3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez comment l’hypnose adoucit le sevrage tabagique.
Vous êtes là, à lire ces lignes, peut-être une cigarette à la main ou dans un tiroir à portée. Ou alors vous venez d’en écraser une, avec cette sensation familière : « C’est la dernière. » Sauf que la dernière a déjà eu lieu dix, vingt, trente fois. Et à chaque fois, la même rengaine : l’irritabilité, les insomnies, cette envie qui vous vrille le ventre, cette impression de perdre quelque chose d’essentiel. On vous a dit que l’hypnose pouvait aider. Mais franchement, est-ce que ça marche vraiment ? Ou est-ce une énième promesse miracle qui finira en cendrier vide et en frustration ? Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes, et je reçois chaque semaine des hommes et des femmes qui en ont marre de lutter contre leur tabagisme. Pas pour se sentir coupables, pas pour se conformer à un idéal de santé, mais parce que cette dépendance leur coûte quelque chose de précieux : leur liberté, leur argent, leur souffle, parfois leur estime d’eux-mêmes. Alors oui, l’hypnose peut vous aider à arrêter de fumer sans souffrir. Mais pas comme on vous le raconte dans les publicités. Pas comme une baguette magique. Je vais vous expliquer comment, avec honnêteté, en partant de ce que vous vivez vraiment.
Si vous avez déjà essayé d’arrêter par la seule force de votre volonté, vous savez que c’est épuisant. Vous vous dites : « Je suis fort, je peux le faire. » Et puis, au bout de quelques heures ou jours, une pensée s’installe : « Une seule ne fera pas de mal. » Puis une autre. Et vous replongez. Ce n’est pas un manque de caractère. C’est un mécanisme biologique et psychologique bien plus profond. La nicotine, en quelques secondes, atteint votre cerveau et libère de la dopamine – ce neurotransmetteur du plaisir et de la récompense. Votre cerveau enregistre : « Fumer = bien-être immédiat. » Il ne fait pas la différence entre une vraie satisfaction (comme un bon repas) et une satisfaction artificielle (comme une cigarette). Il veut juste reproduire ce pic de dopamine. Avec le temps, votre système nerveux s’habitue. Pour ressentir le même effet, il faut fumer plus, ou plus souvent. Quand vous arrêtez, la chute de dopamine provoque un manque physiologique : irritabilité, anxiété, difficulté à se concentrer.
Mais ce n’est pas tout. La cigarette est aussi un rituel. Vous l’associez à des moments précis : le café du matin, la pause au travail, un verre entre amis, un coup de stress. Ces associations sont stockées dans votre cerveau comme des programmes automatiques. Vous ne décidez pas d’avoir envie de fumer à 10h30. C’est votre mémoire qui vous souffle : « C’est l’heure de la pause clope. » Et là, votre volonté seule doit lutter contre un réflexe conditionné. C’est comme essayer de ne pas cligner des yeux quand on vous souffle dedans. L’hypnose, dans ce contexte, n’est pas là pour vous endormir ou vous faire oublier. Elle va vous aider à désactiver ces programmes automatiques, à les remplacer par des réponses plus libres. Elle ne supprime pas la dépendance, mais elle vous donne les clés pour ne plus être dirigé par elle.
Vous avez peut-être entendu des témoignages étonnants : « J’ai arrêté en une séance, je n’ai même plus eu envie. » Ou au contraire : « J’ai essayé trois hypnotiseurs, rien n’a changé. » Alors, où est la vérité ? L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, n’est pas un spectacle. Ce n’est pas non plus une technique qui vous « programme » contre votre gré. Elle fonctionne parce qu’elle utilise votre propre capacité à changer. Votre cerveau sait déjà comment fonctionner sans cigarette – il l’a fait avant que vous ne commenciez. Mais des années de conditionnement ont créé des chemins neuronaux très fréquentés. L’hypnose, c’est comme créer une nouvelle piste dans une forêt : au début, il faut y aller plusieurs fois, c’est un peu pénible, mais avec le temps, le chemin devient plus large et l’ancien s’efface.
Concrètement, lors d’une séance, je ne vais pas vous dire « vous n’aimez plus le goût du tabac » ou « vous détestez l’odeur ». Ce serait un mensonge que votre inconscient refuserait. Je vais plutôt travailler avec vous pour accéder à votre ressource intérieure – celle qui vous a permis d’arrêter d’autres habitudes, de surmonter des difficultés. Vous avez déjà changé des choses dans votre vie, même petites. Cette capacité est toujours là. L’hypnose va la rendre accessible, surtout dans les moments où vous avez le plus besoin de résister à l’envie. Une étude menée en 2019 par l’Université de Washington a montré que l’hypnose augmentait de 4 à 5 fois les chances d’arrêter de fumer par rapport à une simple volonté, et qu’elle était aussi efficace que les patchs nicotiniques, mais sans les effets secondaires. Cependant, ce n’est pas une garantie. Certaines personnes ont besoin de plusieurs séances, d’autres d’un accompagnement plus long. Ce qui fait la différence, c’est votre engagement, votre préparation, et le fait que vous soyez prêt à lâcher prise sur l’idée même de fumer.
