3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Anticipez les pièges pour un sevrage définitif.
Tu as arrêté. Tu as tenu des jours, des semaines, parfois des mois. Et puis, sans vraiment comprendre pourquoi, tu as craqué. Un verre de trop, une cigarette dans un moment de stress, une soirée où la nourriture a repris le dessus. La rechute est arrivée, silencieuse, presque logique sur le moment. Et maintenant, tu te demandes si c’est une fatalité, si tu es condamné à reproduire ce cycle.
Je vais être clair avec toi : la rechute n’est pas un échec. C’est une information. Le problème, ce n’est pas de tomber, c’est de ne pas comprendre pourquoi tu es tombé. Et c’est là que l’hypnose, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle changent la donne. Elles ne te promettent pas une volonté de fer, mais une connaissance fine de tes pièges intérieurs. Prêt à les débusquer ?
Tu penses peut-être que la rechute est un manque de volonté. Détrompe-toi. Dans mon cabinet à Saintes, je vois des avocats, des mères de famille, des sportifs de haut niveau, tous dotés d’une discipline impressionnante dans leur vie professionnelle, et pourtant incapables de résister à une pulsion alimentaire ou à une cigarette après une dispute.
Le mécanisme est simple, mais il t’échappe parce qu’il est inconscient. Tu vis une émotion désagréable : colère, tristesse, ennui, fatigue. Ton cerveau, programmé pour chercher l’apaisement immédiat, active un souvenir : la dernière fois que tu as fumé, mangé ou bu, tu t’es senti mieux pendant quelques secondes. Cette association est un réflexe conditionné, comme le chien de Pavlov. Tu ne choisis pas de penser à cette solution, elle s’impose à toi.
Prenons l’exemple de Marc, un coureur que j’accompagne en préparation mentale. Il avait arrêté l’alcool depuis trois mois. Un soir, après une course décevante, il rentre chez lui, ouvre le frigo, et se retrouve avec une bière à la main sans même s’en rendre compte. Ce n’est pas une décision réfléchie. C’est une séquence automatique : émotion négative → déclencheur → comportement. Le piège, c’est que tu crois agir librement, alors que tu es en pilotage automatique.
L’hypnose ericksonienne intervient ici en douceur. Elle ne lutte pas contre l’automatisme, elle le détourne. En état de conscience modifié, ton cerveau devient réceptif à de nouvelles associations. On remplace « stress = cigarette » par « stress = trois respirations lentes ». Mais avant cela, il faut identifier tes propres pièges. Quelles sont tes émotions déclencheuses ? L’ennui le dimanche après-midi ? La pression au travail ? Une dispute avec ton conjoint ? Note-les cette semaine. C’est le premier pas pour sortir de l’automatisme.
Tu as peut-être déjà essayé la méthode Coué ou des affirmations positives. « Je suis fort, je ne fumerai plus. » Ça n’a pas marché, parce que tu as passé des heures à te répéter le contraire. L’hypnose n’est pas une bagarre contre toi-même. C’est une négociation avec ton inconscient, cette partie de toi qui gère les routines et les émotions sans que tu aies à y penser.
Quand je reçois un adulte en consultation, je commence toujours par lui poser une question simple : « Qu’est-ce que ce comportement t’apporte de positif ? » Surprise, souvent. « Rien, c’est nocif ! » Pourtant, ton inconscient a ses raisons. Une cigarette t’offre une pause sociale, un moment à toi dans la journée. Une barre chocolatée t’apaise quand tu te sens vide. L’hypnose ne cherche pas à supprimer ce besoin, mais à le satisfaire autrement.
Je me souviens d’Élodie, une trentenaire venue pour un sevrage tabagique. Elle fumait pour gérer son anxiété sociale. En séance, on a utilisé l’hypnose pour créer un « lieu sûr » mental, une image apaisante qu’elle pouvait activer en trois secondes dans une soirée stressante. Son cerveau a appris que la cigarette n’était plus la seule option. Elle n’a pas lutté contre l’envie, elle l’a simplement redirigée.
Le processus est fascinant : en état d’hypnose, ton cerveau est en ondes alpha et thêta, plus perméable aux suggestions. On peut alors implanter de nouveaux réflexes. Par exemple, associer l’odeur de la cigarette à une sensation de dégoût léger, ou l’envie de sucre à une boisson chaude. Ce n’est pas magique, c’est neurobiologique. Les connexions neuronales se reforment. Mais attention : l’hypnose ne fait pas tout. Elle te prépare, elle te donne les outils. Le reste, c’est toi qui le mets en œuvre dans ta vie quotidienne.
L’hypnose ne t’enlève rien, elle te donne une nouvelle carte. À toi de marcher sur le chemin.
