3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Pourquoi vos efforts seuls échouent souvent.
Vous avez tout essayé. Vraiment tout. Les applications de suivi, les listes d’objectifs, les promesses solennelles faites devant le miroir le 1er janvier. Vous avez tenté de forcer votre cerveau à aimer le sport, à arrêter de grignoter, à répondre calmement quand votre collègue vous provoque. Et pourtant, trois semaines plus tard, vous vous retrouvez dans la même situation, écrasé·e sur le canapé, une main dans le paquet de gâteaux, avec cette voix intérieure qui susurre : « Tu manques de volonté. C’est de ta faute. »
Mais si je vous disais que le problème n’est pas votre volonté ? Si je vous disais que votre cerveau n’est pas fait pour être dompté comme un cheval sauvage, mais plutôt pour être invité à danser ? L’hypnose ericksonienne ne vous demande pas de vous battre contre vous-même. Elle vous propose une trêve. Et c’est là que la magie opère.
Je reçois souvent des personnes comme vous dans mon cabinet à Saintes. Des adultes lucides, intelligents, qui ont déjà lu trois livres sur le développement personnel. Ils arrivent avec une plainte : « Je sais ce qu’il faut faire, mais je n’y arrive pas. » Et ils sont sincères. Connaître le chemin ne suffit pas quand vos jambes refusent d’avancer.
Prenons l’exemple de Laura, 42 ans, cadre dans une entreprise de logistique. Elle venait me voir pour des crises d’angoisse liées à son hypercontrôle. Elle était la reine de la volonté. Elle se levait à 5h30, courait huit kilomètres, gérait une équipe de douze personnes, et préparait des dîners équilibrés le soir. Mais un jour, son corps a dit stop. Elle a commencé à avoir des douleurs thoraciques inexpliquées, des insomnies, et une sensation permanente d’étouffement. Sa volonté, si fiable jusque-là, s’était retournée contre elle.
Le problème de la volonté, c’est qu’elle est une ressource limitée. Les neurosciences l’appellent « l’épuisement de l’ego » (Baumeister, 1998). Chaque décision que vous prenez dans la journée – que ce soit choisir quoi manger, répondre à un mail désagréable, ou résister à l’envie de regarder votre téléphone – puise dans le même réservoir. Plus vous l’utilisez, moins il en reste. Et devinez ce qui arrive en fin de journée ? Ce n’est pas vous qui décidez, c’est votre cerveau reptilien, celui qui cherche le sucre, le confort et la sécurité.
L’hypnose, elle, n’épuise pas votre volonté. Elle la contourne. Elle dialogue directement avec votre inconscient, cette partie de vous qui gère vos automatismes, vos émotions et vos croyances profondes. Votre volonté est comme un petit rameur dans un océan. L’hypnose, c’est apprendre à utiliser les courants.
« La volonté est le pilote, mais l’inconscient est le vent. Vous pouvez forcer sur les rames, ou apprendre à hisser la voile. » – Thierry Sudan
Milton Erickson, le père de l’hypnose qui porte son nom, avait un génie particulier. Il ne forçait jamais ses patients à changer. Il les accompagnait là où ils étaient déjà. Si quelqu’un venait pour arrêter de fumer, il ne disait pas : « Vous devez arrêter. » Il disait plutôt : « Vous avez une bonne raison de fumer. Explorons-la ensemble. » Et c’est en acceptant cette résistance qu’elle finissait par se dissoudre.
Votre cerveau a une peur panique du changement. C’est un fait biologique. L’amygdale, cette petite structure en forme d’amande dans votre cerveau, détecte toute nouveauté comme une menace potentielle. Quand vous décidez de changer une habitude, votre amygdale crie au loup. Vous ressentez alors de l’anxiété, de l’irritation, ou une envie irrépressible de revenir à l’ancien comportement. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est un système de survie qui s’emballe.
L’hypnose ericksonienne utilise des métaphores, des suggestions indirectes et un langage qui parle directement à votre inconscient. Elle ne dit pas « vous allez arrêter », elle dit « vous allez peut-être remarquer que quelque chose change, d’une manière qui vous convient parfaitement ». Cette formulation laisse une porte de sortie à votre cerveau, ce qui lui permet d’abaisser sa garde.
Prenons un autre exemple. Marc, 35 ans, était un footballeur amateur que j’accompagnais en préparation mentale. Il avait un problème : il perdait tous ses moyens lors des penaltys. À l’entraînement, il les mettait au fond à 90%. En match, il tremblait, tirait à côté, ou se faisait arrêter. Sa volonté lui disait : « Concentre-toi, ne rate pas. » Mais cette injonction le paralysait. Sous hypnose, nous avons travaillé une métaphore. Je lui ai demandé d’imaginer que son pied était un aimant, et le ballon un morceau de métal. Il n’avait pas à « viser », il avait juste à laisser l’attraction se faire. Résultat ? Il a transformé trois penaltys décisifs la saison suivante. Sa volonté n’avait pas changé. C’est son rapport à l’action qui avait changé.
