3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparez les approches pour choisir la vôtre.
Vous êtes probablement en train de lire cet article parce qu’un comportement vous échappe. Peut-être que vous refaites toujours la même chose, alors que vous savez que ça ne vous fait pas de bien. Un geste, une impulsion, une habitude que vous condamnez en silence, mais qui revient, comme un vieux disque rayé.
Je reçois régulièrement des personnes qui vivent cela. L’autre jour, un homme est venu me voir pour des grignotages nocturnes. Il ne les comprenait pas. Il avait une volonté de fer le reste du temps, mais à 23h, ses mains ouvraient le frigo sans qu’il puisse vraiment décider. Il avait consulté un médecin, fait des bilans, lu des livres. Rien n’avait changé. Il voulait savoir si l’hypnose était une solution miracle, ou s’il devait plutôt retourner vers une thérapie plus classique.
Cette question, vous vous la posez peut-être aussi. Je vais essayer de vous donner des éléments pour y voir plus clair, sans parti pris. Parce que votre chemin est unique, et que ce qui compte, c’est que vous trouviez ce qui fonctionne pour vous.
Avant de comparer les approches, il faut être clair sur ce dont on parle. Un comportement compulsif, ce n’est pas juste une mauvaise habitude ou un manque de volonté. C’est un acte que vous vous sentez poussé à faire, souvent pour soulager une tension intérieure, une anxiété, ou une émotion difficile. Pendant un moment, ça soulage. Puis, la honte ou la culpabilité arrive.
Les exemples sont nombreux : se ronger les ongles jusqu’au sang, vérifier dix fois que la porte est fermée, faire des achats impulsifs que l’on regrette, consommer des contenus en ligne de façon excessive, ou encore des rituels alimentaires. Le point commun ? Vous n’avez pas l’impression de choisir. Vous êtes spectateur de votre propre action.
La thérapie classique (je parle des approches comme les TCC – thérapies cognitivo-comportementales – ou la psychanalyse) et l’hypnose ericksonienne n’adressent pas ce problème de la même manière. L’une va plutôt chercher à comprendre et à modifier le circuit de la pensée et de l’action. L’autre va parler directement à la partie de vous qui pilote ce comportement, souvent à votre insu.
Parlons d’abord de la voie classique. Quand on pense « thérapie », on imagine souvent un échange verbal, assis sur une chaise ou un divan, où l’on raconte son histoire. C’est un cadre qui a fait ses preuves.
Ce qu’elle fait : Elle part du principe que le comportement compulsif est le symptôme d’un conflit interne, d’une croyance limitante, ou d’un conditionnement appris. Par exemple, vous avez peut-être appris, enfant, que l’anxiété se gère en contrôlant son environnement (d’où les vérifications). Ou que manger du sucre le soir est un moyen d’apaiser une solitude non reconnue.
Avec un thérapeute TCC, vous allez identifier les pensées automatiques qui précèdent la compulsion. « Si je ne vérifie pas, il va arriver un malheur ». Puis, vous allez tester cette croyance dans la réalité, avec des exercices progressifs. C’est un travail de déconditionnement actif. Vous devenez un scientifique de votre propre esprit.
Avec une approche psychodynamique (plus analytique), vous allez explorer l’origine inconsciente du comportement. « Pourquoi est-ce que je me mets dans cette situation encore et encore ? Qu’est-ce que ça répète de mon histoire ? ». La compulsion est vue comme un message du passé. En le comprenant, vous lui enlevez son pouvoir automatique.
Pour qui ça marche bien ? Pour les personnes qui ont besoin de sens, de logique, et qui veulent comprendre le pourquoi avant d’agir. Si vous êtes quelqu’un de très analytique, qui aime mettre des mots sur les choses, la thérapie classique peut être une excellente base. Elle vous donne des outils concrets (tenue de journal, exposition progressive, restructuration cognitive) que vous pouvez utiliser en autonomie.
