3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démystifiez les idées reçues pour oser essayer.
Vous avez sans doute une peur qui vous gâche la vie depuis des années. Peut-être que la simple vue d’une araignée vous fige, que prendre l’avion est un calvaire anticipé des semaines à l’avance, ou que parler en public déclenche une sueur froide et un cœur qui s’emballe. Vous avez probablement entendu parler de l’hypnose comme d’une solution miracle, ou au contraire, comme d’une pratique ésotérique réservée aux spectacles. Et entre ces deux extrêmes, vous êtes resté bloqué, sans oser franchir le pas. Je reçois chaque semaine à Saintes des personnes intelligentes, actives, qui ont tout essayé : la relaxation, la lecture de livres de développement personnel, parfois même des médicaments. Mais une idée tenace les retient : « L’hypnose, ce n’est pas pour moi. » Alors aujourd’hui, je veux m’asseoir avec vous et démonter trois mythes qui vous empêchent de guérir. Pas de langage pompeux, pas de promesses magiques. Juste la réalité de ce que je vois dans mon cabinet depuis 2014.
Mythe n°1 : « L’hypnose, c’est perdre le contrôle et obéir à un inconnu. »
C’est la peur la plus fréquente, et je la comprends parfaitement. L’idée que vous allez vous asseoir dans un fauteuil, que je vais balancer une montre devant vos yeux, et que soudain vous allez devenir un zombie incapable de dire non, capable de révéler vos secrets les plus intimes ou de commettre des actes ridicules. Cette image vient directement des shows télévisés ou des films des années 50. Dans la réalité, c’est l’inverse qui se produit.
L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, n’est pas un état de sommeil ou de soumission. C’est un état de conscience modifiée, hyperfocalisée. Vous savez quand vous êtes plongé dans un bon roman, que vous ne voyez plus l’heure passer, que les bruits de la rue disparaissent ? Ou quand vous conduisez sur une route familière et que vous arrivez chez vous sans vous souvenir du trajet ? Vous étiez en état hypnotique. Vous n’aviez perdu aucun contrôle, vous étiez simplement très concentré sur autre chose, votre cerveau conscient s’était mis en veille pour laisser place à des processus automatiques plus efficaces.
Dans mon cabinet, vous êtes aux commandes. Votre cerveau conscient reste un gardien vigilant. Si je vous suggère quelque chose qui va à l’encontre de vos valeurs profondes, vous sortirez immédiatement de l’état hypnotique. Je ne peux pas vous faire faire quoi que ce soit que vous ne voulez pas faire. D’ailleurs, la plupart de mes patients décrivent la séance comme un moment de calme profond où ils se sentent plus lucides que jamais, pas moins. Ils entendent tout ce que je dis, ils peuvent parler s’ils le souhaitent, et ils gardent le souvenir de tout. La différence, c’est que la partie critique de leur cerveau, celle qui dit « oui mais… » et qui analyse tout, s’est tue pour un instant. Cela permet à la partie intuitive, créative, de votre esprit de se manifester.
Prenons l’exemple de Claire, une enseignante de 42 ans que j’ai reçue l’année dernière. Elle ne pouvait plus passer devant un chien sans faire un détour de deux rues. Elle était venue avec la peur de « perdre le contrôle » et de « faire quelque chose de bizarre » sous hypnose. Je lui ai proposé un petit test : fermer les yeux, se souvenir de l’odeur d’un citron, et imaginer que j’en coupe une tranche devant elle. Elle a immédiatement grimacé, sa bouche s’est remplie de salive. Je lui ai demandé : « Qui a contrôlé cette réaction ? » Elle a ri. « C’est moi, évidemment. » C’est exactement ça. L’hypnose, c’est utiliser votre propre pouvoir d’imagination et de suggestion, pas le mien. Je ne suis qu’un guide qui vous aide à accéder à vos propres ressources. Le contrôle, vous ne l’avez jamais quitté.
Le vrai pouvoir n’est pas dans les mains du thérapeute, mais dans la capacité que vous avez à mobiliser votre propre esprit. L’hypnose ne vous enlève rien, elle vous révèle ce que vous savez déjà faire.
Mythe n°2 : « L’hypnose efface le souvenir de la phobie, je ne saurai plus qui je suis. »
Celle-ci est plus sournoise. Beaucoup de mes patients viennent avec une crainte existentielle : « Si je guéris de ma phobie des araignées, qu’est-ce qu’il restera de moi ? » ou « Cette peur de l’avion fait partie de mon identité, sans elle, je serai quelqu’un d’autre. » Je comprends cette inquiétude. Une phobie, aussi handicapante soit-elle, est une compagne familière. Elle a structuré votre vie : vous avez organisé vos vacances autour d’elle, vous avez choisi vos sorties en fonction d’elle, vous avez même développé des stratégies d’évitement très sophistiquées. Abandonner cette compagne, c’est un peu comme perdre un repère.
