3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comprendre le mécanisme qui apaise le mental.
Tu tiens ce téléphone entre les doigts, et depuis une heure, tu scrolles sans vraiment voir ce qui défile. Tu as ouvert trois applications différentes sans savoir pourquoi. Ta mâchoire est serrée, tes épaules remontées vers les oreilles. Dans ta tête, une voix tourne en boucle : “Tu n’arriveras jamais à tout faire. Tu es en retard. Tu devrais déjà avoir répondu à ce message. Et puis demain, cette réunion…”
Tu n’es pas en train de travailler, tu n’es pas non plus en train de te reposer. Tu es en surchauffe. Ton cerveau fonctionne comme une cocotte-minute dont la soupape est coincée. Et plus tu essaies de penser pour sortir de là, plus la pression monte.
Je vois ça tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des hommes et des femmes qui viennent parce qu’ils n’en peuvent plus de cette agitation intérieure. Ils ont tout essayé : respirer, se raisonner, faire du sport, parfois même des médicaments. Mais le cerveau continue de tourner à plein régime, même la nuit. Alors ils veulent savoir : comment faire pour que ça s’arrête ?
Il existe une réponse simple, mais pas simpliste. Et elle passe par un mécanisme que tu connais peut-être sans le comprendre vraiment : l’hypnose. Laisse-moi t’expliquer pourquoi elle est l’un des outils les plus efficaces pour refroidir un mental en ébullition.
Avant de parler de solution, il faut qu’on se mette d’accord sur le problème. Tu n’es pas “juste stressé”. La surchauffe, ce n’est pas un peu d’anxiété passagère. C’est un état où ton système nerveux est en alerte permanente, même quand il n’y a pas de danger réel.
Imagine ton cerveau comme un ordinateur. Quand tu travailles, tu ouvres quelques onglets : un pour la tâche en cours, un pour la musique, un pour ta messagerie. Normal. Mais la surchauffe, c’est quand tu as 47 onglets ouverts en même temps, que le ventilateur s’emballe et que l’écran commence à freezer. Sauf que toi, tu ne peux pas cliquer sur “forcer à quitter”.
Ce qui se passe dans ton corps, c’est que ton système nerveux sympathique – celui qui gère la réponse “combat ou fuite” – reste activé. Normalement, il s’éteint quand le danger est passé. Mais aujourd’hui, le danger, c’est ta boîte mail, ton planning, les disputes familiales, les injonctions sociales, et cette petite voix intérieure qui te dit que tu n’es pas assez. Tout ça, ton cerveau le traite comme une menace. Alors il reste en mode surprotection.
Résultat : cortisol en excès, tension musculaire chronique, sommeil perturbé, irritabilité, difficulté à se concentrer. Tu es en surrégime permanent. Et plus tu essaies de te raisonner, plus tu alimentes la machine. Parce que la raison, elle parle le langage du cortex préfrontal – la partie logique du cerveau. Mais la surchauffe, elle est gérée par des zones bien plus anciennes et bien plus puissantes : le système limbique et le tronc cérébral. Ce sont des circuits automatiques, rapides, inconscients. Tu ne peux pas les éteindre en leur disant “calme-toi”.
C’est là que l’hypnose entre en jeu. Parce qu’elle ne parle pas à ta raison. Elle parle directement à ces parties automatiques de toi.
L’hypnose ericksonienne, celle que j’utilise, n’a rien à voir avec un spectacle de foire. Tu ne perds pas conscience, tu ne te transformes pas en poule, et tu n’oublies rien. C’est un état modifié de conscience, tout à fait naturel – tu en fais l’expérience plusieurs fois par jour sans le savoir : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur une route familière sans te souvenir du trajet, ou quand tu es perdu dans tes pensées sous la douche.
Mais en séance, on va utiliser cet état de manière ciblée. Voici ce qui se passe concrètement, en trois étapes.
Étape 1 : La baisse de la vigilance corticale
Quand tu es en surchauffe, ton cortex préfrontal – le chef d’orchestre de la pensée consciente – est hyperactif. Il essaie de tout contrôler, tout planifier, tout analyser. C’est lui qui te dit “et si…”, “il faudrait que…”, “pourquoi tu n’as pas…”. En hypnose, on va progressivement l’inviter à se mettre en veille. Pas le supprimer, juste baisser le volume.