Ses limites (que j’observe en cabinet) : Parfois, comprendre ne suffit pas. Vous pouvez savoir parfaitement pourquoi vous grignotez le soir. Vous avez identifié la solitude, le besoin de réconfort. Pourtant, à 23h, ce savoir s’évapore. Votre main va au frigo. La compulsion est plus rapide que votre réflexion. C’est là que l’hypnose peut apporter une autre dimension.
« Comprendre pourquoi je le fais, c’est comme connaître la recette du gâteau. Mais l’hypnose, c’est aller dans la cuisine et changer les ingrédients en direct. » — une patiente, après sa première séance.
L’hypnose que je pratique, celle de Milton Erickson, ne consiste pas à vous endormir ou à perdre le contrôle. C’est un état de conscience modifié, très naturel, que vous expérimentez déjà tous les jours (quand vous êtes absorbé par un film ou quand vous conduitez sans vous souvenir du trajet). Dans cet état, votre esprit critique est plus calme, et vous êtes plus réceptif aux suggestions qui viennent de l’intérieur.
Ce qu’elle fait : L’hypnose ne cherche pas à supprimer la compulsion par la force. Elle cherche à contourner la partie rationnelle de votre cerveau qui est déjà en échec. Votre compulsion est un programme automatique, installé dans votre inconscient. L’hypnose va permettre de dialoguer avec cette partie, de comprendre quel est son intention positive (oui, même une compulsion a une intention positive : vous protéger, vous apaiser, vous distraire). Ensuite, on va proposer à cette partie d’autres façons d’atteindre ce même objectif.
Prenons l’exemple des grignotages nocturnes. En séance, on peut découvrir que cette habitude est une « veilleuse » émotionnelle. Quand vous étiez enfant, manger un biscuit le soir était un moment de douceur avec votre mère. Aujourd’hui, votre inconscient associe encore la nourriture du soir à la sécurité. L’hypnose va alors, par des métaphores et des suggestions, réassocier la sécurité à autre chose : une respiration, une image mentale, un geste symbolique.
On ne se bat pas contre la compulsion. On la remercie pour le service qu’elle a rendu, et on lui propose une mission plus utile. C’est un travail de reprogrammation, pas de lutte.
Pour qui ça marche bien ? Pour les personnes qui ont déjà « tout essayé » avec leur mental, et qui sentent que le problème se joue ailleurs, dans une zone plus instinctive. Pour ceux qui sont fatigués de se battre contre eux-mêmes. L’hypnose est douce, elle ne demande pas d’effort de volonté. Elle est particulièrement efficace pour les compulsions qui ont un fort ancrage sensoriel ou émotionnel (alimentation, addictions douces, tics).
Ses limites (que je dois vous dire honnêtement) : L’hypnose n’est pas une baguette magique. Une séance peut parfois suffire pour un déclic, mais souvent, il en faut plusieurs (3 à 5 en moyenne pour des compulsions installées). Elle ne fonctionne pas si vous n’êtes pas prêt à lâcher un peu de contrôle. Certaines personnes ont besoin de comprendre pour se sentir en sécurité, et l’hypnose peut leur sembler trop « flottante ». Enfin, elle adresse le symptôme, mais si la cause profonde est un trauma complexe ou une dépression sévère, elle doit être intégrée dans un accompagnement plus global (avec un suivi médical ou psychiatrique).
Pour vous aider à choisir, voici comment je résume la différence, en pratique.
Le rapport au temps : La thérapie classique (surtout TCC) est souvent plus courte et très structurée. Vous avez un objectif, des séances numérotées, des exercices entre les séances. L’hypnose est plus fluide. On peut résoudre un problème en 2 séances, ou en explorer plusieurs en 6. Cela dépend de la profondeur de l’ancrage.
Le rôle du thérapeute : En thérapie classique, je suis un guide, un enseignant. Je vous donne des outils, je vous explique, je vous coache. En hypnose, je suis un facilitateur. Je crée un espace sécurisé, je pose des suggestions indirectes, mais c’est votre inconscient qui fait le véritable travail de transformation. Je ne vous dis pas quoi faire ; je vous aide à trouver votre propre solution.
