3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Évitez ces pièges courants qui entretiennent le trouble.
Vous savez ce qui est le plus dur quand on vit avec des attaques de panique ? Ce n’est pas la crise elle-même, aussi violente soit-elle. C’est cette peur qui s’installe après : la peur que ça revienne, la peur de perdre le contrôle, la peur de devenir fou, la peur de faire un malaise devant les autres. Et cette peur-là, insidieusement, vous pousse à faire des choses qui, sur le moment, vous semblent logiques… mais qui, en réalité, nourrissent le trouble et le rendent plus fort.
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes. Depuis 2014, j’accompagne des adultes qui, comme vous peut-être, se sentent prisonniers de ces crises. Et si je devais résumer ce qui bloque le plus souvent la guérison, ce ne sont pas les attaques elles-mêmes, mais bien les stratégies que l’on met en place pour les éviter. On appelle ça les comportements de sécurité. Ils sont votre pire ennemi.
Dans cet article, je vais vous dévoiler les 5 erreurs les plus fréquentes que je vois dans mon cabinet. Je les ai vécues moi-même, je les ai vues chez des centaines de personnes. Et je vais vous expliquer, concrètement, comment l’hypnose ericksonienne, combinée à l’IFS (le travail avec les parties de vous) et à l’intelligence relationnelle, peut vous aider à les dépasser pour de bon.
Prêt ? Allons-y.
C’est l’erreur la plus instinctive, et la plus contre-productive. Dès que les premiers symptômes apparaissent – ce souffle qui se coupe, cette boule dans la gorge, ce cœur qui s’emballe – votre cerveau sonne l’alarme : « Danger ! Il faut arrêter ça tout de suite ! »
Alors vous faites quoi ? Vous serrez les dents, vous essayez de contrôler votre respiration, vous vous dites « calme-toi, calme-toi », vous cherchez une fenêtre, une sortie, un verre d’eau. Vous luttez. C’est normal. C’est humain. Mais c’est un piège.
Pourquoi c’est une erreur ?
Parce que la lutte, c’est du carburant pour l’anxiété. Imaginez que vous êtes dans une piscine et que vous avez une crampe. Si vous vous débattez comme un diable dans l’eau bénite, vous coulez plus vite. Si, au contraire, vous arrêtez de lutter, vous vous laissez flotter, la crampe passe et vous remontez à la surface. L’attaque de panique, c’est pareil. Plus vous lui résistez, plus elle s’intensifie. Vous lui donnez de l’attention, de l’énergie, de la peur. Et elle adore ça.
Ce que l’hypnose change : l’art de l’accueil
L’hypnose ericksonienne ne vous demande pas de supprimer la crise. Elle vous apprend à l’accueillir. Pas à l’aimer, non. Mais à la regarder comme on regarde un orage passer. Vous êtes sur le pas de votre porte, vous observez la pluie, le vent, le tonnerre. Vous ne sortez pas pour l’arrêter. Vous savez que ça va passer. Vous restez là, en sécurité, à l’intérieur de vous.
En séance, je vous guide vers un état de conscience modifié où vous pouvez, en toute sécurité, entrer en contact avec cette sensation de panique sans la combattre. On lui donne une forme, une couleur, une texture. « Cette boule dans la poitrine, si c’était une couleur ? Si c’était une forme ? » Et là, quelque chose de magique se produit : en l’observant sans jugement, elle commence à se dissoudre. Elle n’a plus de raison d’être, car elle n’est plus un ennemi à vaincre, mais une simple sensation qui traverse votre corps.
« La panique n’est pas une ennemie à combattre, mais un messager à écouter. Quand vous cessez de la craindre, elle cesse de vous contrôler. »
Un exemple concret : David, 42 ans, cadre commercial, venait me voir car il faisait des crises dans les embouteillages. À chaque bouchon, son cœur s’emballait, il avait chaud, il voulait sortir de la voiture. Il luttait : fenêtre ouverte, clim à fond, musique, appels. Rien n’y faisait. On a travaillé en hypnose à visualiser les bouchons non plus comme une prison, mais comme un espace de pause. Il a appris à accueillir les premières secondes de la crise en disant intérieurement : « Ah, te voilà. Je sais que tu vas passer. Je te laisse faire ton chemin. » En trois séances, les crises ont cessé. Pas parce que les bouchons ont disparu, mais parce que la lutte a disparu.
C’est la conséquence directe de l’erreur n°1. Après une ou deux crises, vous commencez à identifier les déclencheurs : les supermarchés, les transports, les réunions, les salles de sport, les ponts, les tunnels. Et vous faites quoi ? Vous les évitez. « Je vais faire mes courses le matin très tôt », « Je prends l’escalier plutôt que l’ascenseur », « Je ne vais plus à ce resto, trop bondé », « Je ne conduis plus sur l’autoroute. »
Sur le moment, ça vous soulage. Vous vous dites : « J’ai évité la crise, je suis malin. » Mais en réalité, vous êtes en train de creuser votre propre piège.