On utilise pour ça des techniques d’induction : focalisation sur la respiration, sur une sensation corporelle, sur une image apaisante. Ce n’est pas de la relaxation, c’est une manière de donner une tâche simple et répétitive à ton cerveau conscient pour qu’il lâche prise sur les ruminations. Quand il est occupé à suivre un rythme respiratoire ou à visualiser un escalier qui descend, il ne peut pas en même temps ressasser ta liste de tâches.
Étape 2 : L’activation du système parasympathique
Ton système nerveux a deux grands modes : le sympathique (accélérateur) et le parasympathique (frein). La surchauffe, c’est l’accélérateur bloqué à fond. L’hypnose permet d’actionner le frein.
Comment ? Par des suggestions qui activent le nerf vague, ce long nerf qui relie ton cerveau à tes organes et qui est le chef d’orchestre du parasympathique. En séance, je peux te suggérer de sentir un poids dans tes jambes, une chaleur dans le ventre, un ralentissement de ta respiration. Ce sont des signaux corporels que ton cerveau interprète comme “tout va bien, on peut se détendre”. Et il libère alors de l’acétylcholine, le neurotransmetteur du calme. Ta fréquence cardiaque baisse, ta tension artérielle diminue, ta digestion se remet en route.
Ce n’est pas magique, c’est de la neurophysiologie. Tu n’as pas à “faire” quoi que ce soit. Tu laisses ton corps répondre à des suggestions qui le mettent en sécurité.
Étape 3 : La réorganisation des schémas inconscients
C’est l’étape la plus intéressante, et celle qui fait la différence entre une simple relaxation et une vraie séance d’hypnose thérapeutique. Pendant que ton conscient est en veille et que ton système nerveux est calmé, on peut accéder à des parties de toi qui sont habituellement inaccessibles : les croyances automatiques, les réactions émotionnelles conditionnées, les souvenirs qui alimentent la surchauffe.
Par exemple, si tu es en surchauffe parce que tu as intégré très tôt que “tu dois tout faire parfaitement pour être aimé”, cette croyance est stockée dans ton cerveau limbique, pas dans ton cortex. En hypnose, on peut aller dialoguer avec cette partie, la rassurer, lui proposer une autre option. On ne supprime pas la croyance, on l’invite à évoluer.
C’est ce que je fais souvent avec l’IFS (Internal Family Systems), ce modèle qui considère que notre psyché est composée de différentes “parties”. En état d’hypnose, ces parties sont plus accessibles et plus réceptives au changement. Tu peux littéralement renégocier avec la partie de toi qui te maintient en alerte.
“Ce que beaucoup de mes patients découvrent, c’est que la surchauffe n’est pas un ennemi. C’est une partie d’eux qui essaie de les protéger, mais avec des méthodes datées. L’hypnose permet de la remercier, puis de lui confier une mission plus douce.”
Tu t’es sûrement déjà dit : “Je sais que je devrais me calmer, alors pourquoi je n’y arrive pas ?” C’est une question que j’entends en permanence. Et la réponse est contre-intuitive.
Ton mental conscient, celui qui te dit “calme-toi”, fait partie du problème. Parce que quand tu te dis “je dois me calmer”, tu actives la même zone du cerveau que celle qui évalue les menaces. Tu passes ton temps à vérifier si tu es calme, à t’inquiéter de ne pas l’être, à essayer de contrôler ton état. Et ça, c’est de la surchauffe en action.
C’est comme si tu essayais d’éteindre un incendie en soufflant sur les flammes. Tu alimentes le feu avec ton propre oxygène.
L’hypnose contourne ce piège. Elle ne te demande pas d’être calme. Elle te propose simplement de porter ton attention ailleurs, d’une manière particulière. Et le calme arrive comme un effet secondaire, non comme un objectif. C’est ce qu’on appelle la “non-intentionnalité”. Tu n’essaies pas de te détendre, tu te détends parce que tu as cessé d’essayer.
Pendant une séance, je peux te guider vers une sensation agréable – la chaleur du soleil sur ta peau, le bruit d’une rivière, la texture d’un tissu doux. Ton cerveau, en se focalisant sur cette sensation, abandonne progressivement ses boucles de rumination. Ce n’est pas un combat, c’est un glissement. Comme quand tu passes d’une conversation stressante à une musique que tu aimes : tu ne décides pas de changer d’humeur, elle change toute seule.
