3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
L'histoire d'Anne, qui a retrouvé une alimentation apaisée grâce à l'hypnose.
Je vais t’avouer quelque chose : avant de rencontrer Anne, je pensais connaître les fringales. Je les avais vues défiler dans mon cabinet, décrites par des dizaines de personnes. « C’est plus fort que moi », « Je ne contrôle rien », « Dès que je suis stressée, je fonce sur le placard ». Mais Anne m’a appris quelque chose d’essentiel : une fringale, ce n’est jamais une simple envie de sucre. C’est un signal. Un message que le corps et l’esprit envoient parce que quelque chose, en dessous, ne va pas.
Anne est arrivée un mardi matin. La quarantaine, cadre dans une collectivité locale, deux enfants, un mari souvent en déplacement. Elle s’est assise dans le fauteuil, a croisé les bras, et a lâché d’une voix presque colérique : « Je n’en peux plus. Tous les soirs, c’est la même chose. Je tiens toute la journée, je mange équilibré, et à 22 heures, je me retrouve devant le frigo à engloutir du fromage, du chocolat, des restes. Je ne maîtrise plus rien. » Elle avait déjà tout essayé : les régimes, l’application qui compte les calories, le sport, la volonté à bloc. Rien n’avait tenu plus de trois semaines.
Ce que je vais te raconter ici, c’est son chemin. Pas une méthode miracle, pas une baguette magique. Mais une libération progressive, concrète, qui a changé sa relation à la nourriture — et à elle-même. Si tu te reconnais dans son histoire, ce témoignage est pour toi.
Anne avait une volonté de fer. Elle se levait à 6 heures pour courir, gérait des dossiers complexes, tenait une maison. « Je suis capable de dire non à une augmentation de salaire, de négocier des budgets, mais je suis incapable de dire non à une tablette de chocolat. » Ce décalage la rendait folle. Elle se traitait de faible, de nulle. Pourtant, la question n’est pas là.
Le cerveau humain est mal fait pour le monde moderne. Nos ancêtres vivaient dans un environnement où le sucre et le gras étaient rares, donc précieux. Quand ils en trouvaient, le cerveau libérait de la dopamine pour les pousser à en manger le maximum possible. C’était une question de survie. Aujourd’hui, le sucre est partout, mais notre cerveau fonctionne encore comme à l’âge de pierre. Il ne sait pas faire la différence entre une vraie famine et un stress au travail. Pour lui, un coup de pression = danger = il faut faire des réserves.
C’est là que la volonté devient impuissante. Tu peux décider consciemment de ne pas manger de gâteau. Mais si ton cerveau émotionnel, celui qui gère la survie, est en alerte rouge, il va prendre le contrôle. Il va court-circuiter ta conscience et te pousser vers le frigo. La volonté, c’est le cortex préfrontal. La fringale, c’est le cerveau limbique. Et dans un combat entre les deux, le limbique gagne presque toujours. Pourquoi ? Parce qu’il est plus rapide, plus ancien, plus puissant. C’est comme vouloir arrêter une voiture lancée à pleine vitesse avec une feuille de papier.
Anne avait passé des années à se battre contre elle-même. Elle avait gagné quelques batailles, mais perdu la guerre. L’hypnose ne va pas « renforcer ta volonté ». Elle va faire quelque chose de bien plus intelligent : elle va calmer le système d’alarme, pour que la volonté ait une chance de s’exprimer.
Parlons concrètement. L’hypnose ericksonienne, celle que j’utilise, n’a rien à voir avec un spectacle de scène. Il n’y a pas de pendule, pas de « vous allez dormir », pas de perte de contrôle. C’est un état de conscience modifié, hyper-éveillé, où ton attention est focalisée vers l’intérieur. Tu es pleinement présent, mais tu fonctionnes sur un autre mode : celui de l’imagination, de la suggestion, du symbolique.
Pendant une séance, je ne te dis pas : « Tu n’auras plus faim. » Ce serait faux, ça ne marcherait pas. Je t’aide plutôt à entrer en contact avec la partie de toi qui déclenche la fringale. Et voilà ce qui est fascinant : quand on pose la question « qu’est-ce que cette fringale vient remplacer ? », une réponse surgit presque toujours.
Chez Anne, la fringale arrivait systématiquement après 22 heures. C’était le moment où tout le monde dormait, où le silence s’installait. C’était le moment où elle n’avait plus rien à gérer, plus personne pour qui exister. Et là, un vide s’ouvrait. Pas un vide de sucre. Un vide émotionnel. Un besoin de réconfort, de chaleur, de présence. La nourriture venait combler ce trou. Pendant cinq minutes, elle se sentait bien. Puis la culpabilité arrivait, et le cycle recommençait.
