3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Remplacez la critique interne par une voix qui pousse à l'action.
Tu passes trois heures à regarder le plafond avant de te lever. Tu regardes le dossier ouvert sur ton bureau, celui que tu devais finir hier, celui que tu repousses depuis trois semaines. Tu te dis : « Je n’y arriverai jamais, c’est trop. » Puis tu passes la matinée à scroller sur ton téléphone, à te sentir nul, à remettre au lendemain. Et le soir, tu te couches en te promettant que demain, ce sera différent. Mais demain, la même voix revient, un peu plus forte, un peu plus convaincante : « Tu n’y arriveras pas, laisse tomber. »
Cette voix, tu la connais bien. Elle est là depuis des années. Elle te protège, croit-elle. Elle t’évite l’échec. Elle te garde dans une zone où rien ne bouge, où rien ne risque. Mais le problème, c’est qu’elle te garde aussi loin de ce que tu veux vraiment. J’accompagne des adultes comme toi dans mon cabinet à Saintes depuis 2014. Je vois cette mécanique tous les jours : un dialogue intérieur qui bloque plus qu’il ne libère. Et je vois aussi comment l’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’intelligence relationnelle peuvent changer ce monologue intérieur en une voix qui te pousse vraiment à agir.
Alors, si tu en as marre de t’entendre dire « Je n’y arrive pas », reste avec moi. On va démonter cette phrase, comprendre d’où elle vient, et surtout, apprendre à lui répondre autrement.
Quand tu te dis « Je n’y arrive pas », ton cerveau ne te ment pas complètement. Il te dit la vérité du moment présent. Mais cette vérité est partielle. Elle ne concerne que l’instant T, pas toutes les secondes à venir. C’est une phrase qui fige, qui arrête le mouvement. Pourtant, elle a une fonction. Elle te protège de quelque chose.
Prenons un exemple. Je reçois un jour un homme d’une quarantaine d’années, commercial dans une grande enseigne. Il vient me voir parce qu’il n’arrive pas à décrocher son téléphone pour ses prospections. Il me dit : « Chaque fois que je dois appeler un client, j’entends une voix qui me dit que je vais me ridiculiser, que je ne vais pas savoir répondre, que je vais perdre la vente. Alors je remets au lendemain. Je n’y arrive pas. » Ce qu’il ne voit pas, c’est que cette voix, aussi désagréable soit-elle, le protège d’un risque qu’il perçoit comme réel : l’humiliation, le rejet, l’échec public. Son cerveau, en mode survie, préfère l’inaction à une potentielle blessure narcissique.
En hypnose, on ne combat pas cette voix. On l’écoute. On lui demande : « Qu’est-ce que tu crains vraiment ? » Et on découvre souvent que cette peur est liée à un souvenir ancien, une scène où l’échec a été vécu comme une catastrophe. Une remarque d’un parent, une humiliation en classe, un supérieur qui t’a écrasé. Le cerveau a enregistré la leçon : « Pour ne pas souffrir, ne tente rien. » Et la phrase « Je n’y arrive pas » est devenue un bouclier.
Le problème, c’est que ce bouclier te coupe aussi de la vie. Il te prive de l’expérience, de l’apprentissage, de la satisfaction. Il te maintient dans une prison confortable mais étouffante. L’hypnose ne va pas casser ce bouclier. Elle va t’apprendre à le poser volontairement, à choisir quand tu en as besoin et quand tu peux avancer sans lui. Elle va transformer cette voix de protection en une voix d’exploration.
Quand tu arrives dans mon cabinet, tu t’attends peut-être à ce que je te dise : « On va faire taire cette voix négative. » Mais ce n’est pas comme ça que je travaille. Si tu combats une voix intérieure, elle se renforce. C’est comme si tu criais sur quelqu’un : plus tu cries, plus l’autre crie fort. L’hypnose ericksonienne, celle que j’utilise, fonctionne différemment. Elle va créer un espace où cette voix peut s’exprimer, être entendue, et finalement, se calmer d’elle-même.
Prenons un autre cas. Une femme vient me voir, cadre dans une collectivité. Elle me dit : « Je n’y arrive pas à prendre la parole en réunion. Dès que je dois parler devant plus de trois personnes, ma voix se serre, mon cœur s’emballe, et je perds mes mots. Je me sens nulle. » En séance d’hypnose, je l’invite à fermer les yeux, à respirer, et à laisser venir cette voix qui lui dit qu’elle n’y arrivera pas. Je ne lui demande pas de la chasser. Je lui demande de l’observer comme on regarde un nuage passer dans le ciel. « Quelle forme a-t-elle ? Où la sens-tu dans ton corps ? » Elle me répond : « C’est une boule dans ma gorge, serrée, comme une main qui étrangle. »
L’hypnose, c’est ça : un dialogue avec le corps et les sensations. On ne raisonne pas contre la peur. On l’accueille. On lui donne de l’espace. Et dans cet espace, quelque chose change. La boule se desserre. La main se relâche. Et la voix intérieure, qui criait « Tu n’y arriveras pas », devient un murmure, puis un silence. Ce n’est pas magique. C’est neurologique. Quand tu observes une sensation sans la juger, ton système nerveux parasympathique s’active. Tu passes du mode « combat ou fuite » au mode « repos et digestion ». La peur n’a plus de raison d’être.
