3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Des astuces rapides pour stopper la main qui plonge dans les biscuits.
Tu es assis devant ton écran, la matinée a été longue, la réunion de 14h approche et ta main, comme mue par une volonté propre, plonge dans le paquet de biscuits posé à côté de ton clavier. Ce n’est pas de la faim, tu le sais. C’est une sensation de vide dans le ventre, une tension dans la mâchoire, un besoin de faire une pause. Tu mâches mécaniquement, sans vraiment goûter, et une fois le paquet vide, la culpabilité s’installe. Je reçois des adultes comme toi tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des chefs de projet, des infirmières, des commerciaux, des parents qui jonglent avec les deadlines. Le grignotage au travail n’est pas un manque de volonté. C’est un signal. Un signal que ton système nerveux est en mode survie et qu’il cherche une bouée de sauvetage rapide. Alors, on va arrêter de se flageller et on va comprendre ce qui se passe vraiment. Dans cet article, je vais te montrer pourquoi tu grignotes sous stress, comment l’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’intelligence relationnelle peuvent t’aider à sortir de ce piège, et surtout, je vais te donner trois astuces concrètes pour stopper cette main automatique, maintenant.
Le grignotage au travail n’a rien à voir avec un estomac vide. Si tu te retrouves à engloutir un paquet de gâteaux alors que tu viens de déjeuner, c’est que quelque chose d’autre se joue. J’accompagne souvent des personnes qui me disent : « Je sais que je ne devrais pas, mais c’est plus fort que moi. » Et elles ont raison. Ce n’est pas une question de force de volonté. Le stress active une cascade hormonale bien précise. Quand ton cerveau perçoit une menace – un chef exigeant, une montagne de dossiers, un conflit avec un collègue – il active l’axe HPA (hypothalamus-hypophyse-surrénales). Cela libère du cortisol et de l’adrénaline. Ces hormones te préparent à l’action : combattre ou fuir. Mais dans un open space, tu ne peux ni hurler ni t’enfuir. Alors, ton corps cherche une autre issue : la récompense immédiate.
Le sucre et le gras sont des calmants chimiques puissants. Ils stimulent la libération de dopamine, le neurotransmetteur du plaisir. En quelques secondes, tu te sens mieux. Mais c’est un leurre. Le sucre fait grimper ton taux de glucose, puis le fait chuter brutalement, ce qui génère une nouvelle vague de stress et une nouvelle envie de grignoter. Tu es dans un cercle vicieux : stress → grignotage → culpabilité → stress → grignotage.
Un exemple concret : je reçois un commercial, appelons-le Marc. Il passe ses journées au téléphone avec des clients difficiles. Il me raconte : « Dès que je raccroche après un appel tendu, ma main va chercher le paquet de bonbons dans mon tiroir. Je n’ai même pas le temps de réfléchir. » Ce geste n’est pas un choix. C’est un réflexe conditionné. Son cerveau a appris que le sucre = soulagement. Et ce conditionnement s’est créé en quelques semaines, par répétition.
Le problème, c’est que ce réflexe ne règle pas la cause du stress. Il masque juste le symptôme. Et plus tu grignotes, plus tu entraînes ton cerveau à associer le stress à la nourriture. La bonne nouvelle, c’est que ce conditionnement peut être désappris. Et l’hypnose est un outil redoutable pour ça, parce qu’elle s’adresse directement à la partie automatique de ton cerveau, celle qui agit sans que tu y penses.
« Le grignotage stress n’est pas un échec de volonté. C’est un programme automatique que ton cerveau a installé pour gérer la pression. Le reprogrammer est plus simple que tu ne le crois. »
L’hypnose que je pratique n’a rien à voir avec un spectacle de cabaret. C’est un outil thérapeutique doux et puissant qui permet de dialoguer avec ton inconscient. Milton Erickson, le père de cette approche, disait que l’inconscient est une ressource immense, pleine de solutions que ton mental conscient ne voit pas. Quand tu grignotes sous stress, c’est une partie de toi qui cherche à t’apaiser, mais elle utilise le mauvais outil. L’hypnose va t’aider à lui offrir une alternative.
Concrètement, lors d’une séance, je vais t’accompagner dans un état de relaxation profonde. Tu restes conscient, tu entends ma voix, mais ton esprit critique s’efface. C’est dans cet état que ton cerveau est le plus réceptif aux nouveaux apprentissages. On va travailler sur plusieurs niveaux.
D’abord, on va modifier la perception du stress. Sous hypnose, je peux t’apprendre à reconnaître les premiers signaux de tension dans ton corps – la gorge serrée, les épaules remontées, la respiration courte – et à les transformer en déclencheurs pour une réponse de calme, pas pour un geste de grignotage. C’est ce qu’on appelle un « ancrage ». Par exemple, on peut associer une pression du pouce sur l’index à une sensation de sécurité et de satiété. Ensuite, quand tu sens le stress monter au bureau, tu fais ce geste, et ton cerveau active automatiquement le calme.
