3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une méthode douce pour reprendre le contrôle.
Vous avez probablement déjà vécu cette scène : vous vous asseyez pour consulter vos messages « juste une seconde », et quand vous relevez la tête, une heure et demie s’est écoulée. Vous êtes sur votre canapé, la nuque raidie, le pouce engourdi à force de scroller, et cette petite voix intérieure vous dit : « Encore une fois, tu as craqué. » Peut-être que vous vous êtes promis, ce matin même, de réduire votre temps d’écran. Peut-être que vous avez même installé une application de contrôle parental… sur votre propre téléphone. Et pourtant, le soir venu, vous refaites exactement la même chose.
Je vois ce scénario plusieurs fois par semaine dans mon cabinet à Saintes. Des adultes intelligents, compétents, parfois des cadres dirigeants ou des entrepreneurs, qui se sentent piégés par leur propre téléphone. Ils viennent me voir en disant : « Je n’ai pas de volonté », « Je suis faible », « Je devrais pouvoir m’arrêter ». Mais ce n’est pas une question de volonté. C’est une question de mécanisme. Et l’hypnose, que je pratique depuis mon installation en 2014, offre une clé que peu de gens connaissent pour sortir de cette boucle sans se punir ni culpabiliser.
Pour comprendre comment l’hypnose peut vous aider, il faut d’abord comprendre ce qui se passe dans votre tête quand vous regardez un écran. Ce n’est pas un hasard si vous avez du mal à décrocher. Les applications que vous utilisez – réseaux sociaux, jeux, vidéos courtes – ont été conçues par des centaines d’ingénieurs en psychologie comportementale pour capter votre attention. Leur objectif ? Vous maintenir scotché le plus longtemps possible. Et ils sont très, très doués.
Le mécanisme clé, c’est le circuit de la récompense. À chaque fois que vous recevez une notification, que vous voyez un like, que vous découvrez une information surprenante, votre cerveau libère un petit shoot de dopamine. C’est le neurotransmetteur du plaisir et de la motivation. Il vous donne une sensation fugace de satisfaction, d’anticipation. Le problème, c’est que ce shoot est court et addictif. Très vite, vous n’êtes plus en train de chercher un contenu utile. Vous cherchez la prochaine dose de dopamine.
Votre cerveau devient comme un petit animal affamé qui appuie encore et encore sur un levier pour avoir une graine. Sauf que la graine est de moins en moins nourrissante, et vous finissez épuisé, irritable, avec la sensation d’avoir perdu votre temps. Vous n’êtes pas faible. Vous êtes juste pris dans un système qui exploite votre biologie. Et c’est là que l’hypnose intervient : elle ne lutte pas contre ce mécanisme, elle le reprogramme en douceur.
« L’addiction aux écrans n’est pas un échec de votre volonté. C’est un apprentissage involontaire de votre cerveau. Et ce qui a été appris peut être désappris. »
Beaucoup de personnes imaginent l’hypnose comme un spectacle de foire où on fait faire des choses ridicules à quelqu’un. En réalité, l’hypnose ericksonienne que j’utilise – celle de Milton Erickson – est un état de conscience modifié, parfaitement naturel, que vous vivez déjà plusieurs fois par jour. Quand vous êtes absorbé dans un film, quand vous conduisez sur une route familière sans vous souvenir du trajet, quand vous rêvassez sous la douche : vous êtes en état d’hypnose léger.
Dans cet état, votre esprit critique se met en veille, et votre inconscient devient plus réceptif aux suggestions. Ce n’est pas un sommeil. C’est une hyper-concentration intérieure. Et dans ce cadre, on peut travailler sur les automatismes qui vous poussent à attraper votre téléphone sans même y penser.
Concrètement, quand je travaille avec vous sur l’addiction aux écrans, on ne va pas « effacer » votre envie de téléphone. Ce serait illusoire et contre-productif. On va plutôt faire trois choses.
D’abord, on va désactiver le déclencheur automatique. Vous savez, ce geste réflexe : vous posez votre téléphone sur la table, et sans même y penser, vous le reprenez 30 secondes plus tard pour vérifier vos notifications. Ce geste est un conditionnement. En hypnose, on peut créer une dissociation subtile : vous voyez votre main tendue vers le téléphone, mais vous ressentez une sensation de pause, un petit temps d’arrêt. Ce n’est pas une interdiction. C’est juste un espace de choix qui apparaît. Et dans cet espace, vous pouvez décider consciemment si vous voulez vraiment prendre ce téléphone ou non.
Ensuite, on va redéfinir la récompense. Votre cerveau associe le téléphone à une micro-satisfaction. En hypnose, on peut lui apprendre à trouver cette même satisfaction ailleurs : dans une respiration profonde, dans le contact avec une sensation physique agréable, dans le simple fait de poser son attention sur quelque chose de réel. La dopamine n’est pas mauvaise en soi. Elle peut être redirigée vers des activités qui vous nourrissent vraiment.
