3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Identifier les déclencheurs inconscients pour mieux les apaiser.
Vous avez tout essayé. La respiration abdominale, les applications de méditation, le sport, la camomille le soir. Parfois, ça fonctionne quelques jours, puis l’angoisse revient, sourde et tenace. Cette sensation d’être sous tension permanente, sans savoir exactement pourquoi. Ce n’est pas une peur précise comme la phobie des araignées ou l’angoisse de l’avion. C’est une anxiété qui flotte, qui s’accroche à tout et à rien à la fois. Vous vous réveillez déjà fatigué, avec cette boule au ventre. Votre esprit tourne en boucle sur des scénarios catastrophes, même quand tout va objectivement bien.
Je vois ce phénomène quasi quotidiennement dans mon cabinet à Saintes. Des adultes intelligents, actifs, qui se sentent prisonniers d’un état d’alerte permanent. Leur vie extérieure est stable, mais leur monde intérieur est un champ de mines. Et le plus déroutant, c’est l’absence de cause claire. Pas de traumatisme récent, pas de conflit majeur, pas de stress professionnel exceptionnel. Juste cette anxiété généralisée qui ronge.
Si vous vous reconnaissez, sachez une chose : cette anxiété a des causes. Mais elles ne sont pas toujours là où vous les cherchez. Elles ne sont pas dans votre agenda surchargé ni dans votre personnalité « trop sensible ». Elles sont souvent ailleurs, plus profondes, mieux cachées. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut les explorer sans avoir à revivre des scènes douloureuses ou à faire des années de thérapie. Je vais vous montrer comment, en utilisant les outils que je pratique : l’hypnose ericksonienne, l’IFS, et l’intelligence relationnelle.
« L’anxiété généralisée n’est pas un défaut de fabrication. C’est un système d’alarme qui s’est déréglé parce qu’il a été trop sollicité, trop tôt, ou trop seul. »
La première cause cachée de votre anxiété généralisée, c’est que vous la cherchez là où elle n’est pas. Vous vous dites : « Je devrais pouvoir contrôler mes pensées. » Vous essayez de raisonner votre anxiété, de la combattre avec des arguments logiques. Mais l’anxiété généralisée ne répond pas à la logique. Elle est ancrée dans le corps et dans le système nerveux, bien avant d’atteindre votre cortex préfrontal.
Prenons un exemple. Un patient que j’accompagnerai sous le nom de Marc, cadre dans une entreprise de logistique, venait me voir pour une anxiété diffuse. Il disait : « Je n’ai aucune raison d’être anxieux. Mon travail va bien, ma famille va bien. Mais je suis en hypervigilance tout le temps, comme si un danger allait surgir. » En explorant avec lui en séance, nous avons découvert que son anxiété n’était pas liée à un événement récent, mais à un pattern corporel. À l’âge de 7 ans, il avait vécu une période où son père était souvent en colère, sans prévenir. Marc avait alors appris à « scanner » l’environnement en permanence pour détecter les signes de colère. Ce réflexe de survie, utile à l’époque, était resté actif dans son système nerveux, même 35 ans plus tard, dans un environnement totalement sécurisé.
L’anxiété généralisée est souvent une mémoire du corps. Votre système nerveux a enregistré une menace passée et continue de la jouer en boucle, comme un disque rayé. Ce n’est pas un problème de pensées négatives qu’il faut remplacer par des pensées positives. C’est un programme de survie qui s’est installé dans votre corps.
L’hypnose ericksonienne est particulièrement efficace ici parce qu’elle parle directement à cette partie inconsciente de vous qui a enregistré le programme. Elle ne cherche pas à le supprimer, mais à le réactualiser. À montrer à votre système nerveux que le danger n’est plus là. Et ça, votre esprit conscient ne peut pas le faire tout seul, parce que votre inconscient ne lui fait pas confiance.
La deuxième cause cachée, c’est ce que j’appelle les « parties en guerre ». Vous avez peut-être déjà ressenti cette sensation d’être tiraillé : une partie de vous veut avancer, prendre des risques, saisir des opportunités. Une autre partie vous freine, vous dit de rester prudent, de ne pas vous exposer. Ou alors une partie veut être parfaite, tout contrôler, et une autre partie est épuisée, veut juste lâcher prise.
Ce conflit interne est un carburant puissant pour l’anxiété. Pourquoi ? Parce que votre esprit est constamment en train de gérer une contradiction. D’un côté, il doit répondre aux exigences de la partie qui veut la sécurité. De l’autre, il doit répondre aux besoins de la partie qui veut l’action. Résultat : vous êtes en état d’alerte permanent, incapable de vous poser.
Je pense à Claire, une enseignante que j’ai reçue. Elle était en burn-out anxieux, mais en apparence, elle était hyper fonctionnelle. En séance, nous avons découvert qu’elle avait une partie très exigeante, qu’elle appelait « la Chef de chantier », qui lui dictait de toujours en faire plus, d’être irréprochable. Et une autre partie, plus jeune, qu’elle appelait « la Petite fille fatiguée », qui avait juste envie de jouer, de ne rien faire, de respirer. Ces deux parties étaient en conflit permanent. La Chef de chantier critiquait la Petite fille, la jugeait paresseuse. La Petite fille se sentait honteuse et se cachait. L’anxiété de Claire était le bruit de cette guerre intérieure.
