3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Des pratiques quotidiennes pour rester en équilibre.
Tu n’as pas besoin d’attendre d’être à plat pour agir. Pourtant, la plupart des personnes qui franchissent la porte de mon cabinet à Saintes viennent me voir après des mois, parfois des années, à tirer sur la corde. Ils me disent : « Je ne sais pas pourquoi je craque maintenant, ça allait avant. » Mais en réalité, ça n’allait pas. Ils avaient simplement appris à ignorer les signaux.
Le burn-out ne tombe pas du ciel. C’est un processus lent, insidieux, qui s’installe habitude après habitude. Et si la solution ne se trouvait pas dans une grande transformation, mais dans trois petits gestes quotidiens ? L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’intelligence relationnelle m’ont appris une chose : ce sont les micro-ajustements qui changent la trajectoire. Pas les révolutions.
Dans cet article, je vais te partager trois habitudes que j’observe chez les personnes qui traversent les tempêtes sans se briser. Des pratiques simples, accessibles, que tu peux commencer dès aujourd’hui. Pas de promesses magiques. Juste du concret, testé et éprouvé.
Point clé : Le burn-out n’est pas un événement soudain, mais l’aboutissement d’un déséquilibre quotidien. Le reconnaître, c’est déjà reprendre le contrôle.
Tu as probablement déjà entendu des conseils du genre : « Prends du temps pour toi », « Apprends à dire non », « Fais du sport ». Ces recommandations sont justes, mais elles tombent souvent à plat. Pourquoi ? Parce qu’elles ignorent un élément central : ton fonctionnement interne.
Quand je reçois un cadre commercial en burn-out, il me dit souvent : « Je sais que je devrais lever le pied, mais je n’y arrive pas. » Ce n’est pas un manque de volonté. C’est que son système nerveux est en mode survie. Son cerveau a appris à ignorer la fatigue pour remplir les objectifs. Les conseils rationnels ne traversent pas cette barrière.
L’hypnose ericksonienne, elle, ne s’attaque pas à la volonté. Elle parle directement à l’inconscient, cette partie de toi qui gère tes automatismes. C’est là que se joue la vraie prévention. L’IFS (Internal Family Systems) ajoute une couche : elle t’apprend à reconnaître les « parties » de toi qui poussent à l’épuisement – celle qui veut tout contrôler, celle qui a peur de décevoir, celle qui croit qu’elle ne vaut que par la performance.
Ces approches ne te demandent pas de changer radicalement. Elles te proposent d’observer, d’accueillir, puis d’ajuster. C’est plus doux, mais plus profond.
Tu passes ta journée assis devant un écran, à enchaîner les réunions, les mails, les urgences. Ton corps envoie des signaux : épaules remontées, mâchoire serrée, respiration courte. Mais tu ne les entends pas. Tu les as normalisés.
Un jour, tu te réveilles avec une douleur au dos, des migraines, ou une fatigue qui ne passe pas. C’est le corps qui crie, parce qu’il n’a pas été écouté.
La première habitude que je propose à mes patients est d’une simplicité déconcertante : un scan corporel de 30 secondes, plusieurs fois par jour. Pas besoin de méditer 20 minutes. Tu le fais en attendant ton café, avant une réunion, en voiture au feu rouge.
Comment faire :
Ce geste n’a rien de mystique. Il réactive le lien entre ton cerveau et ton corps. Quand tu pratiques régulièrement, tu deviens capable de détecter une tension avant qu’elle ne s’installe. Tu gagnes un temps précieux.
Je me souviens de Claire, 42 ans, directrice des ressources humaines. Elle venait me voir parce qu’elle se sentait « au bord du gouffre ». Elle ne dormait plus, mangeait mal, et avait des douleurs au dos. Je lui ai proposé ce scan de 30 secondes. Elle m’a regardé avec scepticisme : « Ça va changer quoi ? »
Au bout d’une semaine, elle m’a dit : « Je n’avais pas réalisé que je passais mes journées les épaules aux oreilles. » Ce simple constat a été un déclic. Elle a commencé à les baisser consciemment. En trois semaines, ses douleurs dorsales avaient diminué de moitié. Elle n’avait pas changé son emploi du temps. Elle avait juste appris à écouter son corps.
