3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Un programme progressif pour retrouver la paix intérieure.
Vous les redoutez. Vous les attendez, presque. Cette sensation désagréable qui monte, ce poids sur la poitrine, cette impression que le sol se dérobe sous vos pieds. Peut-être que vous avez déjà tout essayé : les respirations, les techniques de distraction, les médicaments. Et pourtant, elles reviennent, souvent au moment où vous vous y attendez le moins. Je reçois régulièrement des personnes comme vous dans mon cabinet à Saintes. Des adultes qui vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, qui planifient leurs sorties en fonction des risques, qui évitent les supermarchés aux heures de pointe ou qui trouvent des excuses pour ne pas prendre le volant sur l’autoroute.
Je m’appelle Thierry Sudan, praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle. Depuis 2014, j’accompagne des hommes et des femmes à reprendre le contrôle de leur vie intérieure. Les attaques de panique ne sont pas une fatalité. Elles sont un signal, un message que votre système nerveux vous envoie. Et avec l’hypnose, on peut apprendre à décoder ce message, à l’apaiser, et finalement, à lui dire adieu. Pas en un claquement de doigts, mais avec un plan progressif et concret. Voici le mien, sur trois semaines. Un programme que j’adapte à chaque personne, mais qui suit toujours la même logique : comprendre, désactiver, intégrer.
Avant de plonger dans le programme, il faut comprendre ce qui se passe dans votre tête et votre corps. Une attaque de panique, ce n’est pas une faiblesse, ni un défaut de caractère. C’est un mécanisme de survie qui s’emballe. Imaginez un détecteur de fumée ultra-sensible. Un toast brûlé dans la cuisine, et il déclenche l’alarme générale avec les sprinklers et tout le tralala. Sauf qu’il n’y a pas le feu. Votre cerveau fait exactement la même chose.
Votre système limbique, cette partie ancienne et automatique de votre cerveau, scanne en permanence votre environnement à la recherche de menaces. C’est son boulot. Mais chez certaines personnes, ce système est devenu hypervigilant. À force de stress accumulé, de traumatismes passés ou simplement d’une sensibilité particulière, le seuil de déclenchement s’est abaissé. Une simple accélération du rythme cardiaque après une montée d’escaliers ? Alerte rouge. Une sensation de vertige en regardant en bas d’un pont ? Évacuation générale.
Ce qui entretient le problème, c’est la peur de la peur. Vous avez tellement peur de faire une attaque que vous guettez le moindre signe. Et cette vigilance elle-même génère du stress, qui à son tour abaisse encore le seuil. C’est un cercle vicieux. L’hypnose va permettre de sortir de cette boucle en agissant directement sur la partie automatique de votre cerveau. On ne va pas raisonner l’alarme avec des arguments logiques – elle ne comprend pas le langage. On va plutôt réinitialiser le détecteur, le recalibrer, lui apprendre à faire la différence entre un vrai danger et une fausse alerte.
« Une attaque de panique n’est pas un signe de faiblesse, c’est un système de protection qui a perdu ses repères. L’hypnose l’aide à retrouver le bon calibrage. »
La première semaine, on ne cherche pas à supprimer les attaques. Ce serait trop brutal pour votre système nerveux, et ça risquerait de créer une résistance. Non, on commence par quelque chose de plus doux : apprendre à désamorcer la charge émotionnelle qui précède la crise.
Je reçois souvent des personnes qui me disent : « Je sens que ça monte, et je ne peux rien faire. » En réalité, il y a toujours un moment, même infime, où vous pouvez intervenir. C’est comme une cocotte-minute. Si vous attendez que le sifflet retentisse, c’est trop tard. Mais si vous apprenez à reconnaître la montée en pression juste avant, vous pouvez baisser le feu.
En hypnose ericksonienne, on utilise des métaphores et des suggestions indirectes pour contourner les défenses conscientes. On ne vous dit pas « calme-toi », parce que ça ne marche pas. On vous accompagne plutôt à créer un espace intérieur de sécurité. Un endroit mental où vous pouvez vous réfugier quand l’alerte commence à sonner.