L’IFS (Internal Family Systems) est l’approche idéale pour cela. Elle part du principe que notre psyché est composée de multiples « parties » ou sous-personnalités, chacune avec ses croyances, ses émotions et ses stratégies. L’anxiété généralisée est souvent le résultat d’une partie qui a pris le contrôle pour vous protéger, mais qui le fait de manière excessive et rigide.
En séance, je guide la personne pour qu’elle entre en contact avec ces parties, non pas pour les combattre, mais pour les comprendre et les apaiser. Quand Claire a pu écouter sa Chef de chantier, elle a découvert qu’elle était terrifiée à l’idée qu’elle soit jugée incompétente, comme elle l’avait été par son père. Et quand elle a pu écouter sa Petite fille fatiguée, elle a ressenti une immense tristesse d’avoir été si longtemps ignorée. En créant un dialogue entre ces parties, l’anxiété a commencé à diminuer. Non pas parce que les parties ont disparu, mais parce qu’elles ont cessé de se faire la guerre.
« Votre anxiété n’est pas un ennemi à éliminer. C’est une partie de vous qui essaie de vous protéger, mais avec des méthodes qui datent d’une autre époque. »
Troisième cause cachée : les croyances inconscientes. Ce ne sont pas vos pensées conscientes du type « je ne suis pas à la hauteur ». Ce sont des croyances plus profondes, souvent héritées de votre éducation, de votre culture, ou d’expériences précoces. Elles fonctionnent comme des filtres invisibles qui colorent votre perception de la réalité.
Par exemple, beaucoup de personnes anxieuses ont intériorisé une croyance du type : « Le monde est dangereux, il faut toujours être vigilant. » Ou : « Si je ne contrôle pas tout, les choses vont mal tourner. » Ou encore : « Je ne suis en sécurité que si je suis parfait. » Ces croyances ne sont pas vraies en soi. Ce sont des généralisations que votre esprit a faites à un moment donné pour vous protéger. Mais elles sont devenues des vérités absolues qui alimentent l’anxiété.
Prenons le cas de Sophie, une chef de projet. Elle était en anxiété permanente, surtout avant des réunions importantes. En explorant, nous avons trouvé une croyance : « Si je ne suis pas préparée à 200%, je vais échouer et être humiliée. » Cette croyance venait d’une expérience à l’école primaire où elle avait été ridiculisée par un enseignant pour une réponse jugée insuffisante. À 8 ans, elle avait conclu : « Pour être en sécurité, je dois tout maîtriser. » Cette croyance était devenue un pilier de sa personnalité. Le problème, c’est qu’elle la poussait à un perfectionnisme épuisant, qui générait une anxiété chronique.
L’hypnose ericksonienne permet d’accéder à ces croyances sans avoir à les verbaliser consciemment. En état modifié de conscience, l’esprit devient plus flexible, plus ouvert à la réévaluation. On peut, par exemple, utiliser des métaphores pour montrer à l’inconscient que la croyance n’est plus valide. Ou on peut, en IFS, dialoguer avec la partie qui porte cette croyance, pour comprendre ce qu’elle craint si elle la lâche.
Souvent, la croyance est maintenue par une partie qui pense qu’elle vous protège d’un danger pire. Si vous lâchez la croyance « je dois tout contrôler », cette partie a peur que vous vous effondriez. En travaillant avec elle, on peut la rassurer, lui montrer qu’elle peut se reposer, qu’il existe d’autres ressources en vous pour faire face.
Quatrième cause, et elle est souvent négligée : l’anxiété généralisée peut être le symptôme de relations où vous ne vous autorisez pas à être vous-même. Ce n’est pas forcément une relation toxique au sens spectaculaire du terme. C’est plus subtil. C’est le poids des attentes non exprimées, des besoins que vous taisez, des colères que vous avalez.
L’intelligence relationnelle, que j’enseigne et que j’utilise, repose sur une idée simple : beaucoup de notre anxiété vient de notre incapacé à dire non, à exprimer nos besoins, à poser des limites. Nous avons appris à être « gentils », « adaptables », « compréhensifs ». Mais à force de nous plier aux attentes des autres, nous nous perdons. Et cette perte de soi génère une anxiété sourde.
Je pense à Julien, un commercial. Il était en anxiété généralisée, avec des crises de panique le dimanche soir. En apparence, il avait une vie sociale riche, un bon travail. Mais en séance, il a réalisé qu’il passait son temps à dire oui à tout le monde : à son patron qui lui demandait des heures sup, à ses amis qui l’invitaient alors qu’il était épuisé, à sa compagne qui voulait organiser des week-ends alors qu’il avait besoin de repos. Il n’osait pas dire non de peur de décevoir, de peur d’être rejeté. Son anxiété était le cri de sa partie authentique, celle qui avait besoin de repos, de silence, de frontières.
