3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Apprenez à gérer un écart sans tout faire basculer dans le cercle vicieux.
Tu as tenu bon trois semaines. Pas de sucre, pas d’alcool, du sport tous les jours. Tu te sentais fier, en contrôle. Et puis, un soir, sans vraiment y penser, tu as ouvert un paquet de gâteaux. Tu t’es dit « juste un ». Une heure plus tard, le paquet est vide, et une voix dans ta tête s’allume : « Voilà, c’est foutu. Tu es nul. »
Si cette scène te parle, tu n’es pas seul. Ce mécanisme, je le vois presque tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des adultes intelligents, volontaires, qui se retrouvent prisonniers d’un cercle vicieux après un simple écart. Un craquage qui devient une chute libre.
Je suis Thierry Sudan, praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle. Depuis 2014, j’accompagne des personnes comme toi à sortir de cette spirale. Pas en les privant, pas en les jugeant, mais en comprenant ce qui se joue vraiment dans ces moments de rupture.
Aujourd’hui, on va déconstruire ensemble ce mécanisme. Et surtout, je vais te montrer pourquoi l’hypnose peut t’aider à rebondir – sans culpabilité.
Commençons par une image. Imagine un funambule qui traverse une corde tendue entre deux immeubles. Il avance, concentré, parfait. Mais à un moment, son pied glisse légèrement. Que se passe-t-il ? Un funambule expérimenté corrige, réajuste, continue. Un débutant panique, se fige, et chute.
Toi, quand tu fais un écart avec ton alimentation, ton arrêt du tabac ou ta routine sportive, tu es souvent ce débutant qui panique. Pourquoi ? Parce que tu as construit dans ta tête un système binaire : « Si je réussis parfaitement, je suis bon. Si j’échoue une fois, je suis nul. »
Ce n’est pas une faiblesse de caractère. C’est un programme mental. Un schéma que tu as appris, souvent depuis l’enfance, et qui s’est renforcé avec le temps. L’écart devient une preuve d’échec, et non un simple événement.
Je me souviens d’un client, appelons-le Marc. Marc avait arrêté de fumer depuis quatre mois. Un soir, en soirée, il a accepté une cigarette « pour la convivialité ». Le lendemain, il a racheté un paquet entier. « J’avais déjà tout gâché, autant y aller à fond », m’a-t-il dit. Tu vois le piège ? L’écart initial (une cigarette) n’était pas le problème. Le problème, c’est ce qui a suivi : la culpabilité, puis la décision de tout abandonner.
Dans mon travail, j’appelle ça la « descente aux enfers express ». Tu passes d’un petit dérapage à un abandon total en quelques minutes. Et ce qui alimente ça, c’est une voix intérieure très critique. Celle qui te dit que tu n’as aucune discipline, que tu es faible, que ça ne sert à rien d’essayer.
« Le premier écart n’est jamais la chute. Ce qui te fait tomber, c’est la conversation que tu as avec toi-même après. »
Cette conversation, tu peux apprendre à la changer. Et c’est là que l’hypnose entre en jeu.
Avant de te parler de ce que l’hypnose fait, laisse-moi te dire ce qu’elle ne fait pas. Elle n’efface pas ta mémoire. Elle ne te transforme pas en robot qui n’a plus d’envies. Elle ne te « programme » pas contre ton gré. Si quelqu’un te promet ça, méfie-toi.
Ce que l’hypnose ericksonienne fait vraiment, c’est t’offrir un accès à des ressources que tu as déjà, mais que tu n’utilises pas en pleine conscience. Quand tu es en état d’hypnose (un état de concentration naturelle, que tu vis déjà tous les jours en conduisant ou en regardant un film), ton esprit critique s’apaise. Tu deviens plus réceptif aux nouvelles idées, aux nouvelles façons de réagir.
Prenons un exemple concret. Sophie venait me voir pour des compulsions alimentaires le soir. Elle tenait toute la journée, puis vers 22h, elle ouvrait le frigo et mangeait sans s’arrêter. En séance, on a exploré ce qui se passait à ce moment-là. Ce n’était pas de la faim. C’était une tension, un besoin de réconfort. Mais dans son esprit, elle avait associé « manger » à « se punir ensuite ». Un cercle infernal.
Avec l’hypnose, on a travaillé à créer une nouvelle association. Quand la tension du soir arrivait, on a installé une petite pause. Une respiration, un geste, une image mentale. Et surtout, on a désamorcé la culpabilité. Parce que Sophie, comme toi peut-être, avait besoin d’apprendre que faire une pause dans son effort n’est pas un échec. C’est juste une pause.
L’hypnose t’aide à :
Ce n’est pas magique. C’est un apprentissage, comme rééduquer un muscle. Mais ça change tout.