Point clé : Quand tu ignores les signaux corporels, tu laisses le stress s’accumuler sans t’en rendre compte. 30 secondes de scan peuvent tout changer.
Tu as une voix dans ta tête qui te dit : « Il faut que tu sois parfait », « Tu n’as pas le droit à l’erreur », « Les autres comptent sur toi ». Cette voix, en IFS, on l’appelle une « partie ». Elle n’est pas ton ennemie. Au départ, elle a été créée pour te protéger. Pour t’aider à réussir, à être aimé, à ne pas décevoir.
Mais à force, elle devient un manager tyrannique. Elle te pousse sans relâche, même quand tu es épuisé. C’est elle qui transforme une simple journée de travail en marathon permanent.
La deuxième habitude, c’est d’apprendre à dialoguer avec cette voix, plutôt que de la subir ou de la combattre. L’hypnose ericksonienne est parfaite pour ça : elle te permet d’entrer en contact avec ces parties de toi de manière douce, sans forcer.
Comment faire dans la vie quotidienne :
Ce n’est pas de la naïveté. C’est une technique qui désamorce la pression. Quand tu accueilles la partie exigeante, elle se calme. Elle n’a plus besoin de hurler pour être entendue.
J’ai travaillé avec Thomas, 38 ans, chef de projet dans une entreprise de construction. Il était en sur-régime permanent. Chez lui, il ne décrochait pas, vérifiait ses mails toutes les heures, et se sentait coupable dès qu’il prenait du temps pour lui. Son dialogue interne ressemblait à ça : « Si tu lâches, tout va s’effondrer. »
Nous avons exploré cette partie en séance. C’était un « pompier » qui avait pris le contrôle après un échec professionnel quelques années plus tôt. Thomas a appris à lui parler, à la remercier pour sa vigilance, puis à lui fixer des limites : « Tu peux me rappeler qu’il faut être sérieux, mais tu ne décides pas tout seul de mon rythme. »
Résultat : il a commencé à prendre des vrais week-ends, sans culpabilité. Son équipe n’a pas remarqué de baisse de qualité. Lui, il a retrouvé de l’énergie.
Le stress chronique, c’est ton système nerveux qui reste bloqué en mode « alerte ». Ton corps pense qu’il y a un danger permanent. Il sécrète du cortisol, accélère ton rythme cardiaque, prépare tes muscles à l’action. Mais le danger n’est pas un lion dans la savane. C’est une deadline, un conflit, une charge mentale.
Le problème, c’est que tu ne peux pas rester en mode alerte indéfiniment sans conséquences. À un moment, le système s’épuise. C’est le burn-out.
La troisième habitude est une technique de respiration simple, issue des travaux du Dr Andrew Weil, mais que j’utilise souvent en hypnose pour induire un état de calme rapide. C’est la respiration 4-7-8. Elle agit directement sur le nerf vague, celui qui commande la relaxation.
Comment faire :
C’est tout. Ça prend moins d’une minute.
Pourquoi ça marche ? Parce que l’expiration longue active le système parasympathique, celui qui te calme. En retenant ton souffle, tu permets à ton corps de capter plus d’oxygène et de ralentir. C’est physiologique, pas magique.
Je conseille cette respiration à mes patients sportifs aussi. Les coureurs que j’accompagne l’utilisent avant une course pour gérer l’anxiété de performance. Les footballeurs, avant un penalty. Mais elle est tout aussi utile dans un open space, avant une réunion tendue, ou le soir pour s’endormir.
