3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Explorez votre inconscient pour trouver la racine du problème.
Vous avez déjà eu cette sensation ? Cette vague de peur qui monte sans raison apparente, le cœur qui s’emballe, les mains qui deviennent moites, l’impression que le sol se dérobe sous vos pieds. Une attaque de panique, ça ne prévient pas. Ça débarque au supermarché, au volant, en pleine réunion, ou même dans votre salon, alors que vous êtes tranquillement installé sur votre canapé. Et le pire, c’est que vous ne trouvez pas de cause logique. « Tout allait bien il y a cinq minutes », me disent souvent mes patients. Alors pourquoi ça arrive ? Et surtout, comment faire pour que ça s’arrête ?
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes, et depuis 2014 j’accompagne des adultes qui vivent ces crises. Pendant longtemps, on m’a dit que les attaques de panique étaient une maladie, un dérèglement chimique, quelque chose qu’il fallait traiter avec des médicaments. Et c’est vrai que les anxiolytiques ont leur place, parfois. Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est que la plupart du temps, ces crises sont déclenchées par des mécanismes que votre conscient ne voit pas. Des souvenirs oubliés, des croyances installées depuis l’enfance, des protections que vous avez mises en place sans même vous en rendre compte. L’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle permettent d’aller voir là où ça fait mal, sans douleur, pour désamorcer la bombe à retardement. Pas pour la contrôler, mais pour la déterrer.
Dans cet article, je vais vous révéler ces déclencheurs invisibles, vous expliquer comment ils fonctionnent, et surtout vous donner des pistes concrètes pour commencer à les désamorcer dès aujourd’hui. Asseyez-vous confortablement. On y va.
Imaginez un détecteur de fumée ultra sensible. Il est programmé pour sonner dès qu’il capte la moindre particule de fumée. C’est son boulot, c’est utile. Mais si ce détecteur est mal réglé, il peut se déclencher quand vous grillez une tartine, quand vous prenez une douche chaude, ou même quand il fait trop humide. Résultat : vous passez votre temps à l’éteindre, vous stressez, vous finissez par avoir peur du détecteur lui-même.
Votre cerveau, c’est pareil. Il a un système d’alarme intégré : l’amygdale cérébrale. Son rôle est de repérer les dangers potentiels et de déclencher la réponse « combat, fuite ou figement ». C’est normal, c’est vital. Le problème, c’est que chez certaines personnes, cette alarme est devenue hyper-sensible. Elle sonne pour des stimuli qui ne sont pas objectivement dangereux : un battement de cœur un peu plus rapide, une sensation d’étouffement légère, un bruit soudain, une pensée intrusive.
Pourquoi cette hypersensibilité ? Parce que votre cerveau a appris, à un moment de votre vie, que certaines sensations internes étaient synonymes de danger. Peut-être avez-vous vécu un événement traumatique où votre cœur s’est emballé juste avant un accident. Peut-être avez-vous grandi dans un environnement où exprimer vos émotions était puni, et que votre corps a appris à les réprimer jusqu’à ce qu’elles explosent. Ou peut-être avez-vous simplement eu une première crise de panique, et depuis, votre cerveau a associé la peur de la crise… à la crise elle-même. C’est le cercle vicieux classique : peur d’avoir peur.
Ce qui est crucial à comprendre, c’est que cette alarme ne fonctionne pas sur la logique consciente. Vous ne pouvez pas lui dire « calme-toi, c’est juste une sensation ». Elle ne vous écoute pas. Elle réagit à des déclencheurs inconscients que votre conscient ne perçoit pas. Et tant que vous ne les identifiez pas, vous restez à la merci de ces crises imprévisibles.
« L’attaque de panique n’est pas un ennemi à combattre, c’est un signal d’alarme qui vous parle d’une partie de vous que vous avez oubliée. L’hypnose vous permet de décoder ce message sans passer par la peur. »
Quand je reçois une personne qui souffre d’attaques de panique, la première chose que je fais, c’est de lui poser une question simple : « Quand est-ce que ça a commencé ? » Parfois, la réponse est claire : « Après mon accident de voiture », « Quand j’ai perdu mon emploi », « À la naissance de mon enfant ». Mais souvent, la personne me répond : « Je ne sais pas, ça a toujours été comme ça », ou « Ça a commencé sans raison, vers 25 ans ».
C’est là que le travail d’exploration commence. Parce que dans la plupart des cas, il y a une cause. Elle est juste enfouie. L’hypnose ericksonienne permet d’accéder à ces zones de mémoire que le conscient a verrouillées pour vous protéger. Et ce qu’on y trouve, ce sont souvent des événements que vous jugez « insignifiants ».
