3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Repérez les indices : mangez-vous pour combler un vide ou une émotion ?
Vous venez de finir une journée épuisante. Vous vous asseyez enfin, et sans vraiment y penser, votre main plonge dans un paquet de gâteaux. Vous n’avez pas faim. Pas vraiment. Mais vous mangez. Ou alors, c’est l’inverse : un coup de stress, et plus rien ne passe. Votre estomac se noue, vous sautez un repas, et vous vous sentez vidé.
Si vous vous reconnaissez dans ces moments, vous n’êtes pas seul. Pendant des années, j’ai accompagné des adultes à Saintes qui vivaient exactement cela : une relation compliquée avec la nourriture, faite de pulsions, de restrictions ou de compensations. Et dans presque tous les cas, le problème n’était pas dans l’assiette. Il était ailleurs.
La nourriture émotionnelle, ce n’est pas un défaut de volonté. C’est un signal. Votre corps et votre esprit essaient de vous dire quelque chose. Mais pour l’entendre, il faut d’abord reconnaître les signes. Aujourd’hui, je vous propose d’en explorer trois, concrets, que j’observe régulièrement en séance. Et je vous donnerai une clé simple pour commencer à changer la donne dès maintenant.
Avant de repérer les signes, il faut comprendre un mécanisme essentiel. Notre cerveau est une machine à associer. Depuis l’enfance, on nous a appris à lier nourriture et réconfort. Un biberon quand on pleure. Un bonbon quand on est sage. Un gâteau pour fêter une bonne note. Rien de mal là-dedans, mais cela crée un câblage puissant.
Ce câblage s’active encore chez l’adulte. Quand vous vivez une émotion forte — tristesse, ennui, colère, stress — votre cerveau cherche une solution rapide. Et la nourriture est la plus accessible. Elle agit sur le système de récompense en libérant de la dopamine, le neurotransmetteur du plaisir. Le problème ? Ce soulagement est temporaire. L’émotion, elle, reste. Et souvent, elle s’ajoute une couche de culpabilité.
Je vois cela tous les jours dans mon cabinet. Un patient me dit : « Je sais que je n’ai pas faim, mais je ne peux pas m’arrêter. » Ce n’est pas de la faiblesse. C’est un réflexe émotionnel conditionné. Et la bonne nouvelle, c’est que ce conditionnement peut se défaire. Pas en luttant contre, mais en comprenant ses déclencheurs.
Voici les trois signes qui montrent que votre relation à la nourriture est émotionnelle. Si l’un d’eux vous parle, c’est le moment de tendre l’oreille.
C’est le signe le plus évident, et pourtant le plus piégé. Vous n’avez pas de sensation de faim physique. Vous n’avez pas de creux dans l’estomac. Pourtant, vous ouvrez le frigo, vous grignotez devant la télé, vous finissez le paquet de chips « sans faire exprès ». Et une fois que vous avez commencé, c’est comme si un interrupteur s’était bloqué sur « ON ».
Ce mécanisme s’appelle le mindless eating — l’alimentation sans conscience. Mais il cache souvent une émotion non reconnue. Vous ne mangez pas parce que vous avez faim. Vous mangez parce que vous vous ennuyez, parce que vous êtes anxieux, parce que vous avez besoin d’une pause, ou parce que vous voulez vous récompenser de quelque chose.
Prenons un exemple concret. J’ai reçu une patiente, appelons-la Claire, une commerciale de 42 ans. Elle venait me voir parce qu’elle se sentait « accro au sucre ». Chaque soir, après le dîner, elle s’asseyait dans le canapé et mangeait une tablette de chocolat entière. « Je ne peux pas m’arrêter, disait-elle. Je sais que c’est trop, mais c’est plus fort que moi. »
En creusant, nous avons découvert que ce grignotage arrivait systématiquement après des journées où elle avait l’impression de ne pas avoir été écoutée, où elle avait dû « avaler » des frustrations au travail. Le chocolat n’était pas une faim. C’était une tentative de combler un vide émotionnel. Un besoin de réconfort non exprimé.
Si cela vous ressemble, posez-vous cette question : « Qu’est-ce que je ressens juste avant de manger ? » Pas pendant, pas après. Juste avant. Est-ce de l’ennui ? De la fatigue ? De la colère ? De la tristesse ? La réponse est souvent là. Et c’est la première étape pour sortir de l’automatisme.
« La nourriture ne peut pas combler un vide émotionnel. Elle peut seulement le masquer temporairement. Le vrai besoin est ailleurs. »
Celui-ci est plus sournois. Il ne se manifeste pas par une crise de boulimie évidente, mais par un cycle : restriction, puis compensation, puis culpabilité, puis restriction à nouveau. Vous sautez le petit-déjeuner parce que vous êtes stressé. Vous oubliez le déjeuner parce que vous êtes débordé. Et en fin d’après-midi ou le soir, vous avez une faim vorace, presque animale. Vous mangez alors rapidement, n’importe quoi, en grande quantité.
