3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparaison honnête pour vous aider à choisir la voie la plus efficace.
Vous êtes là, devant votre écran, à lire cet article au lieu de faire ce que vous aviez prévu. Peut-être que cette tâche vous attend depuis des jours, des semaines, voire des mois. Vous vous êtes promis de vous y mettre, vous avez même préparé un plan, et pourtant, à chaque fois, quelque chose vous en empêche. Vous repoussez, vous vous distrayez, vous culpabilisez, et le cycle recommence. La procrastination n’est pas une simple paresse : c’est une lutte intérieure qui épuise votre énergie et votre estime de vous-même. Vous avez probablement entendu parler de la thérapie classique – la psychanalyse, les TCC – et de l’hypnose. Vous vous demandez laquelle pourrait vraiment vous aider. Je vais vous parler honnêtement, sans promesses miracles, pour que vous puissiez faire un choix éclairé.
Avant de comparer les approches, il faut déconstruire une idée reçue : la procrastination n’est pas un manque de volonté. Si vous pouviez simplement « décider » d’arrêter, vous l’auriez déjà fait. Vous avez sans doute essayé des listes de tâches, des applications de productivité, des promesses solennelles à vous-même. Et pourtant, rien n’a tenu. Pourquoi ? Parce que la procrastination est un mécanisme de protection, pas un défaut de caractère.
Quand vous évitez une tâche, votre cerveau la perçoit comme une menace. Cette menace peut être l’ennui, la peur de l’échec, la peur du jugement, ou même la peur de réussir (c’est plus fréquent qu’on ne le croit). Votre système limbique, la partie émotionnelle de votre cerveau, prend le contrôle et active une réponse de fuite. Vous vous retrouvez à scroller sur les réseaux sociaux, à ranger votre bureau, à faire n’importe quoi d’autre. Ce n’est pas de la faiblesse : c’est une réaction de survie archaïque.
La thérapie classique, qu’elle soit psychanalytique ou cognitivo-comportementale (TCC), aborde la procrastination sous un angle rationnel. On va chercher les causes, les pensées automatiques, les schémas familiaux. L’hypnose, elle, s’adresse directement à la partie émotionnelle et inconsciente qui déclenche la fuite. Ces deux approches ne s’opposent pas, elles se complètent. Mais pour choisir, il faut comprendre ce que chacune fait vraiment.
« La procrastination n’est pas un échec de la volonté, mais un conflit entre ce que vous voulez faire et ce que votre cerveau émotionnel vous pousse à éviter. »
La thérapie classique – je parle ici des TCC, de la psychanalyse, ou des thérapies humanistes – repose sur la parole, la prise de conscience, et la modification des pensées et comportements. C’est un processus qui demande du temps, de la régularité, et une certaine capacité à s’observer.
Prenons un exemple concret. Je reçois Paul, 34 ans, développeur web. Il repousse systématiquement ses projets personnels. En séance, on découvre que, enfant, on lui répétait qu’il n’était « pas assez bon » et qu’il devait « se donner à fond pour être acceptable ». Aujourd’hui, chaque projet personnel réactive cette peur de ne pas être à la hauteur. En TCC, on va identifier cette pensée automatique (« si je commence, je vais échouer ») et la remplacer par une pensée plus réaliste (« je peux essayer sans pression de perfection »). On met en place des expositions progressives : commencer par 5 minutes, puis 10, sans exiger de résultat.
La force de la thérapie classique, c’est qu’elle vous donne des outils concrets, une structure, et une compréhension profonde de vos mécanismes. Vous apprenez à reconnaître vos schémas, à les déconstruire, à les remplacer. C’est comme un entraînement mental : vous devenez votre propre coach.
Mais il y a des limites. La thérapie classique repose beaucoup sur le cortex préfrontal, la partie « raisonnable » de votre cerveau. Or, quand la procrastination est déclenchée, cette partie est court-circuitée par l’amygdale. Vous pouvez avoir toutes les bonnes pensées du monde, sur le moment, la peur prend le dessus. C’est pour ça que certaines personnes progressent en séance mais butent encore dans l’action réelle.