Pendant cette première semaine, voici ce que je vous propose de mettre en place chez vous :
Ce qui est important cette semaine, c’est de ne pas viser la perfection. Vous allez probablement encore ressentir des montées de panique. Et ce n’est pas grave. Chaque fois que vous essayez l’exercice, même si ça ne marche pas à 100%, vous envoyez un message à votre cerveau : « Je ne suis plus une victime passive, je peux agir. » Ce simple changement de posture fait déjà baisser le niveau de stress général.
La deuxième semaine, on passe à la vitesse supérieure. On a posé les bases du désamorçage. Maintenant, on va s’attaquer à la racine du problème avec l’IFS – l’Internal Family Systems, ou Système Familial Intérieur. C’est une approche que j’utilise souvent en complément de l’hypnose. Elle part d’une idée simple : votre esprit n’est pas monolithique. Il est composé de différentes « parties » qui ont chacune leur rôle et leur histoire.
Prenons un exemple concret. Je pense à Paul, un coureur que j’ai accompagné. À chaque compétition, juste avant le départ, il était pris de panique. Rythme cardiaque explosé, sueurs, nausées. On pourrait croire que c’est juste le stress de la course. Mais en explorant avec l’IFS, on a découvert qu’une partie de lui, très jeune, avait vécu une humiliation lors d’une course à l’école. Cette partie avait juré de ne plus jamais se retrouver dans une situation où elle pourrait échouer publiquement. La panique était sa manière de dire : « Arrête tout, c’est trop dangereux. »
Quand on comprend ça, l’attaque de panique change de sens. Ce n’est plus un ennemi à abattre. C’est une partie de vous qui essaie de vous protéger, avec les moyens du bord. Peut-être maladroitement, peut-être de façon disproportionnée, mais avec une intention positive.
Pendant cette deuxième semaine, je vous invite à dialoguer avec cette partie. Pas en la combattant, en l’écoutant. Voici comment faire :
Cette semaine, vous risquez de vivre des moments de prise de conscience intenses. Certaines personnes pleurent, d’autres ressentent un grand soulagement. C’est normal. Vous êtes en train de réécrire un scénario qui était gravé depuis des années, parfois depuis l’enfance. Donnez-vous la permission d’être ému.
On arrive à la troisième semaine. C’est celle où tout se consolide. Vous avez appris à désamorcer les montées de panique. Vous avez identifié et apaisé les parties qui les déclenchaient. Maintenant, il s’agit d’intégrer ces changements dans votre vie réelle, celle du quotidien, avec ses imprévus et ses déclencheurs.
L’intégration, c’est le moment où l’on teste le nouveau système. Et on ne le fait pas en sautant du grand bain. On y va progressivement, avec des défis adaptés à votre rythme. Si vous évitez les supermarchés depuis des mois, on ne va pas vous envoyer faire les courses un samedi après-midi. On commence par entrer dans un petit magasin à une heure calme, pendant cinq minutes. Puis on allonge la durée. Puis on change d’heure. Puis on ajoute du monde.
L’hypnose ericksonienne est particulièrement puissante pour cette phase, parce qu’elle permet de reconditionner les réponses automatiques. On utilise des techniques comme la dissociation : en état d’hypnose, vous pouvez observer une situation anxiogène comme si vous la regardiez sur un écran, en étant en sécurité dans la salle de cinéma. Ça désensibilise le système nerveux sans le submerger.
Un autre outil que j’aime utiliser, c’est la « révision de film ». Vous repensez à une attaque de panique passée, mais cette fois, vous la revisitez en y ajoutant des éléments de sécurité et de contrôle. Par exemple, vous imaginez que pendant l’attaque, une main bienveillante se pose sur votre épaule, ou que vous avez un bouton pause. Le cerveau ne fait pas bien la différence entre un souvenir réel et un souvenir modifié. En revisitant l’événement avec une issue positive, vous écrivez une nouvelle mémoire.