Je pense à ce patient, appelons-le Marc, la trentaine, commercial. Il venait me voir parce qu’il faisait des attaques de panique systématiquement en conduisant sur autoroute. Rien d’autre. Pas en ville, pas en tant que passager. Sur autoroute, son cœur s’emballait, il avait l’impression d’étouffer, il devait s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence. Bilan médical : RAS. On a exploré les souvenirs liés à l’autoroute. Rien de traumatique apparent. Jusqu’à ce qu’on tombe, sous hypnose, sur un souvenir d’enfance : il avait 6 ans, il était en voiture avec son père, qui conduisait vite, en colère. Son père s’est mis à crier après un autre conducteur, et Marc, sur la banquette arrière, s’est senti piégé, incapable de sortir, avec la sensation que la voiture allait exploser. Son père ne l’a jamais frappé, il n’y a pas eu d’accident. Mais pour le cerveau de Marc, l’autoroute est devenue associée à la peur, à l’impuissance, à l’enfermement. Le déclencheur invisible, c’était l’autoroute, mais la racine, c’était ce moment d’impuissance à 6 ans.
Ces souvenirs, votre inconscient les a gardés bien au chaud, comme une vieille blessure mal cicatrisée. Et dès que vous croisez un élément qui ressemble de près ou de loin à la situation originale – un lieu, une odeur, une sensation corporelle, un ton de voix – l’alarme se déclenche. L’hypnose ne vous fait pas « revivre » le trauma. Elle vous permet de le revisiter en sécurité, avec les ressources de l’adulte que vous êtes devenu, pour que votre cerveau apprenne que le danger est passé.
L’IFS, ou Internal Family Systems, est une approche que j’utilise régulièrement. Elle part d’une idée simple : notre psychisme est composé de plusieurs « parties », comme une famille intérieure. Il y a la partie qui veut tout contrôler, celle qui se méfie des autres, celle qui cherche à être parfaite, celle qui se cache. Et il y a aussi des parties « exilées », qui portent les blessures, les peurs, les humiliations. Ces exilés sont souvent très jeunes, parfois ils ont 3, 5, 10 ans.
Pour que ces exilés ne viennent pas nous submerger avec leur douleur, d’autres parties se sont mises en place : ce sont les « protecteurs ». Leur job est de nous éviter de ressentir cette souffrance. Et ils sont souvent très efficaces. Le problème, c’est que parfois, ces protecteurs sont tellement à l’affût qu’ils deviennent eux-mêmes la source du problème.
Prenons un exemple concret. Lucie, 42 ans, infirmière. Elle vient me voir parce qu’elle fait des attaques de panique chaque fois qu’elle doit prendre la parole en public. Pas dans le privé, pas avec ses amis, uniquement en réunion ou devant un groupe. On creuse. Très vite, on découvre une partie exilée : Lucie, à 8 ans, a été humiliée par son institutrice devant toute la classe parce qu’elle avait donné une mauvaise réponse. Cette petite Lucie s’est sentie nulle, ridicule, transparente. Pour la protéger, une autre partie a pris le relais : « Ne prends jamais la parole en public, tu vas te faire humilier. » Pendant des années, cette protection a fonctionné. Lucie évitait les réunions, parlait à voix basse, se faisait oublier.
Mais un jour, son métier l’a obligée à animer une formation. La protection n’a pas pu jouer son rôle d’évitement. Alors elle est passée en mode « alerte maximale » : accélération du rythme cardiaque, transpiration, sensation d’étranglement, vertiges. L’attaque de panique. Ce n’est pas la réunion qui est dangereuse. C’est la partie exilée de Lucie, celle qui a 8 ans et qui se souvient de l’humiliation. Et le protecteur, en voyant qu’il ne peut pas éviter la situation, déclenche une panique pour forcer Lucie à fuir.
L’hypnose, combinée à l’IFS, permet de dialoguer avec ces parties. Pas pour les chasser, mais pour les comprendre, les remercier d’avoir protégé, et leur montrer qu’aujourd’hui, l’adulte est là, capable de gérer. Quand le protecteur accepte de lâcher prise, le symptôme – l’attaque de panique – n’a plus de raison d’être.
Vous vous demandez peut-être comment ça se passe concrètement. Est-ce que je vais vous faire revivre vos pires moments ? Est-ce que vous allez perdre le contrôle ? Non. L’hypnose ericksonienne, c’est l’inverse du contrôle. C’est un état de conscience modifié, naturel, que vous expérimentez déjà tous les jours : quand vous êtes absorbé par un film, quand vous rêvassez en voiture, quand vous lisez un livre captivant. Vous êtes totalement conscient, vous pouvez parler, bouger, décider. Simplement, votre attention est focalisée vers l’intérieur, vers votre inconscient.