L’un des plus grands mensonges de notre culture, c’est que vous devriez contrôler votre inconscient. On vous vend des méthodes pour « reprogrammer » votre cerveau, comme s’il s’agissait d’un ordinateur. Mais l’inconscient n’est pas une machine. C’est un jardin. Si vous voulez qu’il produise de belles fleurs, vous ne pouvez pas les arracher avec violence. Vous devez préparer le sol, planter les graines, arroser, et attendre.
Votre inconscient est responsable de 95% de vos comportements quotidiens (selon les estimations des neurosciences cognitives). Quand vous conduisez, vous ne réfléchissez pas à chaque mouvement de volant. Quand vous parlez votre langue maternelle, vous ne cherchez pas chaque mot dans un dictionnaire mental. C’est votre inconscient qui gère tout ça. Il est rapide, efficace, et économe en énergie. Mais il est aussi conservateur. Il aime ce qui est familier, même si ce familier vous fait souffrir.
C’est pourquoi vos résolutions échouent. Vous décidez avec votre conscient (10h, après un café, en pleine forme) de changer quelque chose. Mais votre inconscient, lui, continue de fonctionner sur ses vieux rails. Il ne vous entend pas. Il suit ses routines. La seule façon de le faire changer, c’est de lui parler dans sa langue. Et sa langue, ce sont les sensations, les images, les émotions, les métaphores.
L’hypnose ericksonienne crée un état de conscience modifiée où votre conscient se met en retrait. Vous n’êtes pas endormi·e. Vous êtes hyper-éveillé·e, mais dans un état de relaxation profonde. Dans cet état, votre inconscient devient plus réceptif aux nouvelles suggestions. Il peut enfin entendre autre chose que vos injonctions habituelles.
« L’inconscient n’est pas un adversaire à vaincre, mais un partenaire à apprivoiser. Quand il vous fait de la résistance, ce n’est pas par malveillance, c’est par protection. »
Vous avez déjà remarqué que plus vous essayez de ne pas penser à quelque chose, plus vous y pensez ? C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Daniel Wegner, psychologue à Harvard, l’a démontré dans une expérience célèbre : il demandait à des participants de ne pas penser à un ours blanc. Résultat : ils y pensaient toutes les deux minutes. Plus ils essayaient de supprimer la pensée, plus elle revenait.
Il en va de même pour vos comportements. Plus vous vous dites « je ne vais pas grignoter ce soir », plus l’image du gâteau au chocolat devient obsédante. Plus vous vous forcez à être calme, plus la colère monte. Votre volonté devient l’ennemi de votre objectif. Elle crée une tension que votre inconscient interprète comme un signal d’alarme.
L’hypnose fonctionne exactement dans l’autre sens. Elle ne vous demande pas de lutter contre une pensée ou une envie. Elle vous invite à l’observer, à lui faire de la place, à la laisser passer comme un nuage dans le ciel. Quand vous arrêtez de lutter, l’envie perd son emprise. Vous retrouvez un choix réel. Et c’est là que le changement devient possible.
Je pense à Sophie, 52 ans, qui venait pour une dépendance au sucre. Elle avait tout essayé : régimes, jeûne, applications de comptage de calories. Chaque soir, elle craquait. Elle se sentait coupable, honteuse, et recommençait le lendemain avec une volonté de fer… qui finissait par se briser à nouveau. Sous hypnose, nous avons travaillé sur l’image de la vague. Je lui ai appris à visualiser son envie de sucre comme une vague qui monte, atteint son sommet, puis redescend. Au lieu de lutter contre la vague, elle apprenait à surfer dessus. En trois séances, ses crises ont diminué de 80%. Elle n’avait pas plus de volonté qu’avant. Elle avait simplement arrêté de se battre contre elle-même.
Dans ma pratique, j’observe que les personnes qui réussissent un changement durable ne sont pas celles qui ont le plus de volonté. Ce sont celles qui ont compris trois choses essentielles :
1. Accepter où vous êtes, pour aller où vous voulez. C’est le paradoxe du changement. Plus vous refusez votre situation actuelle, plus elle s’incruste. Si vous vous dites « je suis nul·le, je n’arrive pas à arrêter », votre inconscient enregistre cette croyance et la renforce. L’hypnose vous apprend à accueillir ce qui est, sans jugement. « Je grignote en ce moment. C’est un fait. Ce n’est pas une identité. » De cette acceptation naît un espace de liberté.
