3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Retrouver la paix intérieure en dénouant de vieux nœuds.
Tu me dis souvent que tu n’es pas quelqu’un de colérique. Que tu encaisses, que tu relativises, que tu passes à autre chose. Et pourtant, il y a ces moments où une remarque anodine te fait exploser, où une injustice te tord le ventre pendant des jours, où tu sens une boule dans la gorge qui ne passe pas. Tu te demandes pourquoi tu réagis si fort, pourquoi ces vieilles rancœurs refont surface alors que tu croyais les avoir enterrées depuis longtemps.
Je vois régulièrement des adultes qui viennent me voir en consultation à Saintes avec ce même paradoxe : ils se décrivent comme calmes, posés, mais ils portent en eux une colère qui les épuise. Une colère qu’ils ont apprise à taire, à contenir, à enfouir. Une colère qui vient de loin, souvent de l’enfance. Et c’est là que l’hypnose ericksonienne peut devenir un outil précieux pour libérer ce poids sans avoir à revivre les scènes douloureuses.
Dans cet article, je vais t’expliquer comment la colère s’installe dès l’enfance, pourquoi elle reste bloquée dans ton corps et ton esprit, et comment l’hypnose peut t’aider à t’en libérer pour retrouver une paix intérieure durable. Je te parlerai aussi de l’IFS (Internal Family Systems), une approche que j’utilise souvent en complément pour comprendre les parts de toi qui protègent cette colère.
La colère que tu ressens aujourd’hui n’est jamais vraiment neuve. Elle a souvent une histoire. Quand tu étais enfant, tu n’avais pas les mots ni la maturité pour exprimer ce que tu vivais. Un parent trop exigeant, une injustice à l’école, une situation familiale difficile, un sentiment d’impuissance face à des adultes qui ne te comprenaient pas. Sur le moment, ta colère a été réprimée, peut-être parce que tu as appris que « c’est mal de se fâcher » ou que « ça ne sert à rien ». Alors tu as serré les dents, tu as avalé ta rage, et tu as continué.
Mais la colère ne disparaît pas quand on la cache. Elle se transforme. Elle devient une tension dans les épaules, une mâchoire serrée, des migraines, des insomnies, ou une irritabilité chronique. Elle s’installe dans ton système nerveux comme une alarme qui reste allumée. Et dès qu’un événement réveille une situation similaire – un conflit, une critique, un sentiment d’injustice – ton corps réagit comme si tu avais encore 8 ans.
Je pense à ce coureur que j’accompagne en préparation mentale. Il avait des crises de colère après chaque compétition où il ne performait pas comme il le souhaitait. Il se traitait de nul, se frappait la cuisse, et ça durait des jours. En explorant son histoire, on a découvert que son père, très exigeant, lui disait enfant : « Si tu ne gagnes pas, tu n’es rien. » Aujourd’hui, cette colère n’était pas dirigée contre ses adversaires, mais contre le petit garçon qu’il avait été et qui n’avait pas réussi à être parfait.
La colère accumulée depuis l’enfance, c’est comme une dette émotionnelle que ton corps réclame. Elle veut être entendue, reconnue, libérée. Et tant que tu ne lui donnes pas un espace sûr pour s’exprimer, elle continuera à faire des dégâts dans ta vie adulte : relations tendues, difficultés professionnelles, épuisement nerveux.
« La colère que tu ressens aujourd’hui n’est jamais vraiment neuve. Elle est souvent un écho d’une injustice que tu as vécue enfant, et que ton corps n’a jamais eu la permission de libérer. »
C’est la grande force de l’hypnose ericksonienne : elle ne te demande pas de revivre les scènes traumatiques ou de plonger dans des douleurs que tu préfères oublier. Au contraire, elle travaille avec ton inconscient de manière douce et indirecte. L’idée n’est pas de « revivre pour guérir », mais de rencontrer la colère là où elle s’est figée, et de lui offrir une nouvelle voie d’expression.
Quand tu viens me voir pour une séance d’hypnose à Saintes, je ne vais pas te faire revivre systématiquement l’enfance. Je vais d’abord t’aider à installer un état de relaxation profonde, où ton conscient lâche un peu le contrôle. C’est dans cet état que ton inconscient devient plus accessible. Et c’est là que les vieilles mémoires émotionnelles peuvent être approchées en toute sécurité.
Concrètement, je peux utiliser des métaphores. Par exemple, je vais te proposer d’imaginer la colère comme un liquide chaud qui circule dans ton corps, ou comme une couleur, ou comme une forme. On ne va pas parler de l’événement précis, mais de la sensation. On va lui donner un espace pour bouger, pour se transformer. Parfois, la colère a besoin d’être exprimée symboliquement : un geste, une respiration, une visualisation. L’hypnose permet de faire ça sans que tu aies à « revivre » la scène douloureuse.
