3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Boostez votre confiance avant une compétition décisive.
La sonnerie de votre téléphone retentit. C’est l’heure du réveil. Vous ouvrez les yeux et, avant même d’avoir posé un pied par terre, une pensée s’invite : « Et si je foire tout aujourd’hui ? » Vous n’êtes pas seul. Cette petite voix intérieure, ce doute qui s’installe comme une crampe silencieuse, je le connais bien. Depuis que j’accompagne des sportifs dans mon cabinet à Saintes, je vois des coureurs, des footballeurs, des compétiteurs amateurs et confirmés arriver avec la même interrogation : « Comment faire pour que mon mental ne me lâche pas au moment crucial ? »
Vous avez bossé dur. Des heures de sueur, de répétitions, de sacrifices. Vous connaissez votre technique sur le bout des doigts. Pourtant, à l’approche de la compétition, le ventre se serre, la respiration s’accélère, et cette peur de l’échec vous paralyse. Vous n’êtes pas faible. Vous êtes humain. Mais il existe des outils pour désamorcer cette mécanique. L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis 2014, n’efface pas la pression – elle vous apprend à danser avec elle. Aujourd’hui, je vais vous montrer comment elle peut préparer votre mental, non pas en supprimant la peur, mais en la transformant en alliée.
Point clé : La peur de l’échec n’est pas un ennemi à abattre. C’est un signal qui vous parle de ce qui compte vraiment. L’hypnose ne vous rend pas invincible, elle vous rend présent à vous-même.
Imaginez-vous sur la ligne de départ. Votre cœur bat fort, vos mains sont moites, vos jambes semblent lourdes. Ce n’est pas un hasard. Votre cerveau, ce merveilleux organe de survie, ne fait pas la différence entre un danger réel – comme un prédateur – et une menace sociale ou sportive – comme un échec devant un public. Il active le même circuit : l’amygdale, cette petite structure en forme d’amande, sonne l’alarme. Elle libère du cortisol et de l’adrénaline. En petites doses, c’est utile. Ça vous rend alerte. Mais quand la peur de l’échec prend le dessus, le système s’emballe. Vous passez en mode « combat ou fuite », et votre cerveau rationnel, le cortex préfrontal, se met en veille. Résultat : vous perdez vos moyens, vous faites des erreurs que vous ne commettez jamais à l’entraînement.
J’ai reçu un jour un footballeur, appelons-le Julien. Il jouait en régional, bon niveau. Mais à chaque penalty important, il tremblait. Il me disait : « Thierry, je sais où je dois tirer, mais au moment de frapper, c’est le trou noir. » Son cerveau avait associé le penalty à un risque de humiliation. Un conditionnement inconscient. Et vous savez quoi ? C’est normal. Votre histoire personnelle, vos expériences passées, vos blessures – oui, même celle de ce match où vous avez raté devant tout le monde – ont laissé une empreinte. L’hypnose permet d’aller gratter sous cette couche de peur pour retrouver ce qui est vraiment là : votre désir de réussir, votre plaisir du jeu, votre compétence.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Prenez une feuille. Notez une compétition à venir. Demandez-vous : « Quelle est la pire chose qui pourrait arriver ? » Soyez honnête. Souvent, la catastrophe imaginée est bien moins grave que ce que vous craignez. Ce simple geste calme déjà l’amygdale.
L’hypnose que je pratique n’a rien à voir avec un spectacle de foire. Je ne vous endors pas, je ne vous fais pas perdre le contrôle. L’hypnose ericksonienne, développée par Milton Erickson, est une approche douce, indirecte. Elle utilise votre propre langage, vos propres images, pour accéder à cette partie de vous qui sait déjà comment faire, mais qui est bloquée par des peurs inconscientes. Concrètement, comment ça se passe ? On s’assoit, on parle. Je vous guide vers un état de conscience modifié – un peu comme quand vous êtes absorbé par un film ou perdu dans vos pensées en voiture. Dans cet état, votre critique intérieur s’apaise. Votre inconscient devient plus réceptif aux suggestions positives.
Prenons l’exemple d’une coureuse que j’ai suivie, Sophie. Elle avait un chrono à battre pour un marathon. Mais à chaque sortie longue, elle se mettait une pression énorme. Elle se répétait : « Il faut que je réussisse, sinon je suis nulle. » Résultat : elle partait trop vite, s’épuisait, et terminait déçue. En séance, on a travaillé sur une métaphore. Je lui ai demandé d’imaginer un chemin de terre dans une forêt, un chemin qu’elle connaissait bien. Chaque pas était un souffle. Elle a associé sa foulée à une sensation de légèreté. L’hypnose n’a pas effacé son objectif, elle a changé le rapport à la course. Au lieu de courir contre la peur, elle a couru avec son corps.
