HypnoseHabitudes Et Comportements

Arrêter de fumer en 2025 : le plan avec l’hypnose

Un guide pratique pour débuter l’année sans cigarette.

TSThierry Sudan
24 avril 202613 min de lecture

Tu lis ces lignes et tu te dis que cette année, c’est la bonne. Peut-être que c’est la énième fois que tu prends cette décision. Janvier arrive, tu te motives, tu jettes ton paquet, tu tiens trois jours, et puis le stress, l’apéro, la pause clope avec les collègues ou cette satanée routine du matin avec le café te rattrapent. Et tu te retrouves à griller une cigarette en te promettant que demain, vraiment, tu arrêtes. Je connais cette valse. Depuis que j’ai installé mon cabinet à Saintes en 2014, j’ai accompagné des centaines de personnes comme toi. Pas des faibles, pas des gens qui manquent de volonté. Des gens intelligents, actifs, qui ont juste besoin de comprendre pourquoi leur cerveau leur joue des tours, et d’avoir un plan concret pour reprendre le pouvoir. Alors si 2025 doit être l’année où tu ranges définitivement le briquet, voici comment l’hypnose, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle peuvent t’y aider, étape par étape.

Pourquoi la volonté seule ne suffit pas (et ce n’est pas ta faute)

Tu as déjà tout essayé. Les patchs, les chewing-gums, la cigarette électronique, l’application qui compte les économies, le défi des 21 jours. Et pourtant, à un moment ou un autre, tu as craqué. Et tu t’es dit : « Je n’ai pas assez de volonté. » Laisse-moi te rassurer tout de suite : ce n’est pas un problème de volonté. C’est un problème de programmation.

Imagine ton cerveau comme un ordinateur. La partie consciente, celle qui décide que tu veux arrêter de fumer, c’est toi devant l’écran. Mais en dessous, il y a un système d’exploitation qui tourne en arrière-plan, sans que tu le contrôles. Ce système, c’est ton inconscient. Et ton inconscient a associé la cigarette à des récompenses puissantes : la détente après une tension, la pause dans une journée stressante, la sensation de contrôle dans l’incertitude, le geste social qui crée du lien. Quand tu arrêtes, ton inconscient ne comprend pas pourquoi on lui enlève ce qu’il considère comme une solution. Alors il envoie des signaux d’alarme : irritabilité, anxiété, manque, obsession. Ce n’est pas toi qui es faible. C’est ton cerveau qui essaie de te protéger d’une perte qu’il interprète comme une menace.

L’hypnose ericksonienne, celle que j’utilise, ne consiste pas à t’endormir ou à te faire perdre le contrôle. Elle permet de dialoguer avec ce système d’exploitation, de le reprogrammer en douceur, sans lutte. On ne combat pas l’addiction. On la remplace par quelque chose de plus intelligent. Mais avant d’en arriver là, il faut comprendre une chose essentielle : la cigarette n’est jamais le problème. Elle est la solution que tu as trouvée à un problème plus profond. Et c’est là que le travail commence vraiment.

« Arrêter de fumer, ce n’est pas perdre quelque chose. C’est se libérer d’une prison dont on a oublié qu’elle avait une porte ouverte. »

Le piège de la privation : comment ton cerveau sabote tes bonnes résolutions

Quand tu décides d’arrêter, la première chose que tu fais, c’est te priver. Tu ranges les cendriers, tu jettes les paquets, tu évites les situations où tu fumais. C’est logique. Mais c’est aussi le meilleur moyen d’échouer. Pourquoi ? Parce que ton cerveau déteste la privation. C’est un mécanisme de survie ancestral. Quand tu lui dis « tu n’auras plus ce truc qui te fait du bien », il active une réponse de stress. Plus tu résistes, plus la tentation devient forte. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Plus tu penses à ne pas fumer, plus tu penses à fumer.

Je reçois souvent des personnes qui me disent : « Thierry, j’ai tenu trois semaines, mais je n’en pouvais plus, je pensais à la cigarette 24 heures sur 24. » Et je leur réponds : « Normal, tu as passé trois semaines à faire la guerre à ton propre cerveau. » L’hypnose ne fonctionne pas comme ça. On ne va pas te demander de lutter. On va plutôt t’aider à changer la signification que ton inconscient donne à la cigarette.

Prenons un exemple. J’ai accompagné un commercial, appelons-le Marc. Il fumait un paquet par jour, surtout en voiture entre ses rendez-vous. Pour lui, la cigarette était devenue le signal du passage d’une contrainte à une liberté : il fermait la portière, allumait une clope, et c’était sa bulle. Dans son inconscient, fumer = se détacher du stress. Quand il a arrêté, il a perdu ce rituel. Il se sentait nu, en alerte. Avec l’hypnose, on a travaillé à associer ce même sentiment de liberté à un autre geste : une respiration profonde, un mantra silencieux, un petit objet dans la poche. En quelques séances, son cerveau a appris que la pause pouvait exister sans la nicotine. Le manque physique est passé en trois jours. Le manque psychologique, celui qui fait craquer, a été désactivé en douceur.