Un cas qui m’a marqué : une femme d’une quarantaine d’années, cadre dynamique, qui venait pour des crises d’angoisse. Elle disait ne pas comprendre d’où ça venait. En hypnose, son inconscient a ramené une image : elle avait 6 ans, son père criait après elle pour une note à l’école. Elle s’était enfermée dans sa chambre en serrant un coussin. Elle n’avait jamais pleuré, jamais crié. En séance, on a juste laissé cette image exister, sans la juger, sans la forcer. Et elle a senti une libération dans sa poitrine, comme si un poids se décrochait. Aucun souvenir traumatique rejoué, juste une reconnaissance.
L’hypnose ne fait pas disparaître la colère par magie. Elle permet de la contacter, de la valider, et de lui offrir une issue. Et souvent, ce simple geste suffit à désamorcer des années de tension.
Je ne travaille pas qu’avec l’hypnose. Depuis quelques années, j’intègre l’IFS (Internal Family Systems) dans mes accompagnements, et c’est une approche qui complète magnifiquement l’hypnose pour la colère accumulée. L’IFS part d’une idée simple : nous sommes tous composés de multiples « parts » ou sous-personnalités. Il y a la part qui veut tout contrôler, celle qui a peur, celle qui juge, et aussi celle qui porte la colère.
Quand tu as vécu une injustice enfant, une part de toi s’est chargée de cette colère pour te protéger. Cette part a pris le relais parce que, sur le moment, c’était la seule façon de survivre émotionnellement. Mais aujourd’hui, cette même part continue de réagir comme si tu étais encore vulnérable. Elle se déclenche pour des situations qui ne justifient plus une telle intensité.
Avec l’IFS, on ne cherche pas à éliminer cette part. On va plutôt la rencontrer, la remercier pour son rôle, et lui montrer qu’aujourd’hui, tu es adulte et capable de gérer les choses différemment. C’est un travail de dialogue intérieur, souvent facilité par l’hypnose.
Prenons un exemple concret : un footballeur que j’accompagnais avait une colère explosive après chaque défaite. Il insultait ses coéquipiers, cassait des bouteilles d’eau. En travaillant avec l’IFS, on a découvert une part de lui qui était un « petit garçon terrorisé à l’idée de décevoir son père ». Cette part avait pris le contrôle pour le pousser à être parfait, et quand ça échouait, la colère était sa seule expression. En hypnose, on a pu dialoguer avec cette part, lui dire qu’elle n’avait plus à porter seule cette peur. Le joueur a ensuite retrouvé un calme surprenant sur le terrain.
L’IFS t’apprend à devenir un « Self » bienveillant pour tes propres parts. Et quand tu arrives à accueillir ta colère sans la juger, elle n’a plus besoin de s’exprimer de façon destructrice.
« La colère n’est pas une ennemie à abattre, c’est une part de toi qui a besoin d’être entendue. Quand tu l’écoutes vraiment, elle peut enfin se reposer. »
Comment savoir si la colère que tu ressens aujourd’hui vient vraiment de l’enfance ? Il existe plusieurs indicateurs que je vois souvent en consultation. Si tu te reconnais dans plusieurs de ces signes, il est probable que tu portes une colère ancienne qui mérite d’être libérée.
D’abord, tu réagis de manière disproportionnée à des situations qui, objectivement, ne le méritent pas. Un petit retard, une critique légère, un oubli, et tu sens une montée de rage qui te surprend toi-même. Tu te dis après : « Pourquoi j’ai réagi comme ça ? » C’est le signe que la situation a touché une blessure ancienne.
Ensuite, tu as du mal à exprimer ta colère de façon saine. Soit tu l’enfouis complètement jusqu’à exploser, soit tu la verbalises de façon agressive, et tu culpabilises après. Tu n’arrives pas à trouver un juste milieu. C’est souvent lié à des apprentissages d’enfance : on t’a appris que la colère était interdite, ou au contraire que c’était la seule façon de se faire entendre.
Tu ressens aussi des tensions physiques chroniques : mâchoire serrée, épaules contractées, poings fermés sans t’en rendre compte, maux de tête fréquents. Le corps garde la mémoire de la colère non exprimée. C’est ce que j’appelle le « stockage émotionnel ». Tant que tu ne libères pas l’émotion, le corps continue de la porter.
Enfin, tu as des difficultés dans tes relations, surtout avec les figures d’autorité ou les personnes proches. Tu peux te sentir facilement attaqué, incompris, ou tu as tendance à te replier sur toi-même. La colère de l’enfance influence souvent la manière dont tu perçois les autres aujourd’hui.