Enfin, on va renforcer votre intention consciente. Vous avez probablement déjà une bonne raison de vouloir réduire votre temps d’écran : passer plus de temps avec vos enfants, mieux dormir, être plus présent dans votre travail, ou tout simplement vous sentir plus libre. En hypnose, on ancre cette intention dans votre inconscient. Elle devient comme une boussole intérieure qui vous guide, même quand vous n’y pensez pas activement.
J’entends souvent des personnes me dire : « J’ai essayé de limiter mon temps d’écran, j’ai mis des alarmes, j’ai désinstallé des applis, mais ça n’a pas tenu plus de trois jours. » Et elles se sentent coupables. Elles pensent que si elles avaient plus de volonté, elles réussiraient. Mais c’est une erreur.
La volonté est une ressource limitée, comme un muscle qui se fatigue. Vous l’utilisez toute la journée pour prendre des décisions, résister à des tentations, rester concentré. Le soir, votre réservoir est vide. C’est exactement à ce moment-là que vous êtes le plus vulnérable face à votre téléphone. Vous n’avez plus l’énergie de résister, et votre cerveau cherche la récompense facile.
L’hypnose agit à un niveau plus profond. Elle ne demande pas d’effort de volonté. Elle modifie la façon dont votre inconscient perçoit le téléphone. Ce n’est plus un objet de désir automatique. C’est juste un outil, que vous pouvez utiliser ou non, sans tension intérieure.
Prenons un exemple. Je reçois un jour un homme d’une quarantaine d’années, commercial, qui passait en moyenne 6 heures par jour sur son téléphone en dehors du travail. Il se sentait piégé. Il avait essayé des applis de blocage, mais il les désinstallait au bout d’une semaine. Il était venu à reculons, un peu sceptique. En trois séances d’hypnose, on a travaillé sur le geste automatique de vérifier son téléphone au réveil, sur la sensation de vide qui le poussait à scroller le soir, et sur une nouvelle association : chaque fois qu’il posait son téléphone, il ressentait un léger soulagement dans ses épaules. Trois mois plus tard, il était descendu à 1h30 par jour. Sans frustration. Il m’a dit : « C’est bizarre, j’ai juste plus envie. »
Ce n’est pas de la magie. C’est une reprogrammation sensorielle et émotionnelle. L’hypnose ne vous enlève rien. Elle vous donne la liberté de choisir.
À force de travailler avec des adultes qui veulent réduire leur temps d’écran, j’ai identifié trois schémas récurrents. Les reconnaître, c’est déjà un premier pas pour en sortir.
Le piège de l’ennui. Beaucoup de gens attrapent leur téléphone dès qu’ils ont un moment de vide : dans la file d’attente, pendant la pub à la télé, entre deux tâches. Ce réflexe est devenu si fort que le vide devient inconfortable. L’hypnose peut vous aider à retrouver le goût de ces micro-pauses. On peut apprendre à votre inconscient à apprécier le simple fait de ne rien faire pendant 30 secondes, à observer votre respiration ou les sensations dans votre corps. Ça paraît simple, mais c’est puissant. Le vide n’est plus une menace, c’est une ressource.
Le piège de l’épuisement. C’est le plus vicieux. Vous êtes fatigué après une journée de travail. Vous vous dites : « Je vais regarder mon téléphone pour me détendre. » Sauf que scroller active votre cerveau, le maintient en alerte, et vous empêche de vraiment vous reposer. Vous finissez encore plus fatigué, avec une sensation de gâchis. L’hypnose peut recréer un réflexe de détente véritable : au lieu de tendre la main vers le téléphone, votre inconscient vous guide vers un geste qui vous ressource vraiment – vous étirer, boire un verre d’eau, fermer les yeux 3 minutes.
Le piège de la peur de manquer. C’est le fameux FOMO (Fear Of Missing Out). Vous avez peur de rater une information importante, un message, une occasion. Cette peur est entretenue par les notifications. En hypnose, on peut travailler sur la confiance : votre inconscient apprend que ce qui est vraiment important trouvera toujours son chemin jusqu’à vous. Vous n’avez pas besoin de tout vérifier en temps réel. Laisser passer une info n’est pas une catastrophe. C’est un retour à une vie plus calme et plus centrée.
Si vous n’avez jamais fait d’hypnose, voici à quoi vous attendre dans mon cabinet à Saintes. Ce n’est ni impressionnant ni bizarre. C’est juste un moment pour vous, assis confortablement (pas allongé, pour rester dans un état d’éveil modifié), les yeux fermés.
La première séance dure environ une heure et demie. On commence par discuter de votre relation avec les écrans, sans jugement. Je vous pose des questions précises : à quel moment de la journée êtes-vous le plus vulnérable ? Qu’est-ce que vous ressentez juste avant de prendre votre téléphone ? Qu’est-ce que vous perdez à cause de ce temps d’écran ? Ces informations me permettent de personnaliser la séance.
