3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Des solutions concrètes pour garder votre calme au quotidien.
Tu tiens un discours que tu ne supportes plus d’entendre. Celui de cette mère ou de ce père qui, après une journée épuisante, se retrouve à hurler sur son enfant pour une histoire de chaussures mal rangées ou de devoirs non finis. Tu te reconnais dans cette scène ? Tu n’es pas seul. Je vois ça chaque semaine dans mon cabinet à Saintes : des parents intelligents, aimants, qui viennent me voir avec une gêne dans la voix. « Thierry, je n’en peux plus. Je crie, je menace, je culpabilise, et le lendemain, je recommence. » Si tu lis ces lignes, c’est probablement que toi aussi, tu cherches une issue. Pas une baguette magique, mais des solutions concrètes pour garder ton calme sans t’épuiser à lutter contre toi-même.
L’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle ne sont pas des promesses en l’air. Ce sont des outils que j’utilise quotidiennement avec des adultes comme toi, qui veulent casser ce cycle. Pas pour devenir des parents parfaits – ça n’existe pas – mais pour retrouver une forme de paix intérieure qui se répercute naturellement sur tes enfants. Alors, on respire un bon coup, et on commence par le commencement : pourquoi tu cries ?
J’entends souvent cette phrase : « Je suis trop impatient, je n’ai pas assez de patience. » Et si je te disais que la patience n’a rien à voir là-dedans ? La patience, c’est une capacité à tolérer l’inconfort. Mais ce qui te fait exploser, ce n’est pas un manque de patience : c’est un déclencheur émotionnel qui active une partie de toi que tu ne contrôles pas consciemment.
Prenons un exemple. Sophie, une maman que j’ai accompagnée l’an dernier, venait consulter parce qu’elle criait systématiquement sur son fils de 9 ans le matin avant l’école. Elle décrivait la scène : « Il traîne, il oublie son sac, je répète trois fois, et là, je sens une montée de chaleur dans la poitrine. Je deviens rouge, je hurle, et après, je pleure dans la voiture. » En creusant avec l’IFS, on a découvert que cette colère n’était pas dirigée contre son fils. Elle activait une « partie » d’elle-même – ce qu’on appelle un exile en IFS – qui se souvenait d’une enfance où elle-même était pressée, grondée, et où elle n’avait pas le droit de ralentir. Son fils ne faisait que réveiller cette vieille blessure.
L’hypnose ericksonienne permet d’accéder à ces automatismes. Quand tu cries, ce n’est pas « toi » qui décides. C’est une réaction conditionnée, un peu comme un réflexe : ton cerveau reptilien (l’amygdale) détecte une menace – ici, le stress du matin, le sentiment de perdre le contrôle – et il active la réponse combat-fuite. Le cri, c’est une forme de combat. Tu n’es pas en train de « mal faire » : tu es en train de survivre à une situation que ton système nerveux interprète comme dangereuse.
Le piège, c’est de te juger après. « Je suis nul(le), je n’y arrive pas. » Ce jugement renforce le cycle : tu te sens honteux(se), ce qui augmente ton stress, ce qui te rend plus réactif(ve) la fois suivante. Alors, première chose concrète : arrête de te demander pourquoi tu cries, et commence à observer ce qui se passe avant le cri. Quel est le déclencheur ? Une fatigue accumulée ? Une sensation d’impuissance ? Un souvenir ? Note-le dans un carnet, sans te juger. Tu viens de faire un pas immense.
L’hypnose ericksonienne, c’est un peu comme un mode d’emploi pour ton cerveau inconscient. Contrairement à ce qu’on voit dans les shows télévisés, l’hypnose thérapeutique n’est pas un état de sommeil ou de contrôle par un hypnotiseur. C’est un état de conscience modifié, hyper-focalisé, où tu accèdes à des ressources que tu as déjà en toi, mais que tu n’utilises pas à cause du stress ou des habitudes.
Concrètement, quand tu cries, ce n’est pas toi qui « décides » de crier. C’est une partie de ton cerveau – l’amygdale – qui prend le contrôle en 0,1 seconde. L’hypnose permet de « reprogrammer » cette réponse. Par exemple, je travaille souvent avec des parents sur une technique simple : l’ancrage. En séance, je les guide dans un état de relaxation profonde, où ils visualisent un moment où ils se sentaient calmes, compétents, aimants (par exemple, un souvenir de leur enfant endormi paisiblement). On associe cette sensation à un geste discret – presser le pouce et l’index ensemble, ou toucher un bijou. Ensuite, en situation réelle, quand la montée de colère arrive, ils font ce geste. L’effet n’est pas magique : ça ne supprime pas la colère, mais ça crée une micro-pause. Une seconde de répit qui suffit à désamorcer l’explosion.