L’intelligence relationnelle, couplée à l’hypnose, permet de travailler sur deux plans. D’abord, en conscience, on identifie les situations où vous vous trahissez. On apprend à repérer les signes corporels avant-coureurs : cette tension dans la mâchoire quand vous allez dire oui alors que vous voulez dire non. Ensuite, en hypnose, on travaille sur la partie de vous qui a peur de dire non. On va l’apaiser, lui montrer qu’elle peut être en sécurité même en posant une limite. On peut aussi, en IFS, dialoguer avec la partie « people pleaser » (faiseur de plaisir) pour comprendre ce qu’elle craint si elle arrête de faire plaisir.
« L’anxiété est souvent le prix à payer pour ne pas avoir dit non. À chaque fois que vous dites oui à quelqu’un d’autre sans vous écouter, votre corps dit non à votre place. »
Vous vous demandez peut-être : « D’accord, mais comment on explore tout ça sans se faire mal ? Sans revivre des souvenirs douloureux ? » C’est une question légitime. Beaucoup de personnes évitent d’explorer leur anxiété parce qu’elles ont peur de rouvrir des plaies. La force de l’hypnose ericksonienne et de l’IFS, c’est qu’on peut travailler en douceur, sans avoir à revivre l’émotion traumatique.
En hypnose ericksonienne, on utilise des métaphores, des suggestions indirectes, des histoires. L’inconscient comprend le message sans que le conscient ait à le supporter. Par exemple, plutôt que de vous faire revivre une scène d’humiliation, je peux vous raconter l’histoire d’un arbre qui a poussé tordu à cause du vent, et qui, une fois le vent calmé, peut se redresser. Votre inconscient fera le lien tout seul.
En IFS, on ne force jamais l’accès à une partie blessée. On demande la permission, on respecte les résistances. On ne cherche pas à « guérir » la partie, mais à l’écouter, à la comprendre, à la libérer de son rôle. Souvent, les parties anxieuses sont en réalité des parties protectrices qui ont pris un rôle trop lourd. Une fois qu’elles se sentent reconnues et rassurées, elles peuvent se détendre.
Voici un exercice simple que vous pouvez essayer chez vous pour commencer à explorer vos causes cachées. Asseyez-vous tranquillement, fermez les yeux, et portez votre attention sur votre respiration. Puis, posez-vous cette question : « Quelle est l’émotion qui est juste en dessous de mon anxiété ? » Ne cherchez pas la réponse avec votre tête. Laissez votre corps répondre. Peut-être que c’est une tristesse, une colère, une peur plus précise, une honte. Accueillez cette émotion sans la juger. Puis demandez-lui : « Qu’est-ce que tu as besoin que je sache ? » Écoutez la réponse qui vient, sans forcer. Ce n’est qu’un début, mais c’est un pas vers l’écoute de ces parties cachées.
Je veux être clair : l’hypnose, l’IFS et l’intelligence relationnelle ne sont pas des baguettes magiques. Elles ne vont pas effacer votre anxiété du jour au lendemain. Elles ne vont pas vous transformer en une personne qui ne ressent plus jamais d’angoisse. Ce n’est pas le but.
Ce qu’elles font, c’est vous donner les clés pour comprendre votre anxiété, pour l’apaiser, pour qu’elle ne soit plus au volant de votre vie. Vous aurez encore des moments d’anxiété, mais ils seront moins fréquents, moins intenses, et surtout, vous saurez quoi faire avec. Vous ne serez plus en réaction, vous serez en action choisie.
Parfois, l’anxiété est si ancienne et si enracinée qu’elle nécessite un travail plus long. Parfois, elle est liée à un traumatisme complexe qui demande plus de prudence. Mais dans la majorité des cas, les personnes que j’accompagne constatent une amélioration significative en quelques séances. Pas parce que j’ai un pouvoir spécial, mais parce que leur système cherche naturellement l’équilibre. Il a juste besoin d’un guide pour retrouver le chemin.
Si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez, je vous invite à une chose simple. Prenez un moment dans les prochaines 24 heures pour vous poser cette question : « Quelle est la cause que je n’ai jamais osé regarder en face ? » Peut-être que c’est cette croyance que vous devez être parfait. Peut-être que c’est cette partie de vous qui a besoin de repos. Peut-être que c’est ce non que vous n’avez jamais dit.
Vous n’avez pas besoin de tout résoudre seul. Vous pouvez venir explorer tout cela dans mon cabinet à Saintes, ou en visio si vous êtes loin. Je ne vous promets pas que ce sera facile, mais je vous promets que ce sera respectueux de votre rythme. On commence toujours par là où vous êtes, pas là où vous « devriez » être.
L’anxiété généralisée n’est pas une fatalité. C’est un message. Un message de votre système qui vous dit que quelque chose doit changer, à l’intérieur. Et vous avez le droit de l’écouter, sans jugement, avec douceur. Vous avez le droit de poser ce fardeau que
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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