Pourquoi c’est une erreur ?
Parce que l’évitement est un renforcement négatif. À chaque fois que vous évitez une situation, vous dites à votre cerveau : « Tu vois, j’ai eu raison d’avoir peur. Cette situation est vraiment dangereuse. » Votre carte mentale des « zones dangereuses » s’agrandit. Ce qui était une petite peur devient une phobie. Votre monde rétrécit. Vous vous coupez de votre vie sociale, professionnelle, familiale. Et l’anxiété, elle, ne fait que grandir.
Ce que l’hypnose change : la désensibilisation en douceur
L’hypnose ne vous pousse pas à faire des choses que vous ne pouvez pas faire. Ce n’est pas un « allez, fonce, t’es cap’ ! » Non. L’hypnose ericksonienne est une approche extrêmement douce et respectueuse de votre rythme. On va travailler sur la désensibilisation, mais de manière indirecte et métaphorique.
Par exemple, si les supermarchés vous terrorisent, je vais vous emmener en transe dans un supermarché imaginaire. On va y aller pas à pas. D’abord, vous êtes garé sur le parking, moteur allumé. Puis vous coupez le moteur. Puis vous mettez un pied dehors. Puis vous entrez, juste pour prendre un chewing-gum. Tout ça, en état d’hypnose, avec votre corps qui apprend à rester calme. Votre système nerveux enregistre que vous pouvez être dans ce lieu sans danger. Ensuite, on transfère ça dans la réalité, avec des « expositions » minuscules, que vous choisissez vous-même.
Un exemple concret : Sophie, 35 ans, infirmière, ne pouvait plus prendre le bus. Elle avait fait une crise, et depuis, elle marchait 45 minutes pour aller au travail. Elle était épuisée. En hypnose, on a « visité » un bus imaginaire. On a senti les vibrations du moteur, l’odeur du gazole, les gens assis. On a installé un « bouton de sécurité » dans sa main : à chaque fois qu’elle le serrait, elle se rappelait une sensation de calme. La première fois qu’elle a repris le bus, elle n’a fait qu’un arrêt. Puis deux. Aujourd’hui, elle fait son trajet entier, sereine. L’évitement a cédé la place à l’exploration.
C’est un grand classique. Une attaque de panique est presque toujours accompagnée d’une hyperventilation. Mais attention, je ne parle pas de la grande respiration rapide et bruyante. L’hyperventilation peut être très subtile : une respiration légèrement plus rapide, plus haute, dans la poitrine. Vous ne la remarquez même pas. Mais vos niveaux de CO2 chutent, et ça déclenche toute une série de symptômes physiques : fourmillements, mains qui se crispent, sensation d’étouffement, vertiges, vision trouble. Et là, vous paniquez encore plus.
Pourquoi c’est une erreur ?
Parce que vous attribuez ces symptômes à la crise elle-même, alors qu’ils sont en grande partie causés par votre façon de respirer. Vous entrez dans un cercle vicieux : une petite peur → vous respirez mal → symptômes physiques → plus de peur → respiration encore plus saccadée → crise. Et vous pensez que vous êtes malade, que votre cœur lâche, que vous allez vous évanouir. Alors que c’est juste votre souffle qui s’est emballé.
Ce que l’hypnose change : la respiration juste et l’ancrage corporel
L’hypnose est un outil formidable pour rééduquer la respiration. Pas en vous disant « inspire par le nez, expire par la bouche » comme un robot. Non. On va utiliser des métaphores, des images, des sensations.
En séance, je peux vous guider vers une respiration qui devient « comme une vague qui monte et qui descend », ou « comme un ballon qui se gonfle et se dégonfle dans le ventre ». On va installer un ancrage : un geste simple (par exemple, poser la main sur le ventre) qui, après l’avoir associé en hypnose à une sensation de calme et de respiration abdominale, deviendra votre déclencheur pour ralentir le souffle en pleine crise.
Un exemple concret : Marc, 28 ans, étudiant, faisait des crises avant chaque examen. Il se mettait à trembler, à avoir des trous de mémoire. On a découvert qu’il respirait en permanence dans le haut de la poitrine, comme s’il était en apnée. En hypnose, on a « redescendu » son souffle dans le ventre. On l’a même fait rire en imaginant son ventre comme un petit chien qui dort paisiblement. Il a appris à poser sa main sur son ventre avant chaque examen. Aujourd’hui, il passe ses partiels sans crise. Il respire, tout simplement.
Voilà une erreur qui vous enferme dans une identité. Après plusieurs crises, vous finissez par dire : « Je suis quelqu’un de stressé », « Je suis anxieux de nature », « C’est dans ma famille, je ne peux rien y changer ». Vous faites de la panique une partie intégrante de qui vous êtes. C’est une prison mentale.
Pourquoi c’est une erreur ?
