3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comprenez pourquoi l’inconscient dépasse la simple force mentale.
Vous avez déjà essayé de changer quelque chose chez vous à la force du poignet. Arrêter de grignoter le soir. Vous lever plus tôt pour courir. Répondre avec calme quand votre collègue vous provoque. Et ça a marché… pendant trois jours, peut-être une semaine. Puis la fatigue, le stress ou une mauvaise habitude ont repris le dessus, et vous vous êtes retrouvé au même point, avec en prime une bonne dose de culpabilité. Je vois ça très souvent dans mon cabinet à Saintes. Des gens intelligents, motivés, qui viennent me dire : « Je ne comprends pas, j’ai pourtant de la volonté. » Oui, vous en avez. Le problème, c’est que la volonté seule est un outil limité, comme un tournevis pour enfoncer un clou. Elle force, mais elle ne transforme pas. L’hypnose, elle, ne force pas. Elle change la structure du problème. Et c’est pour ça qu’elle est souvent plus efficace, plus durable, et surtout moins épuisante.
La volonté, c’est ce muscle conscient qui vous permet de choisir la salade plutôt que le fromage, d’éteindre Netflix pour aller dormir, de dire non à un verre de trop. C’est utile, mais c’est aussi un muscle qui se fatigue. Vous l’avez déjà ressenti : en fin de journée, après avoir géré mille choses, vos bonnes résolutions s’effondrent comme un château de cartes. Ce n’est pas de la faiblesse morale, c’est de la physiologie. Le cortex préfrontal, la partie de votre cerveau qui prend les décisions réfléchies, consomme énormément d’énergie. Plus vous l’utilisez, plus il s’épuise. C’est ce qu’on appelle « l’épuisement de l’ego » dans les études de Roy Baumeister.
Mais le vrai problème n’est pas la fatigue. Le vrai problème, c’est que votre volonté se bat contre un adversaire qu’elle ne voit pas et qui ne se fatigue jamais : votre inconscient. Lui, il ne raisonne pas en termes de « bon » ou de « mauvais ». Il fonctionne en termes de sécurité, de confort, de routines. Quand vous décidez consciemment de ne plus grignoter le soir, votre inconscient, lui, se souvient que grignoter vous a apaisé des centaines de fois. Pour lui, c’est une solution fiable à un inconfort. Alors il va gentiment, mais sûrement, saboter votre volonté.
Prenons l’exemple de Laurent, un commercial que j’ai reçu il y a deux ans. Il voulait arrêter de fumer. Il avait une volonté de fer. Il jetait ses paquets, tenait trois jours, puis un soir de stress après un client difficile, il se retrouvait à la station-service sans même s’en rendre compte. Il disait : « C’est plus fort que moi. » Et il avait raison. Ce n’était pas une faiblesse, c’était un conflit entre son conscient (qui voulait arrêter) et son inconscient (qui associait la cigarette à une soupape de sécurité immédiate). La volonté avait perdu parce qu’elle ne s’attaquait pas à la cause.
« La volonté est comme un rameur dans un canot. Elle peut pagayer très fort, mais si le courant de l’inconscient va dans l’autre sens, elle finira par s’épuiser. L’hypnose, elle, change le sens du courant. »
Votre volonté est un outil formidable pour des décisions ponctuelles. Mais pour des changements durables, elle est souvent inefficace parce qu’elle ignore le moteur principal de vos comportements : votre système de croyances et d’automatismes inconscients. Vous ne pouvez pas gagner une guerre contre vous-même. Il faut négocier une paix durable.
Si votre conscient est le capitaine du bateau, votre inconscient est le pilote automatique et l’équipage. Le capitaine donne les ordres, mais c’est l’équipage qui sait exactement comment hisser la voile, ajuster la barre, réagir à une tempête. Et l’équipage n’aime pas les changements brusques. Si vous lui dites « on change de cap maintenant », il va résister, ralentir, ou faire mine de ne pas comprendre.
L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, ne cherche pas à commander à l’équipage. Elle lui parle dans son langage. Elle utilise des métaphores, des suggestions indirectes, des histoires. Elle ne dit pas « tu dois arrêter de grignoter ». Elle dit plutôt « et si ton corps trouvait d’autres façons de se sentir apaisé, des façons qui te surprennent par leur simplicité ». C’est une approche qui respecte la logique interne de l’inconscient.
Je me souviens de Claire, une enseignante qui venait pour une phobie des examens. Elle était brillante, préparait ses cours, mais le jour du concours, elle bloquait. Elle se raisonnait : « Je connais ma matière, je suis capable. » Rien n’y faisait. Son inconscient, lui, avait associé la salle d’examen à une menace, probablement depuis un souvenir d’enfance où elle avait été humiliée par une note. La volonté ne pouvait pas effacer ce lien. En hypnose, nous avons travaillé sur ce souvenir, non pas en le supprimant, mais en le « recontextualisant ». Nous avons installé une nouvelle association : la salle d’examen est devenue un lieu de concentration calme, comme son salon quand elle prépare ses cours. En trois séances, le blocage a disparu.
