3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démêlez le vrai du faux : l'hypnose n'est pas une baguette magique.
Je préfère vous prévenir tout de suite : je ne vais pas vous vendre du rêve.
Si vous êtes là parce que vous espérez qu’une séance d’hypnose va vous faire perdre 10 kilos sans rien changer à votre assiette ni à votre rythme de vie, autant arrêter la lecture ici. Ce n’est pas ce qui vous attend.
En revanche, si vous en avez assez des régimes qui tiennent trois semaines, des promesses de perte rapide qui finissent en reprise de poids, et de cette voix intérieure qui vous dit « je n’y arriverai jamais », alors restez. Parce que l’hypnose peut devenir un vrai levier de changement. Mais pas celui que les publicités vous vendent.
Depuis 2014, je reçois à Saintes des hommes et des femmes qui viennent avec cette question : « Est-ce que vous allez m’hypnotiser pour que je n’aie plus envie de sucre ? » Ma réponse les surprend souvent : non. Pas comme ça. Pas en « éteignant » une partie de vous.
Alors, mythe ou réalité ? Les deux. Et c’est ce que nous allons démêler ensemble.
Avant de parler d’hypnose, il faut comprendre ce qui se joue vraiment quand on essaie de perdre du poids. Parce que si vous avez déjà tenté plusieurs régimes, vous savez que le problème n’est pas simplement « manger moins et bouger plus ». Si c’était si simple, tout le monde aurait son poids de forme.
Je reçois souvent des personnes comme Claire, 42 ans, cadre commerciale. Elle me dit : « Thierry, je sais exactement ce que je dois manger. Je connais les calories, les protéines, les glucides. Mais le soir, vers 22 heures, je me retrouve devant le frigo à manger du fromage sans même avoir faim. Et le lendemain, je me déteste. »
Claire n’a pas un problème de connaissance. Elle a un problème de programmation automatique.
Notre cerveau fonctionne avec deux grands systèmes. Le premier, c’est le système conscient et réfléchi : celui qui décide le matin de manger équilibré. Le second, c’est le système automatique et émotionnel : celui qui, sans que vous y pensiez, vous tend la main vers le paquet de gâteaux quand vous êtes fatigué, stressé, ou triste.
Les régimes classiques s’adressent uniquement au premier système. Ils vous donnent des règles, des menus, des interdits. Mais ils ignorent totalement le second. Résultat ? Vous tenez une semaine, deux, parfois un mois. Puis un soir de fatigue, le système automatique reprend le dessus. Et vous culpabilisez. Vous vous dites que vous manquez de volonté.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un conflit interne.
Vous avez une partie de vous qui veut vraiment perdre du poids, être en bonne santé, vous sentir bien dans vos vêtements. Et vous avez une autre partie de vous qui utilise la nourriture pour gérer vos émotions, vous réconforter, ou simplement survivre à une journée difficile. Tant que ces deux parties sont en guerre, aucun régime ne tiendra.
L’hypnose, quand elle est bien utilisée, ne va pas « tuer » la partie qui aime le sucre ou le fromage. Elle va permettre à ces deux parties de se parler, de se comprendre, et de trouver un accord. C’est un travail de médiation interne, pas de guerre.
« L’hypnose ne vous enlève rien. Elle vous aide à négocier avec vous-même. »
Oui. Mais pas comme on le croit souvent.
Beaucoup de personnes imaginent l’hypnose comme un interrupteur : le praticien vous endort, vous dit « vous n’aimez plus le chocolat », et vous vous réveillez guéri. Cette image vient des spectacles et des idées reçues. En réalité, l’hypnose ericksonienne — celle que je pratique — fonctionne de manière beaucoup plus subtile et respectueuse.
Prenons un exemple concret. Je reçois Julien, 35 ans, coureur amateur. Il vient me voir non pas pour perdre du poids, mais pour améliorer ses performances. Pourtant, en discutant, il évoque ses compulsions sucrées en fin de journée. « Je peux manger une plaquette de chocolat sans m’en rendre compte », me dit-il.
Je ne vais pas lui suggérer que le chocolat est dégoûtant. D’abord parce que c’est faux — le chocolat est bon. Ensuite parce que son inconscient n’accepterait pas un mensonge aussi grossier. Si je lui dis « le chocolat est mauvais », une partie de lui va répondre « mais non, c’est bon et ça me fait du bien ». Et la suggestion ne prendra pas.
Ce que je vais faire, c’est l’aider à remettre du choix là où il n’y en a plus.
Avec Julien, nous avons travaillé en hypnose sur le moment précis où il ouvre le placard. Ce geste automatique, presque inconscient. Nous avons exploré ce qui se passait dans son corps juste avant : une sensation de vide, une fatigue, une tension. Puis nous avons créé une nouvelle possibilité : celle de faire une pause de trois secondes avant d’attraper le chocolat. Trois secondes pour respirer, pour se demander « qu’est-ce que j’ai vraiment besoin, là, maintenant ? »
L’hypnose ne lui a pas enlevé l’envie de chocolat. Elle lui a donné l’espace pour choisir. Et c’est ce choix qui change tout.
