3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une technique simple pour reprendre le contrôle immédiatement.
Tu fermes la porte de ta voiture et tu vois rouge. L’autre conducteur vient de te faire une queue de poisson, et en une fraction de seconde, ton corps s’embrase. Les poings se serrent, la mâchoire se crispe, la respiration s’accélère. Tu voudrais klaxonner, insulter, voire descendre de voiture pour régler ça. Mais au fond, tu sais que cette rage ne t’apportera rien de bon. Tu as déjà vécu ça, non ? Ce moment où l’émotion t’emporte, où tu perds pied, où tu agis d’une façon que tu regrettes ensuite.
Je m’appelle Thierry Sudan, je suis praticien en hypnose à Saintes, et je vois régulièrement des personnes qui souffrent de ces accès de rage incontrôlables. Des adultes responsables, doux dans la vie quotidienne, mais qui, sous l’effet du stress ou d’une frustration, deviennent prisonniers d’une colère qui les dépasse. On m’a même dit un jour : « Thierry, j’ai l’impression qu’un monstre sort de moi, et je ne peux rien faire pour l’arrêter. »
Alors, non, je ne vais pas te promettre que l’hypnose va faire disparaître ta colère pour toujours. La colère est une émotion utile, elle te protège, elle te donne de l’énergie quand tu en as besoin. Mais la rage, cette vague qui te submerge et te fait perdre le contrôle, oui, on peut apprendre à la calmer. Et je vais te montrer comment, en cinq minutes, tu peux reprendre la main.
Pas de baguette magique, pas de formule secrète. Juste une technique simple, basée sur l’hypnose ericksonienne, que tu peux utiliser n’importe où, n’importe quand. Prêt ? On y va.
Avant de te donner la technique, il faut comprendre ce qui se passe dans ton corps. Quand tu vis une situation frustrante — une injustice, une insulte, une bêtise de quelqu’un — ton cerveau active une alarme interne. C’est le fameux système d’alerte qui a permis à nos ancêtres de survivre face à un prédateur. En une fraction de seconde, ton amygdale cérébrale (le centre des émotions) envoie un signal à ton corps : « Danger ! Prépare-toi à te battre ou à fuir. »
Ton cœur s’accélère. Tes muscles se tendent. Ton souffle devient court et saccadé. Et surtout, ton cortex préfrontal — la partie rationnelle de ton cerveau, celle qui réfléchit, pèse le pour et le contre, choisit ses réponses — se met en veille. L’émotion prend le pouvoir. Tu n’es plus toi-même, tu es un animal en état d’alerte.
C’est pour ça que tu ne peux pas « te calmer par la force » en pleine crise. Dire à quelqu’un de rage « calme-toi » revient à lui demander de faire un footing alors qu’il est en train de se noyer. Le cerveau émotionnel est trop activé pour que la raison prenne le dessus.
L’hypnose, dans ce contexte, n’est pas une technique pour endormir ou anesthésier. C’est une méthode pour redonner la main à ton système nerveux, pour faire baisser l’alarme, pour permettre à ton cortex préfrontal de se réveiller. Et ça, ça prend moins de cinq minutes.
La technique que je vais te partager s’appelle l’ancrage. C’est un concept simple de la PNL (programmation neuro-linguistique) et de l’hypnose. L’idée est de créer une association entre un geste, un mot ou une image, et un état de calme intérieur. Une fois cet ancrage installé, tu peux le déclencher en pleine crise pour redescendre rapidement.
Je te donne un exemple. Un patient, Marc, 42 ans, cadre commercial, venait me voir parce qu’il explosait régulièrement lors des réunions. Un collègue le contredisait, et en deux secondes, il était rouge de colère, haussait le ton, et finissait par quitter la salle en claquant la porte. Il en avait assez de passer pour un « caractériel » alors qu’au fond, il était juste débordé par une émotion qu’il ne contrôlait pas.