Parce que si vous croyez que « vous êtes anxieux », alors tout ce que vous faites est une confirmation de cette croyance. Vous allez interpréter chaque palpitation, chaque moment de stress comme une preuve que vous êtes « comme ça ». Vous perdez tout espoir de changement. Vous devenez passif. Vous laissez la panique définir votre vie.
Ce que l’IFS (Internal Family Systems) change : vous n’êtes pas votre panique
C’est là que l’IFS (le travail avec les parties de vous) est révolutionnaire. L’IFS nous apprend que nous avons tous en nous une multitude de « parties », comme des sous-personnalités. Il y a la partie critique, la partie qui veut faire plaisir, la partie qui a peur… et la partie panique. Cette partie n’est pas vous. C’est une partie de vous qui a été formée pour vous protéger, souvent à la suite d’un événement passé (un traumatisme, une grosse frayeur, une période de stress intense).
En séance d’hypnose, je vais vous aider à entrer en contact avec cette partie panique. Pas pour la combattre, mais pour la comprendre. « Qu’est-ce que tu essaies de faire pour moi ? De quoi as-tu peur ? Que se passerait-il si tu te calmais ? » Et souvent, la réponse est surprenante : « Si je me calme, tu risques d’être submergé par une tristesse que tu n’as jamais pleurée », ou « Si je ne te préviens pas, tu pourrais perdre le contrôle et faire une bêtise ». La partie panique est un gardien maladroit. Une fois que vous l’écoutez, elle peut se détendre.
Un exemple concret : Émilie, 50 ans, enseignante, était convaincue d’être « une angoissée, c’est comme ça ». En hypnose, on a rencontré sa partie panique. C’était une petite fille de 8 ans, terrorisée à l’idée que sa mère ne revienne pas du travail. Cette partie avait appris à être en alerte permanente. En la remerciant, en lui disant que l’adulte était là maintenant, elle a pu lâcher prise. Émilie a cessé de dire « je suis anxieuse » pour dire « une partie de moi a appris à avoir peur, mais je peux l’apaiser ». Ce simple changement de langage a changé sa vie.
« Vous n’êtes pas une personne anxieuse. Vous êtes une personne qui ressent de l’anxiété. Et ce n’est pas du tout la même chose. »
C’est l’erreur du « doudou » pour adulte. Vous ne sortez jamais sans votre bouteille d’eau, votre téléphone, vos médicaments, votre personne de confiance. Vous ne pouvez pas aller au cinéma sans savoir où sont les sorties de secours. Vous demandez à votre conjoint de vous accompagner partout. Vous avez toujours un anxiolytique dans votre poche, même si vous ne le prenez jamais.
Pourquoi c’est une erreur ?
Parce que vous apprenez à votre cerveau que vous n’êtes pas capable de gérer la situation tout seul. Vous déléguez votre sécurité à un objet ou une personne. Le jour où vous oubliez votre bouteille d’eau, c’est la panique assurée car vous avez perdu votre bouclier. Vous ne construisez aucune confiance en vous. Vous devenez dépendant.
Ce que l’hypnose et l’Intelligence Relationnelle changent : la sécurité intérieure
L’objectif est de vous reconnecter à votre propre capacité d’auto-apaisement. L’hypnose vous permet de créer des ressources internes que vous pouvez emmener partout. On va construire ensemble un « lieu de sécurité intérieure » : un endroit imaginaire (une plage, une forêt, un nuage) où vous pouvez vous réfugier mentalement en quelques secondes. On va installer des ancrages (comme une pression du pouce et de l’index) qui déclenchent un état de calme immédiat.
L’Intelligence Relationnelle, elle, va vous aider à comprendre vos besoins relationnels. Pourquoi avez-vous besoin de cette personne de confiance ? Que cherchez-vous chez elle ? Et comment pouvez-vous commencer à vous donner cela à vous-même ? Petit à petit, vous allez pouvoir sortir sans votre « doudou », fort de votre sécurité intérieure.
Un exemple concret : Paul, 55 ans, retraité, ne pouvait plus se promener seul. Il avait toujours besoin que sa femme soit à ses côtés. En hypnose, on a créé un « gardien intérieur » : un personnage imaginaire, un sage, qui l’accompagnait partout. On a aussi travaillé sur l’anxiété de séparation avec l’IFS. Après six séances, il a fait sa première promenade seul de 500 mètres. Aujourd’hui, il marche 5 km, seul, chaque matin. Il a sa bouteille d’eau, mais il sait qu’il n’en a pas besoin pour se sentir en sécurité.
Voilà. Les 5 erreurs qui aggravent vos attaques de panique. Les reconnaître, c’est déjà un immense pas. Vous n’êtes plus dans le brouillard. Vous savez maintenant que lutter, éviter, hyperventiler, s’identifier à la panique et chercher des sécurités extérieures sont des pièges. Et vous savez aussi qu’il existe des clés pour en sortir.
L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle ne sont pas des bag
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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