La culpabilité, c’est l’essence même du cercle vicieux. Elle te paralyse, te juge, et te pousse à répéter l’erreur. Pourquoi ? Parce que ton cerveau, face à une culpabilité intense, cherche une échappatoire immédiate. Et souvent, cette échappatoire, c’est… refaire ce qui t’a fait culpabiliser. « J’ai déjà craqué, autant continuer. » Tu connais la musique.
En hypnose, on aborde la culpabilité non pas comme une émotion à combattre, mais comme un signal. Un signal que quelque chose en toi a besoin d’être entendu. Dans l’approche IFS (Internal Family Systems) que j’utilise beaucoup, on considère que la culpabilité est souvent portée par une « partie » de toi qui essaie de te protéger.
Je m’explique. Il y a quelques mois, un sportif que j’accompagne en préparation mentale a fait une compétition en dessous de ses capacités. Il s’est effondré en culpabilité pendant des jours. En séance, on a identifié une partie de lui qui disait : « Si tu culpabilises assez, tu ne recommenceras pas. » C’était une tentative maladroite de le protéger de l’échec futur. Mais en réalité, ça le plongeait dans une dépression qui l’empêchait de s’entraîner correctement.
Avec l’hypnose, on a pu dialoguer avec cette partie. La rassurer. Lui montrer qu’on pouvait apprendre de l’erreur sans se détruire. Et le résultat a été immédiat : la culpabilité a baissé d’intensité, laissant place à une analyse constructive.
Concrètement, comment désarmer la culpabilité ? Voici une chose que tu peux essayer maintenant, seul, sans hypnose. Mais sache que l’hypnose rend ce geste plus profond et plus durable.
Quand tu sens la culpabilité arriver après un écart, arrête-toi. Respire. Et dis-toi : « Cette culpabilité est une partie de moi qui essaie de m’aider. » Tu ne la rejettes pas, tu la remercies. Puis tu lui demandes de se calmer, parce que tu as déjà compris la leçon. C’est un petit geste mental, mais il change la relation que tu entretiens avec cette émotion.
« La culpabilité est un phare, pas une prison. Elle te signale un danger, mais tu n’es pas obligé d’y rester enfermé. »
Maintenant, entrons dans le pratique. Tu viens de craquer. Que fais-tu dans les minutes et les heures qui suivent ? Voici un protocole en trois étapes que j’enseigne à mes clients. Tu peux le suivre immédiatement.
Étape 1 : La minute d’arrêt (sans jugement)
Dès que tu réalises l’écart, tu t’arrêtes physiquement. Tu poses ce que tu tiens. Tu fermes les yeux si possible. Et tu prends trois respirations profondes. Pendant ces respirations, tu ne te juges pas. Tu ne te dis pas « je suis nul ». Tu observes simplement : « Je viens de manger ce gâteau. Je viens de fumer cette cigarette. » C’est tout. Un constat, pas un réquisitoire.
Cette minute d’arrêt coupe la spirale de la culpabilité automatique. Elle te sort du mode « pilote automatique » où l’écart t’entraîne vers le suivant.
Étape 2 : Le recentrage sur le cap
Ensuite, tu te poses une question : « Qu’est-ce que je veux maintenant ? » Pas ce que tu aurais dû faire, pas ce que tu feras demain. Maintenant. Si tu as mangé un paquet de biscuits, peut-être que maintenant tu as envie de boire un verre d’eau et de sortir marcher cinq minutes. Ou simplement de continuer ta journée sans te punir.
Le recentrage, c’est l’inverse de la punition. Beaucoup de personnes, après un craquage, se disent « je vais sauter le dîner pour compenser ». C’est une erreur. Ça renforce le cercle. Le recentrage, c’est revenir à ton plan initial comme si rien ne s’était passé. Un écart ne change pas ta direction, il change juste ton humeur si tu le laisses faire.
Étape 3 : L’apprentissage (une fois le calme revenu)
Plus tard, quand tu es calme (pas en pleine crise), tu prends un carnet ou tu réfléchis : « Qu’est-ce qui a déclenché cet écart ? » Fatigue ? Stress ? Ennui ? Soirée ? Ce n’est pas pour te flageller, mais pour comprendre. Chaque craquage est une donnée précieuse sur ton fonctionnement.
Un client qui arrêtait l’alcool a découvert que ses craquages arrivaient toujours après des journées de travail très intenses. Il ne buvait pas par plaisir, mais par épuisement. Une fois cette donnée identifiée, on a travaillé en hypnose sur des alternatives de récupération. Le nombre de craquages a chuté, non pas parce qu’il était plus fort, mais parce qu’il avait compris son mécanisme.