L’hypnose ericksonienne, que je pratique, ne cherche pas à « contrôler » votre esprit ni à effacer vos problèmes. Elle vous offre un accès direct à votre inconscient, cette partie de vous qui gère automatiquement vos émotions, vos habitudes, vos réactions de survie. Sous hypnose, vous n’êtes pas endormi ni inconscient. Vous êtes dans un état de conscience modifiée, hyper-concentré, où votre critique intérieur se calme et où votre imaginaire devient plus fluide.
Concrètement, comment ça se passe pour la procrastination ? Imaginons que vous ayez une peur paralysante de commencer un projet. En hypnose, je ne vais pas vous dire « arrêtez d’avoir peur ». Je vais plutôt vous accompagner dans un voyage intérieur où vous allez rencontrer cette peur, l’écouter, et négocier avec elle. L’hypnose permet de désactiver la réponse de fuite au niveau émotionnel, avant même que la pensée rationnelle n’intervienne.
Je me souviens de Claire, 42 ans, qui repoussait depuis trois ans la rédaction d’un mémoire. En séance, elle s’est rendu compte que cette tâche était associée à une sensation de suffocation, comme si elle était enfermée. Sous hypnose, on a transformé cette sensation : le mémoire est devenu un jardin qu’elle pouvait arpenter à son rythme, sans obligation de le finir tout de suite. Après trois séances, elle a commencé à écrire, non pas sans peur, mais sans que la peur ne la paralyse.
L’hypnose ne remplace pas la compréhension. Mais elle agit là où la volonté échoue : sur le ressenti corporel et émotionnel immédiat. Vous n’avez pas besoin de « comprendre » pourquoi vous procrastinez pour arrêter. Parfois, il suffit de changer la sensation associée à la tâche.
« L’hypnose ne vous donne pas des ordres, elle vous offre un chemin vers l’intérieur pour désamorcer les mécanismes qui vous bloquent. »
C’est la question qui revient le plus souvent dans mon cabinet. On veut des résultats, et on les veut vite. Je vais être honnête : la thérapie classique prend généralement plus de temps. En TCC, il faut compter plusieurs mois pour identifier les schémas, les déconstruire, et installer de nouveaux comportements. La psychanalyse peut durer des années. Ce n’est pas une critique : c’est le temps nécessaire pour une transformation profonde et durable.
L’hypnose, elle, peut produire des changements rapides, parfois après une seule séance. Mais attention : rapide ne veut pas dire magique. Une séance d’hypnose peut lever un blocage émotionnel, mais si le schéma est très ancré (par exemple, une procrastination liée à une estime de soi très basse), il faudra plusieurs séances, souvent combinées avec un travail de fond.
Prenons deux cas typiques :
Je ne vous vendrai jamais l’hypnose comme une solution miracle. Si votre procrastination est un symptôme d’une dépression ou d’un trouble anxieux généralisé, l’hypnose peut être un outil, mais un suivi médical et thérapeutique classique reste indispensable.
Dans ma pratique, j’utilise souvent l’IFS (Internal Family Systems) en complément de l’hypnose. L’IFS est un modèle qui considère que notre esprit est composé de plusieurs « parties », chacune ayant une fonction et une histoire. Il y a par exemple le « Procrastinateur » (cette partie qui vous pousse à tout remettre au lendemain), le « Critique » (qui vous juge de ne pas avancer), et le « Manager » (qui essaie de tout contrôler). Ces parties ne sont pas des ennemis : elles tentent de vous protéger, souvent de manière maladroite.
Quand je reçois quelqu’un en hypnose, je peux lui proposer de dialoguer avec sa partie procrastinatrice. On découvre souvent qu’elle protège une partie plus vulnérable, une peur ancienne. Par exemple, la partie qui repousse une tâche professionnelle peut protéger une partie qui a peur d’être jugée et rejetée. L’hypnose permet d’entrer en contact avec ces parties de manière douce, sans forcer.
