3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Évitez ces pièges courants.
Vous arrive-t-il de repasser mentalement une présentation des dizaines de fois, pour qu’au moment crucial, votre voix tremble, votre cœur s’emballe et vos idées s’envolent ? Peut-être même avez-vous déjà refusé une opportunité professionnelle ou une intervention en réunion à cause de cette boule au ventre. Cette peur de l’oral, parfois paralysante, n’est pas une fatalité. Mais attention : certaines tentatives pour la contrôler l’aggravent insidieusement. Je vois régulièrement des personnes intelligentes et compétentes tomber dans ces pièges, croyant bien faire. Aujourd’hui, je vais vous montrer les trois erreurs les plus fréquentes et, surtout, comment les corriger concrètement, en m’appuyant sur ce que j’observe dans mon cabinet à Saintes.
Vous pensez peut-être que la solution, c’est de répéter votre discours jusqu’à le connaître par cœur. C’est une erreur classique. J’ai travaillé avec une responsable marketing qui préparait ses présentations commerciales pendant des heures. Elle connaissait son texte mot pour mot. Pourtant, dès qu’un regard se posait sur elle, elle perdait tous ses moyens. Pourquoi ? Parce que la préparation excessive crée une attente rigide. Votre cerveau associe la réussite à la reproduction exacte d’un script. Mais l’oral est vivant, imprévisible. Un regard, une question, un bruit, et votre script s’effondre. Ce décalage entre l’attente (la perfection répétée) et la réalité (l’imprévu) déclenche une alerte dans votre système nerveux. Votre amygdale, cette petite zone du cerveau qui détecte les menaces, interprète cet écart comme un danger. Résultat : montée d’adrénaline, voix qui se serre, trous de mémoire.
Ce que vous faites alors ? Vous répétez encore plus, croyant maîtriser le problème. Mais vous renforcez le piège : vous apprenez à votre cerveau que l’oral est une performance à risque, où tout doit être contrôlé. Plus vous voulez contrôler, plus vous êtes vulnérable à l’imprévu.
Comment corriger cette erreur ?
L’alternative, c’est de passer d’une logique de performance à une logique de présence. Concrètement, au lieu de répéter votre texte, entraînez-vous à improviser sur le sujet. Prenez trois mots-clés et parlez librement pendant deux minutes. Enregistrez-vous, écoutez sans jugement. Vous verrez que vous dites l’essentiel, même sans préparation parfaite. En hypnose ericksonienne, on appelle cela « lâcher prise sur le résultat ». Votre objectif n’est pas de dire chaque mot prévu, mais de transmettre une idée, une émotion. Quand vous vous autorisez à être imparfait, votre corps se détend. Vous respirez mieux. Votre voix devient plus naturelle.
Essayez ceci dès aujourd’hui : prenez un sujet que vous maîtrisez (votre métier, un hobby). Chronométrez-vous 90 secondes pour en parler sans préparation. Puis recommencez. Notez ce qui change dans votre ressenti la deuxième fois. Vous découvrirez que vous n’avez pas besoin de tout préparer pour être compétent.
Une autre erreur courante : dès que vous sentez les premiers signes de stress (cœur qui bat, mains moites, ventre noué), vous essayez de les faire disparaître. Vous vous dites « calme-toi », vous respirez fort, vous serrez les poings. Mais plus vous luttez contre ces sensations, plus elles s’amplifient. Pourquoi ? Parce que votre cerveau interprète votre lutte comme une confirmation du danger. « Si je dois me battre contre mon corps, c’est que la situation est vraiment menaçante. » Ce mécanisme s’appelle la « lutte contre les symptômes ». Il est l’une des causes principales de l’aggravation des peurs.
Un footballeur que j’accompagne a vécu ça en finale régionale. Avant le match, il sentait ses jambes lourdes, son cœur s’emballait. Il a essayé de se raisonner, de respirer calmement. Résultat : il était tellement concentré sur ses sensations qu’il a raté ses deux premiers tirs. Son corps lui disait « je suis prêt à l’effort », mais lui l’interprétait comme « je panique ».
Ce que vous devez comprendre : Votre corps n’est pas votre ennemi. Ces sensations (accélération du cœur, transpiration, tension musculaire) sont les mêmes que celles de l’excitation, de la préparation à l’action. Les interpréter comme de la peur est un choix inconscient que vous pouvez changer.
Comment corriger cette erreur ?
En hypnose, j’utilise une technique simple appelée « l’accueil des sensations ». Au lieu de lutter, vous observez ce qui se passe dans votre corps avec curiosité, sans chercher à le modifier. Par exemple : « Tiens, mon cœur bat plus vite. Je sens une chaleur dans ma poitrine. Mes épaules sont remontées. » Cette observation neutre désactive l’alarme. Votre système nerveux comprend que vous n’êtes pas en danger puisque vous ne fuyez pas. Petit à petit, les sensations s’atténuent d’elles-mêmes, non par lutte mais par acceptation.