Tu as sûrement entendu des coachs dire : « Dis-toi que tu n’es pas un fumeur qui a arrêté, mais un non-fumeur. » C’est une piste intéressante, mais incomplète si tu ne travailles pas l’identité en profondeur. Le problème, c’est que quand tu te définis comme « ancien dépendant », tu gardes une porte ouverte sur le passé. Tu vis dans la privation, pas dans la liberté.
Je travaille beaucoup avec l’IFS (Internal Family Systems), une approche qui considère que ta psyché est composée de plusieurs « parties ». Tu as une partie qui veut arrêter, une autre qui adore la sensation de la cigarette, une troisième qui a peur du manque. Ces parties ne sont pas des ennemis, mais des protecteurs maladroits. La partie qui te pousse à manger du sucre le soir, par exemple, essaie peut-être de compenser un manque affectif ou de t’aider à t’endormir.
Quand tu arrêtes sans écouter ces parties, tu les forces à lutter en silence. Et elles finissent par gagner, parce qu’elles sont plus anciennes et plus fortes que ta volonté. La rechute devient alors une rébellion intérieure. « Tu veux me priver ? Je vais te montrer. »
Prenons Thomas, un footballeur que j’accompagne. Il avait arrêté l’alcool pour améliorer ses performances. Mais chaque week-end, après un match, il ressentait une pression énorme pour boire avec l’équipe. Une partie de lui voulait appartenir au groupe, une autre voulait rester performant. En séance d’IFS, on a dialogué avec cette partie sociale. Elle avait peur de l’exclusion. On lui a trouvé une alternative : boire un soda dans un verre à bière. Aujourd’hui, il ne se définit plus comme « ancien buveur », mais comme « athlète qui choisit ses moments ». La différence est subtile mais décisive.
Pour toi, pose-toi cette question : comment te décris-tu par rapport à cette habitude ? Si tu te raccroches à l’étiquette « ancien », tu risques de la porter comme un fardeau. L’hypnose et l’IFS t’aident à construire une nouvelle identité, où ce comportement n’est plus central. Tu n’es pas quelqu’un qui ne fume plus. Tu es quelqu’un qui respire mieux, qui a plus d’énergie, qui sent les saveurs. Le changement devient une expansion, pas une amputation.
Tu as peut-être remarqué que tu craques plus souvent dans certaines situations sociales. Un apéro entre amis, un dîner de famille tendu, une réunion de travail stressante. Ce n’est pas un hasard. Les relations humaines activent des schémas émotionnels anciens, souvent hérités de ton enfance. L’intelligence relationnelle, que j’intègre dans mes accompagnements, t’apprend à repérer ces déclencheurs relationnels.
Je te donne un exemple concret. Sophie, une de mes patientes, avait arrêté de fumer depuis quatre mois. Mais dès que sa mère la critiquait au téléphone, elle allumait une cigarette sans réfléchir. En explorant cette dynamique, on a découvert que sa mère avait toujours été très exigeante, et que fumer était pour Sophie une façon de « gérer » l’impuissance ressentie. La cigarette devenait une réponse à une relation toxique.
L’intelligence relationnelle, c’est la capacité à reconnaître tes émotions dans l’interaction avec l’autre, et à choisir ta réponse plutôt que de réagir automatiquement. Concrètement, cela signifie :
Par exemple, si tu sais qu’un dîner avec ton beau-frère est un piège à alcool, tu peux te préparer en amont : une courte séance d’auto-hypnose de 5 minutes avant de partir, ou un signal convenu avec ta conjointe pour t’extraire discrètement. L’hypnose t’aide à ancrer ces nouveaux réflexes, mais c’est toi qui les actives.
Les autres ne te font pas rechuter. Ils révèlent les parties de toi qui n’ont pas encore guéri.
On parle souvent de sevrage physique, mais on oublie le sevrage émotionnel. Quand tu arrêtes une habitude, même nocive, tu perds un compagnon. La cigarette était là dans les moments d’attente, la nourriture réconfortante était présente après une journée difficile. Ton corps a enregistré cette présence comme une sécurité. Quand elle disparaît, il panique.
L’hypnose ericksonienne est particulièrement efficace pour accompagner ce deuil. En séance, on peut revisiter les souvenirs associés à cette habitude, non pas pour les renforcer, mais pour les transformer. Par exemple, si tu associais la cigarette à la pause-café du matin, on peut recréer cette pause avec une autre sensation : une tasse de thé que tu bois en pleine conscience, en savourant l’instant.
J’ai accompagné un coureur de marathon, Julien, qui utilisait la nourriture comme récompense après chaque entraînement. Il avait arrêté le sucre, mais se sentait vide après ses sorties. On a travaillé en hypnose sur la notion de récompense : son cerveau avait besoin d’un signal de satisfaction. On a créé un rituel post-course : une douche chaude, un étirement spécifique, une musique qu’il aimait. Son corps a appris à recevoir la récompense ailleurs.
