3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les signes et agir rapidement.
Tu as mal à la nuque. Pas une petite gêne passagère, une vraie douleur qui remonte dans le crâne et descend entre les omoplates. Tu passes tes soirées affalé sur le canapé, le téléphone à la main, à faire défiler des vidéos sans même t’en rendre compte. Le matin, tu te réveilles avec les yeux secs, la tête lourde, et une fatigue qui ne passe pas, même après huit heures de sommeil.
Tu n’es pas seul. Depuis que j’ai ouvert mon cabinet à Saintes en 2014, je vois défiler des adultes qui viennent pour des douleurs chroniques, des troubles du sommeil ou une baisse de concentration. Au bout de quelques échanges, un motif revient souvent : le temps passé devant les écrans, souvent bien au-delà de ce qu’ils imaginent. Ce n’est pas un jugement, c’est un constat. Les écrans font partie de nos vies, mais ton corps, lui, n’a pas été conçu pour passer dix heures par jour à fixer une lumière bleue à 30 centimètres de tes yeux.
Alors, comment reconnaître les signes physiques d’une addiction aux écrans ? Et surtout, que faire pour inverser la tendance avant que ces symptômes ne deviennent des problèmes chroniques ? Je vais te guider, pas à pas, avec des exemples concrets et des solutions pratiques.
Ton corps n’est pas fait pour l’immobilité prolongée. Quand tu restes assis des heures, le dos voûté, la tête penchée vers l’avant pour regarder ton téléphone ou ton ordinateur, tu imposes à ta colonne vertébrale une charge mécanique énorme. La tête d’un adulte pèse en moyenne 5 à 6 kilos. Plus tu l’inclines vers l’avant, plus la pression sur les vertèbres cervicales augmente. À 15 degrés, c’est l’équivalent de 12 kilos. À 30 degrés, 18 kilos. À 45 degrés, 22 kilos. Autant dire que tes cervicales crient grâce.
Mais ce n’est pas tout. Le fait de fixer un écran sans cligner des yeux suffisamment – on passe de 15 à 20 clignements par minute à seulement 5 à 7 – assèche la cornée. La lumière bleue, elle, perturbe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Résultat : tu t’endors plus tard, tu dors moins bien, et tu te réveilles avec une sensation de fatigue qui colle au corps.
Enfin, il y a l’effet sur le système nerveux. Les notifications, les vidéos courtes, le scrolling infini activent en continu ton système de récompense. Tu libères de la dopamine à chaque nouveau like, chaque message. Mais cette stimulation constante maintient ton cerveau en état d’alerte, même quand tu devrais être en mode repos. Tu passes de l’excitation à la fatigue sans jamais vraiment te poser.
Je reçois souvent des personnes qui me disent : « Je ne comprends pas, je ne fais rien de physique, pourtant je suis épuisé. » C’est normal. Ton cerveau travaille sans arrêt, et ton corps subit les conséquences d’une posture figée et d’une stimulation nerveuse permanente. L’addiction aux écrans n’est pas seulement une question de temps passé, c’est une question de qualité de vie.
Le piège, c’est de croire que les écrans sont un repos. En réalité, ils sont un travail invisible pour ton corps et ton cerveau. Quand tu scrolles, tu bosses, même si tu ne t’en rends pas compte.
Je vais te donner les signaux d’alarme que je vois le plus souvent chez mes patients. Si tu en reconnais plusieurs, il est temps d’agir.
1. Les douleurs cervicales et dorsales
C’est le classique. Une patiente de 42 ans, commerciale, est venue me voir avec des migraines quasi quotidiennes. Elle passait six heures par jour sur son ordinateur, puis deux heures sur son téléphone le soir. Après quelques séances d’hypnose, elle a pris conscience qu’elle se raidissait inconsciemment en fixant l’écran. Ses trapèzes étaient durs comme du bois. Les douleurs cervicales, les tensions entre les omoplates, les maux de tête en fin de journée : tout ça vient souvent d’une posture figée et d’une hypervigilance visuelle.
2. Les yeux secs, irrités, la vision floue
Un coureur que j’accompagne en préparation mentale s’est mis à avoir des douleurs oculaires après ses entraînements. Il regardait des vidéos de technique de course sur son téléphone juste avant de sortir. Ses yeux, déjà sollicités par l’effort, n’avaient pas eu le temps de se réhydrater. La sensation de sable dans les yeux, les picotements, la vision qui devient floue après une heure d’écran : ce sont des signes de sécheresse oculaire et de fatigue des muscles ciliaires, ceux qui permettent de faire la mise au point.