Dans cet état, votre inconscient est plus réceptif aux suggestions. Et ce qu’on va faire, ce n’est pas une fouille intrusive. C’est une exploration respectueuse. Je vais vous guider pour que vous puissiez, en toute sécurité, entrer en contact avec cette partie de vous qui déclenche les crises. Pas pour la combattre, mais pour lui poser des questions : « Qu’est-ce que tu essaies de me dire ? », « Depuis quand es-tu là ? », « De quoi as-tu besoin pour te calmer ? »
Souvent, la réponse est surprenante. Une patiente, par exemple, a découvert que son attaque de panique était en fait une partie d’elle-même qui hurlait « Stop ! » parce qu’elle en faisait trop, qu’elle ne s’écoutait jamais. La crise était un signal d’épuisement, pas une maladie. Une fois qu’elle a compris ça, elle a pu apprendre à dire non, à poser des limites. Les crises ont diminué progressivement, puis disparu.
L’hypnose permet aussi de « renégocier » le contrat avec votre inconscient. Par exemple, si un souvenir d’enfance est associé à une peur panique, on peut, sous hypnose, revisiter la scène en y ajoutant les ressources de l’adulte d’aujourd’hui : la force, la confiance, la capacité à se défendre. Le cerveau, qui ne fait pas la différence entre une expérience réelle et une expérience imaginée intensément, va intégrer cette nouvelle donnée. La prochaine fois que le déclencheur apparaîtra, l’alarme ne sonnera plus. Ou elle sonnera moins fort. Et vous saurez quoi faire.
L’objectif n’est pas de supprimer toute émotion. C’est de remettre votre système d’alarme à un réglage normal. Qu’il sonne quand il y a un vrai danger, mais qu’il se taise quand vous êtes juste en train de faire vos courses ou de conduire sur une route droite.
L’hypnose et l’IFS travaillent sur l’intérieur. Mais il y a un autre levier puissant : l’Intelligence Relationnelle. C’est une approche que j’intègre souvent dans mes accompagnements, parce qu’elle permet de comprendre comment vos relations actuelles – et surtout les relations que vous avez eues – influencent vos crises.
Les attaques de panique ne sont pas juste une affaire de chimie cérébrale. Elles sont souvent liées à des schémas relationnels. Par exemple, si vous avez grandi avec un parent imprévisible, colérique ou dépressif, votre système nerveux s’est développé en mode survie. Vous avez appris à être hyper-vigilant, à anticiper les dangers émotionnels, à vous oublier pour apaiser l’autre. Ce mode de fonctionnement, il est resté actif même une fois adulte. Et quand vous vous retrouvez dans une situation qui rappelle cette insécurité – un conflit, un silence, un regard désapprobateur – votre corps réagit comme si votre vie était en danger.
L’Intelligence Relationnelle vous aide à repérer ces boucles. Elle vous apprend à distinguer le passé du présent. À dire : « Là, je ne suis pas en danger. Mon patron n’est pas mon père. Mon conjoint n’est pas ma mère. » Elle vous donne des outils concrets pour réguler votre système nerveux : la respiration, l’ancrage, la communication non-violente. Et elle vous permet de reconstruire des relations plus sécurisantes, où vous n’êtes plus en état d’alerte permanent.
Un exemple : un patient, footballeur amateur, faisait des attaques de panique avant chaque match. On a découvert qu’il avait un père extrêmement exigeant, qui le critiquait systématiquement après chaque performance. Le terrain de foot était devenu, pour son inconscient, un lieu de jugement et de rejet potentiel. En travaillant sur la relation avec son père (en hypnose, en symbolique), et en apprenant à se détacher de ce regard intérieur, ses crises ont cessé. Il a même recommencé à prendre du plaisir à jouer.
L’Intelligence Relationnelle, couplée à l’hypnose, permet de guérir à la fois la blessure intérieure et le schéma relationnel qui la maintient active.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer à explorer. Voici un petit exercice que vous pouvez faire chez vous, en toute sécurité, pour commencer à identifier un déclencheur invisible.
Prenez un carnet et un stylo. Installez-vous dans un endroit calme. Fermez les yeux, prenez trois respirations profondes. Puis posez-vous ces questions, et écrivez les premières réponses qui viennent, sans les juger, sans les censurer :
Ne cherchez pas à tout comprendre tout de suite. L’objectif est simplement de créer un lien entre la crise et un contexte, une émotion, un souvenir. Vous plantez une graine. Votre inconscient va commencer à travailler dessus.
Souvent, les patients me disent après cet exercice : « Je n’avais jamais fait le lien, mais c’est vrai que ça me rappelle quand mon frère me faisait peur dans le noir », ou « Je réalise que
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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