Laissez-moi être très clair : l’hypnose ne fait pas d’amnésie. Elle ne vous transforme pas en une personne différente. Je ne vais pas « effacer » une partie de votre mémoire ou de votre histoire. Une phobie n’est pas un fichier que l’on supprime d’un disque dur. C’est une réponse apprise, un programme automatique que votre cerveau a mis en place pour vous protéger d’un danger perçu. Et ce programme, vous pouvez le désapprendre ou le réécrire, sans perdre le reste.
Imaginez que vous avez une application sur votre téléphone qui envoie des notifications intempestives toutes les cinq minutes. Elle vous stresse, elle vous pompe votre batterie. Vous pouvez la désinstaller, ou au moins désactiver ses notifications. Votre téléphone ne devient pas un autre téléphone. Il fonctionne mieux, il est plus libre, plus disponible pour ce qui compte vraiment. Votre phobie, c’est cette notification. L’hypnose ne va pas vous faire oublier que vous avez eu peur un jour. Elle va désactiver l’alerte. Vous saurez toujours qu’une araignée existe, vous saurez même que vous avez eu peur d’elle, mais cette peur n’aura plus le pouvoir de déclencher une panique.
Je travaille beaucoup avec des sportifs, des coureurs de trail, des footballeurs. Lorsqu’ils viennent pour un blocage mental, ils ont peur que la préparation mentale leur enlève leur « grinta », leur rage de vaincre. C’est la même peur. En réalité, on ne leur enlève rien. On leur donne accès à un état de flow où ils utilisent mieux leurs ressources. Avec les phobies, c’est pareil. Vous ne perdrez pas votre sens de la prudence, votre capacité à évaluer les risques. Vous perdrez la réaction disproportionnée, la panique, le sentiment d’impuissance. Vous deviendrez une version plus libre de vous-même, pas une version différente.
Je me souviens de Marc, un ingénieur de 37 ans, venu pour une phobie des piqûres. Il devait subir une opération du genou et l’idée de l’anesthésie le terrorisait. Il me disait : « Si je n’ai plus peur des aiguilles, est-ce que je vais devenir imprudent avec ma santé ? » C’était une question légitime. Nous avons travaillé non pas sur « effacer la peur », mais sur « redimensionner la réponse ». Aujourd’hui, il peut se faire vacciner sans crise d’angoisse. Il n’aime toujours pas les aiguilles. Il ne va pas les chercher. Mais il n’est plus prisonnier. Il a conservé sa vigilance, il a perdu la terreur. C’est ça, guérir d’une phobie : passer de « je ne peux pas » à « je préfère éviter, mais si je dois, je peux ».
Mythe n°3 : « L’hypnose est un traitement rapide miracle, une séance suffit. »
Ah, celui-là, il fait vendre des livres et des vidéos sur Internet. « Phobie guérie en une séance ! » « Résultat garanti en 60 minutes ! » Je vais être honnête avec vous : c’est rarement vrai, et c’est souvent dangereux de le promettre. L’hypnose est un outil puissant, mais ce n’est pas une baguette magique. La guérison d’une phobie est un processus, pas un événement. Et si quelqu’un vous promet une guérison définitive en une seule séance, méfiez-vous. Cela ne veut pas dire que c’est impossible, mais cela ne correspond pas à la réalité de la majorité des personnes que j’accompagne.
Pourquoi ? Parce qu’une phobie, ce n’est pas juste une peur. C’est un système. C’est un réseau de croyances, d’anticipations, de comportements d’évitement, et souvent de souvenirs traumatiques. Imaginez un arbre. La phobie visible, la crise de panique, c’est la feuille. Mais sous terre, il y a tout un système racinaire : peut-être une expérience vécue enfant, peut-être un message parental répété (« Attention, c’est dangereux ! »), peut-être une sensibilité naturelle amplifiée par des années d’évitement. Si vous coupez seulement la feuille, l’arbre repousse. Une bonne hypnose va travailler avec les racines. Et cela prend parfois plusieurs séances.
Je compare souvent cela à l’entraînement sportif. Un coureur ne devient pas marathonien en une seule sortie. Il construit son endurance, il travaille sa technique, il apprend à gérer son souffle. L’hypnose, c’est pareil. La première séance est souvent une découverte. Vous apprenez à entrer dans cet état de conscience modifiée, vous apprenez à faire confiance au processus, vous commencez à dénouer les premiers fils. Ensuite, les séances suivantes permettent de consolider, d’explorer plus profondément, de tester les nouvelles réponses dans la vie réelle.
Cela ne veut pas dire que vous ne verrez pas de progrès rapides. Beaucoup de mes patients ressentent un apaisement significatif dès la première séance. Certains parviennent même à faire des choses qu’ils n’avaient pas faites depuis des années. Mais la guérison durable, celle qui résiste au stress, à la fatigue, aux imprévus, demande un peu de temps et d’engagement. Je préfère être honnête et vous dire : « Nous allons y aller à votre rythme, nous allons construire une solution solide », plutôt que de vous promettre un miracle qui vous laissera déçu si vous avez besoin de deux ou trois séances supplémentaires.