2. Donner une intention positive à votre changement. Votre inconscient ne comprend pas les négations. Si vous lui dites « je veux arrêter de stresser », il entend « stresser ». Il ne traite pas le « arrêter ». C’est pourquoi il est plus efficace de formuler vos objectifs positivement : « je veux me sentir calme et posé·e », « je veux choisir ce que je mange en pleine conscience ». L’hypnose utilise ce principe en créant des suggestions qui orientent votre inconscient vers ce que vous voulez, pas vers ce que vous fuyez.
3. Lâcher le contrôle pour mieux le retrouver. Le contrôle conscient est un leurre. Vous ne pouvez pas contrôler votre digestion, votre sommeil, ou votre fréquence cardiaque par la volonté. Et pourtant, ces fonctions sont parfaitement régulées par votre inconscient. L’hypnose vous permet de retrouver une forme de contrôle indirect. Vous n’ordonnez pas à votre corps de se détendre. Vous créez les conditions de la détente. Vous n’exigez pas de votre esprit qu’il arrête de ruminer. Vous lui offrez une image apaisante à laquelle se raccrocher.
Je veux être honnête avec vous. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer vos problèmes en un claquement de doigts. Certaines personnes arrivent dans mon cabinet avec l’idée qu’une séance va suffire à résoudre vingt ans de souffrance. Ce n’est pas réaliste, et je ne vous vendrai jamais ce rêve.
L’hypnose ne vous enlève pas votre libre arbitre. Vous ne ferez jamais rien sous hypnose que vous ne voudriez pas faire. Vous restez conscient·e, vous pouvez parler, bouger, et même décider de sortir de l’état hypnotique à tout moment. C’est une collaboration, pas une soumission.
L’hypnose ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique. Si vous souffrez de dépression sévère, de troubles bipolaires, ou de traumatismes complexes, elle peut être un complément précieux, mais pas un traitement unique. Je travaille d’ailleurs régulièrement en lien avec des médecins et des psychologues à Saintes.
Enfin, l’hypnose ne vous promet pas un changement sans effort. Ce qu’elle fait, c’est rendre l’effort plus fluide, plus naturel, moins douloureux. Vous n’aurez peut-être pas à lutter, mais vous aurez à vous engager dans le processus. À venir aux séances. À pratiquer les auto-hypnoses que je vous enseigne. À être curieux·se de ce qui émerge.
Vous n’avez pas besoin de prendre rendez-vous tout de suite pour commencer à expérimenter ce dont je parle. Voici un petit exercice que vous pouvez faire chez vous, en cinq minutes, sans aucun matériel.
Installez-vous confortablement, dans un endroit calme. Fermez les yeux. Prenez trois respirations profondes, en laissant votre ventre se gonfler comme un ballon à l’inspiration, et en relâchant tout à l’expiration.
Maintenant, portez votre attention sur un problème que vous essayez de résoudre par la volonté. Par exemple, votre envie de sucre, votre impatience au travail, ou votre difficulté à vous endormir. Au lieu de lutter contre, dites-vous intérieurement : « Je remarque que cette difficulté est là. Je ne vais pas la combattre. Je vais simplement l’observer. »
Imaginez que cette difficulté est un objet que vous tenez dans vos mains. Observez sa forme, sa texture, sa couleur. Ne cherchez pas à la changer. Juste la regarder. Puis, posez-la doucement à côté de vous. Elle est toujours là, mais elle n’est plus dans vos mains. Vous n’avez pas à la porter.
Prenez une autre respiration. Sentez l’espace qui s’est créé. Ce vide, c’est votre liberté. Dans cet espace, vous pouvez choisir autre chose. Vous pouvez vous dire : « Je suis prêt·e à laisser émerger une solution qui me convient. »
Rouvrez les yeux. Notez ce que vous ressentez. Peut-être rien. Peut-être un léger apaisement. Peut-être une pensée qui vous surprend. Accueillez tout ce qui vient, sans jugement.
Cet exercice est un mini-état hypnotique. Il vous montre que vous n’êtes pas obligé·e de vous battre. Que vous pouvez coexister avec vos difficultés sans qu’elles vous définissent.
« Le changement ne commence pas par un combat, mais par une permission. Permettez-vous d’être exactement là où vous êtes. C’est le seul point de départ possible. »
Si cet exercice résonne en vous, si vous sentez qu’il y a quelque chose à explorer plus profondément, je vous invite à prendre contact. Mon cabinet à Saintes est un lieu où vous n’aurez pas à vous justifier de vos difficultés. Où vous ne serez pas jugé·e pour vos « manques de volonté ». Où nous travaillerons ensemble, à votre rythme, avec des outils qui respectent votre humanité.
Vous pouvez m’appeler ou m’écrire via le formulaire de mon site thierrysudan.com. On commence toujours par un premier échange gratuit, pour voir si l’hypnose peut vous aider, et surtout, si vous vous sentez en confiance avec moi. Parce que le changement, ça commence par une rencontre. Et j’aimerais que ce soit la vôtre.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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