L’hypnose a permis à Anne de rencontrer cette faim-là. Pas la faim physiologique, mais la faim émotionnelle. Celle qui dit : « Je suis fatiguée, je suis seule, je n’ai pas eu de moment pour moi aujourd’hui, je mérite une récompense. » Et cette faim-là, tu ne peux pas la régler avec un régime. Elle n’est pas dans l’estomac. Elle est dans le cœur.
« La fringale n’est jamais une faim de nourriture. C’est une faim de quelque chose d’autre : de réconfort, de pause, de reconnaissance, de douceur. L’hypnose ne supprime pas la fringale. Elle t’apprend à entendre ce qu’elle essaie de te dire. »
Je vais te détailler le chemin qu’Anne a parcouru. Pas pour que tu le copies bêtement, mais pour que tu comprennes ce qui est possible. Chaque personne est unique, mais les mécanismes sont souvent les mêmes.
1. Désamorcer la culpabilité
La première chose que j’ai faite avec Anne, c’est de lui demander d’arrêter de se battre contre ses fringales. Je lui ai dit : « Tu as le droit d’avoir envie de manger. Ce n’est pas une faute. C’est un signal. » Elle m’a regardé comme si je venais de lui donner la permission de tricher. En réalité, c’était bien plus profond.
Tant que tu te juges pour ta fringale, tu es dans un conflit intérieur. Ce conflit génère du stress. Et le stress renforce la fringale. C’est un cercle vicieux parfait. L’hypnose a permis à Anne de sortir de ce jugement. En état de conscience modifié, je l’ai guidée vers une image : celle d’elle-même, petite, qui avait besoin de réconfort. Elle a pu dire à cette partie d’elle : « Je te vois, je t’entends, tu n’as pas besoin de manger pour être aimée. »
Ça semble simple dit comme ça. Mais pour Anne, c’était une révolution. Pour la première fois, elle n’a pas lutté contre sa fringale. Elle l’a accueillie. Et en l’accueillant, la fringale a perdu son pouvoir. Elle n’était plus une ennemie à vaincre. Elle était une messagère à écouter.
2. Recréer un moment pour soi
Le deuxième volet du travail a été plus concret. Anne avait besoin de réintroduire du plaisir non-alimentaire dans sa vie. Son quotidien était une course : travail, enfants, courses, ménage, devoirs. Elle n’avait aucun moment pour elle. La fringale du soir était le seul instant où elle se permettait d’exister pour elle-même, même si c’était de manière destructrice.
En hypnose, nous avons construit ensemble un rituel. Un moment de 15 minutes, chaque soir, juste pour elle. Pas pour manger. Pour boire une tisane, écouter trois chansons, lire quelques pages, ou simplement respirer. Ce n’était pas un « remplacement » de la fringale. C’était une réponse au vrai besoin : celui de se sentir exister en dehors de ses rôles.
Les premières semaines, elle m’a dit : « Je n’y arrive pas. Je me sens ridicule. » C’est normal. Quand on a passé des années à s’oublier, s’accorder un moment pour soi semble égoïste, voire dangereux. Mais progressivement, le rituel a pris sa place. Et la fringale a commencé à s’espacer. Non pas parce qu’elle « tenait bon », mais parce que le besoin qu’elle comblait était désormais satisfait autrement.
3. Réinstaller la confiance dans son corps
Le dernier palier, le plus subtil, a été de reconnecter Anne à ses sensations corporelles. Elle avait passé des années à ignorer sa faim physiologique. Elle mangeait « parce qu’il est midi », pas parce qu’elle avait faim. Elle s’arrêtait « parce que l’assiette est vide », pas parce qu’elle était rassasiée. Son corps était devenu un étranger.
L’hypnose permet de rétablir cette connexion. En séance, je l’ai guidée vers des sensations : la chaleur dans le ventre, la légèreté après un repas, la différence entre une faim nerveuse et une faim réelle. Ce n’est pas un exercice intellectuel. C’est une rééducation sensorielle. Peu à peu, Anne a retrouvé la capacité de savoir ce dont elle avait vraiment besoin.
Aujourd’hui, elle me dit : « Je peux avoir une tablette de chocolat dans le placard sans la manger. Je sais que si j’en veux, je peux en prendre un carré, le savourer, et m’arrêter. Avant, c’était tout ou rien. Maintenant, c’est juste de la nourriture. »
Tu te demandes peut-être pourquoi j’ai mentionné l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle dans ma présentation. Ces deux approches ne sont pas séparées de l’hypnose. Elles la complètent, l’enrichissent, et dans le cas d’Anne, elles ont été décisives.
L’IFS, c’est l’idée que notre esprit est composé de plusieurs « parties ». Il y a la partie qui veut bien manger, la partie qui craque, la partie qui juge, la partie qui a peur. Toutes ont une intention positive, même celles qui semblent destructrices. La fringale, dans l’IFS, est une partie qui essaie de protéger quelque chose. Protéger de quoi ? Du vide, de l’ennui, de la tristesse, du sentiment d’impuissance.