Le résultat ? Julien mange toujours du chocolat. Mais il en mange un carré ou deux, consciemment, en le savourant. Plus la plaquette entière sans s’en rendre compte. Il a perdu 3 kilos en deux mois, sans régime, sans privation. Juste en retrouvant sa capacité à choisir.
Il est temps d’être totalement honnête avec vous. Je vais lister ce que l’hypnose peut faire, et ce qu’elle ne peut pas faire. Parce que je préfère que vous veniez avec des attentes réalistes.
Défaire les liens automatiques entre une émotion et un comportement alimentaire. Le fameux « stress → frigo » ou « ennui → grignotage ». L’hypnose peut créer un espace entre le déclencheur et la réponse.
Renforcer votre motivation profonde. Pas la motivation de surface (« il faut que je perde du poids pour l’été »), mais celle qui est ancrée dans vos valeurs : être en meilleure santé pour jouer avec vos enfants, avoir plus d’énergie pour votre travail, vous sentir bien dans votre corps.
Apaiser les conflits internes. Cette partie de vous qui veut changer, et cette autre qui résiste. L’hypnose peut faciliter un dialogue intérieur pour que ces deux parties trouvent un terrain d’entente.
Modifier votre perception de la satiété. Certaines techniques hypnotiques peuvent vous aider à mieux ressentir les signaux de votre corps, à distinguer la faim physique de la faim émotionnelle.
Changer le rapport au plaisir. Vous pouvez apprendre à savourer pleinement une petite quantité plutôt que d’en consommer une grande sans y prêter attention.
Elle ne vous fera pas maigrir toute seule. Sans aucun changement dans vos habitudes, sans aucune conscience nouvelle, l’hypnose ne produira pas de résultat durable.
Elle ne remplace pas un suivi médical. Si vous avez des troubles hormonaux, un diabète, ou d’autres conditions médicales, l’hypnose est un complément, pas un traitement.
Elle ne vous « programme » pas contre votre gré. Vous restez conscient, vous gardez votre libre arbitre. L’hypnose ericksonienne est une collaboration, pas un lavage de cerveau.
Elle ne fait pas disparaître les kilos en une séance. C’est un processus. Certaines personnes voient des changements rapidement, d’autres ont besoin de plusieurs séances pour dénouer des schémas profonds.
« L’hypnose n’est pas une pilule magique. C’est un outil pour vous reconnecter à vous-même. »
Si vous n’avez jamais vécu une séance d’hypnose, voici à quoi vous attendre concrètement. Pas de pendule, pas de sommeil profond, pas de perte de contrôle.
La première séance dure environ 1h15. Je commence toujours par un long temps d’échange. Je ne vais pas vous hypnotiser tout de suite. J’ai besoin de comprendre votre histoire, votre rapport à la nourriture, ce qui s’est joué dans votre vie.
Je pose des questions simples : « Quand avez-vous commencé à utiliser la nourriture pour vous réconforter ? », « Que se passe-t-il dans votre corps juste avant une compulsion ? », « Qu’est-ce que vous ressentez quand vous imaginez atteindre votre poids de forme ? »
Ces questions ne sont pas anodines. Elles commencent déjà à faire bouger les choses en vous. Parfois, des prises de conscience surgissent pendant cette simple discussion.
Ensuite, je vous propose un état d’hypnose. Concrètement, je vais vous guider avec ma voix pour vous amener dans un état de relaxation profonde mais vigilante. Vous entendrez tout, vous pourrez parler si nécessaire, et vous gardez le contrôle. Certaines personnes décrivent cela comme un état entre veille et sommeil, très agréable.
Dans cet état, votre esprit critique est un peu moins actif, et votre inconscient est plus réceptif. C’est là que nous pouvons travailler.
Le travail peut prendre plusieurs formes :
À la fin de la séance, je vous ramène doucement à l’état ordinaire de conscience. Vous êtes détendu, mais parfaitement lucide. Et souvent, les gens me disent : « C’est tout ? J’ai l’impression de n’avoir rien fait. » Pourtant, quelque chose a changé.
Le vrai travail commence après la séance, dans votre quotidien. Vous allez peut-être remarquer que vous faites une pause avant d’ouvrir le frigo, ou que vous vous contentez d’un carré de chocolat au lieu de la tablette, ou que vous ressentez la satiété plus tôt que d’habitude. Ces petits changements sont les signes que l’hypnose a opéré.
Je vais être franc avec vous. L’hypnose ne marche pas pour tout le monde. Pas parce que certaines personnes seraient « non hypnotisables » — tout le monde peut entrer en état d’hypnose, c’est un état naturel. Mais parce que le contexte n’est pas toujours réuni.
Voici les principales raisons pour lesquelles cela peut ne pas fonctionner :
1. Vous attendez que l’hypnose fasse tout le travail. Si vous venez en séance en espérant repartir sans aucun effort de votre part, vous serez déçu. L’hypnose est un catalyseur, pas un moteur. Le moteur, c’est vous.