D’ailleurs, un autre aspect de ce mythe est que l’hypnose serait « passive » : vous venez, vous vous allongez, je fais mon travail, et vous repartez guéri. C’est faux. Vous êtes acteur de votre guérison. Je vous donne des outils, des auto-hypnoses à pratiquer chez vous, des exercices d’ancrage. La séance en cabinet est le catalyseur, mais le vrai changement se fait entre les séances, dans votre vie quotidienne. Une phobie se guérit en affrontant progressivement la situation, avec de nouveaux outils. L’hypnose vous prépare, vous renforce, mais vous devez faire le pas.
Mythe bonus (mais important) : « L’hypnose ne fonctionne que sur les personnes influençables ou crédules. »
J’entends souvent : « Je suis trop rationnel(le) pour l’hypnose. » Ou : « J’ai un esprit critique trop fort, ça ne marchera pas sur moi. » C’est l’un des plus grands malentendus. En réalité, ce sont souvent les personnes les plus intelligentes, les plus analytiques, qui sont les meilleurs sujets hypnotiques. Pourquoi ? Parce que leur capacité de concentration est élevée, leur imagination est vive, et ils comprennent rapidement le mécanisme.
L’hypnose ne demande pas de croire aveuglément. Elle demande juste de la curiosité et une certaine disposition à expérimenter. Vous n’avez pas à « y croire ». Vous avez juste à accepter de jouer le jeu pendant quelques minutes. Si vous êtes capable de vous laisser absorber par un film, de ressentir de la tristesse pour un personnage fictif, ou de sursauter dans un film d’horreur, vous avez déjà la capacité de l’hypnose. Vous utilisez votre imagination pour générer une réponse émotionnelle et physiologique réelle. C’est exactement ce que l’on fait en hypnose.
Les personnes qui disent « je suis trop cartésien » sont souvent celles qui résistent le plus, non pas parce qu’elles ne peuvent pas, mais parce qu’elles ont peur de lâcher prise. C’est un mécanisme de défense compréhensible. Mais une fois qu’elles acceptent de faire le premier pas, elles sont souvent surprises par la profondeur de l’expérience. Je ne demande jamais à mes patients de croire en quoi que ce soit. Je leur demande juste d’observer ce qui se passe. Et les résultats parlent d’eux-mêmes.
Alors, concrètement, comment sortir de ces mythes et avancer ?
Si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous ou un proche souffrez d’une phobie qui vous limite. Peut-être que vous avez déjà entendu ces mythes, peut-être que vous les avez même intériorisés. Je ne vais pas vous dire que l’hypnose est la seule solution, ni qu’elle est facile. Mais je peux vous dire que j’ai vu des centaines de personnes retrouver une liberté qu’elles croyaient perdue à jamais.
Voici ce que je vous propose, concrètement, pour aujourd’hui :
Questionnez votre croyance. Prenez un papier. Notez la phrase exacte que vous vous dites sur l’hypnose. Par exemple : « J’ai peur de perdre le contrôle. » Demandez-vous : est-ce que cette croyance est basée sur une expérience réelle, ou sur une image que vous avez vue dans un film ou un reportage ? Souvent, nos peurs de l’hypnose sont des projections, pas des réalités.
Expérimentez une mini-séance seul. Asseyez-vous confortablement. Choisissez un objet simple devant vous (une tasse, un stylo). Regardez-le fixement pendant 30 secondes. Puis fermez les yeux et essayez de le visualiser le plus précisément possible dans votre esprit : sa couleur, sa texture, son poids. Si votre esprit vagabonde, ramenez-le doucement. Vous venez de faire une mini-séance d’induction. Vous n’avez rien perdu, vous avez juste entraîné votre capacité de concentration. C’est tout ce que l’hypnose est au début : une concentration dirigée.
Appelez-moi pour une conversation sans engagement. Je ne vais pas vous vendre un pack de séances. Je vais vous écouter. Vous me direz votre peur, votre phobie, vos doutes sur l’hypnose. Je vous expliquerai comment je travaille, avec honnêteté. Si vous sentez que cela peut vous correspondre, nous pourrons fixer une première séance. Si vous sentez que ce n’est pas le moment, je respecterai cela. Mon cabinet à Saintes est un lieu où vous pouvez venir avec vos peurs, pas avec vos certitudes.
La guérison d’une phobie, ce n’est pas de devenir invincible. C’est de retrouver le choix. Ne plus être obligé d’éviter, mais pouvoir décider. Ne plus être terrorisé, mais simplement prudent. Ne plus être défini par sa peur, mais par sa liberté. Et cette liberté commence souvent par un premier pas, un premier appel, une première remise en question de ces vieux mythes qui vous bloquent.
Je suis là, à Saintes, depuis 2014 pour vous accompagner. Pas pour vous sauver, mais pour vous aider à vous libérer. Si cet article a résonné en vous, prenez soin de vous. Et si vous sentez que le moment est venu d’essayer, je serai honoré de vous rencontrer.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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