Ensuite, je vous guide dans un état d’hypnose. Je parle d’une voix calme, je vous invite à porter votre attention sur votre respiration, sur des sensations physiques. Peu à peu, votre esprit se détend et devient plus réceptif. Je n’utilise pas de suggestions directes comme « vous n’aurez plus envie de téléphone ». Je préfère des métaphores et des images. Par exemple, je peux vous inviter à imaginer que chaque fois que vous posez votre téléphone, une petite lumière douce s’allume dans votre ventre, vous apportant une sensation de calme. Ou que votre main, au lieu de se tendre vers l’écran, se pose naturellement sur votre cœur.
Pendant la séance, vous restez conscient. Vous pouvez entendre ma voix, les bruits de la rue, et même décider d’ouvrir les yeux si vous le souhaitez. Mais la plupart des gens entrent dans un état très agréable de relaxation profonde. Certains me disent : « Je n’ai pas dormi, mais c’était comme un rêve éveillé. » À la fin, je vous ramène doucement, et on échange sur ce que vous avez ressenti.
Les résultats ne sont pas toujours immédiats. Parfois, dès le soir même, vous sentez une différence : vous oubliez de prendre votre téléphone, ou vous le posez plus vite. Parfois, les changements sont plus progressifs, sur quelques jours. L’important, c’est que vous repreniez le contrôle sans effort.
« L’hypnose ne vous enlève pas votre téléphone. Elle vous enlève l’envie compulsive de le prendre. La différence est immense. »
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer à reprendre le pouvoir. Voici trois choses simples, que vous pouvez essayer aujourd’hui, en vous basant sur les mêmes principes que l’hypnose.
1. Créez un rituel de transition. Chaque fois que vous posez votre téléphone, faites un geste physique délibéré. Par exemple, retournez-le face contre la table, ou posez-le à un endroit précis, loin de votre main. Ensuite, prenez trois respirations profondes en fermant les yeux. Ce petit rituel crée un ancrage : votre cerveau associe le fait de poser le téléphone à un moment de calme. Au bout de quelques jours, ce geste deviendra automatique.
2. Désactivez TOUTES les notifications non essentielles. Pas seulement les réseaux sociaux. Les notifications de jeux, de newsletters, d’applications météo, de rappels. Tout ce qui n’est pas un appel ou un message direct urgent. Faites-le maintenant, ça prend cinq minutes. Vous allez voir : le nombre de fois où vous attrapez votre téléphone va chuter de 50 % dès le premier jour, simplement parce que votre téléphone ne vous sollicite plus.
3. Remplacez une session d’écran par une sensation physique. La prochaine fois que vous sentez l’envie de scroller sans raison, arrêtez-vous une seconde. Portez votre attention sur une sensation dans votre corps : la chaleur de vos mains, le contact de vos pieds avec le sol, le rythme de votre cœur. Restez sur cette sensation pendant 30 secondes. C’est un mini-exercice d’hypnose. Vous montrez à votre cerveau qu’il peut trouver de la satisfaction ailleurs que dans l’écran.
Ces trois gestes ne vont pas tout résoudre du jour au lendemain. Mais ils vont amorcer un changement. Et ce changement, c’est la porte d’entrée vers une relation plus libre avec vos écrans.
Je termine toujours mes articles par une invitation, et je vais le faire ici aussi. Mais avant, je veux dire une chose importante.
Si vous avez essayé de réduire votre temps d’écran et que vous avez échoué, ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est un signe que vous avez utilisé les mauvais outils. Vous avez lutté contre votre cerveau avec de la volonté, comme si vous essayiez de repousser une rivière à la main. L’hypnose, c’est apprendre à construire un barrage, ou à creuser un nouveau lit pour la rivière. C’est un travail plus intelligent, pas plus dur.
Je suis Thierry Sudan. Je reçois à Saintes, à deux pas de la gare, du lundi au vendredi. Je travaille avec des adultes qui veulent se libérer de schémas qui les épuisent – que ce soit l’addiction aux écrans, l’anxiété, ou d’autres habitudes qui ne leur conviennent plus. Je pratique l’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle. Je ne promets pas des résultats en une séance, mais je promets de vous accompagner avec honnêteté et respect.
Si ce que vous avez lu ici résonne avec vous, si vous sentez que vous méritez de vivre sans cette tension intérieure autour de votre téléphone, vous pouvez me contacter via mon site thierrysudan.com. On peut échanger par téléphone ou par mail, sans engagement, pour que vous voyiez si cette approche peut vous convenir.
La seule chose que je vous demande, c’est de ne pas attendre que la situation empire. Vous n’êtes pas condamné à revivre le même scénario chaque soir. Une autre relation avec les écrans est possible. Elle commence par un petit pas, un geste, une décision. Et cette décision, vous pouvez la prendre maintenant.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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