Quand vous poussez la porte de mon cabinet à Saintes, je ne vous demande pas de vous allonger sur un divan ni de fermer les yeux tout de suite. On discute d’abord. Je veux comprendre votre histoire avec la cigarette : depuis quand vous fumez, combien par jour, dans quels contextes, ce que vous avez déjà essayé. Mais surtout, je cherche à savoir ce que fumer représente pour vous. Est-ce un geste d’apaisement ? Un moyen de vous concentrer ? Un moment à vous ? Une façon de gérer l’ennui ou la colère ? Chaque fumeur est unique, et c’est pourquoi les solutions toutes faites échouent souvent.
Ensuite, je vous explique ce qui va se passer. L’hypnose n’est pas un sommeil. C’est un état de conscience modifié, très proche de la rêverie ou de l’absorption quand vous lisez un bon livre ou regardez un film. Vous restez conscient, vous pouvez parler, vous souvenir de tout. Je vais vous guider avec ma voix vers un état de relaxation profonde, mais vous gardez le contrôle. Si vous ne voulez pas suivre une suggestion, vous ne la suivrez pas. Mon rôle est de vous aider à accéder à vos ressources inconscientes, pas de les imposer. Pendant la transe, je vais utiliser des métaphores et des suggestions adaptées à votre situation. Par exemple, si vous fumez pour gérer le stress, je vais vous aider à associer la détente à autre chose : une respiration, un geste, une image. Si c’est un rituel social, on peut le remplacer par un autre rituel (boire de l’eau, mâcher un chewing-gum, etc.). L’idée n’est pas de combattre l’envie, mais de la dissocier de son déclencheur.
À la fin de la séance, je vous donne des outils à utiliser chez vous : un enregistrement audio à écouter, des exercices de respiration, ou une petite phrase à répéter dans les moments de doute. L’hypnose ne se termine pas dans mon cabinet. Elle se prolonge dans votre quotidien. Et c’est là que le vrai changement opère.
« L’hypnose ne vous enlève pas la cigarette. Elle vous montre comment vous n’en avez plus besoin. La différence est subtile, mais elle change tout. »
Soyons clairs : l’hypnose n’est pas une pilule magique. Elle ne vous fera pas arrêter de fumer si vous n’êtes pas prêt, si vous n’avez pas une once de motivation. Elle ne remplace pas votre volonté, elle la renforce. Elle ne vous transforme pas en non-fumeur du jour au lendemain sans que vous ayez à faire un effort. Et surtout, elle ne fonctionne pas si vous venez parce que votre conjoint vous a forcé, ou parce que vous pensez que c’est « mieux pour votre santé » mais que, au fond, vous aimez encore fumer. L’hypnose agit sur votre inconscient, mais votre conscient doit être aligné. C’est un partenariat.
Autre idée reçue : vous ne serez pas « sous contrôle » ou « manipulé ». Votre inconscient est un gardien vigilant. Il n’acceptera jamais une suggestion qui va à l’encontre de vos valeurs profondes ou de votre intégrité. Si je vous disais « vous allez détester le goût du tabac », votre inconscient pourrait dire « non, c’est faux, je connais ce goût depuis 20 ans, il ne me dégoûte pas. » En revanche, je peux vous aider à reconsidérer ce goût, à le voir comme ce qu’il est : un goût chimique, artificiel, qui n’apporte rien de vraiment bon. Mais ça, c’est votre cerveau qui le fait, pas le mien.
Enfin, l’hypnose ne guérit pas la dépendance physique à la nicotine. Si vous fumez deux paquets par jour depuis 30 ans, votre corps va avoir un manque physiologique pendant quelques jours. L’hypnose peut atténuer ce manque, le rendre plus supportable, mais elle ne le supprime pas. Ce que je vois souvent, c’est que les personnes qui arrêtent avec l’hypnose ressentent moins d’irritabilité et moins de stress lié au manque. Elles décrivent une sensation de légèreté, comme si le poids de l’habitude s’était allégé. Mais les premiers jours restent un cap à passer. Ce n’est pas une souffrance, c’est une transition. Et c’est là que l’accompagnement fait la différence.
Dans ma pratique, j’utilise l’hypnose ericksonienne comme un outil, mais je la combine souvent avec d’autres approches, notamment l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. Pourquoi ? Parce que fumer n’est jamais qu’un symptôme. Derrière la cigarette, il y a souvent une partie de vous qui essaie de gérer quelque chose : une émotion refoulée, un stress chronique, un sentiment d’insécurité, une solitude, une colère que vous n’osez pas exprimer. L’IFS, c’est cette idée que notre psyché est composée de multiples « parties » – des sous-personnalités qui ont chacune leur rôle et leur histoire. La partie qui vous pousse à fumer n’est pas votre ennemie. Elle essaie de vous protéger, maladroitement, d’un malaise plus profond. Si vous la combattez, elle se renforce. Si vous l’écoutez, elle peut se détendre.