Alors, concrètement, comment on fait ? La première étape, c’est d’arrêter de te battre contre toi-même. Accepte que ton envie de fumer n’est pas une faiblesse, c’est un message. Un message qui dit : « J’ai besoin de quelque chose : une pause, du calme, un moment à moi. » Et une fois que tu as compris ça, on peut trouver d’autres moyens de répondre à ce besoin.

L’hypnose ericksonienne : reprogrammer ton inconscient sans lutte

Tu te demandes peut-être comment se déroule une séance d’hypnose pour arrêter de fumer. Laisse-moi te décrire ce qui se passe dans mon cabinet, rue des Jacobins à Saintes. Tu arrives, tu t’installes dans un fauteuil confortable. On discute d’abord de ton histoire, de ta relation à la cigarette, de ce qui déclenche tes envies. Pas de jugement, pas de morale. Je ne suis pas là pour te dire que fumer c’est mal. Tu le sais déjà. Je suis là pour comprendre comment ton cerveau a construit cette habitude.

Ensuite, on entre dans la phase d’hypnose. Je ne te fais pas balancer une montre ni compter à l’envers. L’hypnose ericksonienne, c’est un état de conscience modifié, naturel, que tu expérimentes déjà tous les jours : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur une route familière sans te souvenir du trajet, quand tu rêvasses. Dans cet état, ton esprit critique se met en veille, et ton inconscient devient plus réceptif aux suggestions. Je vais alors t’aider à construire de nouvelles associations mentales.

Par exemple, je peux te guider pour associer la sensation de la fumée dans tes poumons à quelque chose de désagréable, ou au contraire, associer le geste de la respiration profonde à une détente plus forte que celle de la cigarette. Mais ce n’est pas une manipulation. C’est un réapprentissage. Ton inconscient va intégrer ces nouvelles connexions, et au réveil, tu te surprendras à ne plus avoir envie. Pas par décision consciente, mais parce que le « programme » a changé.

Voici ce que l’hypnose ne fait pas : elle ne te transforme pas en non-fumeur du jour au lendemain sans que tu aies à faire un geste. Elle ne supprime pas le manque physique initial (ça, c’est le corps qui s’adapte en 48 à 72 heures). Mais elle éteint le feu psychologique. Elle fait que tu ne passes pas tes journées à lutter. Les personnes que j’accompagne me disent souvent : « C’est étrange, je n’y pense plus. » Et c’est exactement le but. Que l’arrêt devienne une évidence, pas un combat.

L’IFS pour identifier la partie de toi qui veut fumer (et celle qui veut arrêter)

L’hypnose seule peut suffire pour certains. Mais pour d’autres, il y a des couches plus profondes. C’est là qu’intervient l’IFS, l’Internal Family Systems. Derrière ce nom un peu technique se cache une idée simple : tu n’es pas une seule personne. Tu es composé de plusieurs « parts » ou « parties » de toi-même, chacune avec son rôle, ses émotions, ses croyances.

Quand tu fumes, ce n’est pas « toi » qui décides. C’est une partie de toi. Appelons-la la « partie fumeuse ». Cette partie n’est pas méchante. Elle a une intention positive : elle essaie de gérer quelque chose. Peut-être qu’elle gère l’anxiété, la solitude, l’ennui, la colère refoulée, ou le stress au travail. Elle a trouvé la cigarette comme solution, et elle s’y accroche parce qu’elle ne connaît pas d’autre moyen. Si tu luttes contre elle, elle lutte encore plus fort. C’est le conflit intérieur classique.

Avec l’IFS, on ne combat pas cette partie. On l’écoute. On la remercie d’avoir fait son job pendant toutes ces années. Et on lui montre qu’on peut faire autrement. J’ai travaillé avec une cheffe d’entreprise, appelons-la Sophie. Elle fumait pour gérer la pression des responsabilités. Sa partie fumeuse était hyper protectrice : elle disait « si tu ne fumes pas, tu vas craquer, tu vas perdre le contrôle, tu vas échouer ». En séance, on a dialogué avec cette partie. On a compris qu’elle avait peur. Et on lui a proposé une nouvelle mission : remplacer la cigarette par une courte visualisation de succès avant chaque réunion. Résultat : Sophie a arrêté de fumer sans anxiété, parce que sa partie protectrice s’est sentie écoutée et rassurée.

L’IFS, c’est une forme de négociation de paix intérieure. Tu arrêtes de fumer non pas parce que tu te forces, mais parce que tu as réconcilié les différentes parties de toi. Et ça, c’est infiniment plus durable qu’une résolution prise sous la douche le 1er janvier.

L’Intelligence Relationnelle : gérer ton entourage sans t’isoler

Arrêter de fumer, ce n’est pas seulement une affaire intérieure. C’est aussi une affaire relationnelle. Tes collègues qui t’invitent à la pause clope. Ton conjoint qui fume encore. Les soirées où tout le monde sort sur le balcon. L’apéro du vendredi où la cigarette va de pair avec le verre de vin. Si tu ne prépares pas ces moments, tu risques de te sentir seul, voire jugé. Et la solitude, c’est un terreau fertile pour la rechute.