Un papa que j’ai suivi, Marc, utilisait ça dans les embouteillages pour aller chercher ses enfants à l’école. Il disait : « Je sens la pression monter, je presse mon pouce, et au lieu de hurler sur mes gamins qui se chamaillent à l’arrière, je prends une inspiration et je dis “On en reparle dans cinq minutes.” » Résultat : moins de cris, plus de connexion.
L’hypnose ericksonienne fonctionne parce qu’elle parle directement à ton inconscient, là où se nichent les habitudes. Elle ne te demande pas de « faire des efforts » – ce qui est épuisant – mais de laisser ton cerveau apprendre de nouvelles voies neuronales, comme on trace un nouveau chemin dans l’herbe. Plus tu l’empruntes, plus il devient naturel.
« L’hypnose ne te donne pas le pouvoir de tout contrôler. Elle te donne le pouvoir de choisir ta réponse au lieu de subir ton automatisme. »
L’IFS (Internal Family Systems) est une approche que j’utilise de plus en plus, car elle est incroyablement efficace pour les parents. L’idée de base est simple : ton esprit n’est pas un bloc uniforme. Il est composé de plusieurs « parties » – des sous-personnalités qui ont des rôles, des émotions et des croyances différentes. Tu as une partie qui veut être un parent parfait, une partie qui veut juste dormir, une partie qui se sent coupable, et oui, une partie qui crie.
Cette partie qui crie, elle n’est pas « méchante ». En IFS, on considère qu’elle a une intention positive : elle veut te protéger, ou protéger ton enfant. Par exemple, la partie qui crie peut penser : « Si je ne crie pas, il ne va jamais ranger sa chambre, et il va devenir un adulte irresponsable. » C’est une croyance héritée, souvent de ta propre éducation. Mais cette partie est en fait un « protecteur » qui utilise une méthode maladroite.
Le travail avec l’IFS, c’est d’entrer en dialogue avec cette partie. Pas pour la combattre, mais pour la comprendre. En séance, je guide le parent à se mettre en position de « Self » – l’état de présence calme et compatissante que nous avons tous en nous. Depuis cet état, on pose des questions à la partie qui crie : « Qu’est-ce que tu crains qu’il arrive si tu ne cries pas ? » « Que ressens-tu quand je te force à crier ? » « De quoi as-tu besoin pour te détendre ? »
Je me souviens d’une maman, Élodie, dont la partie criarde était épuisée. Elle disait : « Je crie parce que je suis fatiguée de répéter. Mais personne ne m’écoute. » En creusant, on a découvert que cette partie était en fait une version d’elle-même à 8 ans, qui se sentait ignorée par ses propres parents. Quand elle criait sur son fils, elle revivait cette vieille dynamique. Après quelques séances, Élodie a commencé à dire, intérieurement : « Je te vois, toi la petite Élodie. Tu n’as plus besoin de crier pour être entendue. Je suis là maintenant. » Le résultat ? Ses cris ont diminué de 80 % en trois semaines. Pas parce qu’elle « contrôlait » sa colère, mais parce qu’elle avait apaisé la source.
Si tu veux essayer seul(e) : la prochaine fois que tu sens la colère monter, arrête-toi une seconde (si tu peux). Demande-toi : « Quelle partie de moi est en train de réagir ? » Ne juge pas. Écoute. Parfois, la réponse est surprenante : « C’est la partie fatiguée », « C’est la partie qui a peur de perdre le contrôle ». Cette simple reconnaissance crée un espace entre toi et la réaction.
L’Intelligence Relationnelle, c’est l’art de communiquer de manière à préserver la connexion, même en situation de conflit. C’est une compétence que j’enseigne aux parents, et elle est particulièrement utile quand tu sens que tu vas exploser. Parce que le problème, ce n’est pas seulement que tu cries – c’est que le cri coupe la communication. Ton enfant ne retient que le ton, pas le message. Et toi, tu te sens encore plus frustré(e).
Un principe clé : le « recadrage de l’intention ». Quand ton enfant fait une bêtise, ton premier réflexe est souvent d’attribuer une intention négative : « Il le fait exprès pour m’embêter. » Cette croyance active ta colère. Mais si tu changes de perspective – par exemple, « Il est fatigué », « Il teste ses limites comme un enfant de son âge », « Il a besoin d’attention » – ta réponse change automatiquement. L’Intelligence Relationnelle t’apprend à identifier ces croyances automatiques et à les remplacer par des hypothèses plus neutres.
Un exercice concret que je donne à mes clients : le « message-Je » en trois temps. Au lieu de crier « Tu n’écoutes jamais ! », tu dis : « Je me sens frustré quand je vois les jouets par terre, parce que j’ai besoin que la maison reste rangée pour me sentir bien. Est-ce que tu peux les ramasser maintenant ? » Ça paraît simple, mais ça demande un entraînement. L’hypnose peut t’aider à intégrer ce réflexe : en séance, on répète mentalement ces phrases dans un état de relaxation, pour que ton cerveau les enregistre comme une nouvelle habitude.