Ensuite, on va travailler sur la satiété. Beaucoup de mes clients grignotent sans jamais se sentir rassasiés parce qu’ils mangent en mode automatique. Sous hypnose, on peut « ralentir » l’expérience sensorielle. Je peux te suggérer que chaque bouchée est plus riche, plus savoureuse, et que ton cerveau reçoit le signal de satiété après deux ou trois biscuits au lieu de douze. C’est une reprogrammation fine. Un client footballeur que j’accompagne en préparation mentale m’a dit un jour : « Maintenant, je ressens le sucre dans ma bouche comme une vague d’énergie, mais je n’ai plus besoin d’en reprendre. Mon cerveau dit stop. » C’est exactement ça.
L’hypnose ericksonienne ne te force pas à arrêter. Elle te propose une nouvelle voie. Et parce que c’est ton inconscient qui l’intègre, le changement est durable et naturel. Tu n’as pas à lutter. La main cesse de plonger toute seule.
L’Internal Family Systems (IFS) est un modèle que j’utilise souvent en complément de l’hypnose. Il part d’une idée simple mais révolutionnaire : ton esprit n’est pas un bloc monolithique. Il est composé de plusieurs « parties » qui ont chacune une intention positive, même quand leurs actions te paraissent destructrices.
Quand tu grignotes, ce n’est pas « toi » qui es faible. C’est une partie de toi qui prend le contrôle. Cette partie, on peut l’appeler « la partie grignoteuse », et elle a un rôle. Elle essaie de gérer quelque chose. Peut-être qu’elle cherche à te protéger de l’épuisement, à t’offrir une pause que tu ne t’autorises pas. Peut-être qu’elle essaie d’engourdir une émotion inconfortable, comme la colère refoulée contre un collègue ou l’anxiété de ne pas être à la hauteur.
Je me souviens d’une cliente, appelons-la Sophie, une infirmière en service de soins palliatifs. Elle grignotait des barres chocolatées à chaque pause, sans pouvoir s’arrêter. En séance d’IFS, on a rencontré cette « partie grignoteuse ». En dialoguant avec elle (sans jugement), on a découvert qu’elle était là depuis le décès de sa mère, dix ans plus tôt. Cette partie avait pris la mission de la réconforter, parce que Sophie ne s’autorisait pas à pleurer ou à demander de l’aide. Le grignotage était une tentative maladroite de s’occuper d’elle. Quand elle a compris cela, Sophie a pu remercier cette partie, et lui proposer un nouveau rôle : celui de lui rappeler de respirer profondément ou de boire un verre d’eau.
L’IFS te permet de ne plus te battre contre toi-même. Tu arrêtes de te dire « je suis nul, je n’ai aucune volonté ». Tu deviens curieux. Tu demandes à cette partie : « Qu’est-ce que tu essaies de faire pour moi ? De quoi as-tu peur ? » Et souvent, la réponse est touchante. Cette partie a peur que tu t’effondres si tu ne manges pas. Elle a peur de l’inconnu. En l’écoutant, tu lui enlèves son pouvoir de nuisance. Tu deviens le leader de ta propre vie.
En combinant l’IFS et l’hypnose, on fait un travail en profondeur. L’hypnose permet de calmer le système nerveux pour que les parties les plus protectrices se détendent. L’IFS donne un cadre pour comprendre leur langage. Résultat : le grignotage n’est plus un ennemi. C’est un messager. Et une fois que tu as entendu le message, le geste disparaît.
Le grignotage au travail n’est pas seulement une affaire intérieure. Il est souvent alimenté par ton environnement. L’intelligence relationnelle, c’est la capacité à comprendre et à gérer les dynamiques humaines autour de toi. Et crois-moi, le stress au bureau est rarement solitaire. Il est collectif.
Pense à ton open space. Les collègues qui parlent fort, les notifications qui claquent, la pression des deadlines. Tout cela active ton système nerveux en continu. Et si, en plus, il y a une boîte de gâteaux ouverte sur la table de la pause, c’est un piège tendu. Une étude a montré que lorsque des aliments gras et sucrés sont visibles, les gens en consomment 30 % de plus. Ce n’est pas une question de volonté, c’est une question de design.
Mais il y a un autre niveau : les relations. Un conflit non résolu avec un manager, une charge de travail que tu n’oses pas refuser, un sentiment d’injustice. Ces tensions créent un stress chronique. Et le grignotage devient une soupape. Je travaille souvent avec des sportifs de haut niveau, et ils m’apprennent une chose essentielle : la performance durable passe par la gestion des relations. Si tu es en conflit avec ton coach (ou ton chef), ton cerveau est en alerte permanente. Il brûle de l’énergie à gérer la menace, et il cherche du carburant rapide : le sucre.