3. Les troubles du sommeil
Tu te couches à minuit, tu regardes ton téléphone « cinq minutes » dans le noir, et tu te retrouves à deux heures du matin à scroller. Le lendemain, tu es fatigué, irritable, tu as du mal à te concentrer. La lumière bleue inhibe la sécrétion de mélatonine, et ton cerveau reste en mode « jour ». Même si tu fermes les yeux, ton sommeil est moins réparateur. Un patient de 38 ans, cadre stressé, m’a dit : « Je dors huit heures, mais je me réveille aussi fatigué qu’avant de me coucher. » Il regardait des séries sur sa tablette dans le lit depuis des années.
4. Les maux de tête et les migraines
La fatigue oculaire, les tensions cervicales, et la stimulation mentale permanente peuvent déclencher des céphalées de tension, voire des migraines. Si tu as mal à la tête en fin de journée de manière régulière, c’est un signal fort.
5. Les douleurs aux poignets, aux doigts, au pouce
Le scrolling, le tapotage, la tenue du téléphone avec le pouce en position fléchie : ça s’appelle le « smartphone thumb » (pouce du smartphone). Des tendinites, des syndromes du canal carpien léger, des douleurs dans l’avant-bras peuvent apparaître. Un footballeur amateur que j’accompagne s’est plaint de douleurs au poignet droit. Il passait ses soirées à jouer à des jeux sur sa console portable, le poignet en hyperextension.
6. La fatigue chronique et la baisse de concentration
Quand tu passes d’une notification à une vidéo, d’un mail à un post Instagram, ton cerveau est en multitâche permanent. Il n’a jamais le temps de se poser. Cette hyperactivité mentale épuise tes ressources. Tu te sens fatigué dès le réveil, tu as du mal à te concentrer sur une tâche simple, tu es irritable. C’est le signe que ton système nerveux est en surchauffe.
7. Les troubles digestifs
Moins connu, mais réel. Quand tu es absorbé par un écran, tu manges souvent sans conscience, vite, mal. Tu avales des aliments transformés, tu bois moins d’eau, tu restes assis. Le stress chronique lié à la stimulation numérique perturbe aussi le système digestif. Des ballonnements, des brûlures d’estomac, une sensation de lourdeur peuvent apparaître.
Ton corps te parle tout le temps. Les douleurs, la fatigue, les yeux secs, ce sont des messages. Les écrans ne sont pas le problème en eux-mêmes, mais la manière dont tu les utilises peut transformer ces messages en cris d’alarme.
Quand tu es pris dans l’addiction aux écrans, tu te sens souvent impuissant. Tu sais que tu devrais lâcher le téléphone, mais une force invisible te pousse à continuer. Tu te promets d’arrêter à telle heure, et tu te retrouves une heure plus tard à scroller. C’est là que l’hypnose ericksonienne et l’IFS (Internal Family Systems) peuvent faire la différence.
L’hypnose ericksonienne, c’est une approche qui parle directement à ton inconscient. Elle ne force pas, elle suggère. En état de transe légère, ton esprit est plus ouvert au changement. On peut travailler sur la sensation de besoin irrépressible de vérifier ton téléphone, sur l’automatisme du geste, sur la détente des muscles qui se crispent devant l’écran. Par exemple, une patiente qui avait des douleurs cervicales liées au travail sur ordinateur a appris, sous hypnose, à associer une sensation de chaleur et de relâchement à chaque fois qu’elle s’asseyait devant son écran. En quelques séances, ses douleurs ont diminué de 70 %.
L’IFS, lui, considère que tu as en toi différentes « parties » qui ont des rôles et des peurs. Il y a une partie qui veut absolument regarder ton téléphone pour ne pas manquer quelque chose, pour te détendre, pour éviter l’ennui. Et il y a une autre partie qui souffre, qui a mal au dos, qui est fatiguée. L’IFS permet de dialoguer avec ces parties, de comprendre ce qu’elles cherchent à protéger, et de les apaiser de l’intérieur. Un patient, coureur de fond, avait une partie qui le poussait à regarder des vidéos de course le soir, soi-disant pour « se motiver ». En réalité, cette partie cherchait à éviter une peur de l’échec. Quand il a compris ça, il a pu la rassurer, et le besoin de scroller a disparu.