Ces trois étapes, tu peux les pratiquer seul. Mais si tu veux qu’elles deviennent des réflexes automatiques, l’hypnose peut t’aider à les graver dans ton cerveau. C’est comme répéter un geste sportif jusqu’à ce qu’il devienne naturel.
J’ai parlé d’IFS tout à l’heure. Laisse-moi approfondir, car c’est un des outils les plus puissants que j’utilise avec l’hypnose. L’IFS (Internal Family Systems) part d’une idée simple : ton esprit n’est pas un bloc monolithique. Il est composé de différentes « parties » qui ont chacune leur propre personnalité, leurs croyances, leurs émotions.
Dans le cadre des craquages, tu as souvent deux parties en conflit :
Quand ces deux parties sont en guerre, tu vis une tension permanente. Le contrôleur gagne un moment, puis l’impulsive prend le dessus, et le cycle recommence. L’écart n’est pas le problème ; c’est le symptôme de ce conflit interne.
L’hypnose, couplée à l’IFS, permet de créer un espace de dialogue entre ces parties. En état d’hypnose, tu peux entrer en contact avec ta partie contrôleuse et lui demander : « Qu’est-ce que tu crains vraiment ? » Souvent, elle a peur que tu perdes tout contrôle, que tu retombes dans une ancienne dépendance. Et tu peux la rassurer.
Tu peux aussi contacter ta partie impulsive et lui demander : « Qu’est-ce que tu cherches vraiment à travers ce craquage ? » Parfois, c’est un besoin de liberté, de réconfort, ou simplement une pause dans une vie trop exigeante.
Quand ces parties sont entendues et apaisées, le conflit s’éteint. Et tu n’as plus besoin du craquage comme exutoire, ni de la culpabilité comme frein. Tu deviens le leader calme de ta propre vie, celui qui décide en conscience, pas sous la pression d’une partie en colère.
« Quand tu arrêtes de faire la guerre à des parties de toi-même, le besoin de craquer s’efface naturellement. »
J’ai accompagné une femme, Claire, qui se trouvait « faible » parce qu’elle craquait sur le chocolat tous les soirs. En explorant ses parties, on a découvert qu’elle avait une partie « petite fille » qui avait besoin de douceur, car sa journée était stressante et froide. Au lieu de lui donner du chocolat comme « récompense » (ce qui créait de la culpabilité), on a installé en hypnose un rituel de douceur : une tisane, un plaid, un moment de calme. La partie impulsive a accepté ce changement, et les craquages ont disparu. Non pas par privation, mais par une réponse plus adaptée au vrai besoin.
Tu te demandes peut-être concrètement à quoi ressemble la vie après avoir travaillé avec l’hypnose sur ce sujet. Laisse-moi te décrire ce que mes clients vivent.
Avant, après un écart, c’était la tempête intérieure. La voix critique s’emballait, tu te sentais nul, tu abandonnais tout. Après le travail en hypnose, le même écart produit une réaction très différente.
Tu sens l’écart arriver. Tu as une conscience plus aiguë de ce qui se passe dans ton corps et ton esprit. Parfois, tu parviens même à l’éviter. Mais si tu craques, ce n’est plus une catastrophe. C’est une information. Tu te dis : « Tiens, j’ai craqué. Qu’est-ce que ça me dit ? » La culpabilité est légère, presque absente. Tu ne passes pas des heures à ruminer. Tu passes à autre chose, et tu reprends ton cap immédiatement.
Un sportif que j’accompagne en préparation mentale m’a dit un jour : « Avant, si je ratais une séance d’entraînement, je me disais que ma semaine était fichue. Maintenant, je me dis que j’ai juste raté une séance, et je prépare la suivante. » C’est ça, la différence. L’écart ne définit plus ta journée, ta semaine, ta vie. Il reste un événement ponctuel.
L’hypnose ne te rend pas parfait. Elle te rend résilient. Elle te permet de rebondir sans t’effondrer. Et cette compétence, elle est précieuse dans tous les domaines de ta vie, pas seulement dans tes habitudes alimentaires ou sportives.
Si tu te reconnais dans ces lignes, si tu en as assez de ce cercle vicieux où un petit craquage te fait tout lâcher, sache qu’il y a une issue. Tu n’as pas besoin de plus de volonté. Tu as besoin de comprendre ce qui se joue en toi, et d’apprendre à répondre à tes besoins autrement.
L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle sont des outils que j’utilise quotidiennement dans mon cabinet à Saintes pour accompagner des adultes comme toi. Pas pour les transformer en robots, mais pour les aider à devenir les leaders bienveillants de leur propre vie.
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À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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