votre patron, la réaction de votre public, ou les imprévus de la vie. Plus vous essayez de tout contrôler, plus vous êtes vulnérable à la moindre déviation. Et cette déviation, vous la vivrez comme un échec, même si elle est mineure.
Je vois souvent des entrepreneurs qui veulent maîtriser chaque aspect de leur projet. Ils passent des nuits blanches à peaufiner un PowerPoint, à répéter un discours, à anticiper les objections. Et quand un client pose une question imprévue, ils s’effondrent. Parce que leur sécurité reposait sur le contrôle, pas sur leur capacité à s’adapter.
L’hypnose ericksonienne, dans son essence, est une thérapie de la flexibilité. Milton Erickson lui-même disait que le changement se produit quand on accepte l’inattendu. En séance, je ne cherche pas à vous donner le contrôle, je cherche à vous donner des ressources pour naviguer dans l’incertitude.
Une technique simple que j’utilise souvent est celle de la « préparation flexible ». On ne se prépare pas à un résultat fixe, on se prépare à rencontrer plusieurs possibles. On ancre en hypnose un état de calme et de confiance, et on associe cet état à l’idée de « quoi qu’il arrive, je saurai m’adapter ». Cela change tout.
Un de mes clients, coureur de trail, avait peur de ne pas finir son premier ultra-trail. Il voulait contrôler son allure, son ravitaillement, sa météo. Nous avons travaillé sur l’acceptation de l’imprévu : une crampe, un orage, un mauvais marquage. Il a appris à se dire : « Je ne sais pas ce qui va se passer, mais je sais que j’ai les ressources pour y faire face. » Il a terminé sa course, non pas en contrôlant tout, mais en s’adaptant à tout.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Identifiez un domaine où vous essayez de tout contrôler. Demandez-vous : « Que se passerait-il si je lâchais 10% de ce contrôle ? » Visualisez le pire scénario (il est souvent moins grave que vous ne le pensez). Puis, autorisez-vous une petite expérience cette semaine : laissez un paramètre imprévu arriver sans le corriger immédiatement. Observez ce qui se passe.
Idée reçue n°4 : « L’hypnose va me faire oublier ma peur ou me transformer en super-héros. »
Ah, celle-là, je l’entends tout le temps. Les gens arrivent dans mon cabinet de Saintes avec des attentes parfois très… cinématographiques. Ils imaginent que je vais agiter une montre, dire « vous avez sommeil », et qu’en sortant, ils seront débarrassés de leur peur de l’échec comme par magie. Ou qu’ils deviendront soudainement des machines à réussir, imperturbables.
Il est temps de démêler le vrai du faux.
L’hypnose ericksonienne n’est pas un effaceur de mémoire. Elle ne va pas vous faire oublier votre peur. Ce serait d’ailleurs contre-productif, car cette peur a une fonction. L’hypnose ne va pas non plus vous transformer en quelqu’un d’autre. Vous resterez vous-même, avec votre histoire, votre sensibilité, votre personnalité.
Ce que l’hypnose peut faire, en revanche, c’est changer votre relation à cette peur. C’est vous permettre de la vivre différemment. C’est vous donner accès à des ressources que vous possédez déjà, mais que vous n’utilisez pas pleinement à cause du stress ou des conditionnements.
Prenons un exemple. Vous avez peur de l’échec avant une présentation. Votre cœur s’emballe, votre esprit se vide, vous bafouillez. En hypnose, nous allons travailler sur plusieurs plans :
Je me souviens d’une patiente, cadre dans une grande entreprise, qui venait pour une peur panique de l’échec lors des réunions. Elle voulait que je la « guérisse » en une séance. Nous avons travaillé pendant plusieurs rendez-vous. Elle n’a pas perdu sa peur. Mais elle a appris à la reconnaître, à l’écouter, et à lui dire : « Ok, je t’entends, mais maintenant je choisis d’avancer quand même. » Elle a développé une confiance nouvelle, non pas dans le fait de ne jamais échouer, mais dans sa capacité à gérer l’échec s’il survenait.
L’hypnose n’est pas une potion magique. C’est un outil. Un levier. Elle vous donne un accès privilégié à votre inconscient, ce réservoir de ressources et de solutions que vous ignorez souvent. Mais le travail, le chemin, c’est vous qui le faites.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Si vous envisagez une séance d’hypnose, posez-vous cette question : « Qu’est-ce que je suis prêt à changer dans ma vie, en plus de la séance ? » L’hypnose est un accélérateur, pas un substitut à votre propre engagement. Et c’est une bonne nouvelle : cela signifie que le pouvoir est entre vos mains.
Conclusion : Avancer, même avec la peur
Nous avons démêlé quatre idées reçues qui vous freinent :
Alors, où en êtes-vous aujourd’hui ? Est-ce que l’une de ces croyances résonne particulièrement en vous ? Peut-être que vous vous reconnaissez dans l’histoire de Julien, du coureur de trail, ou de la cadre en réunion.
Je ne vais pas vous promettre que l’hypnose va supprimer votre peur de l’échec. Ce serait malhonnête. Mais je peux vous promettre que si vous êtes prêt à l’explorer, à l’écouter, à la comprendre, vous pouvez changer votre vie. Vous pouvez passer de la paralysie à l’action, de l’évitement à l’engagement, de la peur à une vigilance sereine.
Mon cabinet à Saintes est un lieu où l’on peut poser ces questions, sans jugement. Où l’on peut rencontrer ces parties de soi qui ont peur, et leur offrir une nouvelle place. Je reçois des adultes en souffrance, mais aussi des sportifs qui veulent performer sans se détruire, et des professionnels qui veulent oser.
Si vous sentez que le moment est venu de faire un pas, pas pour être parfait, mais pour être plus libre, je suis là. Vous pouvez me contacter pour un premier échange, sans engagement. Juste pour parler, pour voir si ce que je propose peut résonner avec ce que vous vivez.
La peur de l’échec n’est pas une barrière infranchissable. C’est une porte qui grince. Et parfois, il suffit d’un peu d’huile, d’un regard neuf, pour qu’elle s’ouvre.
À très bientôt, peut-être.
Thierry Sudan
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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