L’Intelligence Relationnelle, c’est l’art de gérer ces situations sans t’isoler ni te mettre en colère. Concrètement, ça veut dire :

  1. Anticiper : avant une situation à risque, prépare-toi. Que vas-tu dire si on te propose une cigarette ? « Non merci, j’ai arrêté » suffit. Pas besoin de t’expliquer. Si on insiste, un sourire et un « c’est sympa, mais non » ferme et calme.

  2. Recréer du lien : la cigarette est souvent un prétexte pour être avec les autres. Remplace-le. Propose à un collègue de faire le tour du pâté de maisons à pied. Prends une tisane sur le balcon. Le lien social ne disparaît pas, il change de forme.

  3. Demander du soutien : dis à tes proches ce dont tu as besoin. Pas de « tu me surveilles », mais plutôt : « Si tu me vois stressé, tu peux me proposer une balade de cinq minutes. » Les gens veulent t’aider, mais ils ne savent pas comment. Guide-les.

J’ai vu des personnes rechuter non pas parce que le manque était trop fort, mais parce qu’elles se sont senties exclues du groupe. L’Intelligence Relationnelle, c’est l’assurance que tu restes connecté aux autres tout en te libérant de la dépendance.

Les 3 étapes concrètes pour un janvier sans cigarette (et sans souffrance)

Tu veux du concret. Voici comment je structure l’accompagnement pour que 2025 soit ton année.

Étape 1 : La préparation (avant d’arrêter) Ne jette pas ton paquet ce soir. Prends une semaine pour observer. Note sur un carnet : quand fumes-tu ? Avec qui ? Dans quel état d’esprit ? Stress, ennui, habitude, plaisir ? Identifie les déclencheurs. Pendant cette semaine, tu ne changes rien. Tu observes. C’est la phase de conscience. En parallèle, programme une première séance d’hypnose. Pas pour arrêter tout de suite, mais pour préparer ton inconscient au changement.

Étape 2 : Le jour J (sous hypnose) Le jour où tu arrêtes, tu viens en séance. On travaille la reprogrammation. Tu repars avec un nouvel ancrage : un geste, une respiration, une phrase qui te reconnecte immédiatement à la sensation de liberté. Les 72 premières heures, ton corps va éliminer la nicotine. Tu peux avoir des maux de tête, de l’irritabilité. C’est normal. Mais grâce à l’hypnose, tu ne vis pas cela comme une privation. Tu le vis comme un nettoyage.

Étape 3 : Le suivi (les 30 premiers jours) Une à deux séances de suivi en janvier sont souvent utiles. On consolide, on ajuste, on travaille les situations relationnelles avec l’Intelligence Relationnelle. Et si une partie de toi veut rechuter, on utilise l’IFS pour comprendre ce qu’elle essaie de te dire. Tu n’es pas seul. Tu as un plan, et tu as des outils.

« Arrêter de fumer, ce n’est pas un exploit de volonté. C’est une décision éclairée, soutenue par une méthode qui respecte ton fonctionnement. »

Ce que l’hypnose ne fait pas (et pourquoi c’est important à savoir)

Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Si tu viens en séance en te disant « je n’ai pas vraiment envie d’arrêter, mais mon médecin me le dit », ça ne marchera pas. L’hypnose amplifie ta motivation, elle ne la crée pas. Il faut que la décision soit claire en toi.

L’hypnose ne te met pas non plus à l’abri des émotions. Arrêter de fumer, c’est aussi arrêter d’anesthésier certaines sensations. Tu vas peut-être ressentir de la colère, de la tristesse, de l’ennui que tu noyais dans la fumée. C’est normal. Mon rôle est de t’accompagner pour traverser ces émotions, pas pour les effacer.

Enfin, l’hypnose ne remplace pas un suivi médical si tu as une dépendance très lourde (plus de deux paquets par jour, par exemple). Dans ce cas, une consultation avec ton médecin traitant peut être utile pour un sevrage nicotinique progressif, en complément de l’hypnose. Je travaille souvent en lien avec des médecins généralistes à Saintes. On est complémentaires.

Conclusion : 2025 est l’année où tu ranges le briquet pour de bon

Tu es là, à lire ces lignes, parce qu’au fond de toi, tu sais que tu peux vivre sans cigarette. Tu sais que ce n’est pas une question de manque de volonté, mais de méthode. L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle sont des outils puissants, mais ce n’est pas moi qui vais faire le travail à ta place. C’est toi, avec un guide.

Alors voici ce que je te propose. Ne te mets pas la pression. Ne décide pas ce soir que demain tu arrêtes. Prends simplement rendez-vous pour un premier échange gratuit, sans engagement. On se rencontre, on discute de ta situation, et on voit si cette approche peut t’aider. Si oui, on construit ensemble un plan sur mesure. Si non, je te dirai honnêtement.

Mon cabinet est à Saintes, en face du jardin public. Je reçois du lundi au vendredi, en journée et en soirée. Tu peux aussi me contacter par téléphone ou par mail. Prends soin de toi, et souviens-toi : arrêter de fumer, ce n

À propos de l'auteur

TS

Thierry Sudan

Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.

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