3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Explorez les racines émotionnelles qui vous poussent à fumer.
Vous tenez une cigarette entre les doigts. Pas parce que vous avez vraiment besoin de nicotine — votre corps s’en passerait très bien après quelques jours. Mais parce que quelque chose, en vous, réclame ce geste. Cette bouffée. Ce moment suspendu où tout s’apaise, ou au contraire, où vous pouvez enfin vous concentrer.
Je vois ça tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des hommes et des femmes intelligents, lucides, qui savent parfaitement que fumer est mauvais pour leur santé, pour leur porte-monnaie, pour leur entourage. Ils ont déjà essayé d’arrêter. Parfois plusieurs fois. Patchs, chewing-gums, cigarette électronique, volonté de fer… Et pourtant, ils recommencent. Pas parce qu’ils sont faibles. Mais parce qu’ils n’ont pas encore mis le doigt sur ce qui se cache vraiment derrière leur dépendance.
On croit souvent que l’addiction au tabac est une histoire de chimie. C’est vrai, en partie. La nicotine crée une dépendance physique redoutable. Mais elle n’explique pas pourquoi, des mois ou des années après avoir arrêté, une simple odeur, une émotion, un moment de solitude peut tout faire basculer.
Les trois causes dont je vais vous parler aujourd’hui ne sont pas celles qu’on lit dans les brochures de prévention. Ce sont des causes émotionnelles, inconscientes, qui agissent en coulisse. Et tant qu’on ne les a pas identifiées, on tourne en rond. Alors prenez un instant. Posez votre cigarette si vous êtes en train de fumer. Et regardons ensemble ce qui se joue vraiment.
« La cigarette n’est jamais le problème. Elle est toujours la solution que vous avez trouvée à un problème que vous n’avez pas encore nommé. »
Parlons de Sophie. Elle est venue me voir l’année dernière. Cadre dynamique dans une entreprise de la région, deux enfants, un mari qu’elle aime. Elle fumait un paquet par jour depuis quinze ans. « Je sais que c’est idiot, Thierry, mais la cigarette, c’est mon moment à moi. Mon seul moment. »
Quand je lui ai demandé ce qu’elle ressentait juste avant d’allumer une cigarette, elle a marqué un temps. « Ben… rien. Je prends une pause, c’est tout. » Puis elle a réfléchi. « En fait, si. Parfois je suis frustrée. Souvent même. Mais je me dis que c’est pas grave, que je vais fumer et que ça va passer. »
C’est là que se niche la première cause cachée : la cigarette est devenue un régulateur émotionnel. Vous ne fumez pas parce que vous avez envie de tabac. Vous fumez parce que vous ne savez pas quoi faire de cette colère, de cette tristesse, de cette anxiété, de cet ennui. La cigarette agit comme un coupe-circuit. Vous l’allumez, vous inspirez profondément, vous relâchez, et pendant quelques secondes, le tumulte intérieur se calme.
Le problème, c’est que ce mécanisme vous empêche d’apprendre à gérer vos émotions autrement. Vous n’identifiez jamais vraiment ce qui vous dérange. Vous ne l’exprimez pas. Vous le fumez. Et bien sûr, l’émotion ne disparaît pas. Elle revient, toujours, et vous rappelle qu’il est l’heure de fumer à nouveau.
Je ne dis pas ça pour vous culpabiliser. Je le dis parce que c’est une porte de sortie. Quand vous commencez à reconnaître l’émotion qui précède la cigarette — « Tiens, je suis en colère contre mon chef, et ma main cherche la clope » —, vous brisez le réflexe. Vous pouvez faire autre chose. Un pas de côté. Trois respirations sans fumer. Un verre d’eau. Une phrase dite à voix haute.
L’hypnose ericksonienne permet justement de travailler sur ce lien entre l’émotion et le geste. On ne vous enlève pas la cigarette. On vous donne les clés pour que votre inconscient trouve d’autres réponses. Et ça, c’est infiniment plus durable que de lutter contre l’envie à coups de volonté.
Vous êtes-vous déjà demandé quand vous avez fumé votre première cigarette ? Pas celle que vous avez essayée par défi à 15 ans. Celle qui a compté. Celle après laquelle vous vous êtes dit : « Voilà, ça y est, je suis un fumeur. »
Je reçois souvent des sportifs dans mon cabinet — des coureurs, des footballeurs — et certains fument. « C’est contradictoire, Thierry, je sais. Mais j’ai toujours fumé avec les copains après l’entraînement, c’est notre rituel. » Ce n’est pas qu’une habitude. C’est un marqueur d’appartenance. Une façon de dire « je suis des vôtres ».
