3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Programme progressif alliant hypnose et petits pas pour un résultat durable.
Tu te reconnais peut-être dans cette scène : il est 22 heures, tu es affalé sur ton canapé, le téléphone à la main, et tu te dis « demain, je m’y mets sérieusement ». Ce « demain » dure depuis trois semaines. Le projet que tu voulais lancer, la paperasse administrative que tu repousses, ou même cette simple séance de sport que tu remplaces par « j’irai courir demain matin » — tout ça s’accumule. Et avec l’accumulation vient cette petite voix intérieure qui te dit : « Tu es fainéant », « Tu n’as pas de volonté », « Tu n’y arriveras jamais ».
Sauf que ce n’est pas vrai. La procrastination n’est pas une maladie de la volonté. C’est un mécanisme de protection. Ton cerveau, en bon économiste, cherche à éviter la dépense d’énergie immédiate pour une récompense lointaine. Il préfère le confort présent à l’effort futur. C’est normal, c’est humain. Mais ça peut se déprogrammer.
Je suis Thierry Sudan, praticien en hypnose et accompagnement des habitudes à Saintes. Depuis 2014, je vois des adultes intelligents, motivés, compétents, coincés dans ce piège du « plus tard ». La bonne nouvelle ? En 7 jours, avec une approche progressive qui mêle hypnose et petits pas concrets, tu peux inverser la tendance. Pas de révolution brutale qui te laissera sur le carreau au bout de 48 heures. Juste un chemin doux, mais solide.
Voici ton plan pour les 7 prochains jours.
Avant de changer quoi que ce soit, il faut comprendre le moteur invisible de ta procrastination. Tu crois peut-être que tu manques de discipline. En réalité, tu es probablement victime d’un conflit entre deux parties de toi.
En IFS (Internal Family Systems), on appelle ça des « parties ». Il y a une partie de toi qui veut avancer, qui a des objectifs, qui sait que faire ce dossier ou ce footing est important. Appelons-la « le Conducteur ». Mais il y a aussi une autre partie, souvent plus jeune, qui a peur de l’échec, peur de l’effort, peur de ne pas être à la hauteur. C’est « le Protecteur ». Son boulot, c’est de te garder en sécurité, dans le connu. Alors, quand le Conducteur dit : « Allez, on s’y met », le Protecteur répond : « Pas maintenant, c’est trop risqué, on pourrait échouer, on pourrait se sentir nul. On regarde une vidéo plutôt, c’est plus sûr. »
Et tu obéis. Pas parce que tu es faible, mais parce que cette partie protectrice est forte et bien intentionnée. Elle veut ton bien. Mais elle te maintient dans une cage dorée.
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise en séance, permet de parler directement à ces parties, sans conflit. On ne force pas le Protecteur à la retraite. On le remercie de son travail, on le rassure, et on lui montre qu’on peut avancer autrement. C’est une négociation intérieure, pas une guerre.
Pour ce plan de 7 jours, tu n’auras pas besoin de séance d’hypnose préalable. Je vais te donner des micro-pratiques inspirées de ces principes, que tu peux faire seul. Mais sache que si tu veux aller plus vite et plus profond, une séance peut débloquer des années de schémas.
Le test simple : La prochaine fois que tu repousses une tâche, arrête-toi 30 secondes. Demande-toi : « Qu’est-ce que je ressens exactement ? Est-ce de la fatigue ? De l’ennui ? De la peur ? » Ne juge pas. Observe. C’est la première clé.
« La procrastination n’est pas un problème de gestion du temps, c’est un problème de gestion des émotions. » — Dr. Timothy Pychyl
Le jour 1, on ne change rien de fondamental. On piège simplement le cerveau. Ton objectif est minuscule : choisir une seule tâche que tu remets depuis longtemps, et faire seulement 2 minutes dessus. Pas plus. Deux minutes.
Pourquoi 2 minutes ? Parce que ton Protecteur intérieur n’a pas le temps de s’activer. Il voit « 2 minutes », il se dit : « OK, c’est rien, on peut survivre à ça. » Alors que si tu avais dit « 2 heures », il aurait immédiatement déclenché l’alarme et envoyé ton attention vers Netflix ou Instagram.