Le sevrage émotionnel dure souvent plus longtemps que le sevrage physique. Sois patient avec toi-même. Si tu ressens une vague de tristesse ou de manque, ne la repousse pas. Accueille-la. Demande-lui ce qu’elle veut vraiment. Souvent, c’est une demande de présence, de douceur, de sens. L’hypnose t’apprend à rester avec cette émotion sans la fuir dans l’ancien comportement. Et ça, c’est une force que personne ne peut te prendre.
Tu es peut-être en train de te dire : « L’hypnose, c’est bien quand tout va bien, mais dans la tempête, je n’y pense pas. » C’est une objection que j’entends souvent. Et c’est vrai : si tu ne prépares que les moments faciles, la rechute est probable. L’hypnose te prépare justement aux situations critiques.
En séance, on travaille la « projection dans le futur ». Je te guide mentalement dans des scénarios à risque : une soirée arrosée, un coup de stress au travail, une dispute conjugale. En état d’hypnose, tu vis ces situations en imagination, et tu explores des réponses alternatives. Ton cerveau enregistre ces nouvelles voies comme réelles. Quand la vraie tempête arrive, tu as déjà un chemin tracé.
Prenons un exemple sportif. Un footballeur que j’accompagne avait tendance à craquer sur les gâteaux après un match perdu. En hypnose, on a rejoué la défaite, mais cette fois, il s’est vu rentrer chez lui, prendre une douche, appeler un ami, puis lire un livre. Après plusieurs séances, ce scénario est devenu son réflexe. Il a rechuté une fois, mais a immédiatement reconnu le piège. Aujourd’hui, il dit : « L’hypnose m’a donné un plan B. »
Pour toi, voici un exercice simple que tu peux faire dès ce soir. Ferme les yeux, respire profondément, et imagine-toi dans ta situation à risque. Visualise les détails : l’odeur, la lumière, les sons. Ressens l’envie monter. Puis, dans ton imagination, fais un autre choix. Prends un verre d’eau, sors marcher cinq minutes, écris ce que tu ressens. Répète cet exercice trois fois dans la semaine. Tu entraînes ton cerveau à emprunter une nouvelle route.
Tu as craqué. Une cigarette, un verre, un écart alimentaire. Et là, une voix intérieure te dit : « C’est foutu, tu as tout gâché. » C’est le piège du « tout ou rien », un schéma de pensée très courant chez les personnes qui tentent un sevrage. Une petite déviation devient une catastrophe, et tu abandonnes complètement.
Je le vois souvent chez les sportifs que je prépare mentalement. Un coureur manque un entraînement, et il se dit qu’il n’est plus en forme, qu’il ne mérite pas la compétition. Résultat : il enchaîne trois jours de grasse matinée et de malbouffe. La rechute n’est pas dans l’erreur, elle est dans la réaction à l’erreur.
L’hypnose et l’IFS t’aident à développer une flexibilité mentale. On travaille sur la partie perfectionniste qui te juge, cette partie qui croit que tout doit être parfait ou rien. En réalité, une rechute est une donnée, pas un verdict. Si tu as fumé une cigarette après un mois d’abstinence, tu n’es pas revenu à zéro. Tu as appris que cette situation particulière est un piège. Tu l’éviteras mieux la prochaine fois.
Un patient m’a dit un jour : « J’ai bu une bière, je me suis senti nul, et j’ai arrêté de m’écouter. » On a travaillé sur le pardon en hypnose. Il s’est visualisé en train de se parler comme à un ami : « Ce n’est pas grave, tu as fait une erreur, demain tu recommences. » Depuis, il dit que sa rechute l’a renforcé, parce qu’il a compris que le véritable ennemi, c’est le jugement, pas la faute.
Une rechute n’est pas une chute. C’est un pas de côté qui t’apprend où est le trou.
Tu l’as compris, la rechute n’est pas une fatalité. C’est un mécanisme que tu peux comprendre, anticiper et désamorcer. L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle ne sont pas des baguettes magiques, mais des outils concrets pour reprogrammer tes automatismes, écouter tes parties intérieures, et naviguer dans les relations sans te perdre.
Si tu es prêt à arrêter de lutter contre toi-même et à commencer une vraie transformation, je te propose de faire un premier pas. Prends un carnet et écris : quelle est la situation qui te fait le plus craindre la rechute ? Sois précis. Puis, imagine une alternative que tu peux mettre en place. Ce n’est qu’un début.
Je reçois à Saintes depuis 2014 des adultes comme toi, qui veulent en finir avec un cycle qui les épuise. Je ne te promets pas que ce sera facile, mais je te promets que tu seras accompagné, écouté, et outillé. Si tu veux en parler, contacte-moi. On trouvera ensemble comment préparer ton cerveau à la liberté, pas
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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