Ce schéma est typique d’une régulation émotionnelle dysfonctionnelle. Le stress coupe l’appétit, mais ce n’est pas une bonne nouvelle. C’est un signal d’alerte. Votre corps est en mode survie : il économise son énergie. Mais quand la pression redescend, il réclame tout ce qu’il a perdu, et souvent plus.
J’ai accompagné un patient, Mathieu, 35 ans, développeur web. Il me disait : « Je ne mange presque rien de la journée, je suis trop concentré. Mais le soir, je dévore tout ce qui me tombe sous la main. Pizzas, fromage, pain, tout y passe. Et après, je me déteste. » Mathieu vivait dans un stress chronique lié à son travail. Son corps ne savait plus ce qu’était une faim normale. Il oscillait entre la privation et l’excès.
Ce cycle est épuisant. Il crée une relation de méfiance avec son propre corps. Vous ne savez plus quand vous avez vraiment faim, et vous ne faites plus confiance à vos signaux internes. Le problème n’est pas le repas du soir en lui-même. C’est la rupture d’équilibre. Votre corps n’est pas une machine à stocker et à relâcher. Il a besoin de régularité.
Si vous reconnaissez ce signe, commencez par une chose simple : ne sautez pas le petit-déjeuner, même si vous n’avez pas faim. Prenez quelque chose de léger, un fruit, un yaourt. Cela suffit à dire à votre cerveau : « Je suis en sécurité, il y a de la nourriture régulièrement. » Ensuite, le soir, vous aurez moins cette urgence à tout manger.
Celui-ci est le plus fin, et souvent le plus ancien. Vous ne mangez pas juste parce que vous avez une émotion. Vous mangez cette émotion. Vous avez une grosse colère rentrée ? Vous allez chercher du croquant, du salé, des chips ou des cacahuètes. Vous vous sentez seul ou triste ? Vous allez chercher du doux, du sucré, du chocolat, de la glace.
Ce n’est pas un hasard. Chaque texture, chaque saveur correspond à un besoin sensoriel et émotionnel. Le croquant permet d’évacuer une tension, de « mordre » dans quelque chose. Le sucré évoque le réconfort, la douceur maternelle. Et le gras ? Il engourdit. Il calme temporairement les émotions trop vives.
Je me souviens d’une patiente, Sophie, 29 ans, qui venait pour des crises de boulimie. Elle me disait : « Dès que mon compagnon me fait une remarque qui me blesse, je n’attends pas deux minutes. Je vais dans la cuisine, je mange tout ce qui est sucré. Je ne peux pas m’arrêter. » Sophie avait grandi dans une famille où exprimer la colère était interdit. Elle avait appris à l’avaler. Littéralement.
Quand vous mangez une émotion, vous ne la traitez pas. Vous la stockez. La nourriture devient un exutoire, mais elle ne résout rien. L’émotion reste, et elle reviendra, souvent plus forte, jusqu’à ce que vous appreniez à l’accueillir autrement.
Le piège, c’est de croire que le problème est la nourriture. Il est dans l’émotion non reconnue. Si vous avez envie de croquer quelque chose quand vous êtes en colère, votre corps a besoin de libérer une tension. Pas de manger. Si vous voulez du sucré quand vous êtes triste, votre cœur a besoin de réconfort. Pas de sucre. La nourriture est un pansement sur une plaie qui demande des soins.
Alors comment sortir de ce cercle ? En identifiant l’émotion avant la main dans le paquet. Je sais, c’est difficile sur le moment. Mais vous pouvez commencer par une pause de trois secondes. Trois secondes avant d’ouvrir le frigo. Posez-vous la question : « Qu’est-ce que je ressens là, maintenant ? » Pas « qu’est-ce que j’ai envie de manger ? » Mais « quelle émotion est là ? » C’est le premier pas pour déconditionner le réflexe.
Vous vous dites peut-être : « D’accord, je reconnais ces signes, mais comment je fais pour arrêter ? » C’est là que des approches comme l’hypnose ericksonienne ou l’IFS (Internal Family Systems) peuvent faire la différence. Parce que le problème n’est pas la nourriture. Le problème est la partie de vous qui utilise la nourriture pour gérer des émotions.
En hypnose, on ne lutte pas contre ce comportement. On va le comprendre. On va rencontrer cette « partie » de vous qui mange émotionnellement. Qui est-elle ? Que cherche-t-elle à faire pour vous ? Souvent, c’est une partie protectrice. Elle essaie de vous éviter de ressentir une émotion trop douloureuse. Elle vous donne un soulagement temporaire. Le problème, c’est qu’elle le fait avec un outil inadapté.
L’IFS va plus loin. On va dialoguer avec cette partie. Lui demander ce dont elle a vraiment besoin. Et lui proposer d’autres moyens de vous protéger. Par exemple, une patiente qui grignotait le soir par ennui a découvert que cette partie avait besoin de stimulation créative. Nous avons trouvé ensemble des alternatives : dessiner, écrire, écouter un podcast. La pulsion de grignotage a diminué d’elle-même, sans lutte.