Nous avons travaillé sur un ancrage. Je lui ai demandé de se souvenir d’un moment où il s’était senti profondément calme, en sécurité, maître de lui. Il a choisi une image : un bord de mer, un coucher de soleil, le bruit des vagues. Puis, je l’ai guidé en hypnose pour renforcer cette sensation. Quand il était au maximum de ce calme, je lui ai fait toucher son pouce et son index ensemble, en lui disant : « À chaque fois que tu feras ce geste, dans les prochaines minutes, tu ressentiras ce calme revenir, même un peu. »
En une séance, il avait un outil. La fois suivante, en réunion, quand la colère a commencé à monter, il a fait ce geste. Il m’a raconté : « Thierry, ça n’a pas fait disparaître la colère, mais ça a créé une pause. Pendant deux ou trois secondes, j’ai senti le calme arriver, et ça m’a permis de choisir ma réponse au lieu de réagir. »
L’ancrage ne supprime pas l’émotion, il crée une brèche dans l’automatisme. Et dans cette brèche, tu retrouves le choix.
Voici la technique pas à pas. Tu peux l’apprendre maintenant, et la tester dès que tu sens une montée de colère. Elle repose sur trois étapes : interrompre, respirer, ancrer.
1. Interrompre la spirale
Quand la rage monte, ton corps est en pilotage automatique. La première chose à faire est de casser ce cycle. Comment ? Par une sensation physique forte et inattendue.
Le but n’est pas de te faire mal, mais de créer une interruption sensorielle. Ton cerveau, concentré sur cette nouvelle sensation, va momentanément quitter le mode « rage ». C’est comme si tu appuyais sur pause dans un film.
2. Respirer en conscience
Une fois cette interruption faite, tu as une fenêtre de quelques secondes pour agir. Profites-en pour respirer. Pas une respiration profonde forcée, mais une respiration lente et consciente.
Pourquoi 6 secondes d’expiration ? Parce que l’expiration longue active le système parasympathique, celui qui calme le corps. C’est l’inverse de l’accélération cardiaque de la colère. Fais ça deux ou trois fois. Tu vas sentir une légère baisse de tension. Pas de miracle, mais une baisse.
3. Activer ton ancrage de calme
Si tu as déjà installé un ancrage (comme celui du pouce et de l’index), c’est le moment de l’activer. Sinon, tu peux utiliser un ancrage improvisé : pose ta main sur ton cœur, et dis-toi intérieurement « Je suis là, je respire, je choisis. » Le contact physique avec ton cœur est un geste apaisant, reconnu pour activer le nerf vague, un autre régulateur de stress.
Répète ce geste plusieurs fois, en te concentrant sur les sensations de ta main sur ta poitrine. Si tu veux, ajoute une image mentale : un lieu calme, une couleur apaisante (le bleu clair, le vert), ou une phrase courte comme « Ça va passer. »
En moins de cinq minutes, tu auras ralenti la montée de rage. Tu ne seras pas totalement calme, mais tu auras assez de recul pour décider de ta réponse. Tu pourras choisir de parler calmement, de t’éloigner, ou même de dire « J’ai besoin d’une pause. »
Ce que je viens de te décrire, tu peux le faire seul. Mais pour que l’ancrage soit vraiment solide, pour qu’il fonctionne même dans les moments de forte émotion, l’hypnose est un accélérateur puissant.
Pourquoi ? Parce que l’hypnose te permet d’accéder à un état de conscience modifié où ton esprit critique est moins actif, et où ton inconscient est plus réceptif aux suggestions. En séance, je guide ton attention vers un état de calme profond, et je crée une association forte entre cet état et un geste déclencheur. C’est comme si tu gravais ce calme dans ton système nerveux.
Prenons un autre exemple. Sophie, 35 ans, maman de deux enfants, venait parce qu’elle criait après ses fils dès qu’ils faisaient une bêtise. Elle se sentait coupable ensuite, mais sur le moment, elle ne pouvait pas s’arrêter. « Je deviens une furie, Thierry, et je ne me reconnais pas. »
En hypnose, nous avons exploré ce qui se passait dans son corps quand la colère montait. Elle a décrit une boule dans le ventre, une chaleur dans la poitrine. Puis, nous avons installé un ancrage : elle a choisi de toucher son lobe d’oreille gauche en se rappelant un moment de tendresse avec ses enfants, un soir calme après une journée réussie.
Quand elle a senti la colère monter la fois suivante, elle a touché son oreille. Elle m’a dit : « C’était bizarre, Thierry, j’ai senti comme un déclic. La boule dans le ventre s’est un peu relâchée, et j’ai pu dire ‘Les enfants, on va faire une pause tous les deux minutes’ au lieu de crier. » Ce n’était pas parfait, mais c’était un début. Et avec la pratique, l’ancrage est devenu plus fort.