Ce qui est puissant, c’est que l’hypnose permet de modifier les réactions automatiques. Vous savez, ces moments où vous réagissez « sans réfléchir » ? Votre conscient n’a même pas le temps d’intervenir. C’est là que l’hypnose fait son travail. Elle reprogramme le logiciel qui tourne en arrière-plan. Elle ne vous demande pas d’effort conscient. Au contraire, elle vous invite à lâcher prise. C’est contre-intuitif, mais c’est exactement ce qui la rend efficace. Là où la volonté force, l’hypnose permet.
J’ai identifié trois situations classiques où la volonté échoue systématiquement. Si vous vous reconnaissez, sachez que ce n’est pas une fatalité.
1. Le piège de l’interdiction. Plus vous vous dites « je ne dois pas faire ça », plus votre inconscient enregistre « faire ça » comme une option. C’est le fameux effet « ours blanc » : essayez de ne pas penser à un ours blanc pendant une minute. Vous allez y penser immédiatement. La volonté crée une tension intérieure. L’hypnose, elle, ne lutte pas contre l’envie. Elle l’accueille, puis la transforme. Par exemple, au lieu de dire « je ne veux plus stresser », on va travailler sur « je peux ressentir le calme à l’intérieur de moi, même quand le monde extérieur est agité ». La suggestion est positive, elle ouvre une porte au lieu de la fermer.
2. Le piège de la culpabilité. Quand vous utilisez votre volonté et que vous échouez (parce que vous êtes humain), vous culpabilisez. Cette culpabilité est un stress supplémentaire. Et le stress, c’est souvent le déclencheur même du comportement que vous voulez changer. Vous grignotez parce que vous êtes stressé, puis vous stressez d’avoir grignoté, donc vous grignotez encore plus. C’est un cercle vicieux. L’hypnose casse ce cercle. Elle vous apprend à vous observer sans jugement. Elle installe une forme de bienveillance envers vous-même. Et croyez-moi, c’est souvent la clé. Quand vous cessez de vous battre contre vous-même, le changement devient presque naturel.
3. Le piège de la conscience limitée. Votre volonté ne connaît qu’une partie de l’histoire. Votre inconscient, lui, sait tout. Il connaît vos ressources enfouies, vos souvenirs oubliés, vos compétences inutilisées. La volonté vous dit « arrête de fumer ». L’hypnose, elle, va chercher dans votre inconscient : « Quand est-ce que tu t’es senti aussi apaisé sans fumer ? Qu’est-ce qui a fonctionné dans le passé ? » Elle va puiser dans votre propre histoire pour trouver des solutions que vous ne savez pas que vous avez.
« La volonté est un projecteur qui éclaire une petite zone. L’hypnose est une lampe douce qui éclaire toute la pièce, y compris les coins que vous aviez oubliés. »
Entrons un peu dans le détail, sans jargon inutile. Quand vous êtes en état d’hypnose, votre cerveau fonctionne différemment. Les études en neuro-imagerie (comme celles de l’équipe de Marie-Élisabeth Faymonville à Liège) montrent que l’activité du cortex préfrontal diminue. C’est la partie critique, analytique, celle qui dit « c’est idiot », « ça ne marchera pas », « je devrais faire autre chose ». Elle se met en veille. En parallèle, les zones liées à l’imagerie mentale, aux émotions et à la mémoire s’activent davantage.
Concrètement, ça veut dire quoi ? Que vous devenez plus réceptif aux suggestions. Pas parce que vous êtes faible, mais parce que votre filtre critique est abaissé. Vous n’êtes plus en train de vous battre contre une suggestion. Vous pouvez l’accueillir et l’intégrer. C’est un peu comme quand vous êtes plongé dans un bon film : vous oubliez que vous êtes dans une salle de cinéma, vous pleurez, vous riez, vous êtes transporté. L’hypnose, c’est un état d’attention focalisée et de réceptivité accrue.
Un autre mécanisme important est la dissociation. L’hypnose vous permet de prendre du recul par rapport à un problème. Vous n’êtes plus « dans » le problème, vous êtes « avec » le problème. Par exemple, un sportif que j’accompagne en préparation mentale, un footballeur qui avait des crampes de stress avant les penalties. En hypnose, nous avons travaillé sur la dissociation : il pouvait s’observer lui-même depuis les tribunes, voir son corps sur le terrain, et lui envoyer des consignes de calme. Ce n’est plus son stress qui le contrôlait, c’est lui qui observait son stress. Cette distance lui a redonné le contrôle.