L’hypnose ericksonienne, elle, utilise des métaphores et des suggestions indirectes pour réorganiser vos automatismes. Elle ne vous enlève pas le contrôle, elle vous permet de le reprendre. C’est comme si vous aviez un pilote automatique qui vous menait vers le frigo. L’hypnose vous aide à reprendre les commandes, en douceur, sans violence.
Je ne dis pas que c’est magique. Il faut du travail et de la régularité. Mais les résultats sont réels. Les patients que j’accompagne à Saintes retrouvent une relation apaisée avec la nourriture. Ils ne sont plus obsédés par ce qu’ils mangent. Ils écoutent leur faim réelle. Et ils gèrent leurs émotions autrement.
Je ne vais pas vous laisser sans rien. Voici un exercice concret que vous pouvez faire dès ce soir. Il s’appelle le « scan de faim en trois temps ». Il ne prend que deux minutes, mais il change tout.
Temps 1 : Avant de manger, marquez une pause de trois secondes. Fermez les yeux. Posez une main sur votre ventre. Demandez-vous : « Est-ce que j’ai une sensation de creux dans l’estomac ? » Si oui, c’est une faim physique. Si c’est une envie dans la tête, dans la bouche, ou une sensation de vide ailleurs, c’est probablement émotionnel.
Temps 2 : Identifiez l’émotion. Si ce n’est pas une faim physique, demandez-vous : « Quelle émotion est présente ? Ennui, stress, tristesse, colère, fatigue ? » Ne la jugez pas. Accueillez-la simplement. Vous pouvez même lui donner un nom : « Ah, c’est de l’ennui. » Cela suffit à désamorcer l’automatisme.
Temps 3 : Choisissez une action alternative. Si c’est émotionnel, ne vous interdisez pas de manger. Mais proposez-vous une alternative d’abord. Par exemple : boire un verre d’eau, faire trois respirations profondes, écrire une phrase sur ce que vous ressentez, ou vous lever et marcher 30 secondes. Si après cela vous avez encore envie de manger, alors mangez, mais en pleine conscience. Et sans culpabilité.
Cet exercice est un premier pas. Il ne va pas tout résoudre en une fois. Mais il va réveiller votre capacité à distinguer la faim réelle de la faim émotionnelle. Et ça, c’est le fondement de tout changement durable.
Vous avez essayé ces exercices, mais le schéma est trop fort. Vous avez l’impression de lutter contre un rouleau compresseur. Vous vous sentez prisonnier de ce cycle, et cela affecte votre humeur, votre énergie, votre image de vous-même. C’est le moment de se faire accompagner.
Je ne dis pas cela pour vous vendre une consultation. Je le dis parce que je vois trop de personnes souffrir en silence, en pensant que c’est une question de volonté. Ce n’est pas votre faute. Votre cerveau a appris un chemin. Un bon praticien peut vous aider à en tracer un nouveau, plus apaisé.
L’hypnose et l’IFS sont particulièrement efficaces pour les troubles alimentaires émotionnels, parce qu’elles travaillent avec l’inconscient, là où les automatismes sont ancrés. En quelques séances, on peut dénouer des schémas qui durent depuis des années. Ce n’est pas une promesse miracle, mais une réalité que j’observe chaque semaine.
Si vous habitez près de Saintes, vous pouvez me contacter. Si vous êtes ailleurs, cherchez un praticien formé à l’hypnose ericksonienne ou à l’IFS. L’essentiel est que vous vous sentiez écouté, sans jugement. Parce que la nourriture émotionnelle n’est pas une honte. C’est une stratégie de survie qui a fait son temps. Et vous méritez de trouver d’autres moyens de prendre soin de vous.
Vous avez lu ces trois signes. Peut-être en avez-vous reconnu un, deux, ou les trois. Peut-être avez-vous senti une petite piqûre de reconnaissance. C’est bien. C’est le début du changement.
Ne cherchez pas à tout changer demain. Prenez un seul signe, celui qui vous parle le plus. Et appliquez l’exercice du scan de faim en trois temps pendant une semaine. Notez ce que vous observez. Sans vous juger. Juste en observant.
Vous verrez, la simple conscience de ce qui se joue diminue déjà la puissance de l’automatisme. Vous n’êtes plus dans le subi. Vous êtes dans le choix. Et c’est là que la liberté commence.
Si vous sentez que ce chemin est trop difficile à faire seul, sachez que je suis là. Mon cabinet à Saintes est un espace où l’on peut parler de tout cela, sans honte, sans pression. On peut commencer par une simple conversation. Parce que votre relation à la nourriture n’est pas une fatalité. Elle peut devenir douce, légère, et alignée avec ce que vous êtes vraiment.
Prenez soin de vous. Et à bientôt, peut-être.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.