3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une alternative naturelle sans effets secondaires.
Tu as déjà vécu cette sensation : ton cœur s’emballe, ta respiration devient courte, ta poitrine se serre, et une peur irrationnelle t’envahit sans raison apparente. Peut-être que tu es en pleine réunion, au volant, ou même allongé dans ton lit. L’attaque de panique frappe sans prévenir, te laissant épuisé et honteux. Si tu consultes un médecin, la première réponse est souvent une prescription : anxiolytiques ou bêta-bloquants. Ces médicaments peuvent calmer les symptômes, mais ils ne résolvent pas la cause profonde. L’hypnose ericksonienne, combinée à l’IFS (Internal Family Systems) et à l’Intelligence Relationnelle, offre une alternative naturelle, durable et sans effets secondaires. Je vais t’expliquer pourquoi cette approche est non seulement plus efficace, mais aussi plus respectueuse de ton fonctionnement.
Quand tu prends un anxiolytique, tu agis sur les symptômes, pas sur la cause. Imagine une alarme incendie qui se déclenche sans feu : si tu coupes le courant, l’alarme s’arrête, mais le problème sous-jacent – un détecteur défectueux ou une sensibilité excessive – reste intact. Les benzodiazépines (Xanax, Valium) ou les bêta-bloquants (propranolol) calment le système nerveux en freinant l’adrénaline ou en activant les récepteurs GABA. Mais ils ne t’apprennent pas à désamorcer le mécanisme qui déclenche la panique.
Prenons l’exemple de Claire, une enseignante de 38 ans que j’ai reçue en consultation. Elle venait de vivre sa première attaque de panique en plein cours. Son médecin lui avait prescrit du Xanax à prendre “en cas de crise”. Résultat : elle avait peur d’oublier ses cachets, elle anticipait les situations où elle pourrait en avoir besoin, et elle se sentait dépendante. Le médicament l’aidait à passer le cap, mais chaque fois qu’elle arrêtait, les attaques revenaient, parfois plus fortes. Pourquoi ? Parce que le cerveau n’avait pas appris à réguler la réponse de peur. La panique est un apprentissage émotionnel : ton système nerveux a associé certains stimuli (une sensation corporelle, un lieu, une pensée) à un danger imminent. Les médicaments ne réécrivent pas cet apprentissage, ils le masquent.
En plus, les effets secondaires sont réels : somnolence, troubles de la mémoire, dépendance, et à long terme, une diminution de l’efficacité. Certains patients développent une tolérance et doivent augmenter les doses. D’autres vivent un effet rebond à l’arrêt, avec des crises plus intenses. Ce n’est pas une critique des médecins – ils font ce qu’ils peuvent avec les outils qu’ils ont. Mais pour toi qui cherche une solution durable, les médicaments ne sont qu’un pansement.
Une attaque de panique n’est pas un dysfonctionnement, c’est un signal d’alarme que ton système nerveux a appris à envoyer trop fort et trop souvent. L’hypnose ne coupe pas l’alarme, elle t’apprend à réparer le détecteur.
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis mon installation à Saintes en 2014, ne ressemble pas à ce que tu imagines. Pas de pendule, pas de “vous êtes endormi”. C’est une conversation guidée qui utilise le langage pour accéder à ton inconscient – cette partie de toi qui gère ta respiration, ton rythme cardiaque, et surtout, tes réactions automatiques. Milton Erickson, le fondateur, disait que l’inconscient est un allié puissant, capable de trouver des solutions que la conscience ne voit pas.
Quand tu vis une attaque de panique, ton cerveau déclenche une réponse de survie : le système nerveux sympathique s’active comme si un tigre à dents de sabre te poursuivait. Sauf que le tigre n’existe pas. L’hypnose te permet de contacter la partie de toi qui a créé cette réponse – souvent pour te protéger d’un danger passé. En état d’hypnose, tu es détendu mais pleinement conscient. Tu peux revisiter la mémoire émotionnelle qui a programmé cette alarme, et la désactiver en douceur.
Je me souviens de Marc, un commercial de 45 ans. Ses attaques de panique survenaient systématiquement dans les ascenseurs. En séance, nous avons découvert que, enfant, il avait été coincé dans un ascenseur en panne pendant une heure. Son inconscient avait associé “ascenseur” à “danger mortel”. L’hypnose lui a permis de revivre cette scène en sécurité, de recadrer la mémoire, et de reprogrammer sa réponse. Aujourd’hui, il prend l’ascenseur sans trembler. Le processus a pris trois séances. Aucun médicament n’aurait pu effacer cette association.
Concrètement, l’hypnose ericksonienne utilise des métaphores, des suggestions indirectes et des ancrages. Par exemple, je peux te guider à imaginer un “interrupteur de panique” dans ton corps, et te suggérer de le baisser progressivement. Tu apprends à reconnaître les signes avant-coureurs – une légère accélération du cœur, une sensation de chaleur – et à les transformer en signaux de calme. C’est un réapprentissage neuronal, soutenu par la neuroplasticité de ton cerveau.