Enfin, l’hypnose utilise l’apprentissage implicite. Vous n’avez pas besoin de vous souvenir consciemment de ce qui a été dit. Votre inconscient enregistre et applique. C’est pourquoi les changements opèrent souvent sans que vous sachiez exactement comment. Vous arrêtez simplement de grignoter, sans avoir l’impression de faire un effort. Vous répondez calmement à votre collègue, presque sans y penser. Le changement devient fluide.
Je travaille avec des coureurs et des footballeurs, et je vois un parallèle frappant avec les personnes qui viennent pour du stress ou des habitudes. Le sportif de haut niveau sait que la volonté seule ne suffit pas. Il peut s’entraîner des heures, mais s’il bloque mentalement le jour de la compétition, tout est perdu. Le mental, c’est ce qui fait la différence entre un bon athlète et un champion.
L’hypnose permet de travailler sur la confiance, la gestion de l’effort, la visualisation. Un coureur que j’accompagne avait du mal à gérer son allure en marathon. Il partait trop vite, puis s’effondrait. Sa volonté lui disait « ralentis », mais son excitation le poussait. En hypnose, nous avons créé une ancre kinesthésique : un geste simple (serrer le poing gauche) qui déclenchait automatiquement une sensation de rythme régulier et de contrôle. Pendant la course, il n’avait plus à réfléchir. Son corps savait.
Pour les personnes stressées, c’est un peu la même chose. Le stress, c’est une réponse automatique du système nerveux. Vous ne pouvez pas décider de ne pas stresser. La volonté est impuissante. Mais vous pouvez apprendre à votre système nerveux à répondre différemment. L’hypnose permet d’installer un réflexe de calme. Vous pouvez, par exemple, associer une respiration lente à une image de sécurité. Au bout de quelques séances, cette association devient automatique. Quand le stress monte, votre corps se souvient de la respiration, et le calme vient tout seul.
« L’hypnose ne vous donne pas des super-pouvoirs. Elle vous rend vos pouvoirs naturels, que le stress et les habitudes vous avaient volés. »
Je ne veux pas vous vendre un rêve. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne fonctionne pas si vous n’êtes pas prêt à changer. Elle ne fonctionne pas si vous venez avec des attentes irréalistes du genre « hypnotisez-moi et je serai guéri en une séance ». Parfois, une séance suffit pour une phobie simple. Parfois, il en faut six pour un comportement ancré depuis vingt ans.
L’hypnose ne vous enlève pas votre responsabilité. Elle vous donne des outils, mais c’est vous qui les utilisez. Je ne peux pas vous forcer à arrêter de fumer si une partie de vous veut continuer. Je peux vous aider à résoudre le conflit intérieur, mais il faut que vous soyez prêt à laisser partir la cigarette. C’est un travail d’équipe.
Enfin, l’hypnose ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique. Si vous souffrez de dépression sévère, de troubles bipolaires ou de psychoses, l’hypnose peut être un complément, mais pas un traitement principal. Je suis formé pour reconnaître ces limites, et je n’hésite pas à rediriger vers un médecin si nécessaire.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer. Voici quelque chose que vous pouvez essayer ce soir. C’est simple, mais c’est un premier pas vers un changement qui ne passe pas par la volonté.
Asseyez-vous confortablement, fermez les yeux. Prenez trois respirations profondes. Puis, portez votre attention sur votre main droite. Sans la bouger, sentez-la juste. Sa chaleur, son poids, les picotements éventuels. Maintenant, imaginez que votre main droite est une éponge. Une éponge qui absorbe toute la tension de votre corps. À chaque inspiration, la tension monte de vos épaules, de votre ventre, de votre mâchoire, et descend dans votre main. À chaque expiration, votre main devient plus lourde, plus chaude, plus dense. Faites ça pendant une minute. Puis, secouez doucement votre main comme pour jeter l’eau. Rouvrez les yeux.
Ce n’est pas de l’hypnose formelle, mais c’est une porte d’entrée. Vous venez de faire l’expérience que votre corps peut changer d’état sans que vous ayez à « vouloir » quoi que ce soit. C’est le début de la confiance en votre propre capacité à vous réguler.
Si vous sentez que ce genre d’approche pourrait vous aider à sortir d’un cercle vicieux, à arrêter de vous battre contre vous-même, je suis là. Mon cabinet à Saintes est un espace où l’on ne vous jugera pas, où l’on ne vous demandera pas de « faire plus d’efforts ». On vous aidera simplement à retrouver votre propre chemin, celui qui est déjà en vous.
Prenez soin de vous. Et souvenez-vous : vous n’avez pas à tout faire tout seul.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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