Je pense à David, un père de deux garçons, qui utilisait cette technique. Il me racontait : « Avant, je criais “Arrêtez de vous battre !” et ça ne faisait qu’empirer. Maintenant, je dis : “Je vois que vous êtes excités. On va prendre cinq minutes chacun dans sa chambre, et on se retrouve pour un jeu calme.” » Résultat : moins de cris, plus de coopération. Ce n’est pas de la manipulation : c’est une manière de respecter à la fois ton besoin de calme et le besoin d’expression de ton enfant.
Le meilleur moyen de ne pas crier, c’est d’intervenir avant que la cocotte-minute n’explose. L’hypnose et l’IFS t’aident à repérer les signaux faibles : cette tension dans les épaules, cette respiration qui s’accélère, cette pensée « Là, je vais péter un câble ». Mais sans rituels concrets, tu risques de retomber dans tes vieux schémas.
Voici trois rituels que je recommande à mes clients, et que tu peux mettre en place dès aujourd’hui :
La micro-pause de 10 secondes : Avant de répondre à ton enfant dans un moment de tension, prends 10 secondes. Inspire profondément par le nez, expire par la bouche. Pendant ce temps, touche un objet (une tasse, une table) pour t’ancrer dans le présent. Cette pause coupe le cycle amygdalien. Tu peux la combiner avec l’ancrage hypnotique dont on a parlé.
Le cercle de gratitude du soir : Chaque soir, avec ton enfant (ou seul(e) si tu es fatigué(e)), nomme trois petites choses qui se sont bien passées dans la journée. Pas besoin que ce soit grandiose : « On a rigolé en faisant les devoirs », « Tu as mis tes chaussures tout seul ». Cela réoriente ton attention vers le positif, et réduit le sentiment d’accumulation de frustration.
Le « temps d’arrêt » programmé : Bloque 5 minutes dans ta journée – le matin avant le réveil des enfants, ou le soir après leur coucher – pour une auto-hypnose express. Installe-toi confortablement, ferme les yeux, et visualise une scène où tu restes calme face à une situation difficile. Par exemple, imagine ton enfant qui renverse son verre de lait. Dans ta visualisation, tu inspires, tu dis « Ce n’est pas grave », et tu l’aides à nettoyer. Ton cerveau enregistre cette scène comme une nouvelle possibilité.
Un client, Julien, avait instauré le rituel du « café du matin en silence » : il se levait 10 minutes avant ses enfants, buvait son café sans écran, et se préparait mentalement. Il disait : « Ces 10 minutes m’évitent d’arriver en mode réactif. » La clé, c’est la régularité : même deux minutes par jour suffisent.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle ne sont pas des baguettes magiques. Elles ne vont pas :
Ce qu’elles font, c’est te redonner du choix. Là où avant tu étais en pilotage automatique – tu criais, tu culpabilisais, tu recommençais –, maintenant tu as des outils pour ralentir et décider. Ça ne marche pas à 100 % du temps. Parfois, tu vas encore crier. Et c’est OK. L’important, ce n’est pas la perfection, c’est la tendance. Si tu cries 5 fois par semaine et que tu passes à 2 fois, tu as déjà changé l’ambiance de ta maison.
Je me souviens d’une cliente, Claire, qui était désespérée après une première séance. Elle m’a dit : « Thierry, j’ai essayé l’ancrage, mais j’ai encore crié ce matin. » Je lui ai répondu : « Combien de fois as-tu crié ? » Elle a dit : « Une fois. » « Et avant, combien de fois ? » « Quatre ou cinq. » Elle a souri. Elle avait tellement intégré l’idée qu’elle devait être parfaite qu’elle n’avait pas vu le progrès. Chaque fois que tu ne cries pas, c’est une victoire. Célèbre-la.
Tu es là, à lire ces lignes, peut-être dans un moment de calme – après le coucher des enfants, ou pendant une pause au travail. Tu cherches une issue parce que tu aimes tes enfants plus que tout, mais tu te sens parfois dépassé(e). C’est normal. La parentalité, c’est le job le plus exigeant du monde, et personne ne t’a donné le manuel.
L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle sont des clés. Mais la porte, c’est toi qui l’ouvres. Tu as déjà fait le premier pas en lisant cet article. Le suivant, c’est d’essayer une micro-pause demain matin. Ou d’écrire une note sur ce qui déclenche ta colère. Ou de prendre rendez-vous pour une séance, si tu sens que tu as besoin d’un accompagnement personnalisé.
Je reçois à Saintes, en présentiel ou en visio. On peut travailler ensemble pour que tu retrouves ce calme intérieur qui te
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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