Le lieu du changement : La thérapie classique agit principalement sur le cortex préfrontal (la partie rationnelle, celle qui planifie et inhibe). L’hypnose agit davantage sur le système limbique (la partie émotionnelle et automatique) et le tronc cérébral (les réflexes). C’est pour ça qu’elle est si puissante pour les compulsions : elle atteint le programme à la source, là où la volonté ne peut pas aller.
L’effort demandé : La thérapie classique demande un effort conscient régulier. « Je dois penser à remplacer ma pensée anxieuse par une pensée rationnelle. » C’est un entraînement. L’hypnose, elle, demande un effort avant la séance (être clair sur son intention) et pendant (se laisser aller). Après, le changement se fait souvent de lui-même, sans que vous ayez à y penser. C’est un peu comme si on réparait le GPS pendant que vous dormez : le lendemain, vous prenez naturellement un autre chemin.
Voici une grille de lecture simple, basée sur ce que je vois en consultation.
Choisissez d’abord une thérapie classique (TCC ou psychothérapie verbale) si :
Choisissez l’hypnose ericksonienne si :
Et si les deux se combinaient ?
C’est souvent la meilleure option. Je reçois des personnes qui sont suivies par ailleurs par un psychologue pour un travail de fond. L’hypnose vient alors comme un accélérateur ou un débloqueur pour un symptôme précis. Par exemple, vous travaillez sur votre estime de vous en thérapie classique, et vous venez me voir pour 3 séances d’hypnose pour stopper le grignotage compulsif. Les deux approches se renforcent mutuellement.
L’important, c’est de ne pas voir l’hypnose comme une concurrente de la thérapie classique, mais comme une alliée. Elles opèrent sur des plans différents. L’une parle au conscient, l’autre à l’inconscient. Pour avancer durablement, il faut parfois parler aux deux.
Je veux être honnête avec vous. L’hypnose a ses limites. Elle ne peut pas vous forcer à faire quelque chose contre vos valeurs profondes. Elle ne peut pas effacer un trauma sans un accompagnement adapté (parfois, il faut d’abord stabiliser la personne avec un suivi psychiatrique). Elle ne peut pas non plus vous transformer en quelqu’un d’autre. Vous ne deviendrez pas soudainement une personne « sans compulsion ». Vous deviendrez vous-même, mais sans ce mécanisme qui vous encombrait.
Un patient m’a dit un jour : « L’hypnose ne m’a pas enlevé mon anxiété. Elle m’a juste appris à ne pas la manger. » C’est exactement ça. On ne supprime pas une émotion. On change la relation qu’on entretient avec elle. La compulsion est une réponse apprise. On peut en apprendre une autre.
Si vous avez l’impression que votre compulsion est un mur, la thérapie classique vous donnera un marteau et vous apprendra à taper. L’hypnose vous montrera la porte que vous n’aviez pas vue.
Je ne peux pas vous dire quelle approche est la meilleure. Je peux juste vous dire ce qui a fonctionné pour les centaines de personnes que j’ai accompagnées. Certaines ont eu besoin de parler pendant des mois. D’autres ont eu un déclic en une séance d’hypnose. La majorité a bénéficié d’une combinaison des deux.
Si vous lisez ces lignes, c’est que quelque chose en vous veut changer. C’est déjà énorme. Le plus dur n’est pas de choisir entre hypnose et thérapie classique. Le plus dur, c’est de décider de commencer.
Alors, voici ce que je vous propose. Ne choisissez pas encore. Prenez un carnet, ou ouvrez une note sur votre téléphone. Et répondez à ces deux questions :
La réponse vous guidera.
Et si vous sentez que vous avez besoin d’un espace pour explorer tout ça, je suis là. On peut en parler, sans engagement. Juste pour que vous y voyiez plus clair. Parce que parfois, le premier pas, c’est juste d’oser poser la question à quelqu’un qui connaît le chemin.
Vous n’êtes pas votre compulsion. Vous êtes bien plus que cette habitude. Et il existe une façon de vous en libérer, à votre rythme, à votre manière.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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