Exemple concret : Tu dois classer des papiers ? Prends une seule feuille, mets-la dans le bon dossier, et arrête-toi. Tu dois écrire un mail important ? Ouvre le traitement de texte, écris l’objet et une phrase, puis ferme. Tu dois faire du sport ? Enfile tes chaussures, lève-toi, et assieds-toi. C’est tout.
Le matin, avant de commencer ta journée, fixe cette micro-tâche. Fais-la sans réfléchir. Ne laisse pas ton mental discuter. Après 2 minutes, tu as le droit de t’arrêter. Mais ce qui va se passer, c’est que souvent, une fois lancé, tu auras envie de continuer un peu. Laisse faire. L’important, c’est que tu aies brisé la glace.
L’hypnose douce du jour 1 : Avant de faire ta micro-tâche, ferme les yeux 30 secondes. Inspire profondément. Visualise-toi en train de faire ces 2 minutes avec facilité. Imagine la sensation de légèreté après. C’est une auto-suggestion minimale, mais elle prépare ton système nerveux.
Ce que tu auras gagné : La preuve que tu peux agir, même un tout petit peu. Cette petite victoire envoie un signal à ton cerveau : « Je ne suis pas bloqué, je peux bouger. » C’est le carburant pour la suite.
Le jour 2, on ajoute une couche. Tu sais maintenant que tu peux faire 2 minutes. Mais le vrai ennemi, c’est l’état mental dans lequel tu te trouves avant d’agir. C’est ce brouillard, cette lourdeur, ce « je n’ai pas envie ». Cet état n’est pas une fatalité. Il est lié à ton corps et à ta respiration.
L’exercice du jour : Avant de commencer ta micro-tâche (toujours la même, ou une nouvelle si tu veux), tu vas faire un ancrage corporel. Cela vient directement de l’hypnose ericksonienne et de l’intelligence relationnelle. L’idée est de créer un signal physique qui dit à ton cerveau : « On change de mode. »
Mode d’emploi :
Ce n’est pas magique. C’est physiologique. En ralentissant ton souffle, tu actives le système parasympathique (le frein). Tu sors du mode « combat/fuite » qui alimente la procrastination. Le geste de serrer le poing crée un ancrage : ton cerveau associe ce geste à l’action imminente. Avec le temps, il suffira de serrer le poing pour que le mouvement s’enclenche.
Si tu sens une résistance : Arrête-toi et demande à la partie qui proteste : « Qu’est-ce que tu crains ? » Écoute la réponse sans la juger. Parfois, c’est simplement la peur de ne pas être parfait. Dis-lui : « Je ne cherche pas la perfection, je cherche juste le mouvement. »
Ce que tu auras gagné : Un outil pour sortir de la paralysie mentale. Tu ne dépends plus de la motivation, tu dépends d’un geste physique. C’est plus fiable.
Le jour 3, on solidifie. Les deux premiers jours, tu as agi seul, dans ta bulle. Maintenant, on va créer un engagement qui rend le retour en arrière plus coûteux.
Pourquoi ? Parce que ton cerveau est un champion pour trouver des excuses quand personne ne regarde. « J’ai eu une journée difficile », « Je le ferai ce soir », « Finalement, ce n’est pas si urgent ». Si tu annonces ton intention à quelqu’un, ou même si tu l’écris noir sur blanc, tu actives un mécanisme social fort : la peur de perdre la face.
Exercice du jour :
L’hypnose du jour 3 : Avant d’écrire ton engagement, ferme les yeux et visualise-toi dans 24 heures, après avoir tenu ta promesse. Ressens la fierté calme, la satisfaction. Puis visualise-toi si tu ne tiens pas parole : sens la déception, le petit pincement au cœur. Laisse ces deux sensations cohabiter un instant. Puis ouvre les yeux et écris. Tu viens de donner un poids émotionnel à ton contrat.