Avec Anne, nous avons dialogué avec cette partie. Pas pour la chasser, mais pour la comprendre. Elle nous a dit : « Si je ne te pousse pas à manger, tu vas t’effondrer. Tu vas ressentir toute la fatigue que tu accumules depuis des années. Je te protège de ça. » Une fois que cette partie s’est sentie écoutée, elle a accepté de lâcher prise. Pas tout d’un coup, mais progressivement.
L’Intelligence Relationnelle, elle, est venue en complément. C’est la capacité à être en relation avec soi-même et avec les autres de manière authentique. Anne avait un rapport très conflictuel avec elle-même. Elle se parlait durement, se jugeait sans cesse. L’Intelligence Relationnelle lui a appris à devenir sa propre alliée, pas son pire critique. En séance, nous avons travaillé des phrases simples :
« Je me permets de ressentir ce que je ressens. » « Je n’ai pas besoin de me punir pour avoir faim. » « Je suis humaine, je peux avoir des envies, et c’est OK. »
Ces phrases, répétées en état d’hypnose, s’ancrent dans le corps. Elles ne restent pas des concepts. Elles deviennent des expériences vécues.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une solution miracle. Elle ne va pas effacer tes fringales en une séance. Elle ne va pas te faire maigrir sans effort. Elle ne va pas résoudre les problèmes profonds d’un coup. Ceux qui te promettent ça te mentent.
Ce qu’elle fait, c’est autre chose. Elle te donne accès à des ressources que tu as déjà en toi, mais que tu as oubliées. Elle te permet de sortir des boucles automatiques. Elle te réconcilie avec toi-même. Mais le travail, c’est toi qui le fais. Entre les séances, dans ta vie quotidienne, quand la tentation revient. L’hypnose t’offre une clé, mais c’est toi qui tournes la serrure.
Anne a eu besoin de six séances étalées sur trois mois. Les trois premières pour désamorcer le mécanisme. Les trois suivantes pour ancrer les nouveaux réflexes. Elle a eu des rechutes. Des soirs où elle a craqué. Mais elle a appris à ne pas en faire une tragédie. « Avant, un craquait signifiait que j’avais tout perdu. Maintenant, c’est juste un moment. Je reprends le fil le lendemain. »
C’est ça, la libération. Pas la perfection. La paix.
Tu te demandes peut-être : « Est-ce que ça peut marcher pour moi ? » Je ne peux pas te répondre à ta place, mais je peux te donner quelques indices. L’hypnose fonctionne particulièrement bien quand :
Si tu te reconnais dans plusieurs de ces points, alors oui, l’hypnose peut être une piste sérieuse.
Anne m’a dit un jour : « Je ne pensais pas que la liberté pouvait être aussi simple. Pas facile, mais simple. » Simple, parce qu’elle a cessé de lutter contre elle-même. Parce qu’elle a compris que la fringale n’était pas une ennemie, mais une alliée maladroite. Parce qu’elle s’est autorisée à exister en dehors des assiettes.
Je ne sais pas où tu en es, toi qui lis ces lignes. Peut-être que tu es dans la même situation qu’Anne il y a quelques mois : épuisée, en colère contre toi-même, convaincue que tu n’y arriveras jamais. Peut-être que tu as tout essayé, et que tu doutes qu’une approche comme l’hypnose puisse faire la différence.
Je comprends ce doute. Il est légitime. Mais je voudrais te proposer une chose : ne prends pas ma parole pour acquise. Fais l’expérience par toi-même. Pas forcément une séance complète. Juste un petit geste. Ce soir, avant de foncer vers le frigo, arrête-toi une minute. Mets ta main sur ton ventre. Respire trois fois lentement. Et demande-toi : « Qu’est-ce que je ressens vraiment ? » Pas ce que tu penses, pas ce que tu devrais ressentir. Ce que tu ressens.
Cette simple question, c’est déjà un début d’hypnose. C’est déjà un pas hors de l’automatisme. C’est déjà une main tendue vers la partie de toi qui a besoin d’être entendue.
Si tu veux aller plus loin, je suis là. Mon cabinet est à Saintes, mais je reçois aussi en visio pour ceux qui sont plus loin. On peut commencer par un échange gratuit de 20 minutes, sans engagement. Juste pour qu’on se rencontre, que tu voies si je suis la personne avec qui tu as envie de cheminer. Pas de pression, pas de promesse. Juste une écoute.
Parce qu’au fond, c’est peut-être la seule chose dont tu as vraiment besoin : quelqu’un qui t’écoute sans te juger, et qui t’aide à retrouver le chemin vers toi-même.
Thierry Sudan
Praticien
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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