Sophie, 35 ans, infirmière libérale, venait me voir pour des insomnies liées au stress. Elle se réveillait plusieurs fois par nuit, l’esprit en ébullition. Je lui ai appris la respiration 4-7-8 à faire dans son lit. La première nuit, elle a réussi à se rendormir en moins de cinq minutes. Au bout d’une semaine, ses nuits étaient réparatrices. Elle n’avait pas changé son planning. Elle avait juste donné à son corps le signal qu’il pouvait lâcher.
Point clé : La respiration 4-7-8 est un outil de régulation nerveuse immédiat. Elle ne résout pas les causes du stress, mais elle t’empêche de t’y noyer.
Chacune de ces trois pratiques agit sur un niveau différent :
Ensemble, elles forment un filet de sécurité. Tu n’élimines pas le stress de ta vie – ce serait illusoire. Mais tu changes ta relation avec lui. Tu passes d’un état subi à un état choisi.
En hypnose ericksonienne, on dit que les ressources sont déjà en toi. Mon rôle n’est pas de te les donner, mais de t’aider à les activer. Ces habitudes sont des clés. À toi de les utiliser.
Je vois souvent des personnes qui pensent que la prévention du burn-out nécessite un grand chamboulement : changer de travail, réduire son temps de travail, partir en voyage. Parfois, c’est nécessaire. Mais le plus souvent, ce sont les petits gestes quotidiens qui font la différence. Ce que tu fais chaque jour compte plus que ce que tu fais une fois par mois.
L’ironie, c’est que la prévention du burn-out peut elle-même devenir une source de stress si tu la transformes en obligation. « Je dois faire mon scan corporel. Je dois respirer. Je dois dialoguer avec mes parties. » Et tu te retrouves avec une nouvelle liste de choses à faire.
Alors, je te propose une approche différente : choisis une seule habitude pour commencer. Celle qui te parle le plus. Celle qui te semble la plus facile à glisser dans ta journée.
Pratique-la pendant une semaine, sans jugement. Observe ce qui se passe. Tu n’as pas besoin de la faire parfaitement. L’important, c’est la régularité, pas la performance.
Tu peux aussi l’ancrer à un moment existant de ta journée. Par exemple :
En l’associant à un déclencheur quotidien, tu n’as pas besoin de t’en souvenir. Ça devient automatique. C’est tout l’art de l’hypnose : créer des ancrages qui fonctionnent pour toi.
Ces habitudes sont un bon point de départ. Mais parfois, les schémas sont plus profonds. La partie exigeante est très puissante, ou le corps a déjà accumulé trop de tension. Dans ce cas, un accompagnement individuel peut être utile.
Je reçois à Saintes, en consultation, des adultes qui veulent comprendre pourquoi ils répètent les mêmes cycles d’épuisement. Nous utilisons l’hypnose ericksonienne pour accéder à l’inconscient, et l’IFS pour dialoguer avec les parties qui bloquent le changement. Ce n’est pas une thérapie longue. Parfois, quelques séances suffisent à dénouer ce qui s’est construit pendant des années.
Je ne promets pas de solution miracle. Je propose un cadre où tu peux, à ton rythme, retrouver un équilibre durable. Si tu te reconnais dans cet article, si tu sens que tu es sur la ligne de crête, peut-être est-ce le moment de prendre rendez-vous. Pas pour tout changer, mais pour commencer à écouter ce qui a besoin de l’être.
Tu peux aussi, dès maintenant, essayer une des trois habitudes. Choisis-en une, et tiens-la une semaine. Tu verras par toi-même.
Conclusion douce : La prévention du burn-out n’est pas un luxe. C’est un soin que tu te dois. Parce que ta santé, ta créativité, ta présence aux autres en dépendent. Et tu n’as pas besoin d’attendre d’être à terre pour commencer.
Si tu veux en parler, je suis là. Un simple message, un appel. Pas d’engagement. Juste une écoute.
Prends soin de toi.
Thierry Sudan
Praticien à Saintes
Hypnose ericksonienne – IFS – Intelligence Relationnelle
Préparation mentale sportive
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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