Un exemple : un client, manager dans une entreprise de logistique, grignotait systématiquement avant les réunions d’équipe. En explorant, on a découvert qu’il avait peur de perdre le contrôle. Il redoutait les objections de ses collaborateurs. Le grignotage était une tentative de se « renforcer » avant l’affrontement. En travaillant sur son intelligence relationnelle – apprendre à dire non, à poser des limites, à déléguer – le besoin de grignoter a disparu.
Comment faire concrètement ? D’abord, identifie les moments où tu grignotes. Est-ce après un appel avec un client difficile ? Avant une réunion ? Pendant une tâche ennuyeuse ? Ensuite, regarde la relation sous-jacente. De quoi as-tu besoin à ce moment-là ? De reconnaissance ? De calme ? De soutien ? Et cherche une alternative relationnelle. Peut-être que tu peux envoyer un message à un collègue bienveillant, faire une micro-pause de 2 minutes pour respirer, ou simplement te lever et marcher jusqu’à la machine à café sans prendre de gâteau. L’intelligence relationnelle, c’est aussi apprendre à se parler à soi-même avec douceur.
Je ne veux pas te laisser avec de la théorie sans que tu puisses agir. Voici trois techniques que tu peux mettre en place dès maintenant, sans matériel, sans rendez-vous. Elles sont issues de l’hypnose, de l’IFS et de l’intelligence relationnelle.
1. La pause des 30 secondes avant la main. Quand tu sens ta main se diriger vers le paquet de biscuits, arrête-toi. Pose ta main sur la table. Prends trois respirations profondes : inspire par le nez pendant 4 secondes, bloque 2 secondes, expire lentement par la bouche pendant 6 secondes. Pendant ce temps, demande-toi : « Qu’est-ce que je ressens vraiment ? Est-ce que j’ai faim, ou est-ce que je cherche à m’apaiser ? » Cette simple pause interrompt le réflexe conditionné. Tu donnes à ton cerveau le temps de choisir. Si tu as vraiment faim, mange une collation saine. Sinon, bois un verre d’eau ou fais une micro-étirement. C’est un ancrage hypnotique simple, que tu répètes à chaque fois. Au bout de quelques jours, ton cerveau associera le geste de la main vers le paquet à la respiration, pas à la nourriture.
2. La technique du « dialogue intérieur » (inspirée de l’IFS). Avant de grignoter, pose-toi une question : « Quelle partie de moi veut ce biscuit en ce moment ? » Imagine cette partie comme une petite personne en toi. Demande-lui : « Qu’est-ce que tu essaies de faire pour moi ? De quoi as-tu besoin ? » Tu peux le faire à voix basse ou dans ta tête. Souvent, la réponse est : « J’ai besoin d’une pause », « J’ai besoin de me sentir en sécurité », « J’ai besoin de douceur ». Une fois que tu as identifié le besoin, tu peux offrir une alternative. Par exemple, si c’est une pause, lève-toi et va à la fenêtre 2 minutes. Si c’est de la douceur, mets ta main sur ton cœur et dis-toi : « C’est bon, tu es en sécurité. » Tu deviens le parent bienveillant de ta propre partie stressée.
3. Le réaménagement de ton espace de travail. C’est la règle numéro un de l’intelligence relationnelle avec ton environnement. Si le paquet de biscuits est à portée de main, ton cerveau va le prendre. C’est mécanique. Alors, rends-le invisible. Range les tentations dans un placard fermé, ou mieux, ne les achète pas. Remplace-les par une bouteille d’eau aromatisée (citron, menthe) et un fruit. Mais surtout, crée un rituel de transition. Avant de commencer une tâche stressante, fais un geste symbolique : allume une petite bougie (si autorisé), mets des écouteurs avec une musique calme, ou écris sur un post-it : « Je choisis le calme, pas le sucre ». Ce rituel ancre une nouvelle habitude. Tu peux aussi mettre un verre d’eau sur ton bureau et t’obliger à boire une gorgée à chaque fois que tu as envie de grignoter. L’eau coupe l’envie de sucre et hydrate ton cerveau, ce qui réduit le stress.
Ces trois astuces sont des micro-changements. Mais c’est en répétant ces micro-changements que tu reprogrammes ton cerveau. Ne cherche pas la perfection. Si tu manges un biscuit, ce n’est pas grave. Observe-toi sans jugement. Le changement vient avec la conscience, pas avec la culpabilité.
Tu as compris que le grignotage stress au travail n’est pas une fatalité. Ce n’est pas une tare. C’est un mécanisme que ton corps a mis en place pour survivre à un environnement exigeant. Mais tu as aussi vu que tu as des outils pour le déprogrammer. L’hypnose ericksonienne te permet de parler à ton inconscient pour installer des réflexes de calme. L’IFS te montre que chaque grignotage est une partie de toi qui essaie de t’aider, et que tu peux la remercier et lui donner une nouvelle mission. L’intelligence relationnelle te rappelle que ton environnement et tes relations sont des leviers puissants pour réduire le stress à la source.
Je ne vais pas te promettre que tu ne grignoteras plus jamais. Ce serait mentir. Mais je
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.