Ces deux approches ne sont pas magiques. Elles demandent de ta part une curiosité et une volonté de changement. Mais elles t’offrent des outils concrets pour sortir de l’automatisme.
Avant même de prendre rendez-vous, tu peux commencer à agir. Voici cinq actions que je propose systématiquement à mes patients.
1. La règle des 20-20-20
Toutes les 20 minutes, regarde quelque chose à 20 mètres de distance pendant 20 secondes. Ça permet à tes yeux de se détendre et à tes cervicales de changer de position. Tu peux mettre un minuteur sur ton téléphone ou ton ordinateur.
2. Le coucher sans écran
Arrête tout écran au moins une heure avant de dormir. Pas de téléphone, pas de tablette, pas de télévision. Lis un livre papier, écoute de la musique, prends un bain. La première semaine, c’est dur. Ton cerveau va protester. Mais après quelques jours, ton sommeil devient plus profond, et tu te réveilles plus reposé.
3. La posture consciente
Quand tu travailles sur ordinateur, installe ton écran à hauteur des yeux, les pieds à plat sur le sol, les avant-bras soutenus. Quand tu utilises ton téléphone, tiens-le à hauteur des yeux, pas dans ton giron. Ça semble simple, mais ça change tout pour tes cervicales.
4. La respiration avant de scroller
Avant de prendre ton téléphone, fais trois respirations profondes. Inspire par le nez pendant 4 secondes, retiens 2 secondes, expire par la bouche pendant 6 secondes. Ça coupe l’automatisme et ça te permet de choisir consciemment si tu veux vraiment regarder ton écran ou non.
5. Les micro-pauses actives
Toutes les heures, lève-toi, marche 2 minutes, étire tes bras au-dessus de ta tête, tourne doucement la tête à gauche et à droite. Ça relance la circulation sanguine, ça détend les muscles, et ça donne une pause à ton cerveau.
Le changement n’a pas besoin d’être radical pour être efficace. Un petit geste répété chaque jour, c’est une révolution silencieuse pour ton corps.
Il existe des signes qui vont au-delà des symptômes physiques. Si tu te poses la question, fais ce petit test mental :
Si tu réponds oui à plusieurs de ces questions, il ne s’agit pas d’une simple habitude. C’est une relation addictive. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut en sortir.
Si les symptômes physiques persistent malgré ces ajustements, si tu sens que tu n’arrives pas à changer seul, ou si les écrans prennent une place trop grande dans ta vie, consulter un professionnel peut être une étape précieuse.
En tant que praticien, je ne vais pas te juger. Je vois des personnes de tous âges, de tous horizons, qui vivent la même chose. L’hypnose et l’IFS ne sont pas des baguettes magiques, mais elles offrent un cadre pour comprendre ce qui se joue en toi, et pour retrouver une liberté de choix. Tu n’es pas faible. Tu es humain, et les écrans sont conçus pour capter ton attention.
Je travaille souvent en quelques séances, parfois une seule suffit pour débloquer une prise de conscience. Mais je suis honnête : si l’addiction est très ancrée, cela peut prendre plus de temps. L’essentiel, c’est de commencer.
Tu as lu cet article jusqu’au bout, et ça veut dire que quelque chose en toi est prêt à changer. Peut-être que tu as reconnu tes propres douleurs, ta propre fatigue. Peut-être que tu te dis que ça suffit.
Je ne te demande pas de tout arrêter demain. Je te propose juste un pas. Choisis un des gestes simples que je t’ai donnés, et essaie-le pendant une semaine. Observe ce qui se passe dans ton corps. Est-ce que ta nuque est moins tendue ? Est-ce que tu dors mieux ? Est-ce que tu te sens plus présent ?
Si tu veux aller plus loin, si tu sens que tu as besoin d’un accompagnement personnalisé, je suis là. Je reçois à Saintes, en consultation individuelle, pour des séances d’hypnose ericksonienne, d’IFS ou de préparation mentale. On peut aussi travailler à distance si tu es loin.
Tu peux prendre contact avec moi par téléphone ou via le formulaire sur mon site. On échange d’abord sans engagement, pour voir si ma façon de travailler te correspond.
Tu n’es pas seul, et ton corps mérite d’être écouté. Si tu as des douleurs, de la fatigue, des troubles du sommeil, ce ne sont pas des fatalités. Ce sont des signaux. Et tu peux y répondre.
Prends soin de toi.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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