L’hypnose seule est puissante, mais je l’associe souvent à l’IFS (Internal Family Systems) pour aller plus loin. L’IFS, développé par Richard Schwartz, considère que notre psyché est composée de “parties” – des sous-personnalités avec leurs propres émotions et rôles. Tu as une partie qui panique, une qui critique, une qui protège. Ces parties ne sont pas des ennemis, mais des alliés qui ont pris un rôle trop lourd.
Quand tu fais une attaque de panique, c’est souvent une “partie pompier” qui prend le contrôle. Son job : te sortir d’une situation perçue comme dangereuse, même si le danger est imaginaire. Elle active la panique pour que tu fuies ou que tu figes. Mais cette partie agit comme un pompier qui arroserait toute la maison pour une allumette qui fume. En IFS, tu apprends à dialoguer avec elle : “Qu’est-ce que tu crains ? Que se passerait-il si je ne paniquais pas ?” Souvent, la réponse est : “Tu serais submergé par une peur encore plus grande” ou “Tu ne serais pas préparé à l’attaque.”
Prenons le cas d’Élodie, une jeune mère de 32 ans. Ses attaques de panique survenaient la nuit, quand ses enfants dormaient. En IFS, nous avons rencontré une partie “sentinelle” qui veillait constamment sur sa sécurité. Cette sentinelle avait été créée après une fausse couche, des années plus tôt. Elle était convaincue que si Élodie se détendait, une tragédie arriverait. La panique nocturne était son moyen de maintenir l’alerte. En reconnaissant cette partie, en la remerciant pour sa vigilance, et en lui montrant qu’elle pouvait se reposer, les attaques ont cessé. L’hypnose a facilité ce dialogue en créant un espace de sécurité intérieure.
L’IFS est particulièrement efficace pour les attaques de panique parce qu’il ne cherche pas à éliminer une partie, mais à la comprendre et à la libérer de son rôle. C’est une approche douce qui évite la confrontation. Tu n’es pas “malade” ou “cassé” – tu as simplement des parties qui travaillent trop dur. En hypnose, tu peux entrer en contact avec ces parties, les écouter, et leur proposer de nouvelles tâches.
Les attaques de panique créent un cercle vicieux : tu as peur d’avoir peur, tu évites les situations qui pourraient déclencher une crise, et tu t’isoles. L’Intelligence Relationnelle est une approche que j’ai intégrée à ma pratique pour t’aider à reconstruire ta relation avec toi-même et avec les autres. Car la panique n’est pas seulement un problème interne : elle affecte ta vie sociale, professionnelle et amoureuse.
L’Intelligence Relationnelle, développée à partir des travaux de Thomas d’Ansembourg et de Marshall Rosenberg, repose sur l’idée que nos émotions sont des signaux de besoins non satisfaits. La panique signale souvent un besoin de sécurité, de contrôle ou de reconnaissance. Mais au lieu d’exprimer ce besoin, tu le caches ou tu le combats. L’hypnose peut t’aider à identifier ces besoins, mais l’Intelligence Relationnelle te donne des outils concrets pour les communiquer.
Je pense à Sophie, une infirmière de 50 ans. Ses attaques de panique survenaient principalement lors des réunions d’équipe. Elle avait peur d’être jugée, de perdre sa crédibilité. En travaillant sur son intelligence relationnelle, nous avons découvert qu’elle avait un besoin profond de validation. Sa partie “parfaite” exigeait d’être irréprochable, ce qui générait une pression énorme. L’hypnose l’a aidée à apaiser cette partie, mais c’est en apprenant à exprimer ses limites – “Je peux faire une pause quand je me sens submergée” – que les crises ont disparu.
L’Intelligence Relationnelle t’apprend aussi à accueillir les émotions des autres sans les prendre pour toi. Quand tu es en panique, tu es hypersensible aux réactions des gens : un regard peut te sembler accusateur, un silence menaçant. En développant une meilleure relation à toi-même, tu deviens moins vulnérable à ces projections. L’hypnose renforce cette compétence en installant des états ressources – calme, confiance, ancrage – que tu peux rappeler en situation stressante.
Les médicaments agissent en surface. L’hypnose, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle travaillent en profondeur, sur les schémas qui ont créé la panique. C’est la différence entre couper une mauvaise herbe au ras du sol et l’arracher avec ses racines. La panique n’est pas un défaut de fabrication, c’est une stratégie de survie qui a mal tourné. Pour la transformer, il faut modifier les connexions neuronales qui la soutiennent.