Le mécanisme est simple : votre cerveau ne distingue pas une expérience vécue d’une expérience imaginée avec suffisamment de détails. En hypnose, vous pouvez revivre un moment de réussite passé, ou en créer un nouveau, avec toutes les sensations : l’odeur de l’herbe, le bruit du public, la sensation de vos appuis. Vous installez ainsi une nouvelle mémoire, un nouveau programme mental. La prochaine fois que la peur pointera, ce programme pourra s’activer à la place de l’ancien. C’est comme remplacer une vieille cassette par un fichier audio neuf.
Moment fort : Un sportif m’a dit un jour : « Avant l’hypnose, je jouais pour ne pas perdre. Maintenant, je joue pour gagner. » Cette nuance change tout.
Je vois souvent des sportifs qui passent des heures à peaufiner leur technique, leur stratégie, leur alimentation. Mais le mental ? On le laisse au hasard. On espère que ça ira. C’est comme partir pour un trail sans vérifier ses chaussures. L’hypnose n’est pas une baguette magique, c’est un entraînement. Vous ne devenez pas un champion du jour au lendemain, mais vous construisez une base solide.
Voici comment je structure généralement le travail avec mes clients sportifs. D’abord, on identifie le déclencheur : est-ce le regard des autres ? La peur de décevoir ? Un souvenir d’échec ? Ensuite, on installe une ressource. Par exemple, un ancrage : un geste, une pression du pouce, que vous associez à un état de confiance. En hypnose, je vous guide pour retrouver un moment où vous vous êtes senti fort, compétent, calme. On ancre cette sensation. Puis, on la répète. Vous pouvez l’utiliser avant un match, une course, un entretien. C’est comme un bouton de confiance.
Prenons un autre cas : Marc, un footballeur qui stressait avant chaque match. Il avait des nausées, des insomnies. On a travaillé sur la respiration, mais aussi sur des suggestions post-hypnotiques. Par exemple : « Quand tu entreras sur le terrain, tu verras la lumière du stade, et tu sentiras une chaleur dans tes mains. Cette chaleur, c’est ta concentration. » Ça paraît simple, mais c’est puissant. Pourquoi ? Parce que ça détourne l’attention de la peur vers une sensation corporelle positive. Votre cerveau ne peut pas être en alerte et détendu en même temps. Vous choisissez où vous mettez votre attention.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Avant votre prochaine séance d’entraînement, fermez les yeux 30 secondes. Respirez. Imaginez un moment où vous avez réussi quelque chose de difficile. Revivez-le avec tous vos sens. Puis, ouvrez les yeux et allez courir ou taper dans le ballon. Observez la différence.
Dans mon cabinet, je combine souvent l’hypnose avec l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. L’IFS, c’est l’idée que votre esprit est composé de plusieurs « parties ». Il y a la partie qui veut performer, celle qui a peur, celle qui critique, celle qui protège. La peur de l’échec n’est pas vous, c’est une partie de vous qui essaie de vous protéger. Elle a peut-être été créée après une humiliation, un regard désapprobateur, un parent exigeant. Cette partie a une bonne intention : vous éviter la souffrance. Mais elle le fait mal, en vous paralysant.
Je me souviens d’un coureur, Antoine. Il avait un blocage sur les dernières kilomètres d’un semi-marathon. Il s’effondrait toujours mentalement. En explorant avec l’IFS, on a découvert une partie de lui, très jeune, qui avait été critiquée par un entraîneur. Cette partie croyait encore qu’elle n’était pas assez bonne. L’hypnose nous a permis d’entrer en dialogue avec cette partie, de la rassurer, de lui montrer qu’elle n’était plus en danger. Résultat ? Antoine a fini son semi avec un sourire, et un chrono personnel.
L’Intelligence Relationnelle, c’est la capacité à comprendre et à gérer vos relations, y compris celle avec vous-même. Trop souvent, vous êtes dur avec vous-même. Vous vous parlez comme vous ne parleriez jamais à un ami. « T’es nul. Tu vas encore rater. » Ce discours intérieur alimente la peur. L’hypnose peut vous aider à changer ce dialogue. En état modifié, on peut installer une voix intérieure plus bienveillante, plus coach. Celle qui dit : « Tu as bossé. Fais confiance. Respire. »
Point clé : La peur de l’échec est souvent une partie de vous qui a besoin d’être entendue, pas combattue. L’hypnose vous offre un espace pour l’écouter, et l’apaiser.