Si tu te reconnais, sache que ce n’est pas une fatalité. Ces schémas peuvent se dénouer. L’hypnose et l’IFS permettent de les identifier et de les transformer.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose pour libérer la colère n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer ton histoire ni faire disparaître ta colère en une séance. Certains viennent avec l’idée qu’ils vont repartir « guéris », et c’est une attente qui peut être décevante. Alors je préfère clarifier ce que l’hypnose fait vraiment.
L’hypnose ne supprime pas la colère. Elle la transforme. Elle te donne un accès à des ressources que tu as déjà en toi, mais que tu n’arrives pas à utiliser consciemment. Elle t’aide à changer le rapport que tu entretiens avec ta colère. Au lieu d’être submergé ou de la réprimer, tu apprends à la ressentir, à la comprendre, et à la laisser passer.
Elle ne remplace pas non plus un travail thérapeutique de fond si tu as vécu des traumatismes lourds (violences, abus, négligences graves). Dans ces cas-là, l’hypnose peut être un complément précieux, mais elle doit s’inscrire dans un accompagnement plus large, parfois avec un psychologue ou un psychiatre.
Enfin, l’hypnose ne te rendra pas passif. Tu restes acteur de ton processus. Je suis là pour te guider, mais c’est toi qui fais le travail intérieur. Certaines séances sont douces et libératrices, d’autres peuvent être plus intenses. L’important, c’est le rythme qui te convient.
Ce que l’hypnose peut faire, en revanche, c’est te permettre de vivre ta colère sans qu’elle te contrôle. C’est te donner les clés pour ne plus exploser ou imploser. C’est te reconnecter à une paix intérieure que tu pensais perdue.
Je ne te promets pas que tout sera parfait après une séance. Mais je peux te décrire ce que je vois souvent chez les personnes qui entreprennent ce travail. Les changements sont progressifs, parfois subtils, mais bien réels.
Tu vas peut-être remarquer que tu respires plus profondément. Cette oppression dans la poitrine, cette sensation d’être toujours sous tension, s’atténue. Tu te surprends à sourire plus facilement. Les petites contrariétés du quotidien ne déclenchent plus cette montée d’adrénaline.
Tes relations s’améliorent aussi. Tu arrives à dire non sans culpabilité, à exprimer ce qui ne te convient pas sans agressivité. Tu n’as plus besoin de tout garder pour toi. Les personnes autour de toi le ressentent. Certains te diront peut-être : « Tu as changé, tu es plus apaisé. »
Dans ton travail, tu gagnes en clarté et en efficacité. La colère accumulée consomme énormément d’énergie mentale. Quand elle se libère, tu retrouves de la disponibilité pour ce qui compte vraiment. Les sportifs que j’accompagne en préparation mentale me disent souvent : « Je ne me disperse plus. Je suis plus concentré. »
Et surtout, tu retrouves un lien plus doux avec toi-même. Tu cesses de te juger pour ta colère. Tu comprends qu’elle avait une fonction, qu’elle t’a protégé. Tu peux enfin la remercier et la laisser partir.
« Libérer la colère de l’enfance, ce n’est pas devenir quelqu’un qui ne se fâche jamais. C’est retrouver la capacité de choisir quand et comment exprimer ce que tu ressens. »
Tu l’auras compris, la colère que tu portes depuis l’enfance n’est pas une tare. C’est une part de toi qui a besoin d’être entendue, reconnue, et libérée. L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle sont des outils que j’utilise pour t’aider à faire ce chemin en douceur, sans violence, sans te forcer à revivre ce qui fait mal.
Si tu te sens concerné par ce que tu as lu, si tu reconnais cette fatigue intérieure, cette tension qui ne te quitte pas, sache que tu n’es pas seul. Beaucoup de personnes viennent me voir à Saintes avec ce même poids, et elles repartent avec un souffle nouveau. Ce n’est pas miraculeux, c’est juste un travail sur toi, à ton rythme.
Tu peux commencer dès maintenant par une chose simple : prends un moment dans ta journée, ferme les yeux, et pose ta main sur ton ventre. Respire lentement. Demande à cette colère : « Qu’est-ce que tu as besoin que je sache ? » Écoute la réponse sans jugement. C’est un premier pas.
Et si tu veux aller plus loin, je suis là. Un appel, un mail, une consultation. On peut explorer ensemble ce qui se cache derrière cette colère, et comment la libérer pour que tu retrouves la paix intérieure que tu mérites.
Si cet article résonne en toi, je t’invite à me contacter pour une séance découverte sans engagement. Que ce soit en cabinet à Saintes ou en visio, je m’adapte à ton rythme et à tes besoins. Tu n’as pas à porter seul ce que tu as accumulé depuis des années.
Prends soin de toi.
Thierry Sudan
Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle
Préparateur mental sportif
Saintes
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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