L’hypnose ne te rend pas passif. Elle te donne un outil pour être actif dans la gestion de tes émotions, même quand tout semble perdu.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une solution miracle. Elle ne va pas effacer ta colère, ni transformer ta personnalité. La colère est une émotion légitime, surtout quand tu vis une injustice ou une frustration. Le problème, ce n’est pas la colère en soi, c’est l’intensité qui te fait perdre le contrôle.
L’hypnose peut t’aider à :
Mais elle ne peut pas :
Comme pour tout apprentissage, il faut répéter. Un ancrage, c’est comme un muscle : plus tu l’entraînes, plus il devient fort. Au début, tu auras peut-être du mal à le déclencher en pleine crise. C’est normal. L’important, c’est de le faire dans des moments de calme d’abord, puis dans des moments de colère légère, avant d’arriver aux crises intenses.
Parfois, malgré tous tes efforts, la rage te submerge. Ça arrive. Tu n’es pas un robot. L’important, c’est ce que tu fais après. Beaucoup de mes patients me disent : « Thierry, j’ai essayé ta technique, mais ça n’a pas marché, j’ai encore explosé. » Et je leur réponds : « Tant mieux. Tu viens d’apprendre quelque chose. »
Qu’as-tu appris ? Que cette situation est un déclencheur particulièrement fort pour toi. Que tu as besoin d’un ancrage plus solide. Que tu dois peut-être éviter certaines situations ou les préparer différemment. Chaque crise est une information, pas un échec.
Voici ce que tu peux faire si la rage revient :
Ne te juge pas. La culpabilité est une seconde vague qui aggrave la première. Dis-toi : « OK, ça a débordé. Je vais noter ce qui s’est passé et je vais ajuster. »
Après la crise, prends un temps pour toi. Assieds-toi, ferme les yeux, et respire. Refais l’ancrage que tu as appris, même si la colère est retombée. Cela renforce le lien dans ton cerveau.
Analyse la situation. Qu’est-ce qui a déclenché ta rage ? Était-ce une accumulation de stress ? Un mot particulier ? Un souvenir qui a résonné ? Note-le dans un carnet. Plus tu connais tes déclencheurs, mieux tu peux les anticiper.
Reviens à la pratique. Refaire l’ancrage en hypnose, ou simplement en imagination, plusieurs fois par jour. Avant de te coucher, le matin au réveil, dans les transports. Plus tu le répètes, plus il devient automatique.
Un jour, un patient m’a dit : « Thierry, j’ai senti la rage monter, j’ai fait mon geste, et elle est redescendue. C’était comme si un interrupteur s’était éteint. » Ce n’est pas arrivé du premier coup. Il a fallu des semaines de pratique. Mais ça a fini par fonctionner.
Tu n’es pas condamné à subir tes crises de rage. Tu es un être humain, avec des émotions intenses, mais aussi avec la capacité de les réguler. L’hypnose, l’ancrage, la respiration, ce ne sont que des outils. Le vrai pouvoir, il est en toi. Celui de décider que tu ne veux plus être esclave de tes réactions.
La prochaine fois que tu sens la colère monter — dans ta voiture, en réunion, à la maison — souviens-toi de cette phrase : « Je peux faire une pause. » Cette pause, c’est ta liberté. Elle dure cinq minutes, pas plus. Mais ces cinq minutes peuvent tout changer.
Si tu sens que tu as besoin d’aide pour installer cet ancrage plus profondément, pour comprendre d’où vient cette rage, ou simplement pour être accompagné dans cette démarche, je suis là. Je reçois à Saintes, en cabinet, ou en visio pour ceux qui sont loin. On peut prendre le temps d’explorer ensemble ce qui se joue pour toi.
Prends soin de toi. Et n’oublie pas : la colère ne dure qu’un instant, mais les conséquences de nos actes peuvent durer longtemps. Alors, pour toi, pour les autres, apprends à faire cette pause. Tu en es capable.
Thierry Sudan
Praticien en hypnose, IFS et Intelligence Relationnelle
Saintes — Consultations en cabinet et en visio
Pour prendre rendez-vous, un message, un appel : tu sais où me trouver.
Et si cet article t’a parlé, partage-le. Peut-être qu’il aidera quelqu’un d’autre à retrouver son calme.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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