Ensuite, on construit. On installe une nouvelle voix, une voix qui dit : « Je peux essayer. Je peux commencer petit. Je peux respirer et laisser les mots venir. » Cette voix, tu l’as déjà en toi. Elle est juste recouverte par l’autre. L’hypnose permet de la déterrer, de la renforcer, de la rendre plus présente que l’ancienne. C’est un rééquilibrage, pas un effacement.
L’IFS, ou Internal Family Systems, est un modèle que j’utilise beaucoup en complément de l’hypnose. Il considère que ta psyché est composée de plusieurs « parties », chacune avec son rôle, son âge, son histoire. Tu as une partie qui critique, une partie qui se sent impuissante, une partie qui veut tout contrôler, une partie qui rêve. Et tu as aussi un « Soi » central, calme, confiant, qui peut prendre les décisions justes.
Quand tu te dis « Je n’y arrive pas », c’est une partie de toi qui parle. Cette partie, souvent, est jeune. Elle a été formée dans un moment où tu as eu besoin de protection. Par exemple, un enfant qui a été trop souvent critiqué par son père développe une partie intérieure qui le critique avant que les autres ne le fassent. C’est une stratégie de survie : « Si je me critique le premier, la critique des autres fera moins mal. » Le problème, c’est que cette partie est restée bloquée dans le passé. Elle continue à fonctionner comme si tu avais encore huit ans, même si tu en as trente-cinq.
En IFS, on ne cherche pas à éliminer cette partie. On l’invite à prendre du recul. On lui demande : « Merci d’avoir protégé Thierry pendant toutes ces années. Maintenant, peux-tu lui laisser un peu d’espace ? Il est adulte, il peut gérer. » Et souvent, la partie accepte. Elle se détend. Elle prend une place moins centrale. Et toi, tu retrouves l’accès à ton Soi, cette partie de toi qui sait ce qui est bon pour toi, sans peur, sans urgence.
Je me souviens d’un jeune footballeur que j’accompagnais en préparation mentale. Il me disait : « Dès que je rate une passe, je m’effondre. Je n’y arrive pas, je suis nul, je ne mérite pas d’être sur le terrain. » En travaillant avec l’IFS, on a découvert que cette partie critique était apparue à douze ans, quand son entraîneur lui avait crié dessus devant tout le monde. La honte était restée. On a dialogué avec cette partie. On lui a demandé ce dont elle avait besoin pour se calmer. Elle a répondu : « Qu’il sache qu’il a le droit de rater. » On a installé ça en hypnose. Et le joueur a retrouvé sa fluidité. Il rate encore des passes, comme tout le monde. Mais il ne s’effondre plus. Il se relève.
Tu crois peut-être que ton dialogue intérieur est une chose privée, personnelle, qui ne concerne que toi. Mais en réalité, c’est une relation. Une relation entre toi et toi-même. Et comme toute relation, elle peut être toxique, équilibrée, ou nourrissante. L’intelligence relationnelle, c’est la capacité à reconnaître la qualité de cette relation et à la transformer.
Quand tu te dis « Je n’y arrive pas », tu es à la fois celui qui parle et celui qui écoute. Tu es le critique et le critiqué. C’est une boucle. Et cette boucle, tu l’as apprise quelque part. Peut-être dans ton enfance, peut-être dans une relation amoureuse, peut-être dans un milieu professionnel exigeant. Tu as intégré une voix extérieure et tu l’as faite tienne. Maintenant, elle te gouverne.
L’intelligence relationnelle, c’est d’abord de prendre conscience de cette dynamique. C’est te dire : « Tiens, je remarque que je suis en train de me parler durement. Qu’est-ce que je dirais à un ami qui me confierait la même chose ? » Et là, le décalage est souvent énorme. À un ami, tu dirais : « Tu as le droit de douter. Tu as le droit de prendre du temps. Ce n’est pas grave. » Mais à toi-même, tu dis : « Tu es nul, tu n’y arriveras jamais. » Pourquoi ? Parce que tu as une exigence envers toi que tu n’as pas envers les autres. Tu te traites comme un chef impitoyable, pas comme un allié.