Piège à éviter : Ne prends pas un engagement trop gros. « Je vais finir tout le projet » n’est pas un engagement tenable. « Je vais travailler 2 minutes sur le projet » est crédible. La confiance se construit par petites promesses tenues.
Le jour 4, on attaque le cœur du problème : la perspective temporelle. Le procrastinateur vit dans un présent dictatorial. « J’ai envie de confort maintenant. » Le futur est abstrait, lointain. Il faut rendre le futur aussi réel que le présent.
La technique du « pont vers le futur » : C’est une technique d’hypnose que tu peux adapter.
Variante concrète : Si tu procrastines sur une tâche administrative, écris sur un papier : « Dans 7 jours, si j’ai fait X, je me paie Y (un café spécial, une balade, un épisode de série). » Puis mets ce papier là où tu le verras. Tu contractes avec ton futur toi.
Pourquoi ça marche : Tu utilises l’imagination pour court-circuiter l’amygdale (le centre de la peur). Le futur positif devient un aimant. Le futur négatif devient un repoussoir. Tu ne luttes plus contre toi-même, tu choisis entre deux futurs.
Attention : Ne te force pas à ressentir de la motivation. La motivation est une conséquence de l’action, pas sa cause. Contente-toi de visualiser, puis d’agir mécaniquement.
Le jour 5, on touche à la racine la plus profonde de la procrastination : le perfectionnisme. Pas le perfectionnisme des gens qui réussissent tout du premier coup. Non, le perfectionnisme paralysant : « Si je ne peux pas le faire parfaitement, je ne le fais pas du tout. » C’est un piège redoutable.
L’exercice du jour : Tu vas faire ta tâche (6-7 minutes maintenant) volontairement mal. Oui, tu as bien lu.
Exemple :
Le but n’est pas de saboter ton travail. Le but est de démontrer à ton Protecteur intérieur que l’action est possible même quand c’est moche. Que le monde ne s’arrête pas si ce n’est pas parfait. Que tu peux commencer laid et t’améliorer après.
L’hypnose du jour 5 : Avant de faire ton « brouillon », dis-toi à voix haute (ou dans ta tête) : « Je me donne la permission d’être imparfait. Je commence là où je suis, pas là où je voudrais être. » C’est une suggestion post-hypnotique simple. Tu désamorces la pression.
Ce que tu vas découvrir : Faire quelque chose de « mal » est incroyablement libérateur. Beaucoup de mes clients découvrent qu’en se donnant l’autorisation d’être mauvais, ils finissent par faire quelque chose de bien, parce que la pression est tombée. Et si ce n’est pas bien, ce n’est pas grave. Tu auras au moins avancé.
« Le mieux est l’ennemi du bien. Le parfait est l’ennemi du fait. »
Le jour 6, on consolide les acquis. Les 5 premiers jours t’ont montré que tu peux agir, même petitement. Maintenant, on transforme ce comportement en habitude. L’habitude, c’est quand tu n’as plus à réfléchir pour agir. C’est le Graal de la productivité sereine.
L’exercice du jour : Tu vas répéter le même micro-comportement que le jour 1, mais à un moment précis de ta journée. Le but est de l’ancrer dans un déclencheur temporel ou contextuel. Par exemple : « Tous les jours, immédiatement après mon café du matin, je fais 7 minutes sur [ma tâche]. »
Pourquoi c’est puissant : Le café devient le signal. Le cerveau n’a pas à décider. Il suit le programme. C’est comme se brosser les dents. Tu ne te demandes pas si tu as envie de te brosser les dents. Tu le fais.
L’hypnose du jour 6 : Avant ton café, ferme les yeux 1 minute. Répète mentalement : « Après ce café, mon corps sait quoi faire. Je me lève et je vais vers mon espace de travail. C’est automatique. » Tu crées un chemin neuronal. Plus tu le répètes, plus il devient profond.
Si tu rates un jour : Pas de panique. Ce n’est pas une faillite. C’est une information. Le jour suivant, tu recommences. L’habitude ne se construit pas en ligne droite. Elle se construit par répétition, même irrégulière.
Ce que tu auras gagné : Un début d’automatisme. Tu
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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