La deuxième cause cachée de l’addiction au tabac, c’est que la cigarette est devenue une partie de vous. Elle vous accompagne dans les moments-clés de votre vie. Le café du matin. La pause au travail. La sortie entre amis. Le stress avant un examen ou une réunion. Elle est là, fidèle, prévisible. Elle vous définit, d’une certaine manière.
Et c’est pour ça qu’arrêter fait si peur. Ce n’est pas seulement perdre la nicotine. C’est perdre un compagnon. C’est ne plus savoir qui on est dans ces situations. « Qui suis-je si je ne fume plus ? » C’est une question que peu de gens se posent, mais elle est fondamentale.
Quand j’accompagne quelqu’un avec l’IFS (Internal Family Systems), on explore ces parties de lui qui ont adopté la cigarette. Il y a souvent une partie « ado rebelle » qui a commencé pour exister face aux parents. Une partie « travailleur stressé » qui utilise la clope pour tenir le coup. Une partie « social » qui a besoin du geste pour se sentir à l’aise en groupe. Chacune de ces parties a une bonne intention — se protéger, appartenir, exister — mais elle utilise un moyen qui vous dessert aujourd’hui.
Le travail n’est pas de bannir ces parties. C’est de les remercier pour leur aide, et de leur trouver un nouveau job. Un job qui n’implique pas de fumer.
« La cigarette n’est pas un ennemi à abattre. C’est une partie de vous qui a eu peur, et qui a fait de son mieux. Quand vous l’écoutez, elle peut lâcher prise. »
C’est la cause la plus méconnue, et souvent la plus puissante. Elle remonte loin, parfois avant même votre naissance.
J’ai reçu un jour un homme d’une cinquantaine d’années, cadre commercial, qui fumait depuis trente-cinq ans. Il avait tout essayé. En parlant avec lui, j’ai appris que son père fumait deux paquets par jour, et qu’il était mort d’un cancer du poumon quand mon patient avait 12 ans. « Je sais que je suis en train de faire la même chose, Thierry. C’est complètement débile. Mais je n’arrive pas à arrêter. »
On a creusé. Avec l’Intelligence Relationnelle, on a regardé ce que cette cigarette représentait pour lui, au-delà du plaisir ou de l’habitude. Et il a découvert quelque chose de bouleversant : en fumant, il restait connecté à son père. Il reproduisait le geste qu’il voyait enfant, assis à la table de la cuisine, pendant que son père lisait le journal et fumait en silence. Arrêter de fumer, c’était, dans son inconscient, couper le dernier lien avec cet homme qu’il n’avait jamais vraiment connu.
Ce n’est pas un cas isolé. Beaucoup de fumeurs reproduisent inconsciemment des schémas familiaux. Un parent qui fumait pour gérer son stress. Un grand-parent qui disait « un homme, ça fume ». Une mère qui associait la cigarette à la liberté, après des années d’oppression. Ces messages, parfois jamais dits, s’impriment en nous. Ils deviennent des scripts inconscients.
Et il y a aussi les traumatismes émotionnels. Une perte, un abandon, une violence. La cigarette peut devenir une façon de geler la douleur. De dire « je maîtrise quelque chose dans ma vie, même si c’est ma mort à petit feu ». C’est un paradoxe déchirant, mais il est réel.
L’hypnose ericksonienne permet d’aller chercher ces mémoires, sans les revivre douloureusement. On ne fouille pas dans le passé pour souffrir. On le fait pour libérer. Pour que votre inconscient comprenne que vous n’avez plus besoin de fumer pour être fidèle à votre père, ou pour survivre à une vieille blessure.
Je ne vais pas vous vendre du rêve. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Ce n’est pas un docteur qui vous endort et qui efface votre addiction en une séance. Ceux qui promettent ça vous mentent.
Ce que ces approches font, c’est autre chose. Elles vous donnent accès à la partie de vous qui sait pourquoi vous fumez vraiment. Et une fois que vous savez, vous pouvez choisir autrement.