Pratiquez cela en situation sécurisée : asseyez-vous, fermez les yeux, et provoquez volontairement une légère accélération cardiaque (en imaginant une situation stressante ou en montant des escaliers). Puis observez les sensations sans bouger, sans chercher à les contrôler. Notez combien de temps elles durent. Vous verrez : elles passent toutes seules, souvent en moins de 90 secondes. Ce petit exercice reprogramme votre cerveau à ne plus associer ces sensations à un danger.
La troisième erreur est peut-être la plus sournoise. Vous êtes en train de parler, et soudain, vous voyez quelqu’un bailler dans le public. Votre mental s’emballe : « Il s’ennuie, je suis nul, je ne suis pas à la hauteur. » Ou bien vous croisez un regard neutre et vous l’interprétez comme une désapprobation. Ce faisant, vous quittez votre message pour vous occuper de ce que vous imaginez des pensées des autres. Ce phénomène s’appelle la « lecture de pensée ». Il est systématiquement négatif et amplifie votre anxiété.
Le problème, c’est que personne ne peut lire les pensées des autres. Ce que vous interprétez comme un jugement est souvent une projection de votre propre critique intérieure. Cette voix, parfois héritée d’un parent exigeant ou d’un professeur sévère, vous juge en permanence. Quand vous la projetez sur le public, vous vous croyez observé, évalué, ce qui augmente la pression.
Un commercial que j’ai reçu avait cette habitude : il scrutait les visages pendant ses pitchs. Dès qu’il voyait un sourcil froncé, il perdait le fil. En réalité, son client était simplement myope et plissait les yeux pour mieux lire le document. Mais lui avait déjà interprété cela comme un rejet.
Comment corriger cette erreur ?
La correction passe par un recentrage sur ce que vous contrôlez : votre intention et votre message. En Intelligence Relationnelle, on parle de « passer du mode observation à mode connexion ». Concrètement, au lieu de chercher des signes de jugement, portez votre attention sur ce que vous voulez transmettre. Demandez-vous : « Quelle est l’idée principale que je veux laisser ? » ou « Quelle émotion est-ce que je souhaite partager ? » Ce recentrage vous ancre dans le présent et vous sort de l’anticipation anxieuse.
Un exercice puissant : avant une prise de parole, choisissez une personne dans le public qui vous semble bienveillante (un collègue, un ami). Parlez-lui directement, comme si vous étiez seul avec elle. Vous verrez que votre voix se pose, votre rythme ralentit. Vous n’êtes plus en train de performer pour une foule imaginaire, mais de communiquer avec un humain.
Rappelez-vous ceci : Les autres sont bien plus occupés par leurs propres pensées qu’à vous juger. La plupart du temps, ils espèrent simplement que vous réussissiez, car ils se reconnaissent en vous. Votre pire critique, c’est vous-même, et c’est le seul que vous pouvez apprendre à apaiser.
Ces trois corrections ne sont pas des trucs magiques. Elles demandent un vrai travail sur soi. C’est là que l’hypnose ericksonienne et l’IFS (Internal Family Systems) deviennent des alliés précieux. L’hypnose ericksonienne, que j’utilise avec mes patients à Saintes, permet d’accéder à votre inconscient pour modifier les automatismes qui vous bloquent. Par exemple, si votre peur de l’oral est liée à une expérience humiliante au lycée, l’hypnose peut vous aider à « recontextualiser » ce souvenir, à le dissocier de la situation présente.
L’IFS, elle, va plus loin. Elle part du principe que votre personnalité est composée de différentes « parties ». Vous avez une partie qui veut fuir les présentations, une autre qui vous critique sévèrement, une autre encore qui veut performer parfaitement. Chacune a une intention positive, même si ses actions vous nuisent. La partie qui vous paralyse cherche à vous protéger du ridicule. La partie qui vous juge veut vous pousser à l’excellence. En IFS, on apprend à dialoguer avec ces parties, à les comprendre, à les apaiser sans les combattre.
Prenons un exemple concret. Un patient, cadre dans une collectivité, venait me voir car il bloquait systématiquement en réunion. Il sentait une « boule » dans la gorge dès qu’il devait prendre la parole. En séance, nous avons identifié une partie « protectrice » très jeune, qui avait été humiliée par un professeur à 12 ans. Cette partie croyait encore que parler en public = danger mortel. En l’écoutant, en la remerciant d’avoir protégé ce patient pendant des années, nous avons pu libérer une autre partie, plus créative et confiante. Aujourd’hui, il anime des ateliers sans problème.
L’hypnose ericksonienne, elle, utilise des métaphores et des suggestions indirectes. Par exemple, je raconte l’histoire d’un arbre dont les racines sont solides même quand le vent souffle. Pendant que le patient écoute, son inconscient intègre l’idée de stabilité intérieure. Ces approches ne suppriment pas la peur, mais elles changent votre relation à elle. Vous n’êtes plus la peur, vous êtes celui ou celle qui observe la peur.