2. Vous n’êtes pas prêt à changer. C’est plus fréquent qu’on ne le croit. Une partie de vous veut perdre du poids, mais une autre partie y trouve des bénéfices cachés : la nourriture comme seul plaisir, l’excès de poids comme protection contre les regards, ou comme excuse pour ne pas tenter certaines choses dans la vie. Si cette partie résistante n’est pas entendue, rien ne bougera.
3. Il y a des causes médicales non explorées. Problèmes thyroïdiens, troubles hormonaux, effets secondaires de médicaments… L’hypnose ne peut pas agir sur ces aspects. C’est pourquoi je demande toujours à mes patients d’avoir un suivi médical en parallèle.
4. Vous n’avez qu’une seule séance. Pour des schémas alimentaires installés depuis des années, une séance est rarement suffisante. C’est comme si vous vouliez réparer une fissure dans un mur avec une seule couche de peinture. Parfois, il faut plusieurs séances pour déconstruire des habitudes profondes.
5. Vous ne faites pas le lien avec vos émotions. La nourriture est rarement le vrai problème. Elle est souvent une solution de surface à un malaise plus profond : stress chronique, anxiété, solitude, sentiment d’insécurité. Si on ne touche pas à la cause, le comportement alimentaire reviendra.
Je me souviens de Sophie, venue pour une perte de poids. Après trois séances, rien ne bougeait. Un jour, elle m’a dit en pleurant : « En fait, je crois que je ne suis pas prête à maigrir. Parce que quand j’étais mince, mon mari me trompait. » Le poids était devenu une protection inconsciente contre la peur d’être à nouveau trahie. L’hypnose seule n’aurait pas suffi. Il a fallu un travail plus large, mêlant hypnose et intelligence relationnelle, pour l’aider à dénouer cette croyance.
Vous vous demandez peut-être si cette approche peut vous correspondre. Voici quelques questions à vous poser honnêtement :
Avez-vous déjà essayé plusieurs régimes sans succès durable ? Si oui, c’est le signe que votre problème n’est pas un manque de connaissances, mais un schéma automatique ou émotionnel. L’hypnose peut aider.
Sentez-vous que vous mangez parfois sans avoir faim, pour gérer une émotion ? L’hypnose excelle à défaire ces liens automatiques.
Êtes-vous prêt à regarder au-delà de la nourriture ? À vous demander ce que vous ressentez vraiment, à explorer vos émotions, à accepter que le poids soit parfois un symptôme et non le problème.
Acceptez-vous l’idée que le changement prend du temps ? Si vous cherchez une solution rapide en trois jours, l’hypnose vous décevra. Si vous cherchez un changement durable et progressif, elle peut être un formidable levier.
Êtes-vous ouvert à l’idée de collaborer avec votre inconscient ? L’hypnose n’est pas quelque chose qu’on « subit ». C’est une danse entre vous et moi, entre votre conscient et votre inconscient.
Si vous avez répondu oui à plusieurs de ces questions, il y a de fortes chances que l’hypnose puisse vous être utile.
Je vais vous donner ma conclusion honnête, après des années de pratique.
L’hypnose pour perdre du poids est une réalité, à condition de ne pas en faire un mythe.
Le mythe, c’est de croire qu’une baguette magique existe, qu’on peut perdre du poids sans rien changer, que l’hypnose va « effacer » vos envies ou vous transformer en une autre personne.
La réalité, c’est que l’hypnose est un outil puissant pour retrouver votre capacité à choisir. Elle vous aide à sortir des automatismes, à apaiser les conflits intérieurs, à renouer avec les vrais besoins de votre corps. Elle ne fait pas le travail à votre place, mais elle rend le travail possible.
La réalité, c’est que des personnes comme Claire ou Julien ont retrouvé un rapport apaisé à la nourriture, ont perdu du poids durablement, non pas parce qu’ils se sont privés, mais parce qu’ils ont appris à s’écouter.
La réalité, c’est que cela demande un engagement de votre part. Un engagement à vous rencontrer vraiment, à regarder ce qui se cache derrière vos assiettes, à accepter que le chemin soit parfois sinueux.
Alors, que pouvez-vous faire maintenant ?
Si ce que je viens de partager résonne en vous, je vous propose une première étape simple, que vous pouvez faire sans rendez-vous, sans engagement.
Prenez cinq minutes, ce soir ou demain matin, pour vous poser dans un endroit calme. Fermez les yeux. Placez une main sur votre ventre. Et respirez profondément trois fois. Puis demandez-vous : « Qu’est-ce que je ressens vraiment, là, dans mon corps ? Est-ce que j’ai faim ? Soif ? Fatigue ? Envie de réconfort ? »
Ne jugez pas la réponse. Observez-la simplement.
Ce petit geste, c’est le début de la reconnexion. C’est le premier pas hors de l’automatisme. Et c’est exactement ce que nous travaillons en hypnose : rem
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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