« Ce que vous avez vécu n’est pas effacé, mais vous pouvez lui donner une nouvelle fin. Votre cerveau apprendra que cette histoire se termine désormais autrement. »
Pendant cette troisième semaine, je vous propose de tenir un petit carnet de bord. Chaque jour, notez :
Ce n’est pas pour vous juger. C’est pour que votre conscient prenne acte des progrès. Parce que souvent, on minimise ses réussites. On se dit « c’était peut-être moins fort aujourd’hui, c’est un hasard ». Non, ce n’est pas un hasard. C’est le résultat de votre travail. Le carnet vous aide à voir le chemin parcouru.
Vous allez aussi probablement rencontrer des rechutes partielles. Une journée difficile, une situation imprévue, et la panique refait surface. Ce n’est pas un échec. C’est une information. Votre système vous dit : « Là, il y a encore un point sensible. » Revenez à la semaine 1 ou 2 selon ce qui est nécessaire. Le programme n’est pas linéaire. Il est vivant, comme vous.
Je veux être honnête avec vous, parce que c’est comme ça que je travaille. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer votre histoire, ni vous rendre invulnérable au stress. Elle ne va pas non plus fonctionner si vous n’y mettez pas du vôtre. Les séances sont un catalyseur, pas une solution passive.
Ce que l’hypnose peut faire, en revanche, c’est :
Ce qu’elle ne fait pas :
Trois semaines, c’est un bon début. Mais vous le savez peut-être déjà : les changements durables demandent du temps et de la répétition. Le programme que je vous ai décrit n’est pas une fin en soi. C’est une fondation. Une fois que vous avez retrouvé un certain équilibre, l’enjeu est de le maintenir et de le renforcer.
Certaines personnes que j’accompagne continuent à venir une fois par mois pour une séance d’entretien. D’autres préfèrent des rappels ponctuels, en fonction des événements de vie. D’autres encore se forment à l’auto-hypnose et deviennent leur propre praticien. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon. L’important, c’est que vous trouviez ce qui fonctionne pour vous.
Un conseil que je donne souvent : ne relâchez pas la pratique des exercices de base, même quand vous allez bien. C’est comme l’activité physique. Si vous arrêtez de courir pendant six mois, vous perdez votre souffle. Si vous arrêtez de pratiquer l’ancrage et le dialogue avec vos parties, le vieux schéma peut revenir discrètement. Pas de panique, vous saurez le reconnaître et le rattraper. Mais c’est plus facile d’entretenir que de reconstruire.
Vous êtes peut-être en train de lire ces lignes et de vous dire : « C’est bien beau, mais par où commencer ? » La réponse est simple : par un premier pas. Un seul. Celui qui vous semble le plus accessible aujourd’hui. Peut-être que c’est essayer l’exercice des 5 sens la prochaine fois que vous sentez l’anxiété monter. Peut-être que c’est prendre rendez-vous pour une première séance. Peut-être que c’est simplement accepter que vous avez le droit de demander de l’aide.
Je ne peux pas vous promettre que vous ne ressentirez plus jamais une attaque de panique. Personne ne le peut honnêtement. Mais je peux vous promettre que si vous suivez ce plan avec sérieux et bienveillance envers vous-même, vous retrouverez une liberté que vous pensiez perdue. Celle de vivre sans être piloté par la peur. Celle de pouvoir vous lever le matin sans vous demander si aujourd’hui sera le jour de la crise. Celle de pouvoir dire oui à une sortie, un voyage, une rencontre, sans avoir à calculer les risques.
Et si vous avez besoin d’un guide pour ce chemin, je suis là. Mon cabinet à Saintes est ouvert à tous ceux qui veulent reprendre le gouvernail de leur vie intérieure. On commence par une conversation, sans engagement, pour voir si on peut travailler ensemble. Parfois, le plus difficile, c’est de faire ce premier pas. Mais c’est aussi le plus important.
Alors, qu
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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