Ce que ces approches ne font pas : elles ne vous promettent pas de ne plus jamais stresser. Le stress est une réponse normale à un enjeu important. En revanche, elles vous permettent de ne plus être paralysé, de retrouver votre capacité à penser, à parler, à être présent.
Depuis que j’accompagne des coureurs et des footballeurs en préparation mentale, j’ai compris une chose essentielle : la peur de l’oral et la peur de rater un penalty, c’est le même mécanisme. Le sportif qui tremble avant un tir n’a pas peur du ballon, il a peur du regard des autres, de l’échec, de ne pas être à la hauteur. Exactement comme vous avant une présentation.
J’ai travaillé avec un jeune footballeur qui ratait ses tirs au but à l’entraînement dès qu’il y avait des spectateurs. Il avait développé un rituel : avant chaque tir, il regardait le sol, visualisait son geste, puis respirait profondément. Mais ce rituel était devenu une béquille. Le jour où il ne pouvait pas le faire, il paniquait. Nous avons travaillé sur la flexibilité mentale : apprendre à tirer dans n’importe quelles conditions, sans rituel fixe. Il a compris que la confiance ne vient pas de la répétition mais de la certitude intérieure que l’on peut s’adapter.
Ce parallèle est important pour vous. Si vous avez un rituel avant une prise de parole (respirer 10 fois, visualiser le succès, etc.), il peut devenir un piège. Que se passe-t-il si quelqu’un vous interrompt pendant votre rituel ? Votre anxiété explose. La solution, c’est de cultiver une confiance qui ne dépend d’aucune condition extérieure. Une confiance qui dit : « Quoi qu’il arrive, je gère. » Cette confiance s’acquiert en sortant de votre zone de confort progressivement, en vous exposant à des situations orales imparfaites, en acceptant de bafouiller, de chercher vos mots, de rire de vous-même.
Un exercice concret : une fois par semaine, forcez-vous à parler à un inconnu (dans un café, dans une file d’attente) sans objectif précis. Pas pour vendre, pas pour convaincre, juste pour échanger. Vous verrez que le regard de l’autre n’est pas menaçant. Cette exposition régulière désamorce le mécanisme de peur.
Je ne vous demande pas de changer du jour au lendemain. La transformation se fait par petites touches, comme on apprend une nouvelle langue. Voici un plan simple pour les trois prochaines semaines :
Semaine 1 : Travaillez sur la préparation excessive. Choisissez une réunion ou un appel où vous ne préparerez que trois idées-clés, pas plus. Pendant la prise de parole, observez ce qui se passe si vous vous écartez de votre plan. Notez vos sensations. La plupart du temps, vous vous en sortez très bien.
Semaine 2 : Travaillez sur l’accueil des sensations. Avant chaque prise de parole, prenez 30 secondes pour observer votre corps sans bouger. Dites-vous : « Voilà ce que je ressens, c’est juste mon corps qui se prépare. » Ne cherchez pas à calmer quoi que ce soit. Laissez faire. Vous serez surpris de voir que les sensations s’estompent plus vite quand vous ne les combattez pas.
Semaine 3 : Travaillez sur le recentrage. Avant une intervention, écrivez sur un post-it l’intention de votre message (ex : « Je veux partager une idée utile »). Placez-le devant vous. Pendant que vous parlez, si vous sentez que vous partez dans l’interprétation des regards, revenez à ce post-it. Votre attention reviendra à l’essentiel.
Ces petits pas sont puissants. Ils ne demandent pas des heures de préparation, juste une conscience nouvelle de vos automatismes.
Vous avez maintenant trois clés concrètes. Mais je sais que les lire ne suffit pas toujours. La peur de l’oral est un nœud qui s’est formé sur des années, parfois sur des décennies. Le défaire seul peut être long et frustrant. C’est pourquoi je vous propose une approche personnalisée.
Si vous êtes à Saintes ou dans les environs, je vous reçois dans mon cabinet pour un premier échange. Nous parlerons de votre situation, de vos blocages, de ce que vous avez déjà essayé. Je vous expliquerai comment l’hypnose ericksonienne, l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle peuvent vous aider, selon votre profil. Il n’y a aucune obligation, aucun engagement. Juste une rencontre pour vous donner une vision claire de ce qui est possible pour vous.
Pour les sportifs, je propose aussi des séances spécifiques en préparation mentale, en visio ou en présentiel. Que vous soyez coureur du dimanche ou compétiteur, le mental se travaille comme un muscle.
Pour commencer dès maintenant : prenez un carnet, notez une situation orale qui vous a réussi (même petite). Décrivez ce qui s’est passé, ce que vous avez ressenti, ce que vous avez fait. Ce simple geste ancre une ressource positive dans votre mémoire. Vous verrez, vous avez déjà des forces sur lesquelles vous appuyer.
Et si vous sentez que vous avez besoin d’un accompagnement plus structuré, contactez-moi via le formulaire sur thierrysudan.com. Je réponds
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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