L’hypnose et l’intelligence relationnelle se rejoignent ici. En hypnose, on peut installer une nouvelle voix intérieure, une voix de coach bienveillant. On peut lui donner un nom, un visage, une tonalité. J’ai une patiente qui a appelé cette voix « ma meilleure amie ». Quand elle sent la critique monter, elle respire et elle imagine cette amie qui lui dit : « Vas-y doucement, tu fais de ton mieux, tu as déjà fait beaucoup. » Ça paraît simple. Mais c’est puissant. Parce que ça change la relation. Tu passes d’une relation de domination à une relation de soutien. Et ça, ça change tout.
Tu n’as pas besoin d’attendre une séance d’hypnose pour commencer. Tu peux faire quelque chose maintenant, tout de suite, sans matériel, sans préparation. C’est un exercice que je donne à beaucoup de personnes dans mon cabinet, et il fonctionne parce qu’il est concret et reproductible.
Prends une feuille et un stylo. Ou un document vierge sur ton ordinateur. Écris en haut de la page : « Ce que je me dis quand je bloque. » Ensuite, laisse venir. Écris toutes les phrases qui te passent par la tête quand tu es face à une tâche difficile. « Je n’y arriverai jamais. C’est trop dur. Je ne suis pas assez compétent. Les autres y arrivent mieux que moi. Je vais me ridiculiser. » N’édite pas, ne juge pas. Écris tout, même les plus dures.
Ensuite, en dessous, écris : « Ce que je dirais à un ami qui me confierait la même chose. » Et là, réponds comme si tu parlais à ton meilleur ami. Sois bienveillant, encourageant, réaliste. « Tu as déjà réussi des choses difficiles. Tu peux commencer petit. Ce n’est pas grave si ce n’est pas parfait. Je suis là pour toi. »
Maintenant, compare les deux listes. Tu vois le décalage ? Tu te parles comme un ennemi, alors que tu pourrais être ton meilleur allié. L’exercice, c’est de prendre une des phrases de la première liste et de la réécrire avec la voix de la deuxième. Par exemple : « Je n’y arriverai jamais » devient « Je ne sais pas encore comment faire, mais je peux apprendre étape par étape. » Tu répètes cette nouvelle phrase à voix haute, trois fois, en respirant profondément entre chaque répétition. Tu laisses la phrase résonner en toi. Tu remarques comment ton corps réagit.
Fais ça chaque jour, pendant une semaine, face à une situation qui te bloque. Tu verras, la voix critique perd de sa force. Elle s’habitue à être contredite. Elle finit par se taire un peu plus longtemps. Et toi, tu commences à croire que tu peux, un peu, parfois, y arriver.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer ta peur en une séance. Elle ne va pas transformer ta vie du jour au lendemain. Ce n’est pas un conte de fées. C’est un outil, puissant, mais qui demande ta participation. Si tu viens en séance en attendant passivement que je « fasse quelque chose », tu risques d’être déçu. L’hypnose, c’est un travail en duo. Je crée l’espace, je guide, je propose. Mais c’est toi qui fais le voyage. C’est toi qui plonges dans ton monde intérieur. C’est toi qui choisis de changer.
L’hypnose ne va pas non plus supprimer tes émotions. La peur, le doute, la tristesse, ce sont des signaux utiles. Ils te disent quelque chose sur toi, sur ta vie, sur tes besoins. L’objectif n’est pas de les faire taire, mais de les écouter sans qu’ils prennent le contrôle. Tu veux pouvoir entendre la peur sans qu’elle décide à ta place. Tu veux pouvoir dire « J’ai peur, et j’avance quand même ». C’est ça, la transformation.
Enfin, l’hypnose ne va pas régler des problèmes structurels de ta vie. Si tu es dans un environnement toxique, si tu es en burn-out, si tu as des difficultés financières majeures, l’hypnose peut t’aider à trouver des ressources pour agir, mais elle ne remplace pas une thérapie longue, un accompagnement social ou médical. C’est un outil parmi d’autres. Je te le dis parce que je préfère être clair : je t’accompagne là où tu es, mais je ne promets pas l’impossible.
Ce que l’hypnose fait vraiment, c’est débloquer des ressources que tu as déjà. C’est te reconnecter à ta capacité d’action, à ta créativité, à ta confiance. C’est te permettre de sortir de la boucle « Je n’y arrive pas » pour entrer dans une boucle « Je peux essayer, je peux apprendre, je peux avancer ». Et ça, c’est énorme.
Tu es là, à lire ces lignes, et peut-être que quelque chose résonne en toi. Peut-être que tu te reconnais dans ces exemples. Peut-être que tu as envie que ça change. Le premier pas, c’est d’arrêter de lutter contre cette voix. Au lieu de la combattre, écoute-la. Demande-lui : « Qu’est-ce que tu veux me dire ? Qu’est-ce que tu crains ? » Et puis, remercie-la. Elle a fait son job. Elle t’a protégé. Mais maintenant, tu es prêt à prendre le volant.
Je reçois des adultes comme toi dans mon cabinet à Saintes, en Charente-Maritime. Certains viennent pour une séance, d’autres pour un suivi plus long
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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