L’hypnose ericksonienne, par exemple, utilise le langage et la métaphore pour contourner votre mental critique — celui qui dit « je devrais arrêter » depuis des années sans résultat. Elle parle directement à votre inconscient, là où se nichent les automatismes. Elle plante des graines. Des petites idées qui, ensuite, germent dans votre quotidien. Vous vous surprenez à moins fumer sans y penser. Vous oubliez votre cigarette. Vous la trouvez éteinte dans le cendrier sans vous rappeler l’avoir allumée.
L’IFS, lui, vous apprend à dialoguer avec les parties de vous qui fument. Au lieu de les combattre, vous les écoutez. « Qu’est-ce que tu crains si j’arrête ? Qu’est-ce que tu protèges ? » Et souvent, la réponse est surprenante. Une partie peut avoir peur de l’échec. Une autre, peur de la réussite. Une autre encore, peur du vide. Quand ces parties se sentent entendues, elles n’ont plus besoin de la cigarette pour se faire entendre.
L’Intelligence Relationnelle, enfin, vous aide à comprendre vos schémas relationnels — y compris celui que vous entretenez avec la cigarette. Pourquoi ce lien est-il si fort ? Que vient-il compenser ? Qu’est-ce que vous n’osez pas demander aux autres, et que vous demandez à la cigarette ? La pause, la douceur, la présence, la fierté. Tout ça, vous pouvez l’obtenir autrement, mais il faut d’abord le reconnaître.
Vous n’allez pas arrêter de fumer en lisant cet article. Ce serait trop simple, et vous savez bien que ça ne marche pas comme ça. Mais vous pouvez faire quelque chose de concret, tout de suite, qui va changer votre rapport à la cigarette.
Prenez un carnet, ou une feuille, ou les notes de votre téléphone. Et répondez à ces trois questions, honnêtement, sans vous juger :
Ne cherchez pas à avoir des réponses parfaites. Laissez venir. Certaines choses vous surprendront. Peut-être même que des larmes monteront, ou une boule dans la gorge. C’est normal. C’est le signe que vous touchez quelque chose de vrai.
Et si vous voulez aller plus loin, faites ceci : demain, avant votre première cigarette, arrêtez-vous trente secondes. Regardez-la. Respirez. Et dites-lui, à voix haute ou dans votre tête : « Je sais que tu es là pour moi. Je te remercie. Mais j’ai envie de voir si je peux faire autrement. » Puis fumez-la, si vous voulez. Mais vous aurez créé une brèche. Un espace entre le stimulus et la réponse. Et c’est dans cet espace que se trouve votre liberté.
« Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse se trouve notre croissance et notre liberté. » — Viktor Frankl
Je ne vous promets pas que tout sera facile après ça. Les vieux réflexes reviennent. Les moments de vide, aussi. Mais vous saurez désormais qu’il y a autre chose sous la surface. Et ça, c’est immense.
Il y a des gens qui arrêtent du jour au lendemain, sans souffrance, après des années de dépendance. On dit qu’ils ont eu un déclic. En réalité, leur inconscient était prêt. Les résistances avaient cédé. Et c’est exactement ce que je vois dans mon cabinet : des personnes qui viennent avec l’idée que c’est impossible, et qui repartent avec la certitude que c’est fait.
Pas parce que je suis un magicien. Parce qu’elles ont accepté de regarder ce qu’elles fuyaient. Parce qu’elles ont arrêté de lutter contre la cigarette et ont commencé à l’écouter. Parce qu’elles ont compris que fumer n’était pas un échec de volonté, mais une solution de survie émotionnelle. Et qu’il existe d’autres solutions.
Si vous lisez ces lignes et que quelque chose résonne en vous, si vous sentez que vous êtes prêt à explorer ces causes cachées, je vous propose une chose simple. Prenez rendez-vous pour un premier échange. Pas une séance d’hypnose tout de suite. Juste une conversation. On parlera de vous, de votre histoire avec la cigarette, de ce que vous avez déjà essayé. Et on verra ensemble si mon approche peut vous aider.
Je reçois à Saintes, dans mon cabinet, du lundi au vendredi. On peut aussi travailler à distance si vous êtes loin. L’essentiel, c’est que vous vous donniez la permission de changer. Pas pour devenir parfait. Pour devenir plus libre.
Vous n’êtes pas votre addiction. Vous êtes bien plus que ça. Et il est temps que vous le sachiez, vraiment.
Thierry Sudan
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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