La neuroplasticité, c’est la capacité du cerveau à se reconfigurer. Chaque fois que tu vis une attaque de panique, tu renforces le circuit neuronal correspondant. Plus tu paniques, plus ton cerveau devient expert en panique. L’hypnose inverse ce processus : en créant un état de relaxation profonde, elle ouvre une fenêtre de plasticité où tu peux installer de nouveaux circuits. Par exemple, si tu associes une sensation de chaleur dans la poitrine à une attaque imminente, l’hypnose peut t’apprendre à la relier à un souvenir de sécurité – une plage, un câlin, une musique apaisante. Après plusieurs répétitions, le cerveau emprunte naturellement le nouveau chemin.
Ce n’est pas de la magie, c’est de la pratique. Je compare souvent cela à l’entraînement sportif, que j’utilise aussi en préparation mentale pour des coureurs et des footballeurs. Un athlète ne devient pas champion en prenant une pilule. Il répète des gestes, il corrige ses automatismes, il renforce sa confiance. Pour la panique, c’est la même logique : tu deviens un athlète de ta régulation émotionnelle. Les séances d’hypnose sont tes entraînements, et les outils que tu acquiers – respiration, ancrage, dialogue intérieur – sont tes techniques.
Les médicaments atténuent la tempête. L’hypnose t’apprend à naviguer par tous les temps. L’un te rend dépendant du port, l’autre te donne des ailes.
Tu te demandes peut-être si l’hypnose peut t’aider, toi. La réponse est oui, à condition que tu sois prêt à t’investir. L’hypnose n’est pas une solution passive : tu ne t’allonges pas sur un divan en attendant la guérison. C’est un partenariat entre toi et moi, où tu restes acteur de ton changement. Voici quelques signes que cette approche te correspond :
À l’inverse, si tu es en crise aiguë ou si tu as des idées suicidaires, l’hypnose seule ne suffit pas. Consulte d’abord un médecin ou un psychiatre pour stabiliser la situation. L’hypnose n’est pas une urgence, c’est une reconstruction. Je ne remplace pas un suivi médical, je le complète.
Parlons aussi des limites. L’hypnose ne fonctionne pas si tu es sous l’emprise de substances altérant la conscience (alcool, drogues dures). Elle demande une certaine capacité à te laisser guider, même si tu es sceptique. Beaucoup de mes patients viennent avec des doutes, et c’est normal. L’hypnose ericksonienne utilise justement ce scepticisme comme une ressource – je peux intégrer ta résistance dans le processus. Et contrairement aux idées reçues, tu ne perds pas le contrôle. Tu es toujours conscient, tu peux parler, bouger, et même arrêter la séance si tu le souhaites.
Pour te montrer comment cela se déroule en pratique, voici le cas de Julien, 29 ans, développeur web. Il venait de vivre une attaque de panique en plein open-space, devant ses collègues. Depuis, il évitait les réunions, travaillait en télétravail, et prenait du Seresta (un anxiolytique) prescrit par son médecin traitant. Il voulait arrêter, mais chaque tentative de diminution provoquait une crise.
Séance 1 : Nous avons posé le cadre. J’ai expliqué le fonctionnement de la panique comme une alarme hypersensible. Julien a appris une technique de respiration (cohérence cardiaque) pour gérer les crises imminentes. Pas d’hypnose profonde, juste une mise en confiance.
Séance 2 : Hypnose ericksonienne. Je l’ai guidé vers un état de relaxation, puis j’ai utilisé une métaphore du “tableau de bord intérieur” – comme un tableau de bord de voiture avec des voyants. Son voyant “panique” s’allumait trop vite. Nous avons installé un “frein à main” imaginaire qu’il pouvait actionner mentalement. Julien a rapporté moins d’anticipation anxieuse.
Séance 3 : Introduction à l’IFS. Julien a rencontré une partie “vigie” qui surveillait constamment son environnement social. Cette vigie était épuisée. En hypnose, nous l’avons remerciée et lui avons proposé de se reposer, confiante que Julien pouvait gérer. Résultat : une baisse significative des crises.
Séance 4 : Intelligence Relationnelle. Julien a identifié son besoin de reconnaissance au travail. Il a appris à exprimer ses limites sans culpabilité. Nous avons travaillé en hypnose sur une scène de réunion où il se sentait en sécurité.
Séance 5 : Consolidation. Nous avons revu les outils, renforcé les ancrages. Julien a diminué son Seresta de moitié, sous supervision médicale, sans crise.
Séance 6 : Bilan et autonomie. Julien ne prenait plus de médicaments. Il avait repris les réunions, avec une légère appréhension gérable. Il savait quoi faire si une sensation revenait. Aujourd’hui, il m’envoie un message tous les six mois pour me dire qu’il va bien.
Ce parcours n’est pas un cas isolé. Sur les centaines de personnes que j’ai accompagnées depuis 2014, la majorité constate une réduction drastique des attaques en
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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