L’Intelligence Relationnelle, que j’enseigne aussi, vient renforcer la relation que vous avez avec vous-même. Elle vous apprend à accueillir vos émotions sans les juger, à communiquer avec vos parties internes comme vous le feriez avec un ami. C’est un complément puissant à l’hypnose, car elle vous donne des outils pour gérer les résistances qui peuvent surgir entre les séances.
Imaginez : vous avez une séance d’hypnose qui désamorce la peur de commencer un projet. Super. Mais trois jours plus tard, une nouvelle peur apparaît, ou l’ancienne revient. L’Intelligence Relationnelle vous permet de reconnaître cette résistance, de l’accueillir, et de continuer à avancer sans vous effondrer.
Il n’y a pas de réponse universelle. Le choix dépend de votre profil, de votre histoire, et de vos attentes. Voici quelques repères pour vous aider à décider.
Choisissez la thérapie classique si :
Choisissez l’hypnose si :
Combinez les deux si :
« Le meilleur choix n’est pas entre hypnose et thérapie classique, mais entre ce qui vous correspond vraiment. L’écoute de votre propre résistance est souvent le premier pas vers le changement. »
Avant de prendre rendez-vous, vous pouvez expérimenter quelque chose de simple. Cela vous donnera une indication sur ce qui bloque vraiment.
Exercice des 5 minutes : Prenez la tâche que vous repoussez. Dites-vous que vous allez y consacrer exactement 5 minutes, pas une de plus. Pas de pression de résultat. Vous pouvez juste ouvrir le document, lire la première page, écrire trois mots. L’important, c’est de commencer sans attente. La plupart du temps, vous continuerez au-delà des 5 minutes, parce que la peur initiale s’est dissipée.
Observation sans jugement : Quand vous sentez l’envie de procrastiner, arrêtez-vous 30 secondes. Fermez les yeux. Où sentez-vous cette envie dans votre corps ? Dans le ventre ? La poitrine ? La gorge ? Quelle émotion est là ? Peur ? Ennui ? Colère ? Ne cherchez pas à la changer. Juste l’observer. Cela désamorce déjà le mécanisme automatique.
Dialogue avec votre partie procrastinatrice : Prenez un carnet. Écrivez une question à la partie de vous qui repousse la tâche : « Qu’est-ce que tu cherches à me protéger ? » Laissez la réponse venir sans la censurer. Vous serez surpris de ce que vous allez découvrir.
Ces exercices ne remplacent pas un accompagnement, mais ils vous donnent un premier levier. Si vous constatez que vous n’arrivez toujours pas à passer à l’action, c’est peut-être le signe qu’un blocage plus profond est à l’œuvre. Et là, que vous choisissiez l’hypnose, la thérapie classique, ou les deux, l’essentiel est de faire le premier pas vers vous-même.
La procrastination n’est pas une fatalité. Ce n’est pas non plus un défaut à éliminer à coups de volonté. C’est un signal, une partie de vous qui essaie de dire quelque chose. Que vous choisissiez l’hypnose pour agir sur le ressenti, la thérapie classique pour comprendre vos schémas, ou les deux pour une approche complète, l’important est d’écouter ce signal avec bienveillance.
Je ne vous promets pas que vous arrêterez de procrastiner du jour au lendemain. Mais je vous promets qu’en vous engageant dans un travail sur vous-même, vous découvrirez que derrière chaque blocage se cache une force inexploitée. Et cette force, vous pouvez apprendre à l’apprivoiser.
Si vous sentez que cet article résonne en vous, si vous avez reconnu vos propres mécanismes dans ces lignes, peut-être est-ce le moment de faire un pas de plus. Je vous propose de prendre rendez-vous pour un premier échange, sans engagement. On parlera de votre situation, de vos blocages, et de ce qui pourrait vraiment vous aider. Pas de jugement, pas de pression. Juste une écoute honnête.
Vous pouvez me contacter via le formulaire sur mon site, ou m’appeler directement. Je suis à Saintes, mais je reçois aussi en visio pour ceux qui sont plus loin. Le plus dur n’est pas de commencer, c’est de se donner la permission d’être accompagné. Et cette permission, vous pouvez vous l’accorder maintenant.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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