Prenons un exemple : un homme que j’ai suivi, appelons-le Marc. Il fumait un paquet et demi par jour, surtout au travail. Il disait que ça l’aidait à se concentrer. En travaillant avec l’IFS, on a découvert qu’une partie de lui, très jeune, avait appris à se couper de ses émotions pour ne pas souffrir. Fumer était devenu un moyen de maintenir cette coupure. Quand il a pu accueillir cette partie, lui parler, lui dire « je te vois, je comprends que tu veux me protéger, mais aujourd’hui je suis adulte et je peux gérer autrement », le besoin de fumer a diminué naturellement. L’hypnose a ensuite été utilisée pour ancrer cette nouvelle relation avec lui-même.
L’Intelligence Relationnelle, elle, vous aide à comprendre comment vos relations (avec vous-même et avec les autres) influencent vos comportements. Fumer est souvent lié à des dynamiques relationnelles : la cigarette comme médiateur social, comme refuge face aux conflits, comme moyen de dire non sans avoir à parler. En travaillant sur votre capacité à communiquer, à poser vos limites, à gérer vos émotions dans la relation, vous réduisez le besoin de recourir à la cigarette. Ces approches ne sont pas obligatoires, mais elles rendent le sevrage plus durable, parce qu’elles s’attaquent aux causes profondes, pas seulement au symptôme.
Vous avez pris rendez-vous, ou vous y pensez. Comment faire pour que ça marche ? D’abord, arrêtez de vous juger. Le tabagisme n’est pas une faiblesse morale. C’est une dépendance, et c’est une des plus difficiles à vaincre. Plus vous serez bienveillant avec vous-même, plus vous serez ouvert au changement. Ensuite, préparez-vous mentalement. Pendant les jours qui précèdent, notez sur un carnet : à quels moments fumez-vous ? Qu’est-ce qui déclenche l’envie ? Quelles émotions sont présentes ? Cette prise de conscience est déjà un premier pas. Vous n’avez pas besoin de changer quoi que ce soit, juste d’observer.
Le jour de la séance, venez avec une intention claire. Pas « j’aimerais arrêter », mais « je suis prêt à arrêter, et je demande à mon inconscient de m’aider ». L’hypnose est un dialogue avec vous-même. Plus votre demande est précise, plus la réponse est claire. Évitez de fumer juste avant la séance si possible. Pas par privation, mais pour que votre corps et votre esprit soient dans un état d’ouverture, sans la nicotine qui brouille votre système nerveux.
Après la séance, soyez indulgent. Il est possible que vous ayez encore des envies. C’est normal. Ne les interprétez pas comme un échec. Elles sont comme des vagues : elles montent, elles redescendent. Utilisez les outils que je vous aurai donnés : écoutez l’enregistrement, respirez profondément, bougez. Et surtout, ne remettez pas en cause votre décision si vous avez un craquage. Un craquage n’annule pas le travail accompli. Reprenez simplement votre chemin. Beaucoup de personnes arrêtent après une ou deux séances, mais d’autres ont besoin d’un suivi. Ce n’est pas une compétition. L’important, c’est que vous retrouviez votre liberté.
Je ne vais pas vous laisser avec une simple promesse. Voici trois choses que vous pouvez essayer dès aujourd’hui, chez vous, pour amorcer le changement. La première : prenez une cigarette, regardez-la, sentez-la. Puis demandez-vous : « Qu’est-ce que je ressens vraiment en fumant ? » Pas ce que vous croyez, pas ce que la publicité vous a dit. Sentez le goût, l’odeur sur vos doigts, la sensation dans votre gorge. Soyez honnête. Vous constaterez peut-être que le plaisir est moins intense que ce que votre cerveau vous raconte. La deuxième : choisissez un moment de la journée où vous fumez par habitude, sans y penser. Par exemple, en sortant du travail. Demain, à ce moment-là, ne fumez pas. Mais ne vous forcez pas à ne pas le faire. Remplacez-le par autre chose : marchez 5 minutes, buvez un verre d’eau, appelez un ami. Juste une fois. Vous verrez que votre cerveau s’adapte plus vite que vous ne le croyez.
La troisième : parlez à la partie de vous qui veut fumer. Oui, à voix haute, si vous êtes seul. Dites-lui : « Je t’entends, je sais que tu veux me protéger ou m’aider à me détendre. Merci. Mais aujourd’hui, je peux gérer ça autrement. » C’est un exercice simple d’IFS. Vous serez surpris de voir à quel point cette partie peut se calmer quand elle se sent reconnue. Ces trois gestes ne remplacent pas un accompagnement, mais ils vous montrent que vous avez déjà des ressources. L’hypnose n’est que le catalyseur de ce qui est déjà en vous.
Alors, si vous lisez ces lignes et que vous sentez une petite étincelle, une envie de tenter l’expérience, je vous invite à me contacter. Pas pour que je vous « guérisse », mais pour que je vous aide à vous reconnecter à votre propre pouvoir
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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