Je veux être honnête. L’hypnose n’est pas une solution miracle. Si vous n’avez pas bossé physiquement, si votre technique est défaillante, l’hypnose ne transformera pas un débutant en champion. Elle ne remplace pas l’entraînement. Elle ne supprime pas la pression des compétitions importantes – et c’est tant mieux, car une certaine pression est nécessaire pour performer. Sans adrénaline, vous seriez mou, sans énergie. L’objectif n’est pas d’être zen comme un moine bouddhiste, mais d’être fonctionnel, concentré, connecté à votre corps et à votre objectif.
J’ai vu des sportifs arriver en pensant que l’hypnose allait « enlever » leur peur. Non. Elle vous apprend à l’apprivoiser. Vous aurez encore des papillons dans le ventre, mais ils voleront en formation, comme disent les anglo-saxons. Vous aurez encore des doutes, mais vous saurez les accueillir sans qu’ils prennent le contrôle. C’est une compétence, comme une passe ou un appui. Ça se travaille, ça se répète, ça s’entretient.
Ce que vous pouvez faire maintenant : La prochaine fois que vous sentez la peur monter, arrêtez-vous. Dites-vous : « C’est juste une partie de moi qui a peur. Je la remercie de me protéger, mais je choisis d’agir quand même. » Puis, faites une micro-action : un pas, une respiration, un geste. Vous reprenez le contrôle.
Je vais vous donner un outil concret, directement issu de ce que j’utilise en séance. Vous pouvez le faire chez vous, seul, sans rendez-vous. Asseyez-vous confortablement. Fermez les yeux. Prenez trois respirations profondes. Imaginez une lumière douce, de la couleur que vous voulez, qui descend du ciel et entre par le sommet de votre crâne. Elle descend dans votre poitrine, puis dans votre ventre. Sentez-la réchauffer votre corps. Maintenant, imaginez que cette lumière rencontre une petite boule sombre, là où se niche votre peur. Ne la jugez pas. Observez-la. Dites-lui mentalement : « Je te vois. Je te remercie de me protéger. Mais aujourd’hui, je choisis d’avancer. » Puis, visualisez la lumière qui enveloppe doucement cette boule sombre, sans la forcer. Elle peut rétrécir, changer de forme, ou rester là. Peu importe. Vous venez de lui accorder de l’attention, et ça suffit souvent à diminuer son emprise.
Répétez cet exercice chaque soir avant la compétition. Ça prend deux minutes. C’est un rituel, un signal pour votre inconscient : « Je suis prêt. Je gère. »
Moment fort : Un de mes clients, sprinteur, utilisait cet exercice avant chaque départ. Il me disait : « Je ne suis plus en lutte. Je suis en confiance. »
La peur de l’échec en sport, c’est cette voix qui vous dit que vous n’êtes pas assez, que vous allez décevoir, que tout ce travail ne sert à rien. Mais cette voix n’est pas la vérité. C’est une habitude, un programme que vous pouvez réécrire. L’hypnose ericksonienne, l’IFS, l’Intelligence Relationnelle – ce sont des outils pour vous reconnecter à votre force intérieure, à votre plaisir, à votre humanité. Vous n’êtes pas un robot. Vous avez le droit d’avoir peur. Mais vous avez aussi le droit de choisir comment vous répondez à cette peur.
Je vous reçois dans mon cabinet à Saintes, ou en visio si vous êtes loin. On peut travailler ensemble, à votre rythme, sans jugement. Vous n’avez pas besoin d’être au bord du gouffre pour venir. Parfois, un petit coup de pouce suffit pour que la bascule se fasse. Si vous sentez que cet article résonne en vous, si vous avez envie d’explorer cette piste, prenez contact. Envoyez-moi un message, appelez-moi. On trouvera un moment pour parler de vous, de votre sport, de ce qui vous freine. Je serai là, avec la même écoute que j’ai pour tous ceux qui franchissent la porte de mon cabinet.
Vous avez déjà fait le plus dur : reconnaître que le mental se travaille. Le reste, c’est une question de pas, un après l’autre. Et je serai honoré de vous accompagner sur ce chemin.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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