Ce mécanisme est puissant parce qu’il respecte ton fonctionnement neurologique. Tu ne forces pas, tu permets. Et cette permission, elle est souvent ce qui manque le plus quand on est en surchauffe. On s’interdit de ralentir, on culpabilise de ne pas être productif, on se juge de ressentir du stress. L’hypnose lève ces interdits en douceur, en créant un espace où tout est acceptable.
Je ne vais pas te promettre que tout disparaît en une séance. Ce ne serait pas honnête. Mais voilà ce que la plupart des personnes que j’accompagne constatent après 2 à 4 rendez-vous :
Un sommeil qui se répare. Pas forcément que tu t’endors plus vite, mais que tu te réveilles moins la nuit, ou que tu retrouves un sommeil plus profond. Le cerveau en hypnose apprend à lâcher la vigilance. Et ce nouvel apprentissage, il le généralise à la nuit.
Une baisse de l’irritabilité. Tu sais, ces moments où tu t’énerves pour un détail – un mot de trop, un objet tombé, un retard de quelques minutes. La surchauffe abaisse ton seuil de tolérance. En calmant le système nerveux, tu retrouves une marge de manœuvre. Tu ne deviens pas bouddha, mais tu ne vrilles plus pour une cuillère sale dans l’évier.
Plus de clarté mentale. La sensation de “tête dans le brouillard” s’estompe. Parce que tu utilises moins d’énergie à gérer l’alerte intérieure, il t’en reste pour penser, décider, créer. Les patients me disent souvent : “Je ne sais pas ce qui a changé, mais j’arrive mieux à prioriser.”
Une capacité à lâcher prise. Pas dans le sens “je m’en fous”, mais dans le sens “je peux poser un problème sans qu’il me hante”. L’hypnose t’apprend à dissocier – à prendre de la distance avec une pensée ou une émotion. Tu n’es plus collé à ton stress, tu peux l’observer de loin. Et de loin, il paraît moins impressionnant.
Ces changements ne sont pas spectaculaires au début. Ils sont discrets, presque anodins. Mais ils s’installent et s’amplifient avec le temps. Parce que l’hypnose ne soigne pas les symptômes, elle transforme la relation que tu entretiens avec ton propre fonctionnement.
Je veux être clair : l’hypnose ne va pas effacer les causes de ta surchauffe. Si tu es en surmenage professionnel, si tu vis une séparation douloureuse, si tu es dans une situation financière difficile, l’hypnose ne fera pas disparaître ces problèmes. Par contre, elle va changer la manière dont tu les vis. Elle va te donner un espace intérieur où tu n’es plus constamment en réaction.
Pendant des années, j’ai travaillé avec des sportifs de haut niveau – des coureurs, des footballeurs. Eux aussi connaissent la surchauffe, sous une forme différente : la pression de la performance, la peur de l’échec, l’exigence du corps. L’hypnose ne leur garantissait pas la victoire, mais elle leur permettait de retrouver leur meilleur niveau, celui qu’ils avaient à l’entraînement, quand la pression n’était pas là. Le même principe s’applique à ta vie quotidienne.
Tu n’as pas besoin d’être “un cas grave” pour consulter. Tu peux simplement être fatigué de cette agitation intérieure, de ce bruit de fond qui t’empêche de te poser. Et tu peux avoir envie d’apprendre à ton cerveau une autre façon de fonctionner.
Si tu lis ces lignes et que tu reconnais cette surchauffe, je t’invite à une chose simple : avant de chercher une solution extérieure, prends une minute pour fermer les yeux et poser ta main sur ton ventre. Sens la chaleur de ta paume, le mouvement de ta respiration. Rien de plus. Juste une minute. Ce n’est pas de l’hypnose, c’est juste un premier pas pour dire à ton cerveau : “Je suis là, je te sens, et ce n’est pas la guerre.”
Si tu veux aller plus loin, je suis là, à Saintes, pour t’accompagner. Pas pour te “guérir” – tu n’es pas malade – mais pour t’aider à retrouver un fonctionnement plus apaisé. Un appel, un mail, et on se rencontre. Parfois, la première séance suffit à comprendre que le calme n’est pas si